Note de l'auteur : Coucou tous le monde, voilà ENFIN le chapitre 10 ! Je suis désolée de n'avoir pas publier ce chapitre depuis des mois mais comme je l'ai dit dans le chapitre 3 de Fairy Tale. Je suis devenu tata donc c'est dernier mois, j'ai beaucoup vu ma famille. Je vous souhaite une très bonne année pour vous tous et vos proches, avec un peu de retard.
AnnaKlaineuse : Sam aussi me fait de la peine, il ne sait absolument pas ce qu'il se passe dans son dos entre Blaine et Kurt. J'espère que la suite te plaira ! :)
LePeinguAmoureux : Je suis contente que tu aimes bien la fanfic. La suite arrive enfin donc plus besoin d'attendre ;) . Ma fréquence de publication est de normalement 1 semaine sur 2 le samedi. À bientôt et bonne lecture.
Guest : C'est vrai qu'en y pensant ça peut être assez lassant à force mais c'est ce qu'il fait partie de l'histoire et malheureusement ces disputes sont nécessaire pour avancer dans l'histoire.
Guest : J'avoue que Blaine peut-être bipolaire mais il est comme ça, mais tu comprendra pourquoi dans les prochains chapitre, il passe de blessant et insolant à protecteur et doux.
Kurtnie : La suite est enfin là donc tu peut arrêter de te suicider à la cuillère dans ton pot de Nutella. : D. J'espère que la suite te plaira et à bientôt ; )
Guest : Merci pour ta review, j'ai toujours l'impression de l'écrire hyper mal. Tu peux enfin arrêter de te trépigner et j'espère que la suite que tu attendait beaucoup te plaira.
Guest : Non je n'arrête pas du tout la fanfic. J'espère que la suite te plaira. À bientôt :)
Guest : Merci pour ta review. Voilà la suite donc plus besoins d'attendre. À bientôt :)
N'hésitez pas à laissez des reviews et bonne lecture ;)
Disclaimer : Glee et Klaine ne m'appartient pas ni After
Couple : Evidemment c'est Kurt/Blaine et c'est du point de vu de Kurt
/!\ Rating M pour ce chapitre
Chapitre 10
Mes yeux s'habituent peu à peu à l'obscurité, seul un rayon de lune entre par la baie vitrée.
- Blaine.
Je l'entends jurer quand il se cogne dans quelque chose et j'essaie de ne pas rire.
- Je suis là.
Il allume une lampe de bureau. Je jette un regard sur la chambre spacieuse qui me fait penser à une chambre d'hôtel. Appuyé contre le mur du fond, trône un grand lit à colonnes avec des draps sombres et une vingtaine d'oreillers posé dessus. Sur l'énorme bureau de merisier, un ordinateur dont l'écran est plus grand que ma télévision à la résidence universitaire. Sous la baie vitrée, un banc. Les autres fenêtres sont tendues d'épais rideaux bleu marine qui ne laissent pas entrer le moindre rai de lumière.
- C'est ma... chambre.
Blaine se masse la nuque. Il a presque l'air gêné de m'avouer ça.
- Tu as une chambre ici ?
Ma question est idiote. Nous sommes chez son père et, de toute évidence, Finn aussi habite ici. Il a fait illusion au fait que Blaine n'y vient jamais, c'est sans doute pour cela aussi que cette ressemble à une chambre d'hôtel, inhabitée et impersonnelle.
- Ouais... en réalité, je n'y ai encore jamais dormi... jusqu'à ce soir.
Mon cœur se gonfle à l'idée que c'est une première pour Blaine et que j'y participe. Il s'assied sur le coffre au pied du lit et délace ses boots. Il enlève ses chaussettes qu'il enfonce dans ses chaussures.
- Ah ! Comment ça se fait ?
Je profite de sa franchise, son doute due à son ébriété.
- Parce que je ne veux pas, je déteste cette maison.
En prenant son temps, il déboutonne son jean noir qu'il fait descendre le long de ses jambes.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je me déshabille.
C'est évident.
- Je veux dire, pourquoi ?
Même si je meurs d'envie de sentir ses mains sur moi, j'espère qu'il ne crois pas que je vais coucher avec lui.
- Parce que je n'ai pas l'intention de dormir avec un jean serré et des boots.
Il rit à moitié. Il repousse de la main une mèche bouclé sur son front... Le moindre de ses gestes provoque en moi une sensation incroyable.
- Oh !
Il enlève son t-shirt et je suis incapable de détourner les yeux. Son torse tatoué est parfait. Il me lance le t-shirt mais je ne le rattrape pas. Devant mon air étonné, il sourit.
- Tu peux le mettre pour dormir. Je suppose que tu ne veux pas dormir torse nu. Encore que, moi je n'aie rien contre.
Pourquoi est-ce que je rigole ? Je ne vais pass dormir avec son t-shirt, je me sentirais tout nu.
- Je peux dormir tout habillé.
Il regarde ma tenue. Il n'a encore fait aucun commentaire désagréable et j'espère qu'il ne va pas commencer.
- Comme tu voudras. Si tu n'as pas envie d'être à l'aise,, ça te regarde.
Il s'avance vers le lit, vêtu seulement de son boxer, et entreprend de lancer tous les coussins par terre.
J'ouvre le coffre qui, comme je m'y attendais, est vide.
