Bonjour chers lecteurs! Voici le dernier chapitre de cette fiction, il n'a pas une importance capitale, c'est plus un bonus.

Je voulais tous vous remercier du fond du cœur de m'avoir suivi, ajouté aux favoris et surtout d'avoir posté des reviews pour mes chapitres. Ce fut une belle aventure, et je vous suis reconnaissante d'avoir été à mes cotés pour cela. Je suis triste que ce soit la fin, ça me faisait toujours plaisir de recevoir un mail concernant ma fanfiction.

J'espère que vous avez aimé ce que vous avez lu, je n'ai pas répondu aux reviews, je dois avouer que je n'y pense pas. Mais la réponse est toujours présente dans ma tête lorsque je les lis : Thankyou very much !

Encore une chose que je n'ai pas faite durant cette fiction, le disclaimer:

Les personnages principaux ne m'appartiennent pas, tous sont issus de l'incroyable imagination de Tess Gerritsen ( que j'adore ) et Janet Tamaro ( qui nous ravit chaque semaine).

Bonne lecture :D


La maison de Beacon Hill était silencieuse. Il était huit heure du matin, les habitants des lieux se réveillaient petit à petit. Sortant de leurs songes. Deux femmes somnolaient, enlacées l'une contre l'autre. La chambre était baignée de soleil, les rideaux ne parvenaient pas à empêcher les rayons de passer. L'interphone posé sur la table de nuit de Jane Rizzoli était allumé. Une petite voix chuchotait à travers ce dernier. La belle brune ouvrit les yeux lentement, savourant les derniers instants de rêves qui la séparait de la réalité. Le chuchotement se transforma peu à peu en pleurs.
"Et voilà, finit le dodo.
-Tu veux que j'y aille?
-Non chérie, reste là. Tu t'es levée deux fois cette nuit."
Maura émit un grognement de gratitude et se retourna dans la couette. La détective se leva péniblement et alla vers la chambre de son fils. Elle s'approcha du lit à barreaux et prit son enfant dans les bras.
"Alors Aden, tu es déjà réveillé?"
L'enfant se mît à crier un peu plus fort pour exprimer son mécontentement. Jane éteignit la Baby-phone pour que sa compagne puisse dormir.
"Allez, on va aller prendre le biberon. Mais arrête de pleurer, tu va réveiller ta sœur."
Elle se rendit dans la cuisine, serrant son fils contre son coeur et lui donna le biberon. Il cessa de pleurer immédiatement et but entièrement la précieuse nourriture. Jane caressa les rares cheveux blonds poussant sur la tête du garçon. Ses lèvres s'étirèrent en un grand sourire. Elle contemplait le petit être dans ses bras avec beaucoup d'amour. Lorsqu'Aden eut terminé, la détective décida de retourner se coucher avec son petit. Ils s'installèrent tous les deux dans le lit. Aden au milieu, les deux femmes le regardant.
"Tu sais que tu es vraiment mignon toi?"
Maura l'embrassa sur le front.
"Tu ne t'es réveillé que deux fois cette nuit. Peut-être que tu vas finir par faire tes nuits. Tu as six mois maintenant.
-Je suis désolée, je ne l'ai pas entendu cette nuit. Tu aurais du me réveiller...
-Non, ta dernière enquête t'a épuisée, je voulais que tu te repose.
-Tu es un ange."
Elle s'approcha de la légiste pour l'embrasser, leurs lèvres s'effleurèrent lorsque une petite tête blonde apparu dans l'encadrement de la porte.
"Maman, je peux venir dans le lit avec vous?
-Bien sur ma chérie. Viens à coté de ton frère."
La jeune fille grimpa sur le lit et s'installa dans les bras de la détective.
"Tu as bien dormi Charlotte?"
La petite mît son pouce dans sa bouche et hocha la tête. La petite famille resta ainsi pendant une demi-heure avant de se lever déjeuner. Les dimanches matins étaient vraiment magiques. Depuis que la détective avait emménagé dans la maison il y a cinq ans, les matins de weekends s'étaient transformés en longues grasse-matinées dans le lit. Et puis, il y a quatre ans, la petite Charlotte était née, rompant la monotonie des matins. La fillette faisait preuve d'une grande intelligence qu'elle avait hérité de sa mère, à à peine quatre ans, elle savait déjà lire, écrire, compter, réciter l'alphabet et surtout connaissait les bases de l'Italien et du Français. Le petit scorpion était aussi casse-cou que la détective. Toujours à vouloir se débrouiller seule et faire des cascades, elle voulait devenir "Superman" pour aider Mamma à arrêter les méchants. Elle dégustait ses tartines de miel tout en jouant avec son petit frère.
