Hello !
Wouah j'adoooore vos commentaires ! Merci de me donner votre avis, je radote mais vraiment, je tiens à vous remercier tous ! :p
Finalement, vous ne m'avez pas jeté de tomates, je suis soulagée xD Mais j'ai pitié alors je poste la suite car oui, pour ceux qui m'ont demandé, évidemment il y a une suite ! C'est impossible que ça s'arrête comme ça...
Je vous préviens juste que j'aime faire durer le suspens donc ce chapitre ne livrera pas beaucoup d'informations... Mais elles arriveront, ne vous inquiétez pas ;) J'espère ne pas vous décevoir mes lecteurs d'amour
J'ai essayé de remercier ceux qui avaient un compte, mais je remercie ici ceux qui n'en ont pas et qui me donnent quand même leur avis ! Merci beaucoup !
Je tiens particulièrement à citer ceux qui postent des reviews à (presque pour certains) chaque chapitre ! Je me délecte de voir différentes réactions ;)
Pitouloulou : que des compliments ! Tu me fais rire ^^ Je ne te remercierai jamais assez
TiteTyLee : ton avis est toujours très développé, ça me fait vraiment vraiment plaisir ! Merci du fond du cœur
Delphine03 : avec des "vivement la suite" à la fin de chaque commentaire, comment ne pas t'aimer ? Merci beaucoup beaucoup !
yumeriku : tes *étoilesdanslesyeux* me font chaud au cœur, merci beaucoup !
Loly Rose : tu es la seule de mon ancien blog qui continue à mettre des commentaires ! Je t'adore, mille mercis !
mama : ton avis est très franc et ça me fait plaisir même quand il n'est pas forcément positif parce que tu prends la peine de le dire. Merci !
Morgane451 : tes supplications me font trop rire ! Merciii !
drago-mia : avis bref mais on ne peut plus clair ! ^^ Merci !
Guest : SUPERBES merci ! ;)
Toonette : commentaires positifs, merci !
nimyr : j'ai bien aimé tes différentes hypothèses ! Merci !
Et bien sûr, je remercie tous les autres également : Aeyeon (merci de me suivre !), Clem (wouaaah merci !), Padmarosa (tu m'as fait trop rire, merci !), Terrible person (c'est gentil merci !), Cookie D. Louise (je suis super contente que ta première fanfiction sur un livre soit la mienne et qu'elle te plaise ! merci !), Dragibus (wouaaah merci c'est toi qui est THE BEST !), (merci beaucoup !), Myna (merci d'être le premier avis de cette histoire !), nono d (merci d'avoir donné ton avis !), love-in-your-eyes02 (merci de tes encouragements !), beatrice (merci de me l'avoir signalé ^^), alexiane (OMG merci !), Gaby (merci à toi pour tes supers encouragements !), Emma (je suis ravie que tu te poses des questions, merci !).
Voilà, je crois que vous avez compris ce que je pense, non ?
Je ne vous embête pas plus :P
Bonne lecture !
10. - Souvenirs
Les rayons du soleil tapaient contre les vitres. Pas un souffle de vent, pas un nuage dans ce ciel d'un bleu infini. C'était une journée splendide en ce milieu du mois d'août. Le temps ne semblait pas être en accord avec l'humeur d'Hermione qui était assise à la table de sa cuisine, une tasse de café à la main, le regard perdu dans le vague. Des cernes creusaient ses yeux, la fatigue et la tristesse marquaient chacun de ses traits. Elle paraissait vide de l'intérieur et lassée comme si elle avait dix ans de plus que son âge réel.
- Nous partons, ma chérie, déclara son père d'une voix douce en apparaissant dans l'entrebâillement de la porte.
Hermione hocha la tête sans le regarder.
- Prends bien soin de toi et... ne te laisse pas trop aller, lui conseilla gentiment sa mère qui arrivait à son tour. Nous serons là vers vingt heures.
À nouveau, la jeune fille acquiesça sans lever les yeux.
- Bon... à ce soir.
