Enfin le chapitre 9 ! J'ai eu vraiment beaucoup de mal pour l'écrire, mais c'est fait ! J'espère qu'il vous plaira.
Merci pour vos reviews ! C'est un plaisir de vous lire.
Sophie : J'ai finit d'être sadique pour le moment, mais ça risque de revenir lol
Tikasoft : Je pense que les prochains Lemons seront encore plus porteurs d'idées salaces mdr A vous d'en faire ce que vous voulez après !
mafrip : Tout le monde a eut chaud je crois, moi la première lol
cathou : leur amour et leur passion peut enfin déborder et crois moi, ils n'ont pas finit de nous donner chaud !
bebe8669 : Je me suis éclatée oui. Même si parfois la température chez moi augmentait terriblement !
Mayline : Tu peux dire que les prochains le seront encore plus ! mdr
TataDomi : Contente que tu sois convaincue, j'espère que tu le seras par celui là aussi, même s'il est moins lemon.
liliputienne : T'as toujours chaud toute façon toi ! Je vais te faire un chapitre glaçon rien que pour toi ! lol
fan-par-hasard21 : Mais moins que le prochain lemon !
Baby07 : En même temps c'est Edward mdr Talentueux, imaginatif, passionné et j'en passe !
kalika-ma : mais encore ? lol
Crisou : Ah vous formez une belle paire d'obsédées avec Jess mdr mais je vous en veux pas, je suis pire !!
Dodo : Je me demande comment ça se fait qu'il fasse aussi chaud chez mes lectrices lol Je vais ptet calmer un peu les ardeurs des deux z'oizox ! Je ne voudrais pas être responsable d'une combustion collective !
indosyl : Perso moi la nuit je dors hein (quoique des fois c'est pire qu'Edward et Bella :p )
Gaelle51 : J'ai pris note et je vais tenter de moins leur faire dire. Merci à toi !
Dawn266 : Oui j'ai fait les 2 POV séparés, je préfère même si c'est plus dificile à écrire. Merci !
Galswinthe : Ah toi aussi douche roide ? lol
Roselamignone ! Merci !
lena -lna933- : J'espère que tu apprécieras aussi le POV d'Edward. Merci à toi !
Coeur2crystal : La suite c'est maintenant !
Abby915 : Merci !
yellowstone69 : Vraiment très touchée que tu ais pris le temps de passer me lire. Je sais combien il est difficile de passer après ANB, qui est vraiment une fic parfaite à mon sens. Que tu aimes en plus me touche énormément ! Un grand merci à toi, j'espère que les chapitres suivants te plairont autant !
Cindy TPA : Ah cette voix OFF ! C'est ma meilleure amie ! Puis Bella sans elle ne serait pas MA Bella lol Merci à toi !
Fleur : Tout plein de reviews de ta part ! Trop top ! J'arrête de te faire languir, voilà la suite !!
Un merci tout particulier à mes "fans" de Twilight France qui me motivent et m'encouragent a continuer, malgré mon état de fatigue avancé et le temps qui me manque de plus en plus.
Sans oublier Stephenie Meyer qui a rendu tout ça possible en créant les personnages de Twilight !
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Chapitre 9 – Tokyo Hotel, Abba and Co
"You make me sick
Because I adore you so
I love all the dirty tricks
And twisted games you play
On me"
Ce baiser fut le dernier aussi passionné de notre folle nuit. Edward avait été fabuleux !
J'étais encore à des années lumière de la réalité qui nous attendait en bas et je n'avais pas envie de le quitter.
- Mon amour ? Aie ! Pourquoi devait-il me ramener sur terre ?!
- Hmm.
- On devrait s'habiller... Alice et Jazz nous attendent...
- On est obligés ?
- Malheureusement. Soupira-t-il.
C'était visiblement aussi difficile pour lui que pour moi. Soit ! Puisque nous n'avions pas le choix !
Je sortis de la douche, m'enroulant dans une serviette. Edward me suivit, me serrant aussitôt dans ses bras, caressant ma nuque avec son nez.
- Va t'habiller tentatrice ! Ou je ne réponds plus de moi !
- D'où je t'ai tenté là ?
- Ton corps à lui seul est la plus grande des tentations !
- Si tu le dis ! Mais t'es pas obligé de te frotter contre moi à la moindre occasion si tu ne résistes pas.
- Qui t'as dit que je n'y arrivais pas ? Ce n'est pas parce que je résiste au vin que je n'ai pas le droit d'en humer le bouquet.
- C'est la première fois qu'on me compare à un vin ! On me l'avait jamais faite celle là ! Je retenais difficilement mon rire, il avait l'air tellement sérieux.
- Tu es le meilleur des vins ! Celui dont on ne peut plus se passer, une fois qu'on y a goûté. Pire ! Tu es la plus puissante des drogues et je suis totalement accro !
- Une désintox s'impose jeune homme ! Dis-je faussement outrée.
- Oserais-tu m'enfermer dans un endroit inconnu loin de toi ?
- Tout bien réfléchit, je pense que ça serait une mauvaise idée, je serais obligée de te piquer ton cheval pour venir te sauver. Rappelle toi la dernière fois que j'ai voulu t'aider, on a finit par être pris à notre propre piège ! Je repensais à la partie de base-ball et à notre nuit. Le plan de travail ! Oh mon dieu ! Je venais tout juste de réaliser.
- Toi sur un cheval ? Il avait les yeux écarquillés, se mordant les joues pour ne pas rire.
- Ok... je t'autorise à te moquer de moi. Dis-je levant les yeux au ciel. Je l'avais bien cherché après tout !
Il explosa de rire. Je le regardai un moment, avant d'en faire autant. Il faut bien avouer que l'idée même de me voir sur le dos d'un cheval était tordante. Moi qui avais du mal à simplement tenir assise normalement sur une chaise, sans que celle-ci décide de se casser et que je me retrouve par terre.
Edward se calma et me serra un peu plus contre lui, ses bras autour de ma taille.
- Cette nuit a été fabuleuse. La plus belle de mon existence. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée. Il me fit alors le plus merveilleux des cadeaux. Comme ce premier soir avec Rose et Jazz, il commença à chanter... Hopelessly, I love you endlessly, hopelessly, I'll give you everything, I wont give you up, I wont let you down and I wont leave you falling, but the moment never comes... Je t'aime Bella...
Sans que je puisse les contrôler, mes larmes s'étaient mises à couler, ma gorge était nouée.
Il avait le don de me faire sentir vivante, épanouie. J'étais la plus heureuse des femmes depuis que j'avais mis les pieds dans cette ville.
Il posa un doigt sous mon menton, pour amener mon visage près du sien. Du pouce il essuya les larmes de mes joues et il posa délicatement ses lèvres sur les miennes.
Avec ce baiser, bien que plus doux que tous ceux échangés jusque là, il me confirmait ce qu'il venait de dire. J'y ajoutais mes sentiments et très vite nous nous retrouvions à haleter, nos corps dansant l'un contre l'autre.
Quand il se sépara de moi, il soupira. D'une main je caressais sa joue, l'autre massait doucement sa nuque.
- On devrait y aller. Dis-je vraiment désemparée.
- On devrait oui...
- Tu vas me manquer...
- Toi aussi. Je vais aller m'habiller et dés que j'ai finis, je te rejoins dans ta chambre.
- Ok... fais vite...
- Promis.
Un dernier baiser et il passa par la porte donnant sur sa chambre. Aussitôt un grand sentiment de solitude s'empara de moi. Je devais m'occuper et surtout penser qu'il serait très vite près de moi.
J'allais dans ma chambre et me plantais devant mes valises.
Bien... journée shopping, donc quelque chose de facile à enlever et à remettre pendant les essayages !
Robe et ballerines ! Mouais, mais laquelle parmi toutes celles qui garnissaient les valises ?
J'en trouvais une parfaite. Le bas parme et le haut blanc, assez décolleté. J'eus à peine le temps de l'enfiler, que déjà Edward frappait à ma porte.
- Entre. Ce qu'il fit, se figeant aussitôt la porte refermée. Quoi ? J'ai une tâche quelque part ? Demandais-je en baissant les yeux sur ma robe.
- Non... tu es... mon dieu Bella ! Je... tu es éblouissante dans cette robe. Et voilà ! Je piquais un phare ! J'aurais pourtant dû être habituée aux compliments d'Edward, mais non ! A chaque fois mes joues s'enflammaient ! Vraiment gênant !
- Oh... euh... merci...
"Bravo Bella ! Tu as trouvé une seconde voyelle !
Merde ! T'es toujours là toi ?
Bah oui ! Sympa l'accueil !
Je te croyais morte depuis le temps.
Non. J'étais très occupée à profiter par procuration, de la bête de sexe !
Pour une fois je suis d'accord avec toi !
Sur quel sujet ?
La bête de sexe !"
Edward s'approcha pour m'enlacer, avant de déposer ses lèvres sur les miennes dans un baiser passionné, qu'on approfondit rapidement.
D'un seul coup je me retrouvais seule et quand j'ouvris les yeux, ce que je vis fit monter en moi une puissante colère.
- Alice ! Tu peux me dire à quoi tu joues là ?! Apparemment et vu comment elle tenait Edward, elle l'avait arraché sauvagement à notre étreinte ! Gonflée quand même !