"Mamma, Aden veut ma tartine je crois. Il essaye de me la piquer.
-Je vais lui en donner un petit morceau, mais il faut se dépêcher si on veut aller pique-niquer au parc ce midi. Il y aura tonton Francki et oncle Tommy.
-Et est-ce que Nonna* viendra?
-Oui, avec ses bon cannellonis! Au fait Maur', tu sais si tes parents peuvent venir?
-Ma mère est repartie à Chicago hier soir et mon père l'a accompagné. Donc pas cette fois."
La légiste accompagna ses mots d'un sourire triste. Jane repensa au moment où elles avaient annoncé leur relation à Constance et son mari. Ils avaient eu un choc, et avaient eu du mal à l'accepter. Bien qu'heureux que leur fille aie trouvé le bonheur, les relations avaient été tendues pendant plusieurs semaines. Et puis, petit à petit, ils s'y étaient fait. L'arrivée de petits enfants les avaient ravis et la tension disparût. Désormais tout était pour le mieux.
"Bon aller, je vais préparer les sandwich pendant que vous vous préparez."
Maura pris sa fille dans ses bras et alla à la salle de bain, Jane adorait le temps que passait sa compagne à préparer leur petite princesse. À son image, elle était toujours bien habillée et bien coiffée. La tenue d'aujourd'hui serait encore une merveilleuse surprise.
"Et toi Aden, qu'est-ce que tu veux comme sandwich?"
Le bébé gazouilla avant de retourner aux jouets de son parc.
"Je vois, bon alors: quatre beurre de cacahuète-guimauve, quatre jambon-beurre fromage, un Bacon-chocolat et deux sandwich à la salade et au tofu pour le docteur Isles. Des fruits, des yaourts... La salade! J'ai failli oublier."
Elle sortit le récipient du réfrigérateur et le mît dans le sac avec le reste du repas. Ce fut à ce moment que les deux femmes de sa vie sortirent de la salle de bain. Maura avait opté pour un Jean moulant beige et un TEE-shirt rouge foncé. Elle avait paré sa fille d'une robe rose qui la faisait passer pour une princesse. Les cheveux des deux filles étaient relevés en un chignon parfait que Jane serait incapable de reproduire. Leurs tenues étaient parfaites, mais ce fut la fleur que Charlotte portait dans les cheveux qui fit sourire la brune.
"Vous êtes magnifiques! Bon, je vais me faire belle et je prépare Aden. Tout est près, il faut juste ne pas oublié les boissons.
-D'accord mon coeur."
La légiste déposa un rapide baiser sur les lèvres de la détective et retourna à sa tache. Dans la chambre de son fils, tout était en désordre. La nuit, lorsqu'elles se levaient, elles ne prenaient pas le temps de ranger. Les vêtements sales trainaient au pied du lit, et la poubelle avait besoin d'être vidée. Jane contempla avec désolation ce désastre.
"Je rangerais demain, mais pas aujourd'hui. C'est un jour spécial."
Elle changea la couche de son bébé et l'habilla avec une salopette en jean. Elle le déposa dans son parc et passa rapidement à la salle de bain. Queue de cheval, et un peu de maquillage. La tenue serait simple, à l'instar de sa compagne, slim bleu et chemise légère blanche laissant entrevoir ses dessous. Elle se regarda une dernière fois dans la glace et fila retrouver son fils.
"Comment tu me trouves Aden?
-Ba-Ba-Ba-buuuu"
Et il sourît.
"Je prend ça pour un compliment."
Elle l'embrassa dans les cheveux et retourna dans le salon où l'attendait déjà Charlotte et Maura.
"On y va Mamma?
-Oui mon ange. Je vais charger la voiture, tu joues avec ton frère pendant ce temps?
-D'accodac lieutenant!"
Les deux mères éclatèrent de rire.
"Maur' c'est toi qui lui a apprit ça?
-Non, c'est tonton Francki.
-Celui là, il ne paie rien pour attendre."
Une dizaine de minute plus tard, toute la famille était en route pour le Boston Common Park et ses longues étendues vertes.