Des bruits de pas, une porte d'entrée qui claque, une voiture qui démarre... Une énième journée sans fin commençait. Les yeux toujours perdus dans le vague, Hermione se leva en posant sa tasse sur la table. Qu'allait-elle bien pouvoir faire, aujourd'hui ? L'action était le meilleur remède contre la dépression, mais chaque geste qu'elle faisait lui rappelait que lui ne pouvait plus bouger.
Elle marcha au hasard jusqu'à l'escalier qu'elle gravit sans enthousiasme. Errer comme une âme en peine dans sa propre maison ne lui paraissait pas très séduisant. Et si elle allait au Terrier ? Après tout, voir Harry et Ron était bien mieux que rester seule enterrée sous les couvertures alors que le soleil inondait le ciel.
C'était décidé, elle se rendrait au Terrier. Mais cette fois, elle ne choisirait pas d'y aller à pieds. Quoique, si jamais elle se faisait capturer une seconde fois, elle serait tuée immédiatement. Et c'était incontestablement le meilleur moyen de le rejoindre... Qu'importe, elle ne pouvait pas.
Hermione descendit jusqu'à l'entrée, ouvrit la porte et sortit dans le jardin. Des hommes faisaient les cent pas devant sa maison, habillés étrangement. L'un d'eux avait une chemise rayée et un pantalon à carreaux et il cachait très mal sa baguette. Deux autres ne cessaient de jeter des coups d'œil alentour comme s'ils s'assuraient qu'ils n'étaient pas surveillés.
Elle se dirigea droit vers le plus proche, un grand baraqué aux cheveux ras qui avait au moins l'âge d'être son grand-père.
- Je voudrais aller au Terrier, lâcha-t-elle d'une voix dénuée de tout sentiment.
Elle parlait comme un automate et son regard était sans vie. L'homme opina de la tête puis fit un discret signe. Aussitôt, trois hommes surgirent de nulle part et les rejoignirent. Ils étaient tous habillés en moldus ayant de mauvais goûts pour les vêtements. Dès la première fois qu'elle les avait vus, Hermione s'était retenue de leur signaler qu'ils attiraient encore plus l'attention que lorsqu'ils étaient couverts de leur cape de sorcier.
- Escorte habituelle, cracha le baraqué aux cheveux ras d'un ton autoritaire. Direction le Terrier.
Les hommes acquiescèrent et s'éloignèrent en vitesse. Le baraqué se tourna vers elle.
- Baguette magique ? s'enquit-il d'un air glacial.
Hermione s'empêcha de lever les yeux au ciel devant tant d'impolitesse. Il aurait quand même pu faire une phrase complète et cesser de lui parler comme à un chien ! Décidément, ces aurors étaient tellement entraînés contre les forces du mal qu'ils en oubliaient les règles de vie commune.
- J'ai, répondit-elle néanmoins sur le même ton.
- Cape d'invisibilité ?
- Pas besoin.
Il fronça ses gros sourcils broussailleux.
- Je regrette, Miss Granger, les consignes du ministère sont strictes.
Ah ! Il venait d'aligner plus de mots en une seule phrase qu'en deux semaines de cohabitation. Finalement, cela avait peut-être valu le coup d'oublier cette stupide cape d'invisibilité.
- Je vous répète que je n'en ai pas besoin, persista Hermione, têtue.
- Sans elle, vous n'avez pas le droit de sortir d'ici, Miss Granger.
Il était d'humeur bavarde, dis donc...
- Et si je vous dis que c'est Harry qui l'a ?
- Le ministère en a confectionné une exprès pour vous, Miss Granger. Et vous avez été prévenue : vous devez l'avoir en votre possession à tout moment.
Décidément, il se lâchait aujourd'hui !
- Celle d'Harry est bien plus efficace, souligna la Gryffondor, elle...
- J'insiste.
La communication était coupée. Exaspérée, Hermione grommela des mots incompréhensibles. Le baraqué ne la quittait pas de son regard froid. Son visage était un masque de marbre.
- Bon, O.K., je vais la chercher, céda-t-elle avec mauvaise humeur avant de tourner les talons et de s'engouffrer dans la maison.
Elle ressortit quelques secondes plus tard, la cape pliée sous son bras.
- C'est bon comme ça ? grinça-t-elle méchamment.
