Et hop ! Encore un chapitre. Merci à Loumarcise qui me l'a corrigé aussi vite ! Comme le prochain n'est pas encore écrit je ne peux assurer qu'il arrivera jeudi. J'essaierai, promis. Ce chapitre est assez court et il me sert de transition, donc calme.

Bisous et à bientôt !

Lauriane



Chapitre 9. Damnés

***

BPOV

Ouille ! Oh non pitié ! Ne me dites pas que j'ai encore picolé comme un trou ! Et puis que quelqu'un éteigne ce « bip » à la con qui me casse les oreilles ! Bip ?! Oh non ! Je connais ce genre de bips. Et c'est quoi cette odeur ? Pitié ! Ne me dites pas que je me suis encore cassé la gueule et que je me retrouve pour la énième fois à l'hôpital !

- Mademoiselle ? Vous m'entendez ?

Merde. Je suis définitivement à l'hôpital. Bon. Étape numéro un, ouvrir les yeux.

Bravo ! Tu as encore suffisamment de neurones pour le savoir !

Ce n'est pas vrai ! Même dans un lit d'hôpital tu viens me faire chier. Va en Enfer et laisse-moi en sortir !

Ça y est, je commence enfin à bouger ces paupières. Youpi ! Mais qu'est-ce que j'ai encore fait pour en arriver à là ? Ouch ! Mais éteignez cette lumière !

- Voilà, c'est bien. Je suis le docteur Cullen, vous êtes à l'hôpital. Vous souvenez-vous de quelque chose ?

Je vois un homme d'une quarantaine d'années, blond, gueule de mannequin me parler. Merde. Cullen ? Comme Edward Cullen ? Comme Alice Cullen ?

Et je fais quoi déjà ici moi ?

Souviens-toi. Si je te dis « Big badaboum ». Tu me réponds quoi ?

Oups.

Voilà ! Tu as tout compris !

- Il y a eu un tremblement de terre. Et j'étais avec Edward… oh mon dieu ! Comment va-t-il ?

Ma voix est rauque et la bouffée de stress me fait un mal de chien dans tout mon corps. Mais qu'on arrête ce foutu « bip » qui raisonne dans ma tête !

- Ne vous inquiétez pas. Il va bien aussi. Quelques contusions mais rien de grave. Vous vous êtes protégé mutuellement ce qui vous a probablement sauvé la vie.

Ouf. Je me rends compte que j'avais retenu ma respiration quand l'air rentre à nouveau dans mes poumons.

- Merci. Et Alice ?

- Elle va bien aussi, mais les émotions ont été trop fortes pour elle, du coup je vais la garder aussi en observation. Vous et Edward êtes les blessés les plus graves du lieu du tournage. Mais vous avez de la chance. Vous avez une cheville cassée et vous avez pris un gros coup à la tête, mais rien de plus. Je vais vous garder cependant quelques jours par mesure de prudence.

- Quelques jours ? Pitié, tout sauf ça…

Je le vois rire. Merci bien, contente de l'amuser.

- Je crains que vous n'ayez pas le choix. Je m'occupe personnellement de votre cas et si je ne le fais pas bien j'en ai deux qui s'occuperont du mien.

- Ah oui, d'ailleurs… Alice et Edward sont…

- Ils sont mes enfants, oui. Bien, je vous laisse. Votre père désirerait vous voir, mais seulement quelques minutes. Vous devez vous reposer.

- Merci docteur.

Il sort pour laisser mon père rentrer. Ce dernier ne dit rien, mais a les larmes aux yeux. Je lui tends la main dont il s'empare et serre très fort. Aucun mot n'est échangé. C'est comme ça entre Charlie et moi. On ne sait pas exprimer nos sentiments.

Je me rendors assez vite. Je suppose qu'avec la dose de calmants que j'aie dans le sang, ce n'est pas étonnant. Mais j'aurais aimé en savoir plus sur Edward et Alice. Ce n'était pas suffisant ce qu'on m'avait dit. D'ailleurs, dans mon rêve, je les rejoins.

