Bonsoir à tous!
Comme vous pouvez le constater, et ça m'a surprise moi-même, je publie plus rapidement que prévue ^^. Faut croire que j'ai du mal à me passer de l'écriture de cette fic!
Comme toujours, merci indéfiniment pour vos reviews! Cette fois-ci j'ai pris le temps d'y répondre, donc vous trouverez les réponses à la fin du chapitre.
Je n'en dis pas plus et vous souhaite une bonne lecture! Et surtout, n'hésitez pas à laisser vos avis!
LSAfor'
« Tout le monde mérite une seconde chance… Mais pas pour les mêmes erreurs »
Chapitre 9 :
En pénétrant dans l'appartement à Callie, Mark ne savait toujours pas pourquoi elle lui avait demandé de venir. Son message lui avait seulement dit de venir au loft dès qu'il en avait la possibilité. Et curieux comme il était, il avait fait en sorte que cette possibilité s'offre immédiatement à lui.
Il s'avança donc à l'intérieur jusqu'au living-room et appela Callie.
- Ici, lança-t-elle derrière lui.
Elle était assise sur un des tabourets de bar de la cuisine, en compagnie d'une blonde au visage très familier. Il s'approcha doucement, reconnu Arizona Robbins et ne put s'empêcher d'ouvrir de gros yeux, rond de surprise, tandis que cette dernière lui adressait un léger signe de tête.
- Comme tu peux le voir, on a un nouveau membre dans l'équipe, dit Callie avec un sourire crispé.
Elle appréhendait la réaction de Mark depuis la veille, lorsqu'Arizona l'avait surprise en la retrouvant chez elle. Et maintenant qu'elle était face à son meilleur ami dont le visage était déformé par son expression de surprise, elle savait qu'elle avait eu raison de s'inquiéter.
- Les choses évoluent très vite, commenta Mark. Je peux te parler ?... Seul à seule, ajouta-t-il.
Callie poussa un léger soupir avant de descendre de son tabouret, d'adresser un sourire d'excuse à Arizona qui n'avait pas dit un seul mot et s'avança vers Mark.
- Tu es sure qu'on peut lui faire confiance? chuchota-t-il lorsqu'elle fut suffisamment proche de lui.
- Oui, répondit Callie. Arizona a ses raisons d'être ici…
- Bien, concéda Mark en soupirant. J'espère que tu as raison.
Il se décala pour s'avancer en direction de la blonde et lui tendit la main, d'un geste solennel.
- Bienvenue dans l'équipe, Robbins.
Elle le lorgna d'un regard moqueur mais lui serra tout de même la main.
- Merci Sloan, répondit-t-elle d'un ton exagérément pompeux.
- Avec deux agents doubles au sein de l'Agence, ça va être beaucoup plus facile dorénavant, dit Callie, soulagée de voir que les choses se déroulaient beaucoup mieux que ce qu'elle s'était imaginée.
Elle s'avança à son tour vers la cuisine et reprit sa place sur le tabouret qu'elle venait de quitter.
- Oui surtout qu'avoir celle qui est censée te capturer dans ton équipe n'est pas un atout négligeable, taquina Mark.
Un silence mal-à-l'aise suivit les paroles du jeune homme qui finit par s'éclaircir la gorge et changea de sujet.
- J'ai du nouveau concernant le sénateur March…
Les deux femmes lui accordèrent un peu plus d'attention.
- J'ai réussi à pirater son agenda électronique et j'ai vu une chose qui me parait assez suspecte, expliqua-t-il en se servant un café. Alors qu'elle a noté tous ses rendez-vous officiels avec de nombreux détails, il y en a un cette après-midi qui est sans objet…
- Ça doit être en rapport avec l'Undertaking, exposa Callie.
Mark jeta un regard en direction d'Arizona et remarqua qu'elle ne semblait ni confuse ni surprise par le terme employé. Il en déduit que Callie avait dû lui faire un débriefing complet sur leurs découvertes et il se demanda si c'était une bonne chose. Son amie lui faisait peut être totalement confiance, mais lui n'oubliait pas qu'elle était à sa poursuite pendant de nombreux mois.