L'homme ne la regardait même plus. Il se pencha vers la montre en argent qui entourait son poignet et approcha ses lèvres du cadran :
- Déplacement Sang-de-Bourbe numéro trois cent quarante-deux, je répète, déplacement Sang-de-Bourbe numéro trois cent...
- La Sang-de-Bourbe, elle a un nom ! s'enflamma Hermione, furieuse.
- ...quarante-deux. Escorte habituelle, direction le Terrier. Signal si danger. Terminé.
Alors que la lionne fulminait, une voiture tourna à l'angle de la rue et se gara de l'autre côté de la route, face à sa maison. Les sorciers habillés en moldus en descendirent pour venir se planter aux côtés d'Hermione et du baraqué.
- Départ : huit heures treize, annonça celui-ci, avant d'empoigner fermement le bras de la jeune fille pour l'entraîner.
Elle eut beau essayer de se dégager, il ne desserra pas sa prise. Il ne parut même pas remarquer qu'elle se débattait, alors Hermione abandonna, les dents serrées.
- Fumier, maugréa-t-elle.
Une fois devant la voiture, il ouvrit la portière et la poussa sans ménagement sur la banquette arrière avant de refermer la porte et de s'installer devant, à côté d'un chauffeur moldu apparemment déconcerté par leur attitude.
Marmonnant dans sa barbe d'un ton furieux, la Gryffondor ne se préoccupa pas du trajet. Elle était enfoncée dans le siège, le visage fermé, bougonnant. Enfin, lorsqu'elle reconnut l'allée qui menait au Terrier, elle bondit hors de la voiture alors que celle-ci roulait encore.
- C'est pas trop tôt !
Elle s'apprêtait à monter les marches du perron lorsqu'une main puissante s'abattit sur son épaule. Hermione se retourna pour se retrouver nez à nez avec le baraqué.
- La prochaine fois, Miss Granger, restez assise jusqu'à l'arrêt complet du véhicule.
La lionne répliqua d'un regard noir.
- La prochaine fois, je transplanerai.
- Vous savez bien que le transplanage est placé sous haute sécurité et que le ministère préfère...
- ...ne pas prendre de risques, je sais, coupa-t-elle en se dégageant violemment. On en reparlera.
Sans lui laisser le temps de la rattraper, elle se jeta sur la porte d'entrée et frappa un grand coup. Des pas retentirent, puis la porte s'ouvrit sur une crinière de cheveux roux flamboyants.
- Hermione !
- Salut, Ginny, je peux entrer s'il te plaît ? L'autre gars de la sécurité me tape sur les nerfs...
- Bien sûr, entre.
La jeune fille franchit le seuil tandis que Ginny refermait la porte derrière elle avant de la serrer dans ses bras chaleureusement.
- Tu vas bien ?
- Et toi ? interrogea Hermione en esquivant la question, comme d'habitude.
- Moi, très bien. Harry reste tout l'été chez nous, et tu sais que rien ne me fait plus plaisir.
Hermione esquissa son premier sourire de la journée.
- Tu m'étonnes... Vous êtes si mignons tous les deux.
- Et toi, comment ça va avec Ron ?
La Gryffondor haussa les épaules.
- Ça n'avance pas trop, mais bon...
- Pourtant ça fait sept ans que ça n'avance pas trop, s'esclaffa Ginny.
Hermione lui tira la langue.
- On prend le temps, Gin', on prend le temps...
Honteuse de lui mentir, elle s'empressa de faire quelques pas dans la cuisine pour échapper à un nouvel interrogatoire durant lequel elle aurait besoin d'analyser ses sentiments, et donc, pour cela, de ressasser les souvenirs qu'elle gardait enfouis au fond de sa mémoire.
- Ils sont là ?
- Oui, dans la chambre de Ron. Tu veux que je t'accompagne ?
- Comme tu veux.
Elles gravirent les escaliers et Hermione s'arrêta devant une porte avant de frapper.
- Entrez !
Harry et Ron étaient assis sur le lit, chacun s'occupant de ses affaires. Pendant qu'Harry cirait son nouveau balais d'un air amoureux, Ron remplissait le bol de Coquecigrue de MiamHibou.