Je suis encore dans cette cave sinistre et mortelle. Mais je suis seule. J'entends qu'on m'appelle. Je me retourne, mais ne vois rien. Encore mon nom se fait entendre. Mais je n'arrive pas à distinguer la voix. Je réponds. J'appelle. J'angoisse. Puis, un visage apparait, sort de l'ombre. Celui d'Edward.

- Pourquoi ne t'es-tu pas montré avant ?, je lui demande. Je commençais à avoir peur !

Son regard est sombre. Non, ce n'est pas mon Edward.

- Peur ? Je te rappelle que c'est de ta faute si nous sommes là. Si tu ne m'avais pas rejeté encore et encore, je n'aurais pas eu à te suivre. Je ne serais pas en ce moment dans ce lit d'hôpital entre la vie et la mort. C'est de ta faute Bella !

- Non, on va s'en sortir !

- Le crois-tu ? Mon père ne t'a rien dit pour ne pas compromettre ta guérison. Mais crois-tu réellement que j'ai pu m'en sortir ? J'ai donné ma vie pour te sauver. Toi, et ton égoïsme. Mais tu sais quoi ? Tu ne t'en tireras pas comme ça, Bella. Je ne te laisserai pas vivre en paix.

- Non, s'il te plait Edward !

- Bella…

Une voix féminine maintenant. Alice.

- Bella… Tu as tué mon frère. Je te faisais confiance et tu as tué mon frère.

- NON ! Je ne l'ai pas voulu… Je vous en prie, pardonnez-moi… Edward, ne me laisse pas, j'ai besoin de toi !

Mes larmes coulent le long de mes joues. Un trou béant s'ouvre au milieu de ma poitrine. Et puis, sans que je comprenne pourquoi, Alice se remet à sourire, à sautiller, à danser. J'écarquille les yeux alors que ses vêtements sombres se transforment en tutu rose. Mais qu'est-ce qu'il se passe ?

- Bella ? Bella ? Bella ?

- Alice ?

- Oui, je suis là. Allez ! Ouvre tes yeux la belle au bois dormant !

Et je les ouvre. Le visage d'Alice apparait à nouveau, mais cette fois-ci il n'affiche que le bonheur. Je me permets alors de respirer. Ouf, ce n'était qu'un cauchemar. Un cauchemar qui fait réfléchir, mais un cauchemar…

- Ah quand même ! J'ai l'impression que mon père t'a bien shootée ! Mais je suis heureuse de te voir. Comment te sens-tu ma belle ?

- Bien, je crois, lui réponds-je. Edward ? Je veux le voir…

- Tututut ! Tu restes en place ou c'est moi qui te sangle ! Je n'y crois pas ! Deux gamins. Lui aussi a exigé de te voir. Je suis en train de voir si on ne peut pas vous mettre dans la même chambre comme ça je n'aurai pas à me partager et les sangles devraient être inutiles.

Too much informations ! Dans la même chambre ? Il a demandé à me voir ?

Tu vois que tu psychotes encore pour rien !

Oh non ! Pitié mais pas ça ! Même droguée tu viens encore me hanter saleté de conscience. Tu ne veux pas m'oublier ?

Oh que non ! Je m'amuse trop !

- Bella ?

- Oui, désolée. Je crois que je suis effectivement un peu trop dans les vapes. Il va bien alors ?

- Mais oui ! Je croyais que mon père t'avait déjà rassurée sur son cas. Bref. Il faut que je te dise absolument, je ne peux plus tenir. Juste après qu'on vous ait amené à l'hôpital et que mon père nous a rassurés, ton père et moi, sur votre état de santé, j'ai eu un évanouissement.

- Quoi ? Mais pourquoi on ne me l'a pas dit ? Tu n'as rien au moins ?

Je ne suis qu'une égoïste. Mon rêve a bien raison sur ce coup-là. Hey ! Venez voir le nouveau monstre de foire, Isabella Swan, la fille la plus égocentrique de la Terre !

- Non je n'ai rien, rassure-toi. Trop plein d'émotions. Enfin, entre autres. En fait, on m'a fait une prise de sang pour vérifier que j'allais bien quand même. Je viens d'avoir les résultats ! Un père chef de service, ça sert. Tu sais quoi ? Je suis enceinte de six semaines !