Le parking était plein, ce dimanche était ensoleillé et beaucoup de familles en avaient profité pour sortir. Une fois la poussette sortie et les sacs chargés, les quatre personnes se mirent en chemin vers le lac. C'est ici que Jane avait donné rendez-vous à tout le monde. Charlotte courut vers sa grand-mère.
"Nonna!
-Ma petite Charlotte!"
La petite sauta dans les bras de sa grand-mère et lui fit un gros bisou.
"Et moi, j'ai pas le droit à un bisous?"
Francki s'était penché vers sa nièce pour la prendre dans les bras.
"Bonjour maman, Tommy est arrivée?
-Moi aussi je suis contente de te voir Jane.
-Désolée."
Elle embrassa sa mère et son frère et installa les nappes au sol. Tommy arriva quelques minutes après accompagnée de Tommy Junior. Ce fut Angela qui prit son neveu dans les bras la première.
"Hey, TJ!
-Mamie, arrête de me faire des bisous! Je veux aller jouer avec Charlotte."
Tous le monde se mît à rire. Le petit brun courut vers sa cousine qui partit se cacher pour embêter son cousin.
"Aden commence à avoir faim Jane.
-Son repas est dans la boite noire.
-Merci chérie.
-Bon, qui veut un apéritif?
-Quelle question, tout le monde!
-Francki, tu fais le service s'il-te-plait?
-D'accodac lieutenant!
-Alors c'est bien toi qui a appris ça à Charlotte!
-Je plaide coupable. Mais je trouve que ça lui va bien de dire ça.
-Toi alors!"
Elle lui mît un léger coup de poing dans l'épaule ce qui le fit grimacer.
"J'tai à peine touché et tu fais la tête, tu te ramollis!
-J'ai défoncé cinq portes hier.
-Brave lieutenant! Sur l'affaire Cadowski?
-Ouais, on a eu un mandat pour la propriété de...
-Stop, on parle pas boulot on a dit!
-Désolée Maman. Bon, si on trinquait?
-On trinque pour quoi?
-Je sais pas, on est tous ensemble, heureux et entourés d'enfants qui s'amusent? C'est bien ça?
-Alors au bonheur!"
Les quatre adultes levèrent leurs gobelets remplis de rosé.
Le pique-nique dura jusqu'au soir, laissant la nuit s'installer lentement. Aden dormait dans sa poussette pendant que sa sœur et son cousin jouait au loup. Ils étaient inépuisable. Ils avaient couru toute la journée et ne semblaient pas vouloir s'arrêter.
Les étoiles commençaient à briller dans le ciel, la voute avait prit une couleur orangée. Encore quelques minutes et la lune serait reine. Alors que tout le monde commençait à ranger ses affaire, un feu d'artifice commença. Les étincelles rouges, vertes et ors se succédèrent. Pendant près de dix minutes, les détonations animèrent la nuit.