- Hé, ne les jette pas par terre, ils se rangent là.
Il se contente de rire et continue. En marmonnant, je les ramasse et les mets dans coffre. Riant toujours, il tire la couette, se laisse tomber sur le lit puis met les mains derrière la tête, croise les jambes et me sourit. La position de ses bras étire les mots tatoués sur ses côtes. Son long corps est mince, magnifique.
- Tu ne vas pas râler parce que tu dois dormir dans même lit que moi, si ?
J'en avais du tout l'intention. Je sais que c'est mal mais j'ai plus envie dans le même lit que Blaine que de n'importe qui d'autre.
- Non, il est assez grand pour nous d'eux.
Je souris. Je ne sais pas si c'est son sourire ou le fait qu'il ne porte que son boxer, mais je suis de bien meilleure humeur.
- Voilà, ça c'est le Kurt que j'aime.
Il me fait encore marcher, mais mon cœur bondit en entendant ces mots. Je me doute qu'il ne leur donne, et ne leur donnera jamais, le même sens que moi mais c'est trop agréable d'entendre ça venant de lui. Je grimpe sur le lit mais je reste au bord, restant le plu loin possible de son corps. Plus loin, je tomberais du lit. Je l'entends ricaner, je me retourne pour le regarder.
- Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?
- Rien.
Il se mord la lèvre pour ne pas rire de plus belle. J'aime ce Blaine facétieux, à la bonne humeur contagieuse.
- Si, dis-moi.
Je fais la moue en avançant ma lèvre inférieure. Son regard se dirige immédiatement sur ma bouche, il passa sa langue sur ses lèvre avant de coincer son piercing entre ses dents.
- C'est la première fois que tu dors dans le même lit qu'un mec, hein ?
Il se tourne sur le côté et se rapproche de moi
- Non.
Son sourire s'élargit. Nous ne sommes qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et, sans réfléchir, je tends la main et pose mon doigt sur sa fossette. Il me jette un regard surpris. Quand je veux retirer ma main, il la saisit au passage et la repose sur sa joue, la guidant de haut en bas, lentement.
- Je ne sais pas pourquoi personne ne t'a jamais baisé. J'imagine que ton self-control doit vraiment t'aider à résister.
Je déglutis.
- Je n'ai jamais vraiment en besoin de résister.
Il y a pas eu beaucoup de mecs gay dans mon lycée et aucun n'a essayé de coucher avec moi. Tout le monde savait que j'étais avec Sam. Tout le monde l'appréciait du fait qu'il fait parti de l'équipe de football mais j'ai eu par contre quelques insultes venant d'autres joueurs qui étaient homophobes.
- Soit tu mens, soit tu étais dans un lycée pour aveugles. Je bande rien qu'à regarder tes lèvres.
Je pousse un petit cri étouffé quand il dit ça, ce qui le fait rire. Il porte ma main à sa bouche et la passe sur ses lèvres humides. Son souffle est chaud sur mes doigts et je sursaute quand il mordille mon index, ce qui bizarrement, se répercute vers mon entre-jambe. Il guide ma main le long de son coup et, du bout des doigts, je dessine la volute d'une branche de lierre tatouée sur son cou. Il m'observe attentivement mais n'arrête pas mon geste.
- Tu aimes quand je te parle comme ça, avoue.
Son regard est sombre mais irrésistiblement sexy. Je marque un temps d'arrêt et il sourit encore.
- Je vois bien que tu rougis et j'entends le changement de rythme de ta respiration. Réponds-moi, Kurt.
Ne sachant que faire d'autre, je ris doucement. Je n'admettrai jamais que ce qu'il me dit m'excite.
Il lâche ma main mais enroule ses doigts autour de mon poignet et réduit encore l'espace entre nous. J'ai chaud, trop chaud mais aussi trop serré au niveau du pantalon. Il faut que je me rafraîchisse, sinon je ne vais pas tarder à transpirer.
-Tu peut mettre le ventilateur ?
Il plisse le front.
- S'il te plaît.
Il se lève en soupirant.
- Si tu as trop chaud, pourquoi gardes-tu encore ces vêtement ? En plus, ce pantalon doit vraiment te serrer, si tu vois ce que je veux dire. Et tu devrais choisir des vêtements qui mettent vraiment ton corps en valeur, Kurt. Les vêtements que tu portes dissimulent toutes tes formes. Si je ne t'avais pas vu torse nu et en boxer, je n'aurais jamais deviné à quel point ton corps est sexy.
- Et que suggères-tu ? Que je devrais porter ces t-shirt qui ont l'air d'un filet ?
- Non. Enfin je ne dis pas que ça ne me plairait pas, mais non. Tu devrais juste t'habiller avec des vêtements à ta taille. Cette chemise dissimule trop ton torse.
- Ok, ok j'ai compris.
Il sourit et vient coller son corps pratiquement nu contre le mien. J'ai toujours aussi chaud, mais Blaine a une façon ambiguë de me complimenter qui me donne confiance en moi. Je sors du lit.
- Où tu vas ?
Sa voix pâteuse a pris un ton paniqué.
- Me changer.
Je ramasse son t-shirt par terre.
- Tourne-toi, et ne t'avise pas de regarder en douce, dis-je les mains sur les hanches.
- Non.