- Quoi ? Mais c'est génial !

- Oui !

Elle se remet à danser. Je crois que je comprends mieux finalement la fin de mon rêve. Mon subconscient avait dû l'entendre arriver. Enfin j'espère que c'est l'explication, sinon cela voudrait dire que je suis réellement folle.

- En plus, reprend-elle, Jazz était là quand on me l'a dit. La réaction de mon mari a été magnifique. Il a pleuré de bonheur et m'a pris dans ses bras en me murmurant tous les mots d'amour du monde.

Maintenant c'est Alice qui pleure. Hormones de femme enceinte ou état naturel ? Aucune idée. Mais ça fait presque peur.

- Par contre, la première réaction de mon boulet de frère a été de plaindre Jasper en lui disant, je cite, que je n'étais pas prête d'arrêter mon addiction aux bonbons vu mon état. Non mais je vous jure ! Et je n'ose même pas imaginer la réaction de l'autre frangin que tu n'as pas encore vu, mais qui ressemble à un ours. Bref, je suis trop heureuse ! Bon, alors, même chambre qu'Edward oui ou non ?

Edward. Chambre. Tous les deux. Seuls. Ensembles. Parler. Sexe.

Oups ! Dérapage incontrôlé.

- Heu, oui. Pourquoi pas oui. Au moins je serai vraiment rassurée sur son état de santé.

Elle me regarde avec un air suspicieux qui semble me dire « Cause toujours, on ne me la fait pas à moi ». Merde ! Il lui aurait dit ? Non, impossible.

- Ok. Je vais prévenir tout le monde de ton accord, ça devrait être fait vite. À tout à l'heure !

Et la voilà déjà partie. Merde. J'ai vraiment accepté ? Oui. De toute façon, je suis damnée. Alors autant le faire avec application.

EPOV

Si je chope Emmett, je vous promets que je lui fais sa peau. Il n'y en a qu'un qui peut me mettre dans un état pareil. Oh putain, mais c'est quoi ce train qui a écrasé ma tête ?

- Edward ? Je sais que tu es réveillé. Allez, ouvre tes yeux.

Je connais cette voix. D'où ? Bonne question. Mais ce n'est définitivement pas Emmett ou Jasper. Bon allez, je dois ouvrir les yeux. Voilà. Merde. Eléazar. Blouse blanche. Hôpital.

- Voilà. Bon retour parmi nous Edward. Comment te sens-tu ?

- C'est un train ou un camion qui a décidé de me passer dessus ?

Je le vois rire. Bon au moins, si mon état était préoccupant il ne devrait pas avoir cette réaction. Si ?

- Ni l'un ni l'autre. Juste un bâtiment. Tu te rappelles de quelque chose ?

Un bâtiment. Oh non ! Ce n'était donc pas un rêve !

- Le tremblement de terre… Oh putain ! Il y avait une jeune femme avec moi !

- Calme-toi Edward. Mademoiselle Swan a été prise personnellement par ton père sous la demande d'Alice. Elle va bien. Une cheville cassée et un petit trauma crânien, mais rien de grave. Toi c'est le bras qui en a pris un coup, mais bon si tu fais attention, l'immobilisation ne devrait pas être très longue. Ce n'est même pas cassé. Tu as eu des points de suture mais surtout une veine incroyable. Si j'en crois le dicton, tu étais désiré ! Bref. À part ça, tu as des contusions un peu sur tout le corps, mais rien de grave. Tu vas juste être coloré pendant un certain temps.

- Merci Eléazar. Et Alice ? Elle va bien ?

- Oui. Elle nous a fait un petit malaise à l'arrivée de l'hôpital mais rien de grave. C'était toute la pression qui se relâchait à mon avis. Mais on lui fait des petits examens complémentaires. Jasper est là, avec elle.

Quelqu'un frappe à la porte, interrompant la conversation. Je vois alors mon père entrer.

- Je ne vous dérange pas ?

- Pas du tout, répond immédiatement mon oncle.

- Comment vas-tu fiston ? Tu nous as encore fait peur hein.

- Désolé papa. Ça va. J'ai juste l'impression de m'être fait écrasé par je ne sais quoi, mais sinon ça va.