Jane en avait profité pour se glisser derrière Maura. Elle la tenait par la taille, le menton posé sur sa tête. Les mains de la légiste s'étaient posées sur celle de sa compagne. La détective lui susurra un "je t'aime" dans le creux de l'oreille.
La belle blonde se retourna et l'embrassa, à la lueur du feu d'artifice. Jane s'arracha des lèvres de son amie et se mît à genou.
"Jane, qu'est-ce que tu fais?
-Maura, je t'aime. Depuis six ans qu'on est ensemble, je n'ai jamais cessé de t'aimer. Ce que je ressens pour toi, c'est comme au premier jour. Il y a eu Charlotte, puis Aden. Je veux que tout ça dure pour l'éternité.
-Jane...
-Maura Isles, tu es la personne que j'aime plus que quiconque en ce monde. Veux-tu m'épouser?
-Oh Jane, évidemment que je le veux!"
Elle sortit une petite boite de velours et en sortit une bague en or sertie d'un diamant. Elle la passa au doigt de la légiste qui sauta dans les bras de sa fiancée et l'embrassa comme jamais sous les regards du reste de la famille, applaudissant la déclaration.
"Beurk! C'est dégoutant les adultes qui se font des bisous!"
Charlotte tira la langue à son cousin.
"C'est l'amour, tu connais pas. T'es un garçon!"
Les adultes regardaient les deux enfants avec étonnement. Une telle repartie à peine âgée de quatre ans. Elle le tenait de la détective sans aucun doute. La soirée de poursuivit à Beacon Hill pour que les enfants puissent se coucher. L'heure était au champagne.
"Au mariage!
-Au mariage!"
Tous burent une gorgée avant de se lancer dans une discussion sur le mariage.
"Quand est-ce que vous allez vous marier?
-Je ne sais pas, on n'a pas vraiment eu le temps d'y réfléchir...
-Je veux être sûre que ta mère sera là Maur'. Alors on va en parler avec elle, on l'appellera demain.
-Merci.
-Il va falloir faire deux enterrements de vie de jeune fille!
-On n'est pas obligée Ma'!
-Mais si, j'y tiens! On organisera ça. Et puis il faudra choisir les tenues, le menu, la salle, les témoins, les demoiselles d'honneurs et...
-Maman! Elles ont du temps pour faire tout ça!
-On y pensera demain Ma'!
-Bon, d'accord d'accord!
-Te vexe pas, mais là il est tard, Maur' et moi on travaille demain.
-On va vous laisser. De toute façon TJ est crevé et demain il y a école.
-Salut Frangin!"
Tommy sortit accompagné de son fils puis fut suivi de près par Francki et Angela. La maison retrouva enfin son calme.
Jane prit sa fiancée dans ses bras et la porta jusqu'à la chambre. Les deux femmes étaient allongées l'une sur l'autre dans le lit.
"Tu es ma future femme.
-Et fière de l'être. Je t'aime."
Elles s'embrassèrent, exprimant la passion et l'amour qu'elles ressentaient.