- Je ne pourrais pas m'en occuper, continua-t-il. Je pars en mission en Italie pour l'Agence dans quelques heures…
Callie acquiesça tandis qu'il se levait pour s'en aller. Elle s'avança vers lui et le pris dans les bras.
- Fais attention à toi, lui dit-elle au creux de son épaule.
- Toi aussi, répondit-il. Garde les yeux ouverts…
La Latina se dégagea doucement de son étreinte et lui adressa un sourire moqueur.
- Tu me connais.
- Justement, dit-il sérieusement.
Il posa un léger baiser sur son front puis adressa un signe de tête à Arizona qui était restée en retrait avant de quitter l'appartement.
Callie le regarda sortir, sentant une boule d'inquiétude se former au creux de son estomac, comme à chaque fois que Mark partait en mission pour l'Agence. Elle se tourna ensuite vers la femme assise derrière et lui adressa un léger sourire.
- Ça s'est mieux passé que ce à quoi je m'attendais!
- C'est vrai que je m'attendais à plus de résistance de la part de Sloan, admit Arizona. Il me déteste…
- Il ne te déteste pas, souffla Callie, disons juste… qu'il ne te connait pas.
Arizona laissa échapper un léger rire, avant de retrouver son sérieux.
- Je n'ai pas de choses spéciales à faire cet après-midi, informa-t-elle, si tu veux que je t'accompagne sur ta planque… Il va juste falloir que je retourne au QG avant.
- C'est d'accord, répondit Callie avec un sourire.
Lorsqu'elle arriva au quartier général de l'Underground, un sentiment de malaise gagna Arizona. Elle n'appartenait plus à cet endroit. D'ailleurs y a-t-elle vraiment appartenu un jour ? Alors que depuis ses tout débuts, sa présence n'était basée que sur un mensonge.
Son sentiment de malaise disparu rapidement dès qu'elle franchit les portes de son bureau pour laisser place à un qui lui était beaucoup plus familier: la colère. Lorsqu'elle pénétra à l'intérieur de la pièce, elle vit le Colonel, assis sur son fauteuil de bureau et qui semblait visiblement l'attendre.
- Que faites-vous ici? demanda-t-elle d'un ton beaucoup plus abrupt qu'elle ne l'aurait souhaité.
- Je voulais voir comment tu allais, répondit le Colonel R. Depuis ce qu'il s'est passé en Colombie, je m'inquiète pour toi.
Elle se mordit l'intérieur de la joue pour contenir sa fureur. Elle savait qu'il ne fallait surtout pas qu'elle change ses habitudes si elle voulait réussir à jouer les agents doubles. Et même si tout son être la priait d'envoyer balader ses motivations et de se venger maintenant, alors qu'il était là, face à elle, à lui adresser un sourire prévenant qui lui donnait plus envie de vomir qu'autre chose, il fallait qu'elle arrive à se contenir, à faire comme si de rien été.
- Je vais bien… Monsieur…
- Tu pourrais aller voir Hahn, conseilla le vieil homme. Je sais que tu ne l'aimes pas mais elle pourrait t'aider…
Arizona laissa échapper un rire sarcastique.
- La dernière chose dont j'ai besoin, c'est les conseils de cette folle à lier, lança-t-elle dédaigneusement. Je vais plutôt prendre mon après-midi si vous le voulez bien.
- Bien, si c'est ce que tu veux…
- C'est ce que je veux, confirma Arizona avec un hochement de tête.
- Alors c'est en ça que consiste ta vie de fugitive? questionna Arizona d'un ton légèrement moqueur.
Elle était en compagnie de Callie dans la voiture de cette dernière, stationnée face à la maison du sénateur March. Elles attendaient depuis maintenant plus d'une heure que la femme sorte de la maison pour se rendre au rendez-vous sans objet qu'elle avait indiqué sur son agenda.
- Et oui, répondit Callie. Désolée de te décevoir…
Un nouveau silence s'installa entre elles. Il faisait partis des nombreux auxquelles elles avaient dû faire face depuis qu'elles s'étaient retrouvées un peu plus tôt. Il fallait croire que le malaise qui les avait saisis depuis la veille, lorsqu'Arizona était venue la retrouver, ne voulait pas les quitter. Callie pensait que maintenant qu'Arizona était de son côté, les choses s'arrangeraient entre elles. Elle avait même espérait qu'elles retrouveraient un semblant de leur complicité d'antan, celle qu'elle avait aperçu pendant quelques heures en Colombie.