- Si j'étais pas intervenue, vous seriez resté collés toute la journée et on à une tonne de choses à faire je te signale !
- Mais tu te prends pour qui Alice ?! Si j'ai envie de rester collée à Edward pour le reste de ma vie, c'est MON problème pas le tien !
- Bella... c'est pas grave. Dit Edward.
- Oh que si c'est grave ! Pour une fois que je trouve quelqu'un qui ne fait pas que jouer avec moi, qui m'accepte telle que je suis et qui ne pense pas qu'à mon cul, je voudrais pouvoir profiter de sa présence comme je l'entends ! Et si ça implique de passer mon temps à faire l'amour avec lui, cette petite chose véritablement insupportable n'a pas à s'en mêler !!
Edward me regardait, les yeux brillant de désir et un sourire coquin aux lèvres. De quoi faire immédiatement retomber ma colère.
Alice l'avait lâché et par contre était horrifiée. Tant mieux ! J'en avais assez de ses comportements abusifs !
- Passer ton temps à faire l'amour avec moi hein ? Il s'était placé derrière moi, enserrant ma taille et sa bouche était tout contre mon oreille.
- Et pas que ça... Répondis-je en l'embrassant. Puis je me tournais de nouveau vers Alice. On allait descendre quand t'es arrivée. Pas nécessaire de faire ton colonel !
- Il n'empêche que ! Edward... Jake a appelé, comme tu ne répondais pas sur ton portable, il a téléphoné sur le fixe et j'ai répondu. T'as 1h de retard ! Râla Alice
- Oh merde. Mon amour, je dois y aller si je veux me libérer tôt.
- Ok... dis-je à moitié désespérée.
- Ne sois pas triste s'il te plait... ça va passer vite.
- Bouge Edward ! Où je te sors en te bottant les fesses !
- Alice lâche moi bordel ! Va rejoindre ton mec en bas et laisse moi dire au revoir comme il faut à Bella ! Si lui aussi commençait à s'énerver, Alice allait passer un mauvais quart d'heure !
- Non ! Je reste là ! Têtue !
- Tant pis pour toi ! Il passa devant moi, prenant mon visage dans ses mains pour m'embrasser avidement. Son bassin frottait contre le mien et je sentais son sexe durcir très vite.
Lâchant mon visage, ses mains remontèrent ma robe sur mes cuisses. Une d'elle glissa sur mon string, caressant mon sexe. J'étais déjà trempée et j'ondulais sous ses mains. J'agrippais ses cheveux, gémissant contre ses lèvres. D'un coup d'œil, je vis mon amie quitter la pièce et refermer la porte. Enfin seuls !
- Elle est partie Edward...
- Et alors ?
- Tu peux arrêter...
- J'ai envie de toi Bella et je ne m'arrêterais pas ! Il m'enleva ma robe, la posant correctement sur le lit. Je ne voudrais pas la froisser. Dit-il d'une voix moqueuse.
- J'ai une valise remplie de robes Edward.
- Intéressant... dit-il en reprenant ma bouche.
D'une main il défit mon soutien gorge, de l'autre il m'aida à enlever mon string. Il déboutonna son jean, le fit descendre sur ses jambes avec son boxer et je l'aidai à enlever son t-shirt.
Une fois nus, il me souleva. Mes jambes vinrent entourer sa taille et je me frottais sur son érection. Il me colla au mur avant de me pénétrer sauvagement.
Ses coups étaient puissant, sans sa bouche contre la mienne, je pousserais de grands cris, tellement j'aimais ce qu'il me faisait. J'aimais quand il était impatient et aussi dur en moi.
Très vite je sentis le plaisir m'envahir, mes parois se resserrèrent sur lui et je lâchais sa bouche pour pousser un râle bruyant. Aussitôt, Edward explosa et je sentis se déverser en moi en grognant férocement.
En haletant il embrassa mon cou, mes épaules pour finir sur ma bouche. Quand il se sépara de mes lèvres, nous étions véritablement essoufflés. Mon cœur battait à un rythme effréné, tout comme le sien, que je sentais contre ma poitrine.
- Tu me rends fou Bella... murmura-t-il dans mon cou. Je n'ai jamais autant eu envie d'une femme. Si je pouvais je resterais en toi tout le temps !
- Ce programme me tenterait assez, figure toi. Je t'aime Edward.
- Je t'aime...
- EDWARD ANTHONY CULLEN ! Si tu ne sors pas de cette chambre immédiatement je te jure d'appeler Emmett pour qu'il vienne t'en sortir par la force !
- Pas besoin de l'appeler, je l'ai déjà fait ! Cria Edward. Je le regardais interrogative. Surprise. Il me fit un clin d'œil. Laisse-moi le temps de m'habiller, Alice, et je sors botter tes fesses de lutin insupportable !
- Ouuuuh j'ai peur ! Dit mon amie à travers la porte. Nous éclations de rire.
Edward ramassa mes sous vêtements et m'aida à les passer, puis se rhabilla rapidement.
- Bella, j'ai pris rendez-vous pour faire le test demain. On a pas mis de préservatif cette fois encore.
- Je sais... merci Edward... je l'embrassais pour le remercier.
Quand nous sortions, Alice et Jasper étaient assis dans le couloir, adossés au mur.
Jasper affichait un air désespéré, Alice elle, semblait en colère.
- Bon courage Jasper ! Dis-je dédaigneuse, en passant devant eux sans m'arrêter. Edward rigola.
- Tu ne sais pas dans quoi tu t'es engagé vieux !
- Merci ! Mais si vous y mettiez un peu de bonne volonté, on en serait pas là ! Jasper jouait le mec fâché, mais je voyais bien qu'il se retenait de rire.
Edward eu tout juste le temps de m'embrasser une dernière fois, avant qu'Alice se lève et le tire dans les escaliers. Je suivais maladroitement et quand j'arrivais en bas, elle mettait les clés et le portable dans les mains d'Edward, le poussant vers la porte. Il me regarda en rigolant et en me faisant signe qu'il allait m'appeler. Des lèvres il mima un "je t'aime" puis disparu.
Jasper partit peu de temps après. Rose l'avait appelé et elle semblait impatiente elle aussi. Décidément !
- Bella, tu peux garder un secret ?
- Genre tu me connais pas Alice !
- Euh... oui, pardon...
- Alors ?
- Cet après midi on va aller chercher mes parents et ceux d'Edward à l'aéroport ! Dit-elle en sautant partout, sa voix montant dans les aigus.
- QUOI ?! Mais c'est génial Alice !! Edward va être fou de joie ! Je me mis moi aussi a jouer les Tigrou, attrapant les mains d'Alice. Nous faisions des bonds partout en tournant autour du canapé.
Pour avoir senti la tristesse d'Edward quand il avait parlé de ses parents, je savais qu'il allait être heureux quand il les verrait. Je sentais que ce 4 Juillet allait être inoubliable !
J'allais revoir mes parents de cœur et mon frère aussi, d'après ce que j'avais compris ! J'étais aux anges ! Tous ceux que j'aimais seraient avec moi et j'allais rencontrer les parents d'Edward. Oups ! Je m'arrêtais de sauter d'un coup !
Alice me regarda sans comprendre.
- Euh... tu as bien dit que les parents d'Edward vont arriver ?
- Oui...
- Aie !
- Bella ? Oh ! Bella... Eleazar et Carmen sont vraiment adorables ! Ils seront heureux de voir à quel point tu as changé leur fils. De taciturne et sauvage, tu en as fait un homme souriant et heureux de vivre ! J'en parlais avec Rose et Jazz cette nuit. Il est transformé ! Il est redevenu celui qu'il était avant de se marier avec... l'autre pétasse ! Vous vous faites du bien mutuellement. Et puis... je suis vraiment très très heureuse de voir ce sourire niais sur vos visages. Je vous aime tellement tous les deux, que ça me faisait mal de vous voir souffrir autant. Je la pris dans mes bras, la serrant vraiment très fort. Bella, tu m'étouffe sauvage !
- Oh pardon.
- N'aies aucune crainte ma Bella, ils vont t'aimer !
- Si tu le dis.
- Fais-moi confiance. Dit-elle avec un clin d'œil. Bon ! Le temps passe et on a des tonnes de choses à faire ! On y va !
En attrapant mon sac, elle me tira dehors. Nous hélions un taxi et partions en expédition !
Alice m'entraina dans un nombre incalculable de magasins ! Commençant par une boutique de vêtements plutôt surprenante. Idéale pour tous les Emos du monde entier !
Il y avait de tout, t-shirts, jeans, maquillage, bijoux et faux piercings. Je ne comprenais rien, jusqu'à ce qu'elle m'explique.
- Rose et Jazz ont prévu des trucs plutôt sympa pour ce soir et principalement une partie caricature.
- Comment ça ?
- Et bien... les garçons vont faire Tokyo Hotel. J'éclatais de rire. Avec Carlisle et Eleazar. Là je me pliais carrément en deux ! Esmée va faire Barbra Streisand. OH MON DIEU ! Carmen, Céline Dion. Je m'étouffais presque de rire. Et nous, nous serons Abba. Je venais de m'étaler par terre tellement je rigolais !