- Salut, vous deux.
Ils levèrent la tête dans un ensemble parfait.
- Hé, Hermione ! s'exclama joyeusement Harry en venant à sa rencontre pour la serrer dans ses bras.
Ron, quant à lui, renversa la moitié du paquet de MiamHibou sur le parquet. Alors que tous les regards se tournaient vers lui, ses oreilles devinrent écarlates et il se baissa pour ramasser le désastre en jetant un coup d'œil à Hermione.
- Salut, Hermione, bafouilla-t-il d'un air piteux.
En temps normal, Hermione aurait sourit devant tant de maladresse, mais là, quelque chose l'empêchait de se réjouir du fait que sa présence, qui pourtant n'avait posé aucun problème durant sept ans, le rendait soudain si pathétique.
- Salut, Ron, répondit-elle en ébauchant un sourire forcé.
Harry se détacha d'elle pour embrasser Ginny, et Hermione en profita pour s'approcher de Ron afin de l'aider à ramasser les graines. Ce dernier la remercia d'un regard.
- Tu... euh... tu vas bien ? questionna-t-il, hésitant.
En voyant son visage s'assombrir, il rougit davantage encore.
- Oh, désolé... je...
- Ce n'est rien, le rassura gentiment Hermione. Un gars de la sécurité me tape sur les nerfs.
- Je comprends, acquiesça Ron qui eut l'air soulagé. Ça droit pas être évident d'être suivie partout où tu vas.
- Si ce n'était que ça... En vérité, il est d'une impolitesse malfaisante, et je ne supporte pas que l'on me force à aller quelque part contre mon gré.
Ron fronça les sourcils.
- Comment ça ? Ce n'est pas toi qui...
- Si, si, c'est moi qui ai demandé à aller au Terrier, mais pas en voiture moldue... Je comptais trans-planer sans le leur dire, puis je me suis raisonnée en me convaincant que s'ils découvraient la maison vide, ils paniqueraient. C'est tout ce qu'ils méritent, mais bon...
Elle haussa les épaules pour dire qu'il fallait parfois faire les choses à contrecœur, et, avant de laisser ses pensées lui rappeler qu'à un moment de sa vie, elle avait dû faire un sacrifice qu'elle ne se pardonnerait jamais, lui tendit les dernières graines de MiamHibou.
- Où est Coquecigrue ?
- Sans doute dans le jardin, en train de faire peur aux gnomes, répondit Ron en versant les graines dans le paquet sans remarquer le trouble de la jeune fille. Il adore les terroriser, c'est devenu son jeu préféré. Du coup, on se sert de lui pour dégnommer le jardin, c'est beaucoup plus facile.
Hermione hocha la tête sans rien dire.
- Hé, vous deux ! Vous n'avez pas fini de vous embrasser ?
Ron montrait Harry et Ginny du doigt. Ces deux derniers s'écartèrent l'un de l'autre comme un couple pris en flagrant délit.
- Je dois sans cesse les séparer, soupira Ron d'un ton mélancolique. Sinon ils feraient ça toute la journée !
Hermione tenta de chasser la nostalgie qui la gagnait. Si rien ne s'était passé, si elle ne s'était pas faite attraper par les Mangemorts, Ron et elle aurait été dans le même cas, amoureux jusqu'à en perdre la tête, s'embrassant sans relâche... Comme elle regrettait de ne pas pouvoir lui donner l'amour qu'il méritait !
- Faut que tu fasses gaffe, Ginny, reprit Ron en s'avançant vers elle, tu sais que...
- Oui, Ron, je sais que tu nous as donné ton « autorisation », l'interrompit sa sœur d'un ton mauvais, mais je m'en fiche, je n'ai pas besoin de ton avis pour savoir si Harry a le droit de m'embrasser ou non !
Son sale caractère n'avait pas changé, constata Hermione en la voyant fixer son frère d'un regard de feu. Ron leva les yeux au ciel.
- Si tu me laissais finir ? Ce n'est pas de ça que je voulais parler, même si j'avoue que de vous voir vous bécoter me donne la nausée. Je voulais juste te dire de faire gaffe, parce que, vu la façon dont il le regarde, Harry a l'air de commencer à tomber amoureux de son nouveau Éclair de Feu ! Moi, je te le dis, son balais va te remplacer dans son cœur.