Quatre mois plus tard:

Le mariage était passé. La cérémonie avait été grandiose. Les deux femmes s'étaient parées de magnifiques robes et bijoux, coiffés leurs cheveux avec tout le soin dont elles étaient capable. Même le lieutenant Jane Rizzoli avait enfilé un habit de fille. Deux semaines de vacances. C'est ce que Maura et Jane avaient estimé suffisant pour leur lune de miel. Elles étaient dans l'avion pour Paris, en première classe évidemment. La scientifique dormait paisiblement, le bandeau bleu de la compagnie lui cachant la lumière de l'habitacle. La détective observait ce spectacle avec tendresse et amour. Même si elle ne parvenait pas à dormir, elle se sentait apaisée et reposée. Loin du stress des arrestations et des meurtres, tout paraissait tranquille. La main de la brune se posa doucement sur celle de sa femme. Celle-ci passa ses doigts dans les siens.
"Pardon, je t'ai réveillée.
-Non, je ne peux pas dormir alors que tu t'agite de toute façon."
La légiste avait dit cela avec le sourire, elle n'était pas fâchée, plutôt amusée.
"Je ne supporte pas d'être assise à ne rien faire pendant longtemps...
-Pourquoi tu n'essaierais pas de dormir?
-J'peux pas! Je suis trop excitée à l'idée de passer deux semaines avec toi toute seule!
-Tu es aussi excitée que Charlotte avant Noël.
-C'est un petit peu Noël, et j'ai eu un super cadeau!"
Jane s'approcha de Maura et l'embrassa. La blonde qui n'avait pas enlevé son bandeau pendant la conversation fut surprise mais répondit très vite. De sa main libre, elle se débarrassa du tissu l'empêchant de profiter de sa femme. Son regard se plongea dans celui de la détective, empli d'amour comme aux premières heures de leur relation.
"J'espère quand même que les enfants ne vont pas faire tourner ta mère en âne!
-Tourner en bourrique, Maur'.
-C'est presque pareil.
-Non pas vraiment. En tout cas, ne t'inquiète pas. Ma mère m'a élevé avec mes deux frères, elle va s'en sortir avec nos deux petits diables.
-Tu as raison, il faut que je me détende.
-Tout à fait! Pense au magnifique hôtel qui nous attend à Paris, à tous les musées qu'on va pouvoir visiter!
-Tu détestes les musées.
-Mais pour toi Maura Isles, je décrocherais la Lune!
-Merci mais c'est scientifiquement impossible. La Lune est un satellite naturel en orbite autour de la Terre. Elle n'est pas suspendu dans le ciel, elle est soumise au principe d'...
-J'ai compris! Mais si c'était pour toi j'y arriverais quand même! Même la science ne pourrait pas se mettre entre toi et moi.
-Je sais Jane. Je t'aime."
La scientifique vola un baiser à Jane.
"Tu devrais dormir. Tu vas être épuisée avec le décalage horaire.
-Six heures c'est ça?
-Oui, repose toi. Surtout que après Paris, on va à Londres. Les vacances vont être épuisantes.
-Mais tellement bien.
-En effet, allez, il ne reste que deux heures avant qu'on arrive."
Sur ces mots, la légiste remit son bandeau et se rendormit, laissant la détective à ses pensées. Finalement, Jane sombra quelques minutes après.