Le vendeur, un jeune homme aux cheveux dressés sur la tête et aux yeux maquillés de noir, nous regardait bizarrement.
Alice me laissa affalée par terre et parti avec lui, expliquant ce qu'elle voulait. A mon avis, elle aussi avait compris qu'Emmett serait là, vu les gestes qu'elle faisait.
Ses bras étaient écartés, puis elle en leva un très haut au dessus d'elle en se mettant sur la pointe des pieds.
Je me relevais difficilement, mes côtes me faisaient mal, tout comme mon ventre.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ris.
Il fallait bien avouer que depuis que j'avais débarqué à New York, ma vie avait prit un tournant des plus agréables.
J'avais pour petit ami un homme merveilleux et vraiment très beau. De plus il était vraiment très intelligent et doué, ce qui ne gâchait rien.
Cette nuit entre deux séances de câlins, nous avions pas mal parlé, de lui, de moi, de ce que nous aimions ou détestions. Ces moments avaient été agréables et très complices.
Il aimait la littérature autant que la musique, il s'intéressait aussi beaucoup à ce que je faisais, me posant des questions sur les jeux que j'avais inventé et pourquoi j'avais choisi cette voie.
Quand je lui dis que c'était un défis personnel, il voulu en savoir plus. Je lui expliquais alors qu'au départ, j'avais opté pour un cursus littéraire, mais que, étant donné mes facilités dans ce domaine, finalement je n'en avais vu un réel intérêt. Je m'étais donc orienté vers l'informatique, où à mon grand étonnement, j'avais excellé. Depuis j'en avais fait mon métier et mon patron était prêt à tout pour me garder.
C'était ma vie à ce moment là. Complètement concentrée sur mon métier, ma passion, pour oublier le reste, sans vraiment y arriver.
Mais depuis 3 jours, je voulais avancer, ne plus penser à ce qui m'avait détruite. Grâce à Edward, je savais que la vie pouvait et valait la peine d'être vécue.
Mes idées morbides s'en étaient allé très loin, laissant la place à des envies, des projets et un futur que j'entrevoyais moins sombre.
Même s'il n'était pas encore au beau fixe, mon ciel s'était éclaircit, c'est donc avec un grand sourire, que je rejoignais Alice.
- Ah Bella ! Aide-moi à trouver une tenue pour Edward ! J'ai celle d'Emmett, de mon père et de mon oncle, il ne me reste plus que lui et je trouve pas !
- Pourquoi donc ?
- C'est lui qui va faire le chanteur ! A cette idée, je sentais l'envie de rire me reprendre, mais devant le regard courroucé d'Alice, je me retins.
- Ok. Dis-je me raclant la gorge, pour retrouver mon calme. Comment il s'habille déjà lui ?
- J'en sais fichtre rien ! J'écoute pas ce truc moi !
- Parce que tu crois que moi je passe ma vie à écouter Tokyo Hotel ?! Cette fois je ne pouvais plus me retenir et mon rire explosa. Alice me rejoignant très vite. Cependant, la réaction du vendeur nous fit passer toute envie de prolonger !
Il était outré et pour se venger, passa un long moment à nous raconter la vie de Bill Kaulitz, son frère (nda : ah ils sont frères ?! Merci Wikipédia pour les infos lol) et des autres membres du groupe. Ce dont Alice et moi nous foutions totalement, mais les indications vestimentaires qu'il nous donna après, nous aidèrent dans notre choix.
Après avoir refait la tenue d'Em' et trouvé ce qu'il fallait pour Edward, nous sortîmes du magasin à moitié écroulées de rire !
Avec tout ça, nous devions trouver un autre rôle pour Eleazar. Ne le connaissant pas, je laissais Alice s'en occuper.
- Michael Jackson lui ira comme un gant !
- Si tu le dis Lili. Dis-je rigolant toujours.
- Tu sais quoi Bella ?
- Nan.
- Je ne t'avais pas entendu rire depuis pas mal de temps !
- Cette ville est un vrai miracle Lili.
- Cette ville ou mon cousin ?
- Les deux mon capitaine, les deux ! Et nous repartîmes à rire.
La fin de matinée se passa comme elle avait commencé. En riant ! Nous avions essayé tout un tas de robes et de tenues différentes pour nous, mais aussi pour Rose, Carmen et Esmée.
Le pire fut les perruques ! Celles des garçons étaient toutes trouvées et le délire qu'on s'était tapées resterait à jamais gravé dans ma mémoire. Alice comme son frère et le reste de sa famille, parlait allemand couramment, mais moi, non. Pourquoi ce groupe ne chantait pas en Coréen ou en Japonais ? C'était des langues que je maitrisais parfaitement, tout comme l'Italien, le Chinois et le Français. Mais l'Allemand ! Beurk ! Vint enfin le tour d'Eleazar, nous lui avions trouvé une perruque Afro, un gant blanc à paillettes et surtout la réplique de la veste de Michael Jackson dans cette chanson ! D'après Alice il serait parfait dans le rôle !
Sans nous en rendre compte, nous nous étions retrouvés pile devant l'immeuble où se trouvaient les studios.
Alice me regarda et en prenant ma main, nous fit entrer. Le hall était grand, sans pour autant virer au somptueux, par contre la fille à l'accueil semblait totalement déplacée dans cet endroit sobre.
Blonde, parfaitement maquillée, bien que trop, habillée d'un chemisier laissant entrevoir ses seins plus que volumineux et le sourire qu'elle affichait était aussi froid qu'hypocrite.
Quand nous approchions, elle nous toisa avec dédain, ce qui me donna envie de la frapper. Reste calme Bella !
- Vous désirez ?
- Nous souhaitons voir Mr Cullen
- Je suis désolée mais Mr Cullen est en pleine séance d'enregistrement et je ne peux pas le déranger.
- -Oh mais je suis sûre que si vous lui dites que sa cousine et sa petite amie l'attendent en bas, il vous dira qu'il a tout le temps possible. Je sentais qu'Alice commençait à s'énerver elle aussi.
- Si vous saviez le nombre de personnes qui se prétendent de sa famille ou encore d'être sa petite amie ! Ok... elle l'avait cherché ! Je pris mon téléphone et cherchais le numéro d'Edward dans mon répertoire. Une fois celui-ci trouvé, j'appuyais sur la touche d'appel. Je savais qu'il répondrait, mais ne m'attendais pas à ce que ce fut aussi vite !
*Bella ! Si tu savais comme tu me manques ! Jake viens juste de partir et j'allais t'appeler pour savoir si je pouvais venir vous rejoindre.*
Et bien ! On peut dire que je lui avais véritablement manqué ! Il avait parlé avec urgence et je n'avais même pas pu en placer une !
*Coucou Edward ! Et bien justement... on est en bas avec Alice.*
*En bas ? Comment ça ?*
*Et bien on s'est aperçues qu'on était arrivées juste devant les studios et on s'est dit qu'on pourrait venir te déranger.*
*Bella, tu sais très bien que tu ne me dérange pas ! Pourquoi vous n'êtes pas montées directement ?*
*Parce que l'espèce de chien de garde qui se trouve à l'entrée nous interdit de monter. Figure toi qu'elle s'imagine que nous avons inventé cette histoire de cousine et de... petite amie.* J'avais buté sur les derniers mots.
*Tu es plus que ma petite amie Bella. Ne bougez pas, je descends !*
Il avait déjà raccroché et moi j'analysais ce qu'il venait de dire. Plus que sa petite amie ? Mais quoi exactement ?
Alice me regardait interrogative. J'allais lui expliquer quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur... mon miracle personnel !
Quelques heures seulement et j'avais oublié à quel point il était beau et sexy ! Il fallait que je me calme ! Ça aurait fait négligé que je lui saute dessus pour lui enlever tous ses vêtements dans le hall de l'immeuble !
Quand il me vit son visage s'illumina d'un sourire, le rendant encore plus beau si c'était possible.
Il embrassa sa cousine sur la joue, puis m'enlaça pour poser délicatement ses lèvres sur les miennes. Dieu que ça m'avait manqué ! Un bras toujours autour de ma taille, il se tourna vers Lauren, un masque de froideur en lieu et place de son précédant sourire.
- Lauren, si j'ai besoin d'un chien, j'irais en acheter un dans une animalerie ! A l'avenir je souhaiterai que vous n'empêchiez plus ces deux personnes de monter. Oh et puis tant que j'y suis, pensez à vous habiller demain, nous ne somme pas dans une maison close ici ! La fille le regardait choquée, tandis qu'Alice et moi affichions un sourire vainqueur ! Si mes princesses veulent bien me suivre, je connais un petit restaurant sympa pas trop loin d'ici.
C'est donc en nous entourant chacune d'un bras, qu'il nous fit quitter l'immeuble. Alice et moi, n'avions pu nous empêcher de tirer la langue à cette Lauren, éclatant de rire tout de suite après. Au grand dam d'Edward, nous fûmes totalement incontrôlables pendant le repas et bien qu'il participait activement à nos jeux, il ne put s'empêcher de nous gronder tel un père devant les bêtises de ses filles. Le trouvant encore plus craquant dans ce rôle, je ne pu m'empêcher d'en rajouter et très vite ça dégénéra !