Harry et Ginny eurent d'abord l'air surpris, puis ils échangèrent un coup d'œil et éclatèrent de rire. Hermione se força à rire aussi, tandis que Ron, fier de sa blague, souriait de toutes ses dents. Il se tourna vers elle, l'air de dire : « Hé, t'as vu, bébé, comme je peux être drôle ? »
Alors qu'Hermione s'apprêtait à parler, la porte s'ouvrit brusquement sur une pile de vêtement. Le visage de Mrs Weasley apparut juste derrière.
- Je vois que ça rigole bien, ici... Oh, bonjour, Hermione ! s'écria-t-elle en voyant la jeune fille.
- Bonjour, madame Weasley, la salua celle-ci avec un sourire timide.
- Tu restes pour le déjeuner, Hermione ? Il y a toujours une place pour toi, ici, tu sais...
Ses sous-entendus ne laissèrent pas la lionne indifférente. Depuis deux semaines déjà, Mrs Weasley l'invitait tous les jours à déjeuner, et elle refusait ostensiblement, prétextant chaque fois une nouvelle raison. Mais cette fois, en voyant le regard suppliant que ses amis portaient sur elle, Hermione n'eut pas le cœur de décliner encore une fois l'invitation.
- Ce sera avec plaisir, madame Weasley.
- Vraiment ? Oh, super ! s'enthousiasma celle-ci. Tu peux même rester dormir, si tu veux...
- Je... je ne sais pas, madame Weasley. Mais merci de votre attention, cela me touche beaucoup.
- Je t'en prie, Hermione, je t'en prie... C'est tout à fait normal.
Elle posa la pile de vêtements sur le lit de Ron et se tourna vers son fils.
- Tu me feras le plaisir de ranger tes affaires dans ton placard, Ron. Quant à toi, Harry, j'ai lavé et repassé tes affaires.
- Merci, madame Weasley, c'est très gentil.
Avec un sourire, Mrs Weasley quitta la pièce. Le silence retomba comme une pierre. Tous les yeux semblaient se tourner vers Hermione sans oser réellement la dévisager. Celle-ci était gênée, en plus elle se sentait coupable d'avoir toujours refusé les invitations de Mrs Weasley. Pourtant, à chaque fois qu'elle se trouvait avec quelqu'un, elle voulait être seule. Et quand elle était seule, elle souhaitait de la compagnie.
Elle ne se débarrasserait jamais de ses souvenirs qui lui gâchaient la vie. Elle ne tournerait jamais la page. Condamnée à sentir sans cesse ce poids terrible sur son cœur, condamnée à ressentir sans arrêt cette envie de tout détruire, de se détruire elle-même. Condamnée à supporter les regards inquiets de ses amis qui ne comprenaient rien.
Mais comment les en blâmer ? Elle n'avait rien voulu leur dire, était revenue après avoir disparu pendant près d'un mois, blessée sur tout le corps par de la magie noire, traumatisée comme jamais, hantée à chaque seconde par ses cauchemars qui revenaient.
- Ça vous dit d'aller faire une partie de Quidditch dans le jardin ? proposa tout à coup Harry.
Les deux autres approuvèrent après avoir jeté un coup d'œil à Hermione qui se força à sourire. Elle avait l'impression d'être bloquée de la mâchoire et chaque faux sourire qu'elle esquissait lui demandait un effort surhumain.
Ils descendirent donc avec l'Éclair de Feu qu'Harry avait soigneusement astiqué et se rendirent dans la vieille cabane des Weasley qui renfermait leurs balais. Ginny prit le sien, Ron également, et Hermione emprunta un vieux Brossdur qui crachait de la fumée tous les deux mètres et dont les poils s'émiettaient comme des brins d'herbe.