Elle souffla légèrement et se décida à briser la glace.
- Je trouve ça bizarre de me retrouver ici avec toi, avoua-t-elle à mi-voix.
Arizona détourna le regard de la fenêtre pour le poser sur le visage de Callie qui esquissa un sourire crispé.
- J'ai encore du mal à me faire à l'idée que tu es vraiment là, à mes côtés, alors qu'il y a encore quelques semaines de ça, tu étais celle qui cherchait à m'attraper, continua Callie en rigolant.
- Je n'ai jamais réellement voulu te faire de mal, déclara Arizona doucement.
Callie pouvait discerner la culpabilité dans sa voix, ce qui la conforta dans la sincérité des mots de la blonde.
- Je sais…
Elle laissa quelques minutes de silence passer avant de parler à nouveau :
- Tu penses que les choses redeviendront normales un jour? demanda Callie. Je veux dire… entre nous…
Cette fois-ci, c'est Arizona qui laissa échapper un rire, ce qui fit sourire la brune qui savoura le son qu'elle n'avait pas entendu depuis ce qui lui semblait être une éternité.
- Il faut se rendre à l'évidence Calliope, les choses n'ont jamais été normales entre nous…
Elles se regardèrent dans les yeux quelques secondes, avant de détourner le regard toutes les deux en même temps. Callie baissa les yeux vers ses mains qu'elle tritura nerveusement, hésitant à poser la question qui la démangeait depuis la veille, depuis qu'elle avait vu la détresse dans les yeux de la blonde lorsqu'elle lui avait raconté ce qu'elle avait découvert sur la mort de son frère. Elle finit par relever la tête et la fixa tandis qu'elle était concentrée sur la maison du sénateur.
- Comment te sens-tu Arizona?
Arizona se figea légèrement mais ne bougea pas pour autant.
- Je vais bien…
- Arizona… soupira Callie. Tu peux peut-être berner les autres, mais ça n'a jamais marché avec moi et tu le sais.
La blonde éloigna les jumelles de ses yeux et les ferma quelques secondes. Lorsqu'elle les rouvrit, elle regarda partout sauf en direction de la Latina. Comment pouvait-elle s'attendre à ce qu'elle réponde à cette question alors qu'elle-même ne connaissait pas la réponse.
- Je n'en sais rien Callie, finit-elle par dire. La seule chose que je sais, c'est que je dois mettre le Colonel hors-jeu et c'est la seule chose qui a de l'importance aujourd'hui.
- Arizona, tu as le droit de te sentir pommée et pas sure de toi pour le Colonel. Après tout, il reste…
- Il reste le meurtrier de Tim, la coupa Arizona. Pour moi, il est et restera celui qui a tué mon frère, rien de plus.
Callie poussa un léger soupir de résignation. Elle ne savait pas qui Arizona essayait de convaincre. Elle ou elle-même?
- Je dis juste que le monde n'est pas noir ou blanc Arizona, déclara-t-elle finalement. Et nous sommes toutes les deux biens placées pour le savoir… Ce que je veux dire, c'est que je trouverais ça tout à fait normal que tu sois perdue par rapport aux sentiments que tu portes au Colonel et je ne t'en voudrais jamais de me dire que tu doutes… Après tout, toi, tu m'as faite douter…
Arizona releva enfin la tête pour croiser le regard sombre de Callie et elle sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Mais pas de la façon familière qu'il avait de s'emballer lorsqu'elle était en colère ou triste. Non, cette fois-ci, si son cœur menaçait de quitter sa poitrine, c'était à cause du trouble et de l'absence d'indifférence que la brune avait la capacité de lui faire ressentir.
- Il y a du mouvement, informa Callie en faisant un signe de tête en direction de la maison, lui permettant ainsi de ne pas avoir à répondre.
Elle rapporta son attention vers la fenêtre et vit le sénateur March sortir et descendre les escaliers du porche avant de traverser l'allée de son jardin pour monter dans une berline noire aux vitres teintées.