L'hôtel était grandiose. Le "Royal Monceau". Maura l'avait choisi sans même consulter sa femme. Elle voulait lui faire la surprise. Biensure, il s'agissait d'un établissement de luxe dans lequel Jane ne se sentirai pas à l'aise tout de suite. Mais il semblait important pour légiste de lui faire partager une partie de sa culture. La chambre dans laquelle les deux femmes dormaient comportait une chambre, très sobre, classe et incroyablement propre, mais aussi un bureau et une salle de bain privative assez incroyable. Les murs étaient recouverts de miroirs, et la baignoire laissait entrer deux ou trois personnes. La détective en était bouche bée.
"Je ne sais pas quoi dire Maur'. C'est...
-Je sais que ce n'est pas tout à fait le genre d'endroit où tu as l'habitude de descendre mais... Je voulais te le montrer.
-C'est magnifique, tout comme toi."
Encore une fois, leurs lèvres vinrent se sceller. La détective chuchota: "Merci mon amour.
-C'est normal.
-La chambre est immense!
-Tu n'as pas vu le reste de l'hôtel chérie.
-Parce qu'il y a plus classe que ça?
-Centre de remise en forme, Spa, piscine, boutiques, restaurant français et un restaurant italien. Tous les deux étoiles au guide Michelin.
-Putain, tu t'es pas foutu de moi!
-Langage Jane!
-Excuse-moi, c'est l'émotion.
-Tu es toute pardonnée si tu me promet de venir faire les boutiques avec moi tout à l'heure.
-Mais on sort de l'avion!
-Je sais, mais je voudrais te montrer Paris en un jour, c'est impossible mais... J'aime tellement cette ville, je veux la visiter avec toi.
-Alors on ira faire les boutiques, et les musées, on ira dans toutes les rues de cette ville si tu le souhaites.
-Merci, tu es géniale!"
Les deux femmes s'allongèrent sur le lit et se reposèrent quelques minutes avant de partir dévaliser les boutiques. Elles revinrent les bras chargés de sac de différentes boutiques. Maura avait ajouté trois paires de chaussures à sa collection ainsi que deux robes et un tailleur. Jane avait choisi deux tenues de soirée et une paire d'escarpin assortie.
"Tu vas être superbe dans ta robe ce soir.
-Parce qu'il faut que je la mette maintenant?
-Oui, c'est l'heure d'aller au restaurant. J'ai réservé pour le français.
-D'accord, je vais me préparer. Tu as remarqué que tu pouvais tout me faire faire toi?
-Le petit médecin légiste contrôlant la puissante lieutenant de la criminelle... Ça me plait!"
La détective éclata de rire et fut suivi de près par la scientifique. Le diner se passa très bien, même si le serveur avait fait une drôle de tête lorsque Jane avait vu son assiette pour la première fois. Le cote Rizzoli de la jeune femme ne manquait pas à sa réputation. Elles étaient exténuées. Le shopping les avait épuisées. Elles s'endormirent des leur retour à la chambre et ne se réveillèrent que le lendemain.
Le reste de cette première semaine se passa sous les meilleurs hospices. Les deux femmes passèrent leur temps à courir dans tout Paris, visiter les plus beaux musées et châteaux, manger dans de magnifiques restaurants et prendre des photos. L'heure du départ approchait, mais aucune d'elle n'avait vraiment envie de quitter le petit coin de paradis dans lequel elles avaient atterri. La dernière journée fut passée au Spa et au centre de remise en forme. Elles se laissèrent masser, nagèrent dans un jaccuzi, et transpirèrent dans le sauna, sans jamais se quitter. Bien qu'elles aient deux enfants et plusieurs années de vie commune derrière elles, les deux femmes ressemblaient à un jeune couple venant de se trouver. Les preuves d'amour étaient plus que présentes et les déclarations s'enchainaient. Tout allait pour le mieux...