- Ça veut dire quoi, ''non'' ?
Comment peut-il me dire non ?
- Non, je ne me retournerai pas . Je veux te voir.
- Ah ! D'accord.
Je secoue la tête et éteins la lumière.
Blaine ronchonne et je souris tout seul en débraguettant mon pantalon. Mais au moment où il tombe à mes pieds, une autre lampe s'allume.
- Blaine !
Je remonte mon pantalon à toute vitesse. Appuyé sur ses coudes, Blaine me regarde, il ne se gêne pas pour me mater. Il m'a déjà vu plus dénudé que ça et je sais qu'il ne voudra pas entendre raison, je prends donc une profonde respiration et ôte ma chemise et mon pantalon. Je dois admettre que je ne déteste pas ce petit jeu entre nous. Au fond de moi, je sais bien que j'ai envie qu'il me regarde, envie qu'il me désire. Je porte seulement un boxer noir tout simple, mais sous le regard de Blaine je me sens sexy. J'enfile son t-shirt, il sent trop bon, il sent Blaine.
- Viens, dit-il dans un murmure.
Je refuse d'écouter mon subconscient qui me dit de partir en courant aussi vite que possible, et m'avance vers le lit.
Le regard brûlant de Blaine ne me quitte pas. Je m'avance vers lui, pose un genoux sur le lit pour monter au moment où il se relève pour s'appuyer contre la tête de lit. Il me tend la main, saisit la mienne de ses longs doigts et m'attire vers lui. Je le chevauche, un genoux de chaque côté de lui, en équilibre pour que nos corps ne se touchent pas. J'ai déjà fait ça avec lui, mais jamais aussi peu vêtu. Blaine pose les mains sur mes hanches et me tire doucement vers le bas. Son t-shirt remonte sur les côtes, découvrant totalement mes cuisses. Au moment où ns corps entrent en contact, mon ventre se contracte. Je sais que ce sentiment de bonheur ne va pas durer, je me sens comme Cendrillon qui attend que les douze coups de minuit sonnent et mettent un terme à une soirée de bonheur.
- C'est beaucoup mieux comme ça.
Blaine me gratifie d'un sourire ambigu. Je sais que son ébriété explique qu'il soit si gentil... enfin gentil au sens Blaine du terme, mais pour le moment je m'en contenterai.
Si c'est vraiment la dernière fois que je suis avec lui, alors je veux que ça se passe comme ça.
Je peux faire ce que je veux avec Blaine cette nuit. Quand le jour se lèvera, je lui dirai de ne plus jamais m'approcher, et il le fera. C'est mieux ainsi, et je sais que c'est ce qu'il voudra une fois qu'il aura dessoûlé. Pour ma défense, je dois dire que je suis aussi intoxiqué que Blaine qu'il l'est par la bouteille de scotch qu'il a avalée.
Comme il continue à me regarder fixement, la nervosité me gagne. Qu'est-ce que je suis censé faire, maintenant ? Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il a en tête et je ne veux pas me ridiculiser en faisant le premier pas. Il semble remarquer ma gêne.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
Il pose sa main sur ma joue et, du bout des doigts effleure ma pommette. Instinctivement, je ferme les yeux sous la surprenante douceur de sa caresse.
- Rien... C'est juste que je ne sais pas ce que je dois faire.
Je baisse les yeux.
- Fais ce dont tu as envie, Kurt. Arrête de réfléchir.
Je me penche un peu en arrière pour agrandir l'espace entre nous et pose la main sur sa poitrine nue.
Du regard, je lui demande la permission et il acquiesce. J'appuie les deux mains doucement sur sa poitrine, il ferme les yeux. Mes doigts suivent le contour des oiseaux sur son torse et descendent jusqu'à le nœud papillon, plus bas sur son ventre. Il bat des cils quand j'effleure les lettres tatouées sur ses côtes. Il a l'air très calme, mais le mouvement de sa poitrine s'accélère. Je suis incapable de contrôler ma main qui descend et mon index se promène le long de la ceinture de son boxer. Il ouvre les yeux brusquement, l'air nerveux.
Blaine, nerveux ?
- Est-ce que je peux... euh... te caresser ?
J'espère qu'il va comprendre ce que je veux dire sans que j'ai besoin de le formuler plus précisément. Je me sens détaché de moi-même.
Qui est ce garçon assis à cheval sur un punk et qui lui demande en plus de le caresser... là ?
Je repense à ce que Blaine a dit plus tôt, que j'étais vraiment moi-même quand je suis avec lui. Finalement, il a peut-être raison, j'adore ce que je ressens en ce moment. J'adore l'électricité qui me traverse des pieds à la tête quand nous sommes comme ça.
Il sourit.
- Bien sûr.
Alors je descends la main, toujours par-dessus son boxer, et j'atteins lentement le renflement qui étire le tissu. Il aspire l'air brusquement tandis que je l'effleure du bout des doigt. Ne sachant pas comment faire, je me contente de le caresser, en bougeant les doits de haut en bas. Je suis trop nerveux pour le regarder, je garde les yeux baissés sur son entrejambe qui se gonfle peu à peu.
- Tu veux que je te montre comment faire ?
Il parle doucement, mais sa voix tremble un peu. Son insolence coutumière a fait place à quelque chose de plus mystérieux.