Trop vite une de ses mains s'égara sur ma cuisse, faisant remonter ma robe. Ses doigts passèrent sur mon intimité et il profita de ce qu'Alice était au téléphone avec Jazz, pour commencer à me caresser.
Mes yeux rivés aux siens, je tentais de lui rendre sa torture, mais il m'interdit l'accès à son jean avec force. N'y tenant plus, je me levais, seul moyen que j'avais pour le faire stopper.
Alice me regarda sans comprendre, tandis qu'Edward me forçait à me rasseoir.
- Tu n'es qu'un vil tricheur Cullen !
- Et toi, je te l'ai déjà dit, la plus belle des tentatrices Swan !
- Ouais mais là c'est franchement pas du jeu !
- Et pourquoi donc ?
- Parce que tu ne te laisses pas faire !
- Justement, c'est ça le plus amusant.
- Tu sais que je me vengerais ?
- Mais j'y compte bien ! Te voir jouer les petites sauvages m'excite encore plus Isabella.
Je venais de perdre mon string, noyé par mon envie de lui ! La voix qu'il avait prise était des plus hot et un intense frisson de désir m'avait parcouru.
- Tu viens encore de tuer un de mes strings Edward ! A ce rythme je n'aurais bientôt plus de sous vêtements à mettre. J'avais murmuré ces mots à son oreille et pour mon plus grand plaisir, je le sentis se crisper et déglutir difficilement. 1 partout !
- Bella putain ! Comment tu veux que je résiste après ça ?
- Tu voulais que je me venge non ?
- Oui, mais je ne pensais pas à ça.
- Et à quoi pensais-tu ?
- Des tas de choses qui impliqueraient ton corps nu contre le mien.
- Faudra que tu me fasses la liste.
- Et pourquoi ne pas la dresser ensemble cette liste ? Tes fantasmes plus les miens.
- Je crois qu'elle risque d'être très très longue, vu le nombre de choses que tu m'inspires Edward.
- J'en ai autant à ton service mon amour.
- Bon sang ! Mais vous arrêtez jamais ? Oups ! Alice n'était plus au téléphone !
Edward et moi nous regardions, avant d'éclater de rire.
- Pardon ma Lili, mais Bella à elle seule est un appel au... à la tentation et j'ai beaucoup de mal à résister.
- Pas besoin de préciser, j'avais remarqué ta non maitrise de toi Eddy.
- Ne m'appelle pas comme ça Alice ! Dit Edward très énervé d'un coup.
- Edward ! Pas besoin de t'en prendre à Alice comme ça, juste pour un surnom !
- Ce n'est pas juste un surnom Bella ! Tu ne peux pas comprendre ! T'es pas la seule à avoir tes démons cachés Mademoiselle !
C'était quoi ça ? Pourquoi il s'en prenait à moi aussi méchamment ?
- Tu vas te calmer Cullen ! Si tu cherches un punching-ball, va dans une salle de sport ! J'ai déjà donné dans ce rôle je te rappelle !
Edward se leva d'un bond, me toisa et sortit du restaurant. Sans comprendre je regardais Alice, qui... pleurait ?
- Alice ? Ne pleures pas, il va se calmer et revenir... Enfin j'espérais. Je venais d'avoir ma première dispute avec lui et il m'avait blessée en m'agressant de cette manière, mais je savais qu'il avait certainement une bonne raison de le faire. Je devais savoir laquelle.
- Je n'aurais pas dû dire ça Bella... je sais à quel point il déteste qu'on l'appelle comme ça...
- Mais pourquoi ? C'est juste un surnom ridicule !
- C'est comme ça que l'appelait Tanya... et déjà à l'époque il avait horreur de ça...
- Oh... mon téléphone vibra.
*Je te demande pardon... je n'aurais pas dû réagir comme ça. Promis je t'explique en rentrant... je vais chercher Emmett, je t'aime Bella... excuse moi...*
J'avais les larmes aux yeux, sans réellement savoir pourquoi, je devais lui répondre.
*Ne t'excuse pas, Alice m'a un peu expliqué... je t'aime... fais attention à toi...*
- C'est ma faute s'il s'en est pris à toi.
- C'est bon Alice... Tes parents arrivent à quelle heure ?
- Dans... OH MON DIEU ! On a à peine 1h !
Très vite nous allions payer, mais Edward l'avait déjà fait. Même en colère il était toujours aussi prévenant.
Le plus difficile fut de trouver un taxi, c'est là qu'Alice entra en action.
Se plaçant au milieu de la chaussée, elle en stoppa un, vira le gars qui était à l'intérieur en lui sortant un "C'est une question de vie ou de mort ! Nous sommes poursuivies par un malade qui veut nous violer !". Nous entrâmes dans la voiture et une fois installées, elle hurla au chauffeur de nous conduire très vite à JFK ! Moi je me retournais, pour voir le pauvre homme, les bras ballants sur le trottoir.
Pendant le trajet, nous n'échangions que de rares mots. Alice s'en voulait toujours de ce qu'elle avait dit à Edward et moi j'étais perdue dans mes pensées.
Cette fille avait vraiment dû le faire souffrir pour qu'il réagisse comme ça. J'attendrais qu'il soit prêt à m'en parler, mais je voulais savoir... L'avoir vu dans cet état, m'avait fait mal, mais pas qu'à cause de ce qu'il m'avait dit. Il avait dégagé tellement de colère qu'instinctivement, j'avais voulu le protéger. Bien sûr, ne sachant pas comment m'y prendre, j'avais mal agis. Qu'est-ce qu'il cachait ? Qu'est-ce que Tanya lui avait fait ?
C'est sur ses pensées, que je sentis le taxi s'arrêter. Nous étions arrivés.
Alice paya et m'entraina dans les couloirs de l'aéroport pour s'arrêter devant... Edward !
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Qu'est-ce que vous faites là ?
Ils avaient parlé en même temps.
- Alice ? Demanda Edward.
- Euh... c'est une surprise ! Et toi ?
- Pareil.
- Le vol de Phoenix ?
- Ben ouais. Dit-il sur le ton d'un enfant prit en faute
- Qui ?
- Em' et toi ?
- Mes parents ! Ils éclatèrent de rire tous les téléphone d'Alice sonna à ce moment là, elle ne dit presque rien et quand elle raccrocha, elle se tourna vers moi. B'Hell's ?
- Moui ?
- Je peux te laisser attendre mes parents avec Edward ? J'ai un truc urgent à faire. Dit-elle avec un clin d'œil.
- Oui bien sûr ! Elle avait déjà tourné les talons et courait presque ! Sacré Lili !
- Où est-ce qu'elle va ? Demanda Edward en me prenant dans ses bras.
- Un truc à faire. Dis-je vaguement.
- Qu'est-ce que vous mijotez toutes les deux ?
- Absolument rien ! Edward ?
- Oui amour ?
- T'es pas en manque de quelque chose ? Dis-je en fixant ses lèvres.
Sans prendre le temps de répondre, sa bouche retrouva la mienne. Elles dansèrent sagement pour commencer, mais très vite il demanda l'accès à plus. Mes lèvres à peine ouvertes, il entamait déjà un doux combat, sa langue jouant divinement avec la mienne.
Petit à petit ce baiser monta en intensité, tout comme nos désirs respectifs.
- Vous savez qu'il existe des chambres pour ce genre de trucs ?!!
Aussitôt nous nous séparions. J'aurai reconnu cette voix entre mille !
- EMMETT !!! Hurlions-nous d'une seule voix.
- Le seul et l'unique ! Il nous enserra dans ses énormes bras, nous étouffant petit à petit.
- Em' ?
- Oui ma B'Hell's !
- Je peux respirer ?
- Oh pardon. Cousin ! T'imagine pas à quel point tu m'as manqué !
- Si Emmett, j'imagine très bien ! Dit-il, se frottant les côtes en rigolant. Toi aussi tu m'as manqué nounours !
- Ed', plus jamais ce surnom si tu tiens à la vie !
- Oui nounours !
- Grrr !
- Oh mais tu grognes en plus nounours ! Osais-je rajouter. Il me lança un regard de tueur, mais avant qu'il ait pu esquisser un geste, une douce voix l'avertit.
- Emmett Cullen ! Si tu oses toucher à un cheveu de Bella, je te mets à la diète pour le reste du séjour !
- Esmée ! Criais-je en me jetant dans ses bras. Que c'est bon de vous revoir ! Elle me serra fort contre elle, j'aimais cette femme comme ma mère et elle m'avait beaucoup manqué.
- Bella ! Tu as l'air... épanouie ! Tu me caches quelque chose ? Je veux son prénom, son âge et ce qu'il fait dans la vie !
- Esmée... tu ne vas pas commencer ton interrogatoire maintenant. Laisse nous au moins arriver.
- Carlisle ! Je quittais les bras d'Esmée pour me jeter dans les siens.
- Et bien ! Quel accueil ! Je ne pus m'empêcher de rougir.
- Edward mon chéri ! Esmée serra son neveu très fort contre elle. Toi aussi tu as l'air particulièrement heureux ! C'est New-York qui vous fait cet effet là ?
- Bonjour Tata ! Tonton ! New-York n'y est pour rien Esmée, c'est l'effet Bella. Dit-il avec un magnifique sourire.