La départ fut dur à accepter pour Maura qui avait adoré le séjour. Mais Londres les attendait, autre ville, autre pays, autre culture.
"Allez viens Chérie, c'est l'heure.
-Je ne veux pas partir, j'aime trop cette ville.
-Qui c'est l'enfant là? Allez, je te promet qu'on reviendra. Aux prochaines vacances, avec les enfants cette fois.
-D'accord, tu me le promet?
-Oui, je tiens toujours mes promesses."
Main dans la main elles embarquèrent pour Londres et son magnifique pays. Là aussi l'hôtel était spectaculaire. La détective fut moins surprise cependant que pour le premier, et elle avait hâte de visiter chaque recoins de la capitale. Durant cette semaine, ce fut Jane qui balada sa femme sans tous les musées de la ville: Sherlock Holmes, Buckingham Palace, la Tour de Londres... Et bien d'autres. Elles se cultivaient et s'amusaient, s'aimaient et s'adoraient. Il s'agissait de vacances parfaites. Le dernier musée qu'elles avaient décidé de faire était celui du célèbre détective Londonien. Bien que très petit, il renfermait les détails de toutes ses enquêtes.
"Mon coeur, regarde la tête du chien! C'est celle de l'enquête du "Chien des Baskerville"!
-Oui, j'ai toujours adoré cette enquête. Mais ma préférée reste encore "La vallée de la peur". L'immersion au sein de cette organisation criminel si dépourvue de valeurs morales...
-Tu as l'impression d'être chez ton père?"
La sourire qu'arborait Jane signifiait qu'elle plaisantait. Au fil des années, la scientifique avait appris à déchiffrer les expressions de sa compagne, mais la plaisanterie restait dur à comprendre pour elle. Elle prenait tout au pied de la lettre, ce qui faisait beaucoup rire la détective et son entourage.
"Peut-être bien, va savoir!
-Tu es vraiment incroyable! On ira faire un tour à la boutique après?
-Jane Rizzoli me demande de passer dans une boutique?
-Et oui madame la grande médecin légiste, je voudrais acheter quelque chose à maman, elle a lu tous les livres de Conan Doyle.
-Tu penses à ta mère même ici?
-On a ramené des souvenirs à tout le monde, je peux en ramener un petit de plus à ma mère.
-C'est tout à ton honneur.
-Merci mon amour."
Elle embrassa la blonde sur le front avant de continuer sa visite. Elles passèrent près de quatre heures à arpenter les six pièces du musée. Maura ne comprenait pas vraiment l'attention de Jane mais n'en fit pas part, la lueur dans le regard brun de sa femme l'en dissuada.
"Regarde Maura, il est incroyable!
-Qu'est-ce que tu lui trouve?
-Cet homme était incroyable, il pouvait garder son calme dans n'importe quelle situation, capable de retenir seulement l'essentiel, un excellent scientifique avec des connaissances très étendues sur les poisons. Un grand joueur de violon et un redoutable adversaire en escrime! Cet homme avait tout pour plaire, et pourtant, il ne laisse aucune femme l'approcher.
-Et bien, tu l'adore! Je ne t'ai jamais vu lire les livre de Doyle.
-Inutile, je les connais déjà tous par coeur!
-Tu es incroyable Jane!"
Le rouge monta aux joues de la détective.
"Ça t'étonne que je connaisse aussi bien une série de livre?
-Pas vraiment, je me demandais quelles surprises tu me réservais encore au bout de six ans de vie commune."
La scientifique sourit et sa femme lui répondit. Elle restèrent quelques secondes à se regarder avant de descendre à la boutique.
"Tu sais ce que tu va prendre à ta mère?
-Je pencherais pour une montre à gousset, elle trouvera surement que ça fait classe et distingué."
Maura rigola un peu plus fort qu'elle ne l'aurai voulu.
"Qu'est-ce qui te fais rire?
-Ta mère est vraiment extraordinaire, elle me fait tellement rire.
-Ben c'est sur que la tienne ne trouveras pas un souvenir d'un musée distingué...
-Te vexe pas Chérie, je plaisantais."
Jane avait pris une mine boudeuse et tournait le dos à sa compagne. Cette dernière passa ses mains autour de la taille de la détective et lova sa tête dans ses cheveux. Elle s'imprégnait de son odeur comme d'un parfum rare et couteux.
"Je suis désolée chérie...
-Ce n'est pas grave, tu le sais bien! Aller viens, on va acheter sa montre à ma mère."
Les deux femmes s'embrassèrent et passèrent à la caisse.