J'ébauche un oui et il pose sa main sur la mienne pour que je recommencer à le caresser. Il ouvre ma main et entoure son membre de mes doigts. Je le regarde entre mes cils, chercher son souffle entre ses lèvres. Il enlève sa main et me laisse reprendre le contrôle.
- Putain, Kurt. Ne fais pas ça, grogne-t-il.
Perplexe, j'immobilise ma main et m'apprête à reculer.
- Non, non, pas ça. Continue, ça. Je veux dire, ne me regarde pas comme tu le fais.
- Comment ?
- Avec cet air innocent. Ce regard me donne envie de te faire plein de choses cochonnes.
J'ai envie de me jeter sur le lit et de le laisser faire tout ce qu'il veut, envie d'être à lui, d'être libéré de cette chose qui me fait tellement peur. Avec un petit sourire, je reprends le mouvement de ma main. J'ai envie de lui enlever son boxer, mais je n'ose pas. Un gémissement s'échappe de ses lèvres et je resserre l'emprise de mes doigts. J'ai envie d'entendre ce son encore une fois. Je ne sais pas si je dois bouger ma main plus vite, ou pas, je préfère continuer le mouvement lent et serré qui semble lui plaire. Je me penche vers lui et mes lèvres sur son cou moite de sueur, ce qui le fait gémir de nouveau.
- Putain, Kurt, c'est tellement bon, ta main sur moi.
Je serre un peu plus fort et il grimace.
- Pas si fort, Bébé.
Sa voix est douce, comment croire que c'est la même qui m'a blessé tant de fois ?
- Désolé.
Je l'embrasse das le cou. Je lèche sa peau juste sous son oreille et il sursaute. Ses mains se posent sur mon torse.
- Est-ce que je peux... enlever... ton... je veut dire... mon... t-shirt ?
Sa voix est rauque. Quand je murmure oui, ses yeux brillent s'excitation. Il pris le bout du t-shirt et le passa au-dessus de ma tête.
Il le jette et repose ses mains sur mon torse.
Du bout des doigts, il en pince légèrement les pointes et se penche en avant pour m'embrasser. Je pousse un gémissement tout en reprenant son sexe dans ma main.
- Oh Kurt, je vais jouir.
Je sens mon sexe gonflé bien qui ne fasse rien de plus que de toucher mon torse. J'ai l'impression que je vais jouir moi aussi, juste de ses gémissement et de ses délicats assauts sur mon torse.
Soudain, ses jambes se tendent sous moi. Ses mains retombent sur le côté et quand je sens l'humidité qui se répand dans son boxer, je retire ma main. C'est la première fois que je fais jouir quelqu'un. Ma poitrine se gonfle d'une sensation inconnue. Mon regard fixe la tache humide sur son boxer. J'adore être capable de lui donner du plaisir, comme il m'en a donné.
Il roule la tête en arrière pour respirer profondément plusieurs fois. Je suis toujours assis sur ses cuisses, sans savoir quoi faire. Au bout d'un moment, il ouvre les yeux et relève la tête pour me regarder. Un sourire paresseux traverse son visage, il se penche en avant pour m'embrasser sur le front.
- Je n'ai jamais pris un pied comme ça, dit-il, ravivant ma gêne.
- J'ai été si mauvais que ça ?
J'essai de descendre de ses jambes mais il m'arrête.
- Quoi ? Non, tu as été très bon au contraire. D'habitude il me faut plus qu'une caresse par-dessus mon boxer.
Une pointe de jalousie me traverse. Je ne veux pas penser à tous les autres mecs qui ont fait ressentir ça à Blaine. Il remarque mon silence et prend mon visage dans sa main, passant son pouce sur ma tempe. Cela me rassure de penser que les autres ont dû en faire plus que moi, mais je préfèrerais quand même qu'il n'y en ait pas d'autres. Il faut que j'arrête de me prendre la tête. Ok, Blaine et moi n'avons pas résolu notre problème. Nous ne sortirons jamais ensemble, mais pour le moment, je veux juste vivre cet instant, rien qu'à nous deux. Je ris doucement lorsque cette idée me traverse l'esprit, moi qui ne suis pas du genre à vivre dans l'instant.
- À quoi penses-tu ?
Je secoue la tête. Je n'ai pas envie de lui parler de ma jalousie. Elle n'est pas légitime et je ne veux surtout pas avoir cette conversation.
- Allez, Kurt, dis moi.
Je secoue la tête encore une fois. Dans une pulsion très peu conforme à ses habitudes, il m'attrape par les hanches et commence à me chatouiller. Je hurle de rire et roule sur le lit à côté de lui. Il me chatouille jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer. Son rire éclate dans la chambre, c'est le son le plus beau que j'ai jamais entendu. Je ne l'ai jamais entendu rire comme ça et quelques chose me dit que peu de gens l'ont entendu. Malgré ses défauts, ses nombreux défauts, je trouve que j'ai de la chance de partager ce moment.
- Ok... Ok ! Je vais te le dire.
Il s'arrête.
- Tu fais le bon choix, me dit-il.
En baissant les yeux il ajoute :
- Mais attends une seconde, je dois changer de boxer.
Je rougis.
D'un tiroir de sa commode, Blaine sort un caleçon à carreaux bleus et blancs. Il le tient en l'air avec une expression dégoûtée.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Je le regarde, la tête appuyée sur le coude.