- Oh... Esmée nous regardait, passant de l'un à l'autre. J'ai toujours trouvé dommage que vous ne vous soyez pas rencontrés plus tôt.
- Chérie ! Carlisle se retenait de rire, mais le ton qu'il employa voulait tout dire. Esmée avait un don pour ce qui était des sentiments amoureux, elle savait si deux personnes pouvaient s'accorder ou pas et ce d'un seul regard. Alors Edward ? Comment vas-tu ?
- Très, très bien. Dit Edward, me regardant toujours et en déposant un baiser sur ma tempe. Carlisle eut un sourire entendu.
- Où est mon petit lutin de sœur ?
- Partie chercher le reste de la surprise. Avouais-je.
- Comment ça ? Demanda Edward. Je croyais que vous ne mijotiez pas de sale coup ?
- C'est pas un sale coup ! Pour qui tu nous prends ? Emmett ?
- Hey ! Qu'est-ce que j'ai à voir la dedans moi ?
- Oh rien, mais quand y a une blague à faire, t'es jamais le dernier. Dis-je en riant.
- Hmpff. Grogna Emmett.
- Alors c'est quoi cette surprise ?
- Patience Edward, patience !
- PAPA ! MAMAN !! Hurla Alice en se jetant au cou de ses parents !
- Edward ! Cria une voix de femme.
Je regardais mon petit ami et mon cœur rata un battement, tellement il était magnifique. Ses yeux écarquillés, brillaient de larmes, il avait la bouche légèrement ouverte. Son regard passa d'Alice à moi, puis à ses parents et bien vite, se retrouva dans leur bras.
Emmett m'avait pris par les épaules, Alice elle, souriait à s'en décrocher la mâchoire. Esmée et Carlisle retenaient leurs larmes et moi... moi j'étais perdue entre deux sentiments. Mon bonheur de voir Edward aussi heureux et l'appréhension de rencontrer ses parents.
Tout d'un coup il relâcha ses parents et leur parla tout bas. Je sentis 3 paires d'yeux me fixer et mes joues déjà bien rouges, s'enflammèrent.
- Papa, maman, je vous présente me Bella. Bella, voici mes parents, Eleazar et Carmen.
- La mia cara (1)! Grazie d'avoir rendu le sourire à mon fils ! Dit Carmen.
- Ma di niente signora, mi ha reso anche il moi.(2) Elle me regarda héberluée, tout comme Edward et son père.
- En plus elle parle Italien ! Cette petite est parfaite ! Et bien ! Je ne m'attendais pas à de tels compliments de la part d'Eleazar ! Si elles avaient pu, mais joues auraient prit feu !
- Je suis très loin de la perfection Monsieur.
- Monsieur c'était mon père, ma chérie, appelle-moi Eleazar.
- Et moi Carmen.
- D'accord.
- Mon amour... Tu es parfaite ! Me murmura Edward, à l'oreille.
- Et toi vraiment pas objectif ! Rigolais-je. Il me regarda avant de m'embrasser tendrement.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi.
Suite à ça, tout le monde, s'enlaça, s'embrassa, avant de nous diriger vers la sortie.
Carlisle et Eleazar allèrent chercher leur voiture de location, nous les attendîmes près de celle d'Edward.
Emmett était en grande forme ! Il n'arrêtait pas avec ses allusions, sur Edward et moi. Nous avions finit par ne plus répondre, le laissant s'amuser tout seul. Finalement, quand il constata que ses vannes tombaient à l'eau, il s'arrêta en soufflant de mécontentement.
Quand il apprit qu'Alice avait également trouvé l'amour, il sembla heureux pour elle, mais il ne trompa personne.
En effet, il allait se retrouver seul célibataire et depuis son histoire avec Leah, il n'avait pas eu de relation sérieuse.
On formait vraiment une belle bande de handicapés de l'amour ! Tous nous n'avions connus que des séparations difficiles et même si aujourd'hui, Alice, Edward et moi avions trouvé nos moitiés, les blessures étaient profondes.
Mon chéri m'éloigna des autres et me suggéra de réunir Emmett et Rose. Il était persuadé qu'ils iraient très bien ensemble. Tout comme je l'étais.
Souriants, nous décidions de tout mettre en œuvre pour qu'un troisième couple se forme.
Un coup de klaxon nous fit lever la tête, c'était Carlisle. Montâmes alors en voiture, nous dirigeant vers chez Edward.
Pendant le trajet, Emmett fut silencieux. Je pris mon téléphone et envoyais un message à Alice.
*Lili, peux-tu dire à Rose et Jazz de nous retrouver chez Edward ?*
Peu après mon téléphone vibra.
*Pourquoi faire ?*
*Emmett et Rose ?*
*Oh ! Excellente idée ! J'envoie un message à Jasper tout de suite ! Merci ma Bella !*
C'est avec un grand sourire, que je pris la main d'Edward. Il m'interrogea du regard et je lui dis "Quand on arrivera". Il acquiesça en souriant.
Une fois arrivés, les parents ne restèrent pas longtemps, ils avaient réservé des chambres à l'hôtel, préférant laisser les jeunes entre eux. Toutefois, ils prirent le temps de visiter le loft et Carlisle regarda sa femme avec fierté.
Esmée était vraiment très douée pour tout ce qui touchait à la décoration d'intérieur, mais c'était plus un hobby qu'autre chose.
Nous donnions l'adresse du Breaking Dawn à Carlisle, leur faisant promettre de nous y rejoindre vers 23h.
Quand ils partirent, Jazz et Rose arrivèrent, à notre plus grande joie ! En effet, Edward, Alice et moi ne rations pas le regard qu'Emmett avait lancé à Rose, mais ce qui nous étonna le plus, fut la réaction de cette dernière !
Elle s'approcha d'Em, lui fit un énorme sourire et commença à le draguer ouvertement !
J'ai cru à un moment, qu'elle allait le violer sur place !
Les autres et moi, échangions un regard et Jazz nous remercia silencieusement d'un sourire.
Je ne connaissais pas l'histoire de Rosalie, mais je me doutais que ça ne devait pas être tout rose.
Ils ne se quittèrent plus, impossible de les séparer et tant mieux ! Au moins comme ça, ils nous lâchaient un peu.
Edward et moi en profitions pour nous isoler un peu sur la terrasse.
- Mes parents t'adorent tu sais ?
- Tu crois ?
- Oh que oui ! Ma mère est tout bonnement folle de joie et mon père... il est sous le charme. Mais dis moi... tu m'avais caché que tu parlais Italien !
- Il y a encore beaucoup de choses que tu ne sais pas !
- Comme quoi ?
- Hmm. Le fait que j'adore la cuisine Coréenne, que j'ai vécu 6 mois au Japon et que je parle la langue couramment, ainsi que quelques autres.
- Ne cesse jamais de m'étonner Bella ! Dit-il avec... fierté ? Oui c'était ça ! Wouah ! Donc, Italien, Japonais et ?
- Coréen, Chinois et Français.
- Rien que ça !
- Euh... oui. Dis-je timidement.
- Tu es incroyable ! Moi qui étais fier de savoir parler l'Allemand et le Français, à côté de toi je suis un débutant !
- Tu oublies l'Italien.
- Je ne le compte pas, c'est ma langue maternelle. Tout comme l'Anglais.
- Pourtant ici ça compte.
- Mouais. Tu pourrais me dire quelques trucs en Chinois ?
- wǒ xiǎng niàn nǐdāngnǐzǒuchuò. wǒ ài nǐ
- Ce qui veut dire ?
- Tu me manques quand tu pars. Je t'aime.
- Du auch du mich Mängel, wenn ich nicht in der Nähe du bin. Du bist mein Leben jetzt. (1)
- C'est sûrement très beau ce que tu viens de me dire, mais je trouve vraiment cette langue très moche ! Il éclata de rire.
- C'est mieux comme ça ? Tu anche tu me mancanze quando non sono vicino a te. Sei la mia vita ora. (1)
- Beaucoup mieux ! Je me calais dans ses bras. Tu sais qu'on aurait peut-être jamais dû présenter Rose et Emmett ? Il me regarda étonné.
- Pourquoi ça ?
- Et bien... on avait déjà Alice pour nous gâcher nos moments, maintenant on va avoir Rose et Emmett, le couple infernal, qui ne vont plus nous lâcher avec leurs allusions vaseuses ! Cette fois il éclata de rire.
- Te connaissant, je pense qu'en ce qui concerne Emmett, tu as dû trouver une quantité astronomique de parades. Je me charge de Rose. Dit-il malicieux.
- Mon fier chevalier reprend du service ?
- Il n'a jamais arrêté ! Simplement, tu ne le remarque plus maintenant. Il arborait un air triste qui ne me trompa pas, mais j'entrais dans son jeu quand même.
- Mon pauvre, pauvre chevalier délaissé par sa princesse. Comment pourrait-elle se faire pardonner ?
- J'ai bien ma petite idée. Suis-moi. Dit-il en avançant sur sa droite.
Je n'avais pas remarqué que la terrasse faisait le tour de l'immeuble. Une porte séparait l'accès de la partie habitée, à l'autre.