- Ce n'est malheureusement pas qu'une impression.

- Tu as des nouvelles de Bella ?

- Décidément, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Elle va bien, et la première chose qu'elle a faite quand elle s'est remémoré les faits a été de demander de tes nouvelles. Je l'ai laissée un peu avec son père, mais elle vient de se rendormir.

Elle a demandé de mes nouvelles. Mieux encore, ça a été la première chose qu'elle a faite. Merde. Faut vraiment que je ressaisisse car là, plus ça va, plus je ressemble à une nana. Être amoureux, oui, mais il y a des limites quand même ! Si Emmett était dans ma tête… Non, Emmett ne sera jamais dans ma tête et heureusement pour moi. D'ailleurs je ne veux pas d'avantage être dans la sienne.

- Merci.

- Je t'en prie. Bon, je vais te laisser te reposer. Ta mère t'embrasse. Elle est à la maison et tout va bien. De même du côté d'Emmett et Rosalie.

Une boule se retire de mon estomac. Tout le monde va bien. Je suis juste un peu amoché, mais rien de grave. Happy Birthday, joyeux Noël, joyeuses Pacques.

Ils me laissent tous les deux et malgré mon envie de décomposer tous les évènements je m'endors.

Je suis dans le laboratoire où j'ai rencontré Bella, mais elle n'est pas là. Je me permets de regarder les photographies. Ce sont des portraits. Je suis presque certain que c'est moi mais… mon visage est brûlé. Je passe mon doigt à travers le papier. Je ne comprends pas. Me hait-elle autant ?

- C'est de ta faute si nous nous sommes retrouvés là. Si tu ne me harcelais pas, je ne serais pas allée dans cette cave.

Je me retourne et la vois, plus belle que jamais.

- Je ne serais pas dans cet hôpital. Je n'aurais pas frôlé la mort par ta faute. Pourquoi ne m'as-tu pas écoutée ? Pourquoi a-t-il fallu que tu me suives alors que je t'avais dit encore et encore de me laisser ? Je ne veux pas de toi, Edward Cullen. Tu vois ces photos ? Ce n'est qu'un aperçu. J'aurai ta tête. Je te montrerai ce que c'est que de souffrir.

- Non, Bella… Je t'en prie, pardonne-moi. J'ai compris, je vais te laisser. Mais pardonne-moi…

- Edward ? Réveille-toi ! Oh le frangin, réveille-toi tu fais un cauchemar !

J'ouvre les yeux alors que j'halète. Merde. C'était un cauchemar. Mais mon subconscient m'a dit ce que je ne voulais pas entendre. Cette vérité. Bella n'a jamais voulu de moi et ne voudra jamais de moi. C'est de ma faute si elle est ici.

- Edward ? Tu es avec moi ?

- Alice…

- Ah quand même ! Allez, reviens avec nous. Ce n'était qu'un cauchemar. Comment te sens-tu ?

- Je crois que ça va…

- Edward, regarde-moi. Bella va bien, et ça m'étonnerait fort qu'elle t'en veuille. Tu n'es pas responsable du tremblement de terre. Et puis si elle t'en veut, c'est qu'elle ne te mérite définitivement pas. Alors tu te calmes.

- Mais comment as-tu…

- Quand tu cauchemardes tu parles. Je dois t'avouer que ça a toujours été très pratique pour savoir quand tu n'allais pas bien.

Je la regarde avec ahurissement. Je n'y crois pas ! Depuis toutes ces années ! Saleté de lutin curieux et manipulateur !

- Comment vas-tu mec ?

Je regarde alors Jasper. Toujours discret à son habitude.

- Bien vu les circonstances je pense. Et…

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que deux personnes entrent dans la pièce. Mon père et mon oncle, Eléazar.

- Comment vont nos deux patients ?, demande papa.

Je ne sais pas pourquoi, mais il a un sourire qu'il ne peut cacher. C'est très suspect, voire inquiétant. Papa n'est pas quelqu'un d'austère, mais il ne va pas sourire non plus de toutes ses dents sans raison. Alice d'ailleurs se fait certainement la même réaction.

