Alors, vous avez le droit de crier au miracle, voilà un nouveau chapitre. Je sais je suis (très) en retard, mais j'ai une très bonne excuse… c'est juste que je ne me souviens plus de laquelle…

Alors d'abord, les réponses aux reviews :

Camille13 : Merci ! Grâce à ta réponse j'ai arrêté de traumatiser une amie. Sinon, HS mais j'ai pris mes billets et j'arriverais le vendredi après-midi

Bergère : Evidement que le discours de Dippet est moins fou que Dumbledore, t'imagine s'il l'était plus ? Les élèves seraient intenables ^^

Elayan : Tu veux que je te trouve un sujet de thèse ? Je peux ? Je peux ?

Magyar : J'espère que tu ne trouveras pas ce chapitre trop romantique… Ce n'est pas le but. D'un autre côté, Minerva essaye de faire croire à son père qu'elle est heureuse en ménage, ça n'aide pas ^^.

Idril thorn : Ben… voilà la suite… un peu tardive, mais bon ^^'

Brume Froide : J'adore aussi Minerva, c'est pour ça que j'écris autant sur elle. La fic entière tournera autour de son passé. Je ne sais pas (encore) exactement où je l'arrêterais mais très certainement avant l'entrée d'Harry à Poudlard.

Oceanna : J'espère que ce chapitre ne t'essoufflera pas trop, j'ai tenté de m'améliorer mais sans tes lumineux conseils sur chaque mot, j'ai du mal… Sinon, le reste, je crois qu'on en avait discuté directement.

Lou : Heureuse que ça te plaise !

Et maintenant, chapitre ! Il est plus long que d'habitude et je n'ai pas mis tout ce que je voulais y mettre pour ne pas faire un trop grand déséquilibre. Le suivant sera donc la suite directe de celui là. Je tire certaines de mes infos de Wikipédia, vous verrez rapidement lesquelles. Enjoy.

Premier Noël

Désireuse d'éviter la compagnie d'élèves parfois à peine plus jeunes qu'elle, Minerva était restée dans sa chambre toute la matinée. Elle en avait profité pour mettre les résultats de ses recherches sous forme de thèse. Bien sûr, elle était loin d'avoir fini mais cette nouvelle structure lui avait permis de faire ressortir des axes particuliers et des hypothèses auxquelles elle n'avait pas encore pensé. Elle achevait son introduction lorsque Ganymède tira sur le bas de sa robe.

-Minerva avoir faim ? Déjà 14h et Minerva pas avoir mangé. Ganymède avoir fait jolis sandwichs.

Elle sourit et s'aperçut qu'elle avait effectivement faim. Elle sortit son mouchoir avant d'y pointer sa baguette. Une petite table apparut au centre de la pièce.

-C'est très gentil. Tu as mangé ?

Le petit elfe hocha la tête et disparut pour aller chercher un plateau. En effet, ses sandwichs étaient très jolis. La plupart avaient une forme de chat, d'autres de souris et certains d'oiseau. Elle rit de bon cœur. Son frère avait eu une très bonne idée de lui offrir Ganymède, malgré ses réticences premières. Elle commença à manger pendant que le petit elfe l'observait avec attention.

Elle passa le reste de l'après midi à travailler jusqu'à être interrompue par des coups contre la porte.

-Entrez.

-Ma Chère… Il va être l'heure du souper. Si le déjeuner est libre, le souper est formel et…

-Je viens.

Elle posa sa plume et le rejoignit. Ils descendirent dans la grande salle en se donnant le bras.

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Au fur et à mesure que les jours passaient, Minerva s'habituaient aux élèves et eux à elle. Il n'était pas rare de la trouver dans la bibliothèque, le nez plongé dans un vieux grimoire et, n'était son absence d'uniforme, elle aurait aisément pu passer pour une septième année révisant ses ASPIC. Elle avait pris l'habitude de lâcher ses cheveux afin de se mêler plus facilement aux étudiants. Les jours se muèrent en mois et bientôt ce fut la trêve de noël. Albus devait rester à l'école, mais son père avait demandé à ce qu'elle vienne tout de même pour les fêtes. Elle avait donc laissé ses recherches et son époux à Poudlard et était retournée dans sa maison natale le matin du 24 décembre. Vulcain l'attendait dans le salon – où se trouvait la cheminée. Il prit ses valises et l'accompagna dans sa chambre.

-Bacchus, Mars et Mercure sont déjà là avec leurs femmes, lui annonça-t-il. Heureusement que ton mari ne vient pas, je me serais sentit très seul avec Déjanire.

Minerva sourit à son frère. Déjanire était la fille de leur cousine, Cassiopée. Elle avait dix ans et avait décidé que Minerva et Vulcain lui serviraient de Parrain et Marraine – bien qu'elle en eut d'autres désignés par ses parents.

-Nous savons tous les deux que tu ne peux pas te passer d'elle, répliqua-t-elle

-Ni elle de toi.

Ils rirent de bon cœur. Vulcain le premier redevint sérieux.