Il alluma une petite lumière en m'expliquant que tout l'immeuble lui appartenait, mais qu'il n'avait aménagé qu'une seule partie, l'autre était à l'état brut.
La vue de ce côté ci était éblouissante. On pouvait assister au coucher de soleil sur les grattes ciel de New-York. Le ciel était orangé et se reflétait sur les fenêtres des buildings. Splendide !
- Je voulais te montrer ça... Je viens souvent assister à ce spectacle. En effet, un autre transat était installé près du mur.
- C'est superbe Edward. Dis-je véritablement émue.
Il me prit la main et m'entraina vers le fauteuil. Après qu'il se fut installé, je m'asseyais entre ses jambes, dos contre son torse. Ses bras m'enlacèrent et il posa sa tête sur mon épaule, en me caressant le ventre.
- Tu crois que les autres sont très occupés ? Demanda-t-il.
- Je pense... j'espère surtout ! Il rit légèrement.
- Bella... je tournais la tête vers lui.
- Oui. Il me fixait intensément, me pris la main et commença à chanter.
- C'est chaque soupir que je respire. Sa voix était douce mais intense. Chaque contour que j'apprends par cœur. Il avait posé sa main sur ma joue. Je n'ai que toi à retenir. Je plongeais avec lui dans un autre monde. Y a que demain qui me fait peur. Ces rencontres même brèves, ces aventures qui ne comptent pas. Sans que je comprenne pourquoi, je sentais les larmes monter. Avant qu'le jour ne se lève, moi je te garde que pour moi. Si je manquais de ta peau, contre la mienne, contre la mienne. Sa voix monta légèrement, toujours en douceur. Son regard lui exprimait beaucoup de choses, comme si au travers de ces mots, il voulait que je décèle plus que son amour. Plus que ces simples termes utilisés couramment. Si je manquais, de ta peau... Sûr je perdrais goût à la vie, sûr je mettrais fin à mes nuits... Je pensais qu'il s'arrêterait là, mais il continua. Et moi, je ne pouvais plus réagir, j'étais figée par ses mots, sa voix, une de ses mains sur ma joue, ses doigts entrelacés aux miens sur ma cuisse. C'est chaque seconde que je t'aime, chaque projet que je fais pour deux, avant que la nuit ne s'achève, je ne te quitte pas des yeux... (2)
Sa voix mourut, j'étais subjuguée, dans l'incapacité de trouver les mots pour décrire ce moment. Alors tendrement, je posais mes lèvres sur les siennes, une main dans son cou, caressant sa nuque. Quand je me séparais de lui, il avait les yeux brillants. Il était aussi ému que moi, mais contrairement à lui, je ne trouvais toujours pas les mots.
- Je... Edward c'est... tu es... je t'aime !
- Je t'aime Bella. Répondit-il avant de m'embrasser à son tour.
- Bella ! Edward ! Vous êtes où ?! Alice ! Une vraie pro pour débarquer quand il faut pas !
- Ici Lili. Cria Edward, me serrant un peu plus contre lui.
- Je veux pas la voir ! Dis lui de repartir ! Je veux rester avec toi ici ce soir, rien que nous deux ! Je veux voir personne ! Il rit avant de me répondre.
- Serais-tu en train de me faire un caprice ?
- Oui ! Et je veux que tu cèdes !
- Rien ne me ferait plus plaisir ma douce, mais tu oublies que mes parents m'attendent, ainsi que Carlisle et Esmée.
- Zut ! Je les avais oubliés eux. Dis-je en boudant encore plus, ce qui fit vraiment rire Edward.
- Ah vous voilà ! Qu'est-ce que vous faites cachés ici ?
- De quoi je me mêle Alice ?! Pour une fois tu peux pas oublier qu'on existe ?! Elle me regarda avec de grands yeux.
- Je peux comprendre ta petite crise, si tu m'explique Bella !
- Je fais un caprice, c'est clair non ?! Bon tu veux quoi Lili ?
- Un caprice ? Dit-elle en éclatant de rire. J'étais venu vous dire qu'il était temps de partir. Les autres vous attendent pour aller rejoindre nos parents.
- Super ! Je me renfrognais encore plus.
- Bella... dit Edward en me relevant le menton d'un doigt. On a tout le temps pour être tous les deux, seuls. Ce soir j'ai envie d'être avec mes parents, toi. Ma famille entière est là, c'est important. Je réalisais à quel point j'avais pensé égoïstement. Il n'avait pas vu ses parents depuis un moment et moi je piquais ma crise. N'importe quoi !
- Excuse-moi Edward. Allons-y Alice !
Je les suivis avec un sourire forcé, je n'avais qu'une hâte, que cette soirée se termine et vite !
En entrant dans le salon, nous trouvions Emmett et Rose serrés l'un contre l'autre, pendant que Jasper les observait du coin de l'œil.
- Emmett ! Si tu fais du mal à ma sœur, je te promets qu'à côté de moi, Alice en colère est un ange ! Jasper dans le rôle du chien de garde ?! Wow !
- Mon cher frère, je te signale que je n'ai plus 3 ans et que je suis capable de me défendre toute seule. Alors occupe toi d'Alice et laisse moi vivre ! 1 point pour Rose !
- Ne t'inquiète pas Jasper. Un tél ange mérite de se voir offrir plus que le Paradis. And the winner is : Emmett ! J'hallucine ! Nounours qui montre son côté romantique. J'étais tellement étonnée que j'éclatais de rire, tout comme Alice et Edward.
- Et si on y allait ? Je vous rappelle qu'on nous attend !
Après ces paroles, Alice attrapa deux énormes sacs et se dirigea vers la porte. Jasper l'aida, en gardant un œil sur Em' et Rose. Vraiment très protecteur le jeune homme !
En marchant vers la boite, Edward et moi restions à l'arrière, profitant de ces moments de calme pour parler de ce qui se passait devant nous.
- Je savais que ces deux là iraient parfaitement ensemble. Dis Edward en montrant le nouveau couple enlacés.
- Ouep ! Mais comme je te l'ai déjà dit on a vraiment intérêt à faire attention à ce qu'on fait ou dit, parce qu'ils ne vont pas nous rater !
- T'en fais pas pour ça, on y arrivera.
- Mouais... Em' tout seul j'arrive a gérer, mais si tu ajoutes Rose, je vais certainement avoir du mal !
- C'est là qu'intervient ton preux chevalier, mon amour !
- Mais j'y compte bien ! Dis-je avec un petit rire.
- Compte sur moi. Et il déposa un baiser sur ma tempe.
Une fois au club, je me rendais compte que la salle était bondée. La soirée semblait bien partie, pour le plus grand plaisir des propriétaires. Nous aperçûmes les parents d'Edward et Alice et nous dirigions vers eux. Après les avoir salués, nous pensions pouvoir nous installer pour boire un verre. C'était sans compter sur Alice !
- Vous croyez aller où comme ça ?!
- Ben... nous asseoir à une table. Répondis Emmett.
- Oh non, non ! Vous ! Dit-elle en nous montrant tous d'un doigt. Vous allez vous diriger vers l'arrière salle pour vous préparer !
Oh misère ! J'avais oublié nos achats de l'après-midi. Edward me regarda et quand il vit ma grimace, son regard reflétait de la peur. Il pouvait avoir peur ! Mais seulement du ridicule ! Je commençais à rire en l'imaginant avec la perruque et tout le reste, surtout en sachant comment Em' allait réagir.
Le regard d'Alice se fit menaçant quand j'allais ouvrir la bouche, donc je ne dis rien et suivis mon amie docilement, mais avec un fou rire qui ne passait pas.
Quand tout le monde fut réunit en coulisse, Lili commença à distribuer les tenues.
Em' et Edward tenaient leurs vêtements du bout des doigts, interrogeant Alice du regard, mais celle-ci ne dit rien, sauf "Pas un mot et habillez-vous ! Les explications suivront ! Papa, c'est valable pour toi !".
Rose et moi savions à quoi nous attendre, de plus, nous n'avions que des robes à enfiler et pour ma part, une perruque blonde.
Quand Esmée découvrit la sienne, elle éclata de rire puis se dirigea vers une pièce réservée aux filles, très vite suivie par Carmen, qui elle aussi avait découvert qui elle singerait ce soir.
Eleazar quant lui, semblait fou de joie en prenant les affaires que lui tendait Alice. Il y aurait au moins un homme heureux ce soir !
Tout en râlant, les garçons, Jazz mis à part, se dirigèrent vers une autre pièce pour se transformer.
Alice, Rose et moi, suivîmes les deux autres femmes, pour nous aussi enfiler nos tenues.
Pour nous, on avait trouvé 3 tuniques blanches et argent aux manches évasés, très échancrées sur les cuisses. Avec des bottes couleur argent pailletées à talon haut, qui se lassaient sur le devant.
Plus une perruque blonde pour Alice, moi je passais par le lisseur, pour tenter d'apprivoiser ma tignasse.
Finalement, nous étions toutes les 3 de parfaits clones d'Abba et très satisfaites du résultat !
Esmée elle, avait passé une somptueuse robe en mousseline noire, laissant largement ses épaules dégagées. Elle avait également une ceinture en maille très fine à la taille. Ajoutée à ça, la fameuses perruque "Barbra Streisand" et l'effet était vraiment trompeur !