Callie ne perdit pas de temps pour démarrer la voiture et la suivit pendant une trentaine de minute jusqu'à la lisière d'une forêt en dehors de la ville.
- Rien de mieux qu'un chalet pour une réunion super secrète, commenta Arizona lorsqu'elle vit une grande bâtisse se dessiner entre les arbres.
Elles immobilisèrent leur véhicule dans un coin isolé derrière de grands chênes. Ce qui leur permettait de ne pas perdre de vue l'endroit sans risquer de se faire repérer. Callie attrapa sa paire de jumelle en même temps qu'Arizona et regarda dans la direction de la voiture du sénateur March qui s'était immobilisée devant le chalet. Elles virent la femme descendre du véhicule et entrer dans la maison.
Quelques minutes plus tard, une dizaine d'autres voitures, identiques à celle de March, défilèrent à leurs tours devant l'entrée de la maison, déposant des personnes, dont la plupart fut reconnu par Callie comme étant les personnes figurant sur la liste de son père. Il y avait des hommes d'affaires, des sénateurs, des gouverneurs,… Il s'agissait des personnes les plus influentes du pays.
- C'est bien l'Undertaking.
Arizona hocha la tête tandis que le visage d'un vieil homme attira son attention. Il avait les cheveux blancs et arborait un air austère et froid accentuait par ses yeux bleus d'un clair presque surnaturel. Mais ce qui lui sauta aux yeux, c'était la tenue des Marines qu'il portait. Il était le seul en tenue militaire, les autres étant tous vêtu de costumes.
- Grant, souffla-t-elle.
Callie se tourna vers elle et lui adressa un regard interrogateur.
- Tu le connais?
- Pas vraiment, répondit Arizona. C'est juste que Zetrov et le Colonel l'ont mentionné dans la conversation téléphonique que j'aie écouté.
- Je les ai comptés et ils y sont tous, affirma Callie en attrapant son sac. Il est donc temps d'écouter ce qu'ils ont à se dire…
Elle sortit son capteur auditif et ses oreillettes avant d'en tendre une vers Arizona. Ce geste ramena cette dernière quelques jours en arrière, en Colombie, ce qui la fit sourire.
- Si tu pouvais éviter de te sauver sans moi cette fois-ci, lança Callie, comprenant ce qui venait de lui traverser l'esprit.
- Je ne te promets rien, dit Arizona sur un ton légèrement taquin.
Callie finit d'installer son matériel et pointa son capteur en direction de la maison. Cependant, après quelques secondes, elle remarqua qu'aucun son ne retentissait dans son oreille.
- Merde! s'exclama-t-elle. Il doit y avoir un brouilleur de signal aux alentours…
Elle bidouilla l'appareil pendant quelques minutes avant de laisser tomber, réalisant qu'il n'y avait rien à faire.
- Il faut croire qu'ils ont pensé à l'éventualité d'intrus cherchant à les espionner, commenta Arizona en se tournant vers elle.
Elle la vit retirer sa ceinture d'un geste brusque.
- Où as-tu l'intention d'aller?
- Je vais tenter de me rapprocher un peu, répondit Callie en ouvrant la portière.
- Mais tu es folle?! s'exclama Arizona. Il doit y avoir une dizaine de gardes et on n'a pas assez d'armes Callie! On n'est pas assez préparé…
- Il est hors de question que je laisse passer cette opportunité, répliqua la brune en sortant du véhicule. Ne bouge pas, je reviens!
Elle ne laissa pas à Arizona la possibilité d'ajouter quoi que ce soit et s'éloigna à grandes enjambées en direction des bois.
- Fais chier! s'énerva Arizona en la regardant disparaître derrière les arbres sinueux face à elle.
Sans grandes difficultés, Callie arriva facilement à se frayer un chemin vers le grand chalet où étaient entrées les personnes de l'Undertaking. Elle passa derrière de grands arbres pour atteindre l'arrière de la bâtisse, l'avant étant gardé par de nombreux hommes. Trop nombreux pour qu'elle puisse tenter quoi que ce soit.