Ils passèrent ainsi toute la matinée à jouer au Quidditch. Au début, Hermione était un peu à l'écart, ses pensées égarées vers un certain ange aux cheveux blonds, mais finalement, elle parvint à entrer dans le jeu au moment où Ron perdit le contrôle de son balais et fonça sur elle, les faisant tomber tous les deux. Elle rit tellement qu'en remontant sur son balais, elle avait mal au ventre. Même si elle n'arrivait jamais à écarter complètement un certain Serpentard de ses pensées, elle réussit à s'amuser quand même, et ce grâce à ses amis.
Comment avait-elle pu s'imaginer un seul instant qu'ils ne parviendraient pas à lui remonter le moral ? En descendant du vieux Brossdur quelques heures plus tard, elle se sentait déjà mieux. Elle adressa même un petit sourire sincère à Harry, Ron et Ginny qui le lui rendirent.
- Tu as vu comment j'ai marqué le premier but, Hermione ? lui demanda Ron fièrement.
Harry et Ginny étant tous les deux très forts, Ron et Hermione beaucoup moins doués, le couple avait dû se séparer – après avoir échangé une bonne dizaine de baisers – pour faire équipe avec eux. Ginny et Ron n'avaient pas eu l'air enchantés de jouer ensemble, alors ils avaient finalement choisi de faire filles contre garçons. Hermione et Ginny avaient gagné d'un point sur Harry et Ron. Bons joueurs, ils les félicitèrent chaleureusement. Heureusement, Ron était tellement fier de la manière dont il avait marqué le premier but et de celle dont il avait empêché les leur d'entrer que son comportement n'en était pas affecté.
- C'était super, Ron, sourit Hermione.
- Et vous en avez bavé pour marquer les vôtres, n'est-ce pas ?
- Oui, tu as été très bon en Gardien.
Amusée de le voir ainsi touché par ses compliments étant donné la façon dont ses oreilles se colorèrent, elle lui donna une grande tape amicale dans le dos. Elle aurait aimé faire plus, mais c'était tout ce dont elle était capable en ce moment.
- La prochaine fois, lança Harry tandis qu'ils rentraient dans la maison sous le soleil éclatant, on changera les équipes. Toi et moi, Gin', contre vous deux, Ron et Hermione. Ça marche ?
- Aucun problème, approuva Ginny, radieuse. On va les écraser !
- À table ! appela soudain Mrs Weasley.
Mr Weasley et Percy étant au travail, ils n'étaient que tous les cinq. Ils s'installèrent en bavardant joyeusement. Hermione riait aux blagues de Ron, souriait à Ginny et parlait avec animation à Harry, mais, tout au fond d'elle, la joie n'était pas au rendez-vous.
- Au fait, Hermione, Greg m'a dit de te signaler qu'ils ne pourront pas te faire rentrer chez toi avant demain matin, l'informa Mrs Weasley. Tu veux bien dormir ici ?
Pourquoi refuser ? Hermione était lassée de sans cesse trouver des excuses.
- D'accord, merci, Mrs Weasley. Mais vous savez, je peux très bien transplaner jusqu'à chez moi...
- Greg a insisté sur ce point : tu dois rester ici. Je suis désolée.
- Ça ne me dérange pas, Mrs Weasley, ne vous inquiétez pas, mentit Hermione. Il faut juste que je le dise à mes parents...
- Tes parents sont prévenus, ne t'en fais pas.
- C'est qui, Greg ? interrogea Ron d'un air soupçonneux.
- Le fumier qui me tape sur le système depuis deux semaines.
- Celui dont tu m'as parlé tout à l'heure ? Le gros baraqué ?
- Oui.
Le déjeuner se termina sans problème. Dans l'après-midi, les garçons prirent leur revanche de Quidditch et l'emportèrent, puis ils changèrent les équipes, comme ils l'avaient décidé : Harry et Ginny d'un côté, Ron et Hermione de l'autre.
Évidemment, Harry et Ginny gagnèrent haut la main. Ron et Hermione ne s'en soucièrent guère, ils s'étaient bien amusés. Comme la nuit commençait à tomber, ils rangèrent les balais et rentrèrent dans la maison. Hermione, qui avait pensé à prendre un sac avec elle, sortit L'Histoire de Poudlard, et s'installa près de la cheminée dans un fauteuil pour le lire une énième fois. En passant à côté d'elle, Ron jeta un coup d'œil au titre.