Carmen était divine dans une très belle robe blanche plissée, moulant parfaitement sa poitrine et laissant apparaître un peu de peau, entre ses seins.
Pas besoin de perruque pour elle, ses cheveux étaient longs et lisses.
Une fois maquillées et parfaitement coiffées, nous sortîmes de la pièce, pour nous figer presque aussitôt !
Nous avions devant nous, le sosie parfait de Michael Jackson ! Tout y était ! La coupe afro, le patte d'eph', la veste à paillettes, tout ! Il avait même poussé le vice en se mettant le fond de teint qu'Alice lui avait donné, sans vraiment y croire.
- Ma chérie, tu fais de moi le plus heureux des hommes ce soir. Dit-il en embrassant tendrement sa nièce.
- Et bien y en a au moins un de content. Dis-je en découvrant les mines dépitées de nos compagnons, me retenant d'exploser de rire.
- Franchement Alice ! T'exagère !
- Oh ça va frangin ! Le ridicule n'a jamais tué personne !
- Peut-être ! Mais Tokyo Hotel ! T'abuse !
- J'avoue, mais vous êtes vraiment à mourir de rire !
- Ah ah ah. Marrant mais je ne vois aucun de nous rire là ! Papa ! Dit quelque chose !
- Hein ? Oh... moi j'aime bien. Répondit Carlisle avec un immense sourire. Qu'en penses-tu ma chérie ? Il regarda Esmée.
- J'en pense que je te trouve vraiment sexy comme ça.
- Oh pitié ! Vous n'allez tout de même pas faire des cochonneries ici ?! Emmett semblait tellement dégouté, que mon rire redoubla. Et toi B'Hell's tu dis rien ? Tu laisse Alice rendre ridicule ton petit-ami ?
- Em'... si tu… savais... mais je ne pouvais pas terminer ma phrase, tellement mon rire me submergeait.
Edward s'approcha de moi avec un air de chien battu, tandis que je me pliais en deux, à genoux par terre.
Il avait la perruque la pire de tous, les cheveux hérissés comme le chanteur de T.H, sans ça, il aurait vraiment été très sexy, tout de noir vêtu et les yeux maquillés.
- Tu sais que je me vengerais... Isabella. Ah non ! Il avait pas le droit de m'appeler comme ça sur un ton aussi hot ! Puis se baissant pour se mettre à mon niveau. Tu es vraiment trop tentante pour ma santé mentale dans cette tenue. Murmura-t-il.
- Gagné Edward ! Je fais comment maintenant pour rester de marbre ? Pourquoi tu me dis ça sur ce ton là ? Méchant va !
- C'est moi le méchant ? Alors que depuis tout à l'heure tu es littéralement écroulée par terre de rire. N'inverse pas les rôles mon amour.
- Remarque. Tu es à peine plus ébouriffé que d'habitude.
- A peine ?! T'as vu la longueur de mes cheveux ?! Je ressemble à un lion qui a mis du gel sur sa crinière !
- Oui mais un lion vraiment très sexy !
-Bah t'es pas difficile hein. Bouda-t-il.
- Oh ça va ! C'est juste pour ce soir, demain tu retrouveras ta magnifique chevelure de playboy.
- Pff. N'importe quoi ! Sur ces mots il se retourna pour rejoindre Emmett et bouder de concert.
Cette fois j'arrêtais de rire et m'approchais d'Alice.
- Tu crois pas qu'on a un peu poussé le bouchon Lili ?
- Mais non ! Il s'en remettra !
- Mouais.
- Bella ! Ne vas pas tout faire rater avec tes scrupules ! Je sais qu'une fois sur scène, il jouera le jeu et y prendra du plaisir. Tout comme Jazz, Em' et mon père. Alors stop !
- Ok, ok... je te fais confiance. Dis-je pas rassurée pour autant.
C'est ainsi que nous nous retrouvions tous assis dans la salle, discutant autour d'un verre et attendant que vienne notre tour.
Emmett s'était bien habitué à son nouveau look, surtout depuis que Rose lui avait dit qu'elle avait hâte de se retrouver seule avec lui.
Edward lui boudait toujours, assis loin de moi.
J'étais assez mal face à sa réaction, je voulais aller le voir, mais j'avais peur d'envenimer les choses. Alors je restais dans mon coin, ne parlant que très peu.
Carmen se rapprocha de moi pour me prendre la main et tenter de me rassurer.
- Ne t'en fais pas ma chérie, ça lui passera. Il est juste vexé.
- Mais pourquoi ?! C'est juste un jeu ! Il n'y a rien de mal a se déguiser pour une soirée !
- Oh mais ça n'est pas pour ça. Je la regardais, totalement perdue. Edward sait très bien jouer les petits garçons capricieux, il est comme son père. Ce soir il attendait que tu prennes sa défense, que tu implores Alice de lui faire jouer un autre rôle. Au lieu de ça, tu t'es moquée de lui.
- N'importe quoi ! Nous avons tous ris !J'étais blessée par le comportement enfantin d'Edward ! C'était nul ! Je devais aller lui parler.
- Va le voir et ne te laisse pas faire. Il ne t'en aimera que plus. Enfin si c'est possible, car je crois que mon fils est vraiment fou de toi.
- Croyez moi c'est réciproque Carmen, mais là il est parfaitement ridicule ! Elle me regarda et rit.
- C'est Edward.Un adorable sale gosse. Je lui fit un sourire, avant de me lever pour rejoindre le gamin en question.
Il me toisa et détourna rapidement le regard, alors que je m'asseyais à côté de lui.
- Tu vas me faire la gueule toute la soirée ou tu comptes t'amuser quand même un peu ? Demandais-je.
Pas de réponse. Génial ! Bon, trouver un autre plan d'attaque.
" Pense sexe Bella !
Mais bien sûr ! Comme si ça pouvait marcher !
Des fois je me demande pourquoi je parle.
Pour me faire chier ?
Ma chérie, jusque là tu n'as pas écouté un seul mot de ce que j'ai pu te dire, pourtant j'ai souvent eu raison ! Et cette fois encore, tu devrais faire ce que je dis.
Ça va les chevilles ? Pas trop gonflées ?
Regarde les tiennes et tu auras ta réponse !
Bon lâche moi !
Sexe, Bella, SEXE !
Chut !"
Pourquoi pas après tout ! Mais comment tourner ça ?
J'allais devoir offrir le meilleur des parfums à Alice, puisque d'un regard, elle venait de me donner la réponse.
L'air de rien, je posais ma main sur la cuisse d'Edward, pour jauger sa réaction. Comme il ne me repoussait pas, je remontais directement sur son entre jambe et caressais doucement son sexe.
Je le sentis se crisper et du coin de l'œil, le vit se pincer l'arête du nez en soupirant.
Je continuais mes caresses, allant lentement. Rapidement je sentis son sexe gonfler sous mes doigts, ce qui m'incita a continuer.
Quand il se pencha vers moi, je cru qu'il allait s'énerver, mais il m'étonna.
- Si c'est ma mort que tu veux, Isabella, continue ce que tu fais et tu t'en rapprochera très vite.
- Je m'en voudrais de te tuer...
- Mais mourir de cette façon serait très agréable. Dit-il en gémissant doucement, alors que j'approfondissais mon geste.
- Bella, tu finiras plus tard, c'est à nous. Me dit Alice à l'oreille. Je devins rouge tomate, tandis qu'Edward soupirait.
- Je me vengerais Isabella. Et doublement ! Me dit-il à l'oreille, avant qu'Alice ne m'entraine vers la scène.
Une fois sur dessus, j'oubliais ce qui venait de se passer. Alice avait prévu une chorégraphie ridicule sur "Mama Mia" d'AbbA et je devais me concentrer pour ne pas m'étaler devant tout le monde. Etant donné la longueur de la tunique, ma vie sociale aurait été réduite à néant si je m'étais emmêlée au point de tomber.
Heureusement pour moi, tout se passa bien et nous cédions la place à Esmée.
Cette dernière fut éblouissante ! Elle avait une voix magnifique et son interprétation de "Memory" vraiment sublime, elle était elle, copiant juste un peu Barbra Streisand pour accentuer ses défauts. Carlisle la fixait, subjugué et lui lançait des baisers de la main. Nous étions tous envoûtés.
Quand Carmen se plaça à son tour face au public, je vis beaucoup d'hommes déglutir devant sa tenue. Eleazar n'était pas en reste et fixait sa femme avec passion.
Elle aussi avait une voix magnifique et elle me fit enfin aimer cette chanson de Céline Dion. Je n'avais pas vu le film, n'étant pas vraiment tentée par ce genre d'histoire à l'eau de rose et je n'aimais pas spécialement la voix de cette chanteuse. Mais Carmen interpréta ce titre en y mettant ce qu'elle ressentait elle, m'apportant une vision différente. Finalement, je versais mes premières larmes sur "My heart will go on". Jusque là, jamais je n'avais été émue avec cette chanson.
Edward m'enlaça tendrement en me murmurant "Ne pleure pas mon amour. ". Avant de m'embrasser doucement sur la tempe.
Arriva enfin la partie d'Eleazar.