-Comment vas-tu vraiment ?

-Je vais bien. Albus est un vrai gentleman et de toute façon, je ne le vois pas tant que cela. Les élèves se sont habitués à ma présence… tout va bien.

-Tu ne portes plus de chignon. C'est étrange. Je t'ai toujours vue avec un chignon.

-C'est plus simple comme ça.

-Je ne te comprends plus, Théna. Tu n'as jamais été insouciante, mais là… Tu es tellement sérieuse.

-J'ai grandi…

On frappa à la porte de la chambre, puis une femme blonde un peu boulotte entra.

-Votre père m'a envoyé vous chercher.

-Merci, Clymène.

Les deux sorcières se serrèrent la main. La femme de Bacchus repartit, laissant sa belle-sœur et son beau-frère à nouveau seuls.

-Je ne l'aime pas, annonça Vulcain.

Minerva soupira.

-Tu me répète ça depuis leur mariage…

-Elle me regarde avec condescendance.

-Que tu le veuilles ou non, tu es un Cracmol. Pour moi ça ne change rien, mais je ne suis pas la majorité de cette famille. Père va se demander où nous sommes.

Ils descendirent tous deux dans la bibliothèque. Quand ils entrèrent, Myrtha et Althée quittèrent toutes deux leur époux respectifs (Mars et Mercure) pour s'approcher de Minerva. Son frère lui donna une tape d'encouragement sur l'épaule et la laissa en pâture à ses belles-sœurs.

-On ne vous a pas vue depuis votre mariage, Minerva, comment allez-vous ? demanda Myrtha.

-Votre vie à Poudlard se passe-t-elle bien ? enchérit Althée.

-Voyons, laissez-la respirer, intervint Clymène. Une tasse de thé nous ferait à toutes le plus grand bien. Allons à l'office.

Minerva lança un regard de détresse à son frère – qui l'ignora complètement – avant de les suivre. Une fois qu'elles furent installées, Clymène repris :

-Comment s'est déroulée votre nuit de noces ?

Minerva s'étouffa dans son thé. Elle n'eut jamais pensé que sa cousine et belle-sœur (son frère Bacchus ayant épousé leur cousine germaine), de quinze ans son ainée, put lui poser une telle question.

-Très bien, répondit-elle d'un ton neutre

-Nous voulons des détails, voyons ! s'impatienta Althée.

-Est-ce que vous avez eu mal ? interrogea Myrtha.

Âgées toutes de 23 ans, elles étaient particulièrement curieuses et se montraient souvent inséparables lors des réunions de famille. Minerva rougit et s'aperçut qu'elle n'avait d'autre choix que de mentir.

-J'ai eu un peu mal, puisqu'Albus possède ce qu'il faut là où il faut, mais il est doué. C'est vite passé.

-Vous avez saigné ? s'enquit Myrtha

- Suffisamment pour qu'il faille nettoyer les draps, continua Minerva se remémorant les conversations dans le dortoir de Beaubâton.

Elle était particulièrement heureuse que ses camarades l'aient jugée trop mauvaise en français pour prendre la peine de se montrer discrètes. Et elle était d'autant plus heureuse que son français eut été irréprochable sans son accent écossais.

-Quelle position avez-vous utilisé ? voulut savoir Althée.

-Albus est très classique.

Minerva se sentait de plus en plus mal à l'aise. Bientôt les questions se feraient précises et elle ne saurait que répondre. Elle but une nouvelle gorgée de thé. Myrtah ouvrit la bouche – sans doute pour poser une autre question – mais soudain Minerva reçut un poids sur les genoux.

-Tante Théna !

La surprise lui ayant fait lâcher sa tasse, le breuvage bouillant se déversa sur les deux sorcières. La plus jeune hurla tandis que l'ainée n'eut qu'un petit cri de surprise.

-Je t'avais dit de ne pas te jeter sur elle comme ça, dit une voix d'homme à la porte.

-Hector !

Althée se leva pour embrasser son frère, tandis que Minerva séchait d'un coup de baguette sa robe et celle de sa petite cousine avant de la consoler.

-Cassiopée n'est pas là ? demanda Clymène.

-Elle est restée dans la bibliothèque. Mais Déjanire voulait à tout prix voir Minerva immédiatement, répondit Hector.

La petite s'était calmée et avait passé ses bras autour du cou de Minerva. Cette dernière se leva en la calant contre sa hanche et prit congé de ses trois inquisitrices de belles-sœurs.

-J'ai besoin de ton aide, murmura Minerva à Déjanire

-Tout ce que tu veux, répondit l'enfant. Sauf aller au lit plus tôt bien sûr.

-Je veux que tu restes avec moi toute la soirée.

-Oui !!

Minerva posa sa petite cousine sur le sol et lui prit la main.

-Vulcain va être ravi de te voir.

-Je l'ai déjà vu, dit la petite, mais je veux bien retourner le voir.

Minerva sourit avec affection et toutes deux rejoignirent le cracmol. Il était seul près de la cheminée, un livre sur les genoux.