- Tu le lis encore ? s'étonna-t-il. Je pensais qu'après tant d'années tu le connaîtrais par cœur.
Hermione lui tira la langue, heureuse de remarquer que la complicité entre eux deux ne c'était pas totalement effacée. Elle avait craint que tout ait changé, que plus rien ne soit comme avant...
- C'est tellement passionnant, soupira-t-elle en tournant les pages du livre comme s'il s'agissait d'un trésor inestimable. Je ne comprendrais jamais que ni toi ni Harry n'ayez pris le temps de le lire.
- Et moi je ne comprendrais jamais pourquoi j'ai dû autant te forcer à monter sur un balais... Il a quand même fallu près de six ans pour que tu acceptes ! Imagine un peu tout ce que tu as raté...
- Et toi, qui ne t'intéresse pas aux livres ? Tu passes à côté de beaucoup de choses, tu n'imagines même pas, Ron...
- Je lis ! se défendit celui-ci. Des livres sur le Quidditich...
Hermione leva les yeux au ciel en souriant.
- Qu'est-ce que je disais ?
- Et j'ai lu autre chose, aussi !
- Les livres de classe pour faire un devoir, je suppose.
- Non, je... je me souviens d'un livre sur la magie noire...
Interloquée, Hermione le fixa, les yeux écarquillés.
- Pardon ?
- Ne t'énerve pas, c'était juste par curiosité... C'est vrai, quoi, tous ces trucs que l'on voyait tous les jours pendant la guerre, ça me donnait envie d'en savoir un peu plus, pas toi ?
Était-ce réellement Ronald Weasley qui parlait ? Mais la lionne devait s'avouer qu'il avait raison.
- C'est vrai, moi aussi, mais je n'ai pas trouvé de livres dessus.
- Moi non plus, pas à Poudlard.
- Où alors ?
- Ici. Dans le grenier, tu sais, quand je suis monté pour déguiser la Goule ? Au début de l'année dernière, lorsqu'on allait partir à la chasse aux Horcruxes.
- Oui ! Il y avait un livre sur la magie noire ?
- Pas un, plusieurs, rectifia Ron, un peu étonné de son enthousiasme. J'en ai lu un intéressant, mais tellement écœurant que je n'ai pas lu les autres.
- Où sont-ils ? le pressa Hermione en se levant, abandonnant son livre sur le fauteuil.
- Euh... dans ma chambre, répondit Ron, déconcerté par son attitude.
Il la suivit des yeux tandis qu'elle se précipitait dans les escaliers. Une fois dans sa chambre, Hermione tourna sur elle-même, ses yeux parcourant le sol à la recherche des mystérieux livres.
- Dans le placard, lui indiqua Ron, encore déboussolé.
Hermione l'ouvrit un peu trop brutalement. En effet, une pile de livres était cachée sous des robes de sorciers et des vêtements moldus. Avec empressement et impatience, elle les écarta pour prendre les livres et aller s'assoir sur le lit de Ron qui se laissa tomber à côté d'elle.
- Les Forces du Mal, Comment vaincre la magie blanche ?, Affronter les plus grands sorciers, énuméra Hermione en lisant les titres.
Elle en passa plusieurs en revue, avant de finalement s'arrêter sur le plus vieux, le plus gros, le plus sombre et le plus poussiéreux.
- Le Guide des Sortilèges de magie noire, lut-elle à voix basse.
Son cœur s'accéléra tandis que, sous le regard ahuri de Ron, elle l'ouvrait et en tournait fébrilement les pages. Son souffle se coupa lorsque le mot qu'elle cherchait lui sauta aux yeux.
- Hermione ? s'inquiéta Ron en passant une main devant son visage.
Elle battit plusieurs fois des paupières pour chasser ses larmes. Malgré tous ses efforts, ses souvenirs surgirent à nouveau dans son esprit, l'emportant dans un tourbillon de sons et de couleurs...
On va enfin savoir ce qui s'est passé, mais dans le prochain chapitre mouhahaha :P
Harry, Ron et Ginny sont enfin présents pour ceux à qui ils manquaient ;)
Merci d'avoir lu
J'attends vos avis avec impatience !