J'étais cette fois partagée entre le rire et l'adoration. Rire parce qu'il tentait désespérément de refaire la chorégraphie de M.J et c'était vraiment pas gagné ! Il était raide comme un piquet et malgré toute sa bonne volonté, son Moonwalk ne ressemblait à rien.
L'adoration, parce qu'il avait le même ténor que son fils, qu'il chantait avec facilité quelque chose qui n'était pas pour lui, l'adaptant à sa voix. Je comprenais mieux maintenant, d'où venait ce talent particulier chez Edward.
Après ça, il y eu une pause, le temps de placer quelques instruments sur scène.
Quand les garçons se levèrent, j'interrogeais Alice du regard.
- Ils vont jouer en direct. J'ai pu trouver les partitions. Me dit-elle avec un clin d'œil.
Vraiment étonnante cette Alice ! Je ne m'y ferais jamais !
Les garçons s'installèrent, le plus sérieusement du monde. Edward se plaça derrière le micro, Emmett, à la batterie, Carlisle, Jazz à la guitare et basse.
Les première notes commencèrent. Je ne reconnus absolument pas. Rien d'étonnant à cela, je n'y connaissais rien en Tokyo Hotel !
Tandis qu'Edward chantait, Alice me traduisit la chanson. Je compris alors pourquoi ce groupe fascinait autant certaines adolescentes. Les paroles étaient aussi faciles que sans âme.
Rien ne transparaissait et il faut bien avouer qu'Edward y mettait vraiment du sien pour en faire quelque chose, même si c'était trop sérieusement à mon goût.
En tout cas, c'était un vrai succès ! Les gens applaudissaient, criaient.
Em' lui donnait ce qu'il pouvait derrière ses caisses, frappant comme un dératé.
Le plus drôle fut quand Carlisle voulu faire le grand écart. Il rata son coup, mais son jean lui ne supporta pas le geste, se déchirant entre les jambes.
Emmett lâcha une baguette, rata plusieurs notes en voulant la ramasser. Edward lui riait comme un dératé en tentant de continuer la chanson et avec l'Allemand, je dois avouer que ça donnait quelque chose de grandiose !
Tout le monde se tenait les côtes, pliés en deux devant le spectacle.
C'est à ce moment là qu'Em' décida d'en rajouter. Poussant Edward, il se mit à chanter, imitant parfaitement Bill. Ce côté efféminé sur la masse de muscle qu'était Emmett, rendait toute tentative de sérieux impossible !
Alors Edward se lâcha enfin, accompagnant son cousin dans son délire, il prit une voix très aiguë en se tenant les hanches et ondulant du bassin. Vraiment hilarant !
Pour ne pas être en reste, Carlisle et Jazz s'avancèrent aussi près du micro et nous avions droit à 4 hommes complètement déchainés, bougeant des hanches, hurlant d'une voix de crécelle ou encore sautant partout, Carlisle avec un énorme trou entre les jambes et pas plus gêné que ça !
Ils jouèrent ainsi un très long moment, accompagnés par les applaudissements et les cris d'encouragement du public.
Finalement, Emmett retourna s'exciter sur sa batterie, pour un solo qui mit fin à la chanson, après plus de 20 min !
Je ne me souvenais pas avoir autant ris ! Nous étions toutes en larmes, Eleazar lui était affalé sur un fauteuil, tentant de reprendre son souffle entre chaque éclat de rire.
Puis ils saluèrent tous les 4 en Allemand, remerciant les gens de leur accueil.
Je vis Edward partir vers les toilettes, alors que les autres revenaient vers nous.
Sans chercher à comprendre, je les félicitais, toujours en rigolant.
Emmett était très fier de lui et il le pouvait. Je le remerciais d'avoir décoincé Edward, "De rien ma Bella, je te devais bien ça !", puis il alla prendre sa sœur dans ses bras, la faisant tourner. "Je me suis jamais autant amusé petite sœur ! MERCI !".
J'aperçus rapidement Edward, avant de le voir disparaître dans l'arrière salle où nous nous étions changés.
- Il t'a préparé une surprise. Me dit Jasper. Je le regardais sans comprendre. J'en sais pas plus Bella. Désolé.
- C'est rien Jazz. Dis-je avec un petit sourire.
Nous nous installions de nouveau autour de la table, tandis que les techniciens enlevaient les instruments de la scène, ne laissant plus qu'un piano droit, que je n'avais pas remarqué jusque là.
Je me tournais vers Jasper.
- Depuis quand ce piano est là ?
- Cet après-midi. Edward m'a demandé d'en trouver un, il en avait besoin. Répondit-il en haussant les épaules.
Enfin mon petit ami réapparut, il avait enlevé sa perruque et remontait sur scène. Il prit place devant le piano, un micro y avait été accroché. Il s'éclaircit la voix, quand il n'y eut plus un bruit, il s'adressa à nous.
- Merci pour votre accueil sur la précédente chanson, mais surtout merci à mon Cousin Emmett qui sait toujours comment manœuvrer pour être le plus ridicule possible ! Il fit une pause, pendant que les gens applaudissaient Em'. On va changer un peu de registre, quelque chose de plus sérieux. Cette chanson n'est pas encore connue, mais elle sera présente sur le prochain album de quelqu'un que vous connaissez sûrement. Jake Black. On entendit le hurlement de nombreuses femmes, dont Alice. Il m'a donné l'autorisation de la chanter ce soir, car il sait pour qui elle est et ce que cette personne représente pour moi. Ça s'appelle "Si je manquais de ta peau"(2). Il tourna le visage vers moi, avant de commencer à chanter.
C'est chaque seconde que je t'aime
Il posa ses mains sur le piano pour les premières notes.
Chaque minute que je retarde
Où que tes rêves t'emmènent
Tu es bien là je te regarde
C'est chaque instant que je savoure
Chaque image que je grave au mieux
Et avant qu'il ne fasse jour
Je ne te quitte pas des yeux
Sa voix était plus haute que d'habitude, mais cette tonalité n'enlevait rien à son talent. J'étais déjà dans un autre monde... le notre...
Si je manquais de ta peau
Contre la mienne,
Contre la mienne
Si je manquais de ta peau
Sûr je perdrais goût à la vie
Sûr je mettrais fin à mes nuits
Comment arrivait-il a faire passer autant de choses avec une chanson ? Juste les paroles auraient suffit à me faire succomber, pourtant son regard quittait rarement le mien.
C'est chaque soupir que je respire
Chaque contour que j'apprends par cœur
Je n'ai que toi a retenir
Y a que demain qui me fait peur
Ces rencontres même brèves
Ces aventures qui ne comptent pas
Avant que e jour ne se lève
Moi je te garde encore pour moi
Il me fixait intensément, son visage révélait tout son amour, sa tendresse, ce besoin irrépressible de nous, le même que j'éprouvais, cette nécessité de me faire savoir qu'il était mien autant que j'étais sienne, irrévocablement.
Si je manquais de ta peau
Contre la mienne,
Contre la mienne
Si je manquais de ta peau
Sûr je perdrais goût à la vie
Sûr je mettrais fin à mes nuits
Je ne retenais pas mes larmes, j'avais la gorge nouée par l'émotion. Je voulais lui dire que pour moi aussi toutes ces choses étaient vraies. Que plus jamais je ne pourrais me passer de sa présence, de ses bras, de sa bouche... de lui tout simplement.
C'est chaque seconde que je t'aime
Chaque projet que je fais pour deux
Avant que la nuit ne s'achève
Je ne te quitte pas des yeux
Je ne te quitte pas des yeux
Je ne te quitte pas des yeux
Sa voix se cassa, pourtant il continua. Avec encore plus d'intensité qu'au début.
Si je manquais, si je manquais
Si je manquais de ta peau
Sûr je perdrais goût à la vie
Sûr je mettrais fin à mes nuits
Si je manquais
Si je manquais
Quand il joua la dernière note, il resta longtemps les doigts posés au bord du clavier, ses yeux dans les miens.
Je n'entendais pas les gens applaudir, je ne sentais pas les mains de ces personnes qui m'accompagnaient, pendant que je me dirigeais vers lui.
Je ne réalisais pas que je venais de monter sur scène et qu'il s'était levé.
Tout ce qui avait de l'importance à ce moment précis, était ses lèvres contre les miennes, ses bras autour de moi, son corps pressé contre le mien et les "Je t'aime" qu'on échangeait entre deux baisers.
J'avais trouvé ma place sur Terre.
Elle était près de cet homme merveilleux qui savait m'aimer autant que je l'aimais. Qui savait donner sans rien attendre en retour et sans concession.
J'étais enfin quelqu'un et j'avais une personne à chérir plus que ma propre vie, sans conditions...
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Chanson Titre : Space demantia - Muse
(1)"Du auch du mich Mängel, wenn ich nicht in der Nähe du bin. Du bist mein Leben jetzt." / "Tu anche tu me mancanze quando non sono vicino a te. Sei la mia vita ora." : "Toi aussi tu me manques quand tu n'es pas près de moi. Tu es ma vie maintenant."
(2)Titre du nouvel Album de Pascal Obispo "Si je manquais de ta peau" qui est vraiment magnifique ! Tous les droits d'auteur lui reviennent, ainsi qu'à Lionel Florence qui en a écrit les paroles.