- Il est affreux.
Je rigole, mais j'ai la réponde à la question que je me posais plus tôt : il y a quelque chose dans cette commode. La mère de Finn ou le père de Blaine doivent avoir acheté des habits pour lui. Ce qui est triste, c'est de penser qu'il achètent des vêtements et remplissent les tiroirs dans l'espoir que Blaine viendra ici de temps en temps.
- Il n'est pas si mal.
Il n'a pas l'air persuadé ! Je doute qu'il existe quelque chose de mieux que ses boxers noirs habituels, mais encore une fois, je pense que rien ne peut être vraiment moche sur lui.
- Enfin, quand on n'a pas le choix... je reviens dans une minute.
Il sort de la chambre, vêtu de son caleçon mouillé.
Seigneur ! Et si Finn le voit ?
Quelle humiliation ! Il faut absolument qu'avant toute chose, je vois Finn demain matin pour lui expliquer la tournure des événements. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?
Ce n'est pas ce que tu crois. On a juste parlé et j'ai accepté de rester pour la nuit et, sans savoir comment, je me suis retrouvé en boxer et en t-shirt et je lui ai fait, peut-être pas une branlette mais quelque chose qui s'en rapproche beaucoup ?
On ne peut pas faire pire !
Je pose la tête sur les oreillers et regarde fixement le plafond. Je devrais me lever et aller vérifier mes messages, mais je ne le fais pas. Pour l'instant, la dernière chose dont j'ai besoin, c'est de lire les textos de Sam. Il doit probablement paniquer, mais pour être franc, tant qu'il ne dit rein à mon père, je m'en fiche un peu. Si je suis complètement honnête avec moi-même, je dois admettre que mes sentiments pour Sam ont changé depuis que j'ai embrassé Blaine pour la première fois.
Je sais que j'aime Sam. Je l'ai toujours aimé. Mais je commence à me demander si je l'aime vraiment comme quelqu'un avec qui je pourrais passer ma vie ou si je l'aime parce qu'il a toujours été une constante dans ma vie. Il a toujours été là pour moi et, sur le papier, nous sommes faits l'un pour l'autre. Pourtant, je ne peux pas ignorer ce que je ressens quand je suis avec Blaine. Pas simplement quand nous sommes l'un sur l'autre, mais aussi les sensations qu'il me procure rien qu'en me regardant, la façon dont je désire désespérément le voir, même quand il me rend fou de rage, et surtout la façon qu'il a d'occuper toutes mes pensées alors que je fais tout pour me persuader que je le déteste. Je n'ai jamais ressenti ça auparavant.
Je dois me rendre à l'évidence, je l'ai dans la peau. Je suis dans son lit au lieu d'être avec Sam.
Quand la porte s'ouvre, je suis arraché à mes pensées. Je lève les yeux et le découvre dans son nouveau caleçon à carreaux. Je rigole. Il est un peu trop grand et beaucoup plus long, mais il lui va bien.
- Il me plaît.
Je souris et il me fusille du regard avant déteindre la lumière et d'allumer la télé. Il revient sur le lit et s'allonge à côté de moi.
- Alors, qu'allais-tu me dire ?
J'ai un mouvement de recul. J'espérais qu'il allait oublier.
- Ne fais pas ton timide, tu viens juste de me faire prendre mon pied, je te rappelle.
Il m'attire plus près de lui. J'enfouis mon visage dans l'oreiller et il rit.
Je relève la tête et Blaine repousse une mèche de mes cheveux avant de poser un petit baiser sur mes lèvres. C'est la première fois qu'il m'embrasse aussi tendrement et, pourtant, ce baiser me paraît plus intime qu'avec la langue. Il repose la tête sur l'oreiller et zappe avec la télécommande. J'aimerais qu'il me prenne dans ses bras jusqu'à ce que je m'endorme, mais j'ai l'impression que Blaine n'est pas du genre câlin.
Je veux devenir un type bien pour toi, Kurt. Ses paroles prononcées plus tôt dans la soirée tournent dans ma tête et je me demande s'il les pendait vraiment ou si c'était seulement un effet de l'alcool.
- Est-ce que tu es encore soûl ? Je lui demande en posant la tête sur sa poitrine. Tout son corps se tend, mais il ne me repousse pas.
- Non, je pense que notre petit concours de hurlements dans le jardin m'a dessoûlé.
Une de ses mains tient la télécommande et l'autre reste maladroitement en suspens dans l'air comme s'il ne savait qu'en faire.
- Au moins, ça aura servi à quelque chose !
Il tourne la tête et baisse les yeux sur moi.
- Ouais, on peut dire ça.
Il finit par poser la main sur mon dos. C'est une sensation incroyable d'être dans ses bras. Même s'il me dit un tas de chose horribles demain, il ne pourra pas m'enlever ce moment. C'est ma nouvelle position préférée, ma tête sur sa poitrine et son bras sur mes épaules.
- En fait, je crois que je préfère le Blaine qui a trop bu, dis-je en bâillant.
- Vraiment ?
Il me regarde à nouveau.
- Ça se pourrait.
- Tu n'es pas très doué pour faire diversion. Maintenant, dis-le moi.
Bon je suppose que je n'ai pas le choix. Je sais qu'il ne vas pas lâcher l'affaire.