-Noël n'est pas fait pour travailler, s'exclama la plus jeune.

-Dit ça à Théna, il y a au moins trois kilos de livres dans ses valises.

-Alors à quoi sert Noël, Déjanire ? interrogea Minerva sans tenir compte de la remarque de son frère.

-A être heureux, bien sur !

Le frère et la sœur échangèrent un regard complice.

-Le repas est prêt, annonça Clymène.

Tous se dirigèrent vers la petite salle à manger. Quelques plats légers se trouvaient sur la table et les places étaient informelles.

-A quelle heure arrive ton époux, Minerva ? demanda soudain son père.

L'interpellée fronça les sourcils.

-Il ne peut pas venir, je vous l'ai dit il y a quelques jours…

-Et il ose prétendre t'aimer ?

-Père… Je sais que vous n'appréciez pas mon époux, mais je vous en prie, par respect pour moi, cessez de le critiquer sans cesse. Son travail l'oblige à rester à Poudlard, et c'est vous qui avez insisté pour que je vienne pour les fêtes. Je suis ravie de voir ma famille, mais Albus va me manquer.

Son père baissa la tête et changea de sujet. Après le repas, Déjanire, Minerva et Vulcain allèrent dans la chambre de ce dernier. Minerva s'empressa de transformer son lit en bosquet d'arbuste sous le regard amusé de son frère et ébahi de sa petite cousine.

-Ca faisait longtemps, commenta le jeune homme.

-Comment fais-tu ça tante Théna ? Moi aussi je saurais le faire quand je serais à Poudlard ?

-Pas tout de suite, mais si tu travailles bien en métamorphose, tu y arriveras.

-J'ai hâte d'être à l'année prochaine !

Vulcain rit de bon cœur.

-Et au bout d'un mois tu auras hâte de rentrer à la maison parce que tu as trop de travail !

-C'est pas vrai !

Minerva se lova dans une fourche tandis que Déjanire s'asseyait à ses pieds et que Vulcain s'étendait sur le sol.

-Tante Théna, raconte-moi une légende.

-Est-ce que tu connais la légende de ton nom ?

-Tu ne vas pas lui raconter celle-là ! Elle est trop jeune ! la coupa Vulcain

-J'ai dix ans et demi ! s'insurgea Déjanire

-Elle rentrera à Poudlard en septembre. Je ne vais rien lui dire que ses camarades ne connaissent pas. Tu serais étonné des discussions que les premières années ont parfois.

-Fais comme tu veux, céda son frère, mais c'est toi qui t'expliqueras avec Cassiopée si elle dit quelque chose.

-Je ne dirais rien. On peut commencer la légende maintenant ?

Minerva laissa un instant de silence comme pour la faire languir puis commença son récit.

-Déjanire était une très belle princesse Grecque. Son père, Œnée était roi de Calydon, et sa mère Althée…

-Comme tante Althée ?

-Oui… C'est ton père qui a choisi ton nom. Mais si tu m'interromps, je n'arriverais pas au bout de mon histoire.

-Pardon.

-Sa mère, Althée était la fille du roi d'Etolie. Elle avait trois frères qui s'étaient entretués et dont les âmes se trouvaient aux enfers. C'est là que l'un d'entre eux vit Hercule, qui était descendu aux Enfers pour libérer Thésée. Le frère de Déjanire, Méléagre, vanta la beauté de sa sœur et proposa sa main à Hercule. Ce dernier accepta et alla chercher sa promise chez elle. Ils se marièrent – comme toujours dans une grande fête – puis Hercule voulut retourner chez lui avec son épouse. Il n'y avait pas à l'époque tous les moyens de transport de maintenant et ils étaient obligés de marcher. Soudain, sur leur chemin, se déroule un grand fleuve en crue, l'Evenos. Le héros pouvait le traverser seul, mais certainement pas en portant Déjanire. Et celle-ci est bien trop frêle pour le franchir d'elle-même. Un centaure apparut. Il s'appellait Nessos et proposa de s'occuper de Déjanire afin que son époux puisse traverser. La solution fut acceptée avec gratitude. La princesse monta sur le dos du demi-cheval qui l'emmena sur l'autre rive, pendant qu'Hercule traversait le fleuve à pied. Cependant, le centaure avait d'autres intentions. En effet, sitôt arrivé sur l'autre rive, il entreprit de violer la pauvre princesse. Heureusement, Hercule s'en aperçut. Fou de rage, il prit une flèche empoisonnée dans son carquois et tua le centaure. Ce dernier, avant d'expirer, conseilla à Déjanire de conserver une fiole de son sang. Celui-ci aura le pouvoir de faire revenir son époux à elle si ses affections se dissipaient. Il suffisait de lui faire porter un vêtement imbibé du sang de Nessos.

-Malheureusement quand Déjanire utilisa ce moyen, Hercule fut empoisonné par le sang et mourut.

Les trois personnes tournèrent la tête, surpris par l'intervention de quelqu'un dans le récit de Minerva.

-Albus ?