Le dernier jour était arrivé. Le retour à Boston était imminent et les deux femmes ne s'en plaignaient pas. Même si elles regrettaient de devoir quitter leurs vacances, l'air des Etats-Unis leur manquait. Le départ était prévu pour dix heure trente mais par chance, une personne leur avait proposé un jet privé: Constance Isles. Elles disposèrent donc de la matinée pour se préparer et se rendre à l'aéroport. Le trajet au cote de la mère de Maura serait difficile pour Jane. Elle se sentait toujours mal à l'aise en sa présence.
"Bonjour Constance, comment allez-vous?
-Bien merci, je retourne voir mon mari.
-Bonne nouvelle, ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas vu?
-Deux mois et demi si mes calculs sont exacts, et ils le sont toujours.
-Waouh, vous devez être contente! Je ne pourrais pas quitter Maura aussi longtemps.
-Nous n'entretenons pas le même genre de relation Jane.
-Excusez-moi?"
Madame Isles sembla tout à coup mal à l'aise, elle venait de se rendre compte de son erreur. Cependant, elle parvint à alléger la situation.
"Je veux dire que vous êtes un couple plus jeune.
-Oh... Je vois."
Maura ne disait rien, elle était gênée par le comportement de sa femme et de sa mère. Les deux femmes ne s'étaient jamais vraiment adorées mais elles étaient toujours restées dans le domaine du poli. Ce trajet allait se passer exactement pareil. Elles ne s'adressèrent la parole que pour les formalités et les politesses puis reportait leur attention sur autre chose. Ainsi, lorsque Jane entendit Constance aborder le sujet du mariage, elle se trouva une admiration soudaine pour l'étiquette de sa bouteille d'eau. Mais même avec toute la volonté dont elle était capable elle entendait sa femme se décomposer devant sa mère.
"Le mariage c'est bien passé?
-Oui, quel dommage que tu n'aies pas pu venir. Ton vernissage à Singapour a-t-il été bénéfique?
-Quatre nouveaux investisseurs, mais la n'est pas la question. J'aurais aimé être là, voir Chalotte et Aden. Et toi bien sur, dans ta robe de mariée.
-Je t'enverrais les photos si tu le souhaite.
-Avec plaisir."
Même si elle ne le montrait pas, la légiste avait été très déçu d'apprendre que sa mère ne serait pas présente au plus beau jour de sa vie. Cela révoltait la détective qui attendit que sa compagne aille au toilette pour le faire savoir.
"Vous n'avez vraiment pas ou vous libérer?
-Non, sinon je serais venu! Quatre investisseurs réguliers, c'est inespéré.
-Oui, mais ce n'est que du fric. Et ça vous en avez plein! Mais vous n'avez qu'une seule fille, et elle est parfaite. Vous avez raté son mariage, elle a pleuré quand vous lui avez annoncé, vous le saviez? Elle vous adore, et vous vous ne la calculait même pas!
-Nous avons eu une conversation similaire il y a quelques années.
-Je vois que ça vous a réussi. J'aime votre fille, je ne supporte pas de la voir souffrir, et vous vous jouez avec elle sans considération! Vous êtes sa mère! Prenez vos responsabilités, il n'est pas trop tard."
La détective avait chuchoté les derniers mots car Maura revenait à sa place.
"Excusez-moi.
-Dis-moi chérie, tu ne voudrais pas qu'on aille faire les magasins toutes les deux pendant que je suis à Boston?"
La scientifique sembla interloqué mais ne le laissa pas paraitre. Au fond d'elle, elle savait que Jane n'avait pas su tenir sa langue. Elle lui en était reconnaissante. Cette franchise avait ses bons et ses mauvais cotes, mais avec Constance, cela avait été souvent positif.
"Avec plaisir Mère.
-Je t'appellerais dans la semaine."
L'avion atterrissait, la petite discussions avait fait son chemin dans la tête de la grande Constance Isles, elle devait montrer à sa fille qu'elle l'aimait plus que tout. C'est ainsi que les vacances s'achevèrent. Sur la bonne résolution de la mère de Maura. Les deux femmes furent accueillies par Angela et les deux enfants. Charlotte sauta dans les bras de ses mamans et les embrassa à tour de rôle.
"Regardez, j'ai fait un dessin. C'est nous quatre avec Aden!
-C'est magnifique mon coeur!
-Vraiment très joli chérie!"
Angela vint serrer sa fille et sa femme dans ses bras et les reconduisit chez elles. La soirée fut chargée, tout le monde était venu accueillir les deux femmes qui ne demandaient qu'à être seules après ce voyage éprouvant. Les souvenirs furent distribués, les baisers furent donnés, la mains serrées et la corps enlacés. Le havre de paix qui entourait cette grande et heureuse famille ne cesserait pas d'exister tant qu'au moins une personne y croirait. Ce pouvoir incroyable caché au fond du coeur de chaque individu nommé l'amour, remplissait la maison de Maura Isles et Jane Rizzoli...


*nonna: grand-mère

Et voilà la fin. C'est une page qui se tourne, vous allez me manquer. N'hésitez pas à laisser une dernière review pour se chapitre, cela me comblerait de joie ! ( Non je n'exagère pas x) )

Gros bisous tout le monde ! :D