- Nous on va bien, mais toi papa ? Qu'y a-t-il ?

- Et bien… Nous venons d'avoir les résultats de tes analyses.

- Et c'est ça qui te fait sourire comme ça ? Je t'avais bien dit que je me portais bien.

- Oui, si on veut.

- Si on veut ?, réagit immédiatement Jasper.

- Elle va bien, le rassure tout de suite Eléazar. Mais le malaise n'était pas que dû au trop plein d'émotions. Alice. Tu es enceinte de six semaines.

Nous nous figeons alors tous. Alice enceinte. Elle va avoir un bébé. Un enfant. Elle va être maman. Je vais être tonton. Bébé. Petit être qui grandit. Enfant. Maman. Tonton. Oh bordel.

Le temps que je reprenne pied avec la réalité, je me rends compte que j'ai des fontaines de larmes autour de moi. Papa, Alice, Jasper. Tous dans le même état.

- Et bien Edward, me dit mon oncle. Tu as un problème ?

Il semble mort de rire. Je crois que mon choc l'amuse beaucoup. Tant mieux pour lui. Et maintenant tout le monde se tourne vers moi. Vite. Je dois dire quelque chose.

- Je suis désolé pour toi Jasper. Je comprends mieux pourquoi elle est retombée dans les bonbons et elle n'est pas prête d'arrêter son addiction.

Bravo Cullen ! Ça c'est de la réponse. Tu apprends que ta sœur est enceinte et c'est tout ce que tu trouves à dire ? And the winner is…

- Merci beaucoup Edward, trop aimable !

- Désolé Alice, ça fait beaucoup pour moi et j'ai du mal à t'imaginer en maman et moi en tonton. Merde. Je vais vraiment être tonton. Et toi maman. Je pourrai lui apprendre le piano ?

Éclat de rire total. Alice vient me faire un gros bisou en faisant attention de ne pas me casser davantage.

Alice est évidemment complètement surexcitée. Moi malgré tout ça je ne peux m'empêcher de penser à Bella. À mesure que je me réveille, tout me revient en tête. Ces quelques heures, coincés dans cette cave, nous ont vraiment rapprochés. Je ne sais pas… C'est comme si elle s'était donnée entièrement. Elle avait baissé toutes ses barrières. J'ai eu l'impression de voir la vraie Bella. Celle qui est fragile, qui a peur tant de vivre que de mourir. Qui est peut-être tout aussi paumée que je l'ai été et que je le suis toujours. Et je ne sais pas quoi faire. Va-t-elle encore me rejeter ? Ou va-t-elle me laisser approcher ? Je ne sais plus ce que je dois faire. D'un côté une grande partie de moi me dit de me battre, mais à quoi bon si c'est perdu d'avance ?

- Edward ? La Terre appelle la Lune ?

- Hein ?

Je reprends pieds avec la réalité pour m'apercevoir qu'ils sont tous sortis, à l'exception de ma sœur.

- Tu penses à elle, n'est-ce pas ?

- Je suis sincèrement heureux pour toi Alice. Je suis fier de toi, tu feras une maman merveilleuse à n'en pas douter. Mais je dois t'avouer que oui…

- Il s'est passé quelque chose quand vous étiez coincés ?

- J'ai compris quelque chose.

- Quoi donc ?

Alice-la-pile-électrique s'est débranchée. J'ai en face de moi la sœur, la confidente qui met en confiance.

- Tu avais raison. Je suis sincèrement amoureux d'elle. Mais je ne sais pas si je pourrai essuyer un énième refus.

- Je peux te donner mon avis ?

- Evidemment. Et puis habituellement tu ne poses même pas la question.

Elle me sourit, opinant de la tête.

- Si tu n'essaies pas, tu te demanderas toute ta vie ce que ça aurait pu être. Et puis, je sais qu'elle a immédiatement demandé de tes nouvelles. Ça compte ça non ? Elle tient à toi aussi. Mais pour une raison que nous ne pouvons comprendre elle a peur. J'ai un plan auquel j'ai réfléchi quand tu étais dans la Lune.

Oups. Alice et ses plans… Je crois que je suis définitivement damné.