- Je pensais seulement à tous les mecs avec qui tu as... tu sais... fait des chose.
J'essai de cacher mon visage contre sa poitrine, mais il laisse tomber la télécommande sur le lit et relève mon menton pour m'obliger à le regarder.
- Pourquoi tu penses à ça ?
- Je ne sais pas... parce que je n'ai absolument aucune expérience contrairement à toi qui en as eu beaucoup. Dont Quinn fait partie.
Quand je les imagine ensemble tous les deux, ça me donne la nausée.
- Tu es jaloux, Kurt ?
Cela semble l'amuser.
- Non, bien sûr que non.
- Alors, ça ne t'ennuie pas si je te donne des détails, hein ?
- Non, ne fais pas ça, s'il te plaît.
Mon ton suppliant le fait rire et il me serre plus fort contre lui.
Il laisse tomber le sujet et je me sens soulagé. Je n'aurais pas supporté de l'entendre me raconter ses aventures en détail. Mes paupières s'alourdissent et j'essais de me concentrer sur l'écran de la télé. Je me sens tellement bien dans ses bras.
- Tu ne vas pas t'endormir au moins ? Il est encore tôt.
Je l'entends à peine dans mon demi-sommeil.
- Ah bon ?
J'ai impression qu'il est au moins deux heures du matin. Il était neuf heures quand je suis arrivé.
- Ouais, il est à peine minuit.
- Ce n'est pas si tôt que ça.
Je bâille à nouveau.
- Pour moi, si. Et puis j'ai envie de te renvoyer l'ascenseur.
Quoi ? oh.
Ma peau se couvre déjà de picotements.
- Tu as envie que je le fasse, je me trompe ?
Il ronronne et je déglutit.
Bien sûr que j'en ai envie. Je le regarde en essayant de cacher un sourire gourmand. Il le remarque et d'un mouvement vif et gracieux nous fait basculer, si bien qu'il se retrouve au-dessus de moi. Tout son poids repose sur un bras, son autre main descend. Je remonte une jambes sur le côté et plie le genou, sa main me caresse de la cheville jusqu'en haut de la cuisse.
- Tu est si doux.
Il recommence, me pince un peu la cuisse et, instantanément, ma peau se couvre de chair de poule. Il se penche et pose un baiser sur la face intérieure de mon genou, ma jambe sursaute. Il se met en riant entre mes jambes.
Qu'est-ce qu'il va faire ?
- Je veux savoir le goût que tu as, Kurt.
Les yeux dans les miens, il étudie ma réaction. Ma bouche s'assèche instantanément.
Pourquoi me demande-t-il la permission de m'embrasser, quand il sait qu'il peut le faire quand il veut ?
J'entrouvre les lèvres dans l'attente de son baiser.
- Non, là en bas.
Il pose la main sur mon entre-jambe qui est déjà gonfler. Mon manque d'expérience doit le stupéfier, mais au moins il se retient de sourire. Il me touche du doigt par-dessus mon boxer, il caresse doucement mon sexe.
- Tu es déjà dur pour moi.
Sa voix est plus rauque. Son souffle chaud passe sur mon oreille et il fait courir sa langue sur le bord de mon lobe.
- Parle-moi, Kurt. Dis-moi à quel point tu en as envie.
Il a un petit sourire et je me tortille quand il appuie sa caresse sur ma zone sensible.
L'embrasement de mon corps à ce contact me laisse sans voix. Au bout de quelques secondes, il retire sa main. Je pousse un gémissement frustré.
- Je voudrais que tu continues, dis-je d'un ton plaintif.
- Tu n'as rien dit.
Son ton blessant me fait reculer. Je n'ai pas envie de ce Blaine-là. J'ai envie de Blaine facétieux qui rit tout le temps.
- Ça se voit, non ?
Je fais un mouvement pour m'asseoir. Il se redresse et s'assied sur mes cuisses, faisant porter tout son poids sur ses genoux écartés. Il effleure mes cuisses du bout des doigts et mon corps réagit immédiatement, mes hanches se soulèvent pour aller vers les siennes.
- Dis-le.
Il sait très bien ce que je veux. Il veut simplement que je le dit à haute voix. Je hoche la tête, mais il agite son index devant mon nez.
- Pas de ça, dis-moi tout simplement ce que tu veux, Bébé.
Il s'écarte de moi. Dans ma tête, je pèse le pour et le contre. Est-ce que l'humiliation de dire à Blaine que je veux qu'il... m'embrasse là en bas, vaut la sensation que j'éprouvais quand il le fera ? Si c'est aussi bon que ce qu'il m'a fait avec les doigts la dernière fois, alors oui, cela en vaut la peine. Je tends les bras et l'attrape par les épaules pour l'empêcher de s'éloigner. Je réfléchis trop, je le sais, mais mon esprit refuse de s'arrêter.
- Je veux que tu le fasse.
Je m'approche de lui.
- Que je fasse quoi, Porcelaine?
Il me fait marcher. Il sait exactement ce qu'il fait.
- Tu sais bien... que tu m'embrasses.
Son sourire s'élargit. Il se penche vers moi et me plante un petit baiser sur les lèvres. Je lui rends son sourire. Il pose un autre baiser sur mes lèvres.
- C'est ça que tu voulais ?
Il me nargue et je lui frappe le bras. Il veut que je le supplie.
- embrasse-moi... là, en bas.
Je m'empourpre et me couvre le visage des mains. Il les écarte en riant et je fronce les sourcils.
- Tu fais exprès de me faire rougir.
Ses mains sont toujours sur les miennes.
- Je ne veux pas te faire rougir. Je veux seulement t'entendre dire ce que tu veux de moi.
- Oh ! C'est bon, Blaine.
Je pousse un profond soupir. Parce que je réellement gêné et que peut-être mes hormones partent dans tous les sens et perturbent mes sentiments, en tout cas maintenant c'est trop tard et je suis énervé par son ego et son incessant besoin de me faire marcher. Je me retourne sur le côté, en lui tournant le dos, et je tire la couverture sur moi.
- Hé ! Je suis désolé.
Je ne réponds pas. Je sais qu'en partie ce qui m'énerve c'est de constater que la fréquentation de Blaine a fait de moi l'ado typique, travaillé par ses hormones.
- Bonne nuit, Blaine.
Je l'entends soupirer. Il marmonne quelque chose entre ses dents, quelque chose comme ''d'accord !''
mais je ne lui demande pas de répéter. Je m'oblige à fermer les yeux et j'essaie de penser à autre chose qu'à la langue de Blaine ou à la façon dont il m'entoure de ses bras au moment où je m'endors.
J'ai chaud, trop chaud. J'essaie de repousser les couvertures, mais elles résistent. Quand j'ouvre les yeux, les événements dans la soirée me reviennent. Blaine qui me crie dessus dans le jardin, son haleine chargée de whisky, le verre cassé dans la cuisine, Blaine qui m'embrasse, Blaine qui gémit sous ma caresse, son boxer trempé. J'essaie de me relever, mais il est trop lourd. Sa tête posée sur ma poitrine et son bras passé autour de ma taille, tout son corps recouvre le mien. Je suis surpris, il doit avoir bougé dans son sommeil. Il faut bien admettre que je n'ai pas envie de quitter ce lit, de quitter Blaine, mais je dois le faire. Il faut que je retourne à ma chambre. Sam m'attend là-bas. Sam. Sam.
La main sur son épaule, je repousse Blaine doucement en le faisant rouler sur le dos. De lui-même, il se remet sur le ventre en grognant mais sans se réveiller.
Je me lève rapidement et ramasse mes vêtements éparpillés sur le sol. Avec ma lâcheté habituelle, je préfère sortir d'ici avant qu'il se réveille, j'imagine que cela ne le dérangera pas. Et au moins, si je m'en vais, il ne gaspillera pas son énergie à essayer de me vexer délibérément. C'est mieux comme ça pour nous deux. Tout est différent à la lumière du jour, sauf l'évidence de notre belle soirée. Quand Blaine se rappellera le plaisir d'avoir été ensemble cette nuit, il éprouvera le besoin de se montrer super abject pour se rattraper. Il fonctionne comme ça, mais ce sera sans moi cette fois. Pendant un instant, j'ai cru que la nuit passé ensemble le fera changer d'avis, que ça lui donnerait envie d'aller plus loin avec moi. Mais, on fond, je sais bien à quoi m'en tenir.
Je plie soigneusement son t-shirt et le pose sur la commode puis je remet mon pantalon.
Ma chemise est froissé d'avoir passé la nuit par terre mais c'est bien le dernier de mes soucis pour l'instant.
J'enfile mes chaussures et, la main sur la poignée de la porte.
Un dernier regard, ça ne peut pas faire de mal.
Je me retourne vers Blaine endormi. Ses cheveux bouclés sont étalés sur l'oreiller et son bras pend maintenant sur le côté du lit. Il a l'air si paisible, il est trop beau malgré les piercings de son visage.
Je me tourne vers la porte et j'appuie sur la poignée.
- Kurt ?
Mon cœur défaille. Je me retourne lentement vers lui, prêt à affronter le regard furieux de ses yeux noisettes. Mais ils sont fermés, les sourcils froncés, il dort toujours. Je suis à la fois soulagé parce qu'il n'est pas réveillé et triste parce qu'il a crié mon nom.
L'a-t-il vraiment fait ou bien est-ce que j'entends des voix ?
Rapidement je sors de la chambre et ferme la porte sans bruit. Je ne sais pas du tout comment sortir de cette maison. Alors je fonce tout droit dans le couloir et ouf ! Je trouve l'escalier sans difficulté. Je descends à pas feutrés et manque de percuter Finn. Mon pouls s'accélère tandis que je cherche quelque chose à dire. Il scrute mon visage sans un mot, attendant une explication, je suppose.
- Finn.. je …
Je ne sais pas quoi dire.
- Tu vas bien ? Dit-il d'un air inquiet.
- Oui, ça va. Je sais ce que tu dois penser...
- Je ne pense rien. Je te remercie vraiment d'être venu. Je sais que tu n'aimes pas Blaine, et j'apprécie vraiment que tu sois venu pour m'aider à le calmer.
Il est si gentil. Trop gentil. J'ai envie qu'il me dise qu'il est dégoûté que j'ai passé la nuit avec lui et que j'ai laissé mon copain seul dans ma chambre toute la nuit après avoir emprunté sa voiture pour venir au secours de Blaine. Au moins, je pourrais me sentir aussi coupable que je le devrais.
- Alors vous êtes réconciliés, Blaine et toi ?
Je hausse les épaules.
- Je ne sais pas en fait. Je ne sais pas ce que je fais. Il est... il..
Je fonds en larme. Finn me prend dans ses bras pour me réconforter.
- Tout va bien. Je sais qu'il peut être vraiment infect, dit Finn d'une voix douce.
Attends... il doit penser que je pleure parce que Blaine m'a fait quelque chose d'horrible. Il ne viendrait probablement jamais à l'idée que je pleure parce que j'ai des sentiments pour lui.
Je dois absolument sortir de cette maison avant d'anéantir la bonne opinion qu'il a de moi et avant que Blaine se réveille.
- Il faut que j'y aille. Sam m'attend.
Finn me fait un sourire compréhensif avant de me dire au revoir.
Je remonte dans la voiture de Sam et rentre à la résidence universitaire aussi vite que possible. Qu'est-ce que vais lui dire ? Je sais que je lui dois une explication, je ne peux pas lui mentir. Je préfère ne pas imaginer le mal que je vais lui faire. Je suis vraiment infect de lui avoir fait ça. Pourquoi est-ce que je n'ai pas pu m'éloigner de Blaine, tout simplement ?
J'ai à peu pr!s réussi à me calmer quand je me gare sur le parking étudiant. Je marche lentement, me demandant comment je vais affronter Sam.
Quand j'ouvre la porte de la chambre, je le trouve allongé sur mon petit lit, les yeux fixés au plafond. Il sursaute en me voyant entrer.
- Seigneur, Kurt ! Où as-tu passé la nuit ? Je n'ai pas arrêté de t'appeler.
C'est la première fois que Sam élève la voix sur moi. Il nous est déjà arrivé de nous chamailler mais là il me fait un peu peur.
- excuse-moi. Je suis vraiment désolé. Je suis allé chez Finn parce que Blaine était soûl et qu'il cassait tout dans la maison, et le temps a passé, je suppose, et quand on a fini de tout nettoyer et de remettre en ordre il était vraiment tard, et je n'avais plus de batterie.
Je n'en reviens pas moi-même de pouvoir lui mentir d'une façon aussi éhonté, quand je pense à toutes les fois où il a été là pour moi. Je sais que je lui dois la vérité, mais je ne peux pas me résoudre à lui faire du mal.
- Pourquoi tu n'as pas pris le téléphone de quelqu'un d'autre ?
Il est furieux, mais il marque une pause.
- Laisse tomber... Alors Blaine cassait tout ? Et toi, tu vas bien ? Pourquoi es-tu resté la-bas s'il était violent ?
J'ai l'impression qu'il me pose mille questions à la fois et je ne sais plus où j'en suis.
- Il n'était pas violent, il était soûl. Il ne me ferait aucun mal.
Je pose la main sur ma bouche, je voudrais pouvoir ravaler ces derniers mots.
- Que veux-tu dire par il ne te ferait pas de mal ? Tu ne le connais même pas, Kurt.
Il s'avance vers moi brusquement.
- Je veux seulement dire qu'il ne me ferait pas de mal, physiquement, tu vois. Je le connais assez pour en être sûr. J'essayais de rentre service à Finn, qui était là, lui aussi.
En fait, Blaine est tout à fait capable de me faire du mal, émotionnellement. Il l'a déjà fait et je suis sûr qu'il ne se gênera pas pour recommencer. Et moi, je suis là, en train de le défendre.
- Je croyais que tu arrêter de fréquenter ce genre de personne ? Tu me l'avais promis, et à ton père aussi, non ? Kurt, ils ont une mauvaise influence sur toi. Tu t'es mis à boire et à traîner dehors le soir, et tu m'as laisser tomber toute la nuit, je ne sais même pas pourquoi tu m'as fait venir si c'était pour t'en aller en me plantant là.
Il s'assied sur le lit et prend la tête dans les mains.
- Ils ne sont pas mauvais. Tu ne les connais pas. Depuis quand es-tu si moralisateur ?
Je devrais le supplier de me pardonner pour l'avoir traité comme ça, mais je ne peux pas m'empêcher d'être irrité par la façon dont il parle de mes copains.
Surtout Blaine.
Je voudrais tellement là giflais ma conscience.
- Je ne suis pas moralisateur, mais tu ne serais jamais sortis avec des gothiques avant.
- Quoi ? Ce ne sont pas des gothiques, Sam, ils sont seulement eux-mêmes.
Je suis au moins aussi étonné que Sam par mon ton provocateur.
- Eh bien, en tout cas, je n'aime pas que tu sortes avec eux, tu as changé à leur contact. Tu n'es plus le Kurt dont je suis amoureux.
Je me rends compte qu'il n'y a aucune méchanceté dans sa voix, seulement de la tristesse.
- Écoute Sam...
À ce moment précis, la porte s'ouvre violemment. Mon regard suit les yeux de Sam qui découvrent un Blaine furieux entrant en trombe dans la chambre. Je regarde Blaine, puis Sam, puis Blaine à nouveau. Impossible d'imaginer que les choses puissent bien tourner.
Et voilà le chapitre 10 est terminé. j'espère que ça vous a plus. Le prochain chapitre sortira le 18 février.
À bientôt :)