Elle se cacha derrière un hêtre et étudia la position de l'unique homme qui faisait les cents pas à quelques mètres du porche menant à la porte arrière. L'observant quelques minutes, elle attendit qu'il lui donne le dos pour courir le plus rapidement mais aussi le plus discrètement possible jusqu'au mur en bois qui composait les escaliers du porche. Elle reprit doucement sa respiration puis s'avança jusqu'à une petite fenêtre où elle regarda ce qui se déroulait à l'intérieur.
Elle lui donnait une parfaite vu d'ensemble sur une grande table ovale autour de laquelle était assise toutes les personnes composant la liste de son père. Callie sortit son téléphone de sa poche et prit quelques clichés avant de sortir son récepteur audio et d'appuyer sur le bouton d'enregistrement, espérant que d'ici, elle arriverait à entendre quelque chose.
- … ce qui est sûr, c'est que l'Agence Underground devient incontrôlable. Le Colonel prend de plus en plus son indépendance vis-à-vis de l'organisation et bientôt nous n'aurons plus aucune maitrise sur lui.
Callie remarqua que l'homme qui venait de parler était le général Grant. Elle se concentra un peu plus sur la conversation, de peur d'en rater un morceau.
- J'ai toujours pensé que sous-traiter avec eux était une mauvaise idée, lança le gouverneur de New-York.
- Vous ne disiez pas ça lorsque l'Underground vous a permis de vous débarrasser de votre concurrent aux élections! rétorqua agacé Grant.
- Il est indéniable que l'Agence nous a tous été d'une grande utilité, déclara le sénateur March d'une voix un peu plus forte que les autres, montrant que le gouverneur s'apprêtait à répliquer. Mais depuis la mort de Torres, nous perdons le contrôle et il faudrait y remédier au plus vite si ne nous voulons pas risquer d'être exposé!
À la mention de son père, Callie sentit son cœur s'emballer. Ainsi donc, il avait eu à faire à l'Undertaking. Combien de choses ne savait-elle pas sur lui ? Combien de choses lui avait-il caché?
Un bruit derrière-elle lui fit louper la réponse du Général Grant. Elle se tourna doucement pour voir un des gardes pointer son arme sur elle.
- Que faites-vous ici? demanda-t-il d'un ton menaçant.
- Je me suis perdue? tenta-t-elle misérablement.
Callie le vit retirer la sécurité de son pistolet et s'attendit à entendre le coup de feu retentir d'une seconde à l'autre.
Ce qui n'arriva pas.
Il s'effondra au sol, inconscient, laissant apparaître derrière lui la silhouette d'une blonde qui lui était très familière. Callie adressa un sourire reconnaissant à Arizona qui ne le lui retourna pas.
- On ferait mieux d'y aller, affirma la blonde en se détournant d'elle.
La porte du loft s'ouvrit à la volée, laissant apparaître une Arizona en colère, suivit de Callie qui semblait agacée.
- Je ne comprends pas pourquoi tu es autant en fureur avec toutes les infos que j'ai pu récolter!
Arizona fit volte-face et la fixa d'un regard noir.
- Tu as été imprudente! s'exclama-t-elle.
- Oui mais au moins on a eu ce qu'on voulait, répondit Callie.
Depuis qu'elles étaient sorties des bois, Arizona avait été d'une humeur exécrable. Callie s'était douté qu'en sortant de la voiture comme elle l'avait fait, la blonde risquait d'un peu lui en vouloir, mais elle ne s'était pas attendue à une telle colère de sa part.
- MAIS À QUEL PRIX?! s'écria Arizona. Tu en as fait qu'à ta tête et à cause de ça tu t'es mise en danger!
- Je maitrisais la situation! rétorqua Callie, pleine de mauvaise foi.
- Oui vachement! C'est pour ça que je t'ai retrouvé à deux doigt de te faire tirer dessus!
Callie secoua la tête et s'avança vers le Living-Room puis jeta sa veste sur le canapé. Arizona la suivit, voulant à tout prix lui faire entendre raison.
- Tu l'as joué en solo Calliope…
La brune se tourna de nouveau vers elle et lui lança un regard perçant.
- C'est toujours comme ça que j'ai fonctionné jusqu'à maintenant, répliqua-t-elle sèchement, ce n'est pas en un jour que je vais réussir à avoir assez confiance pour jouer de nouveau en équipe avec toi.
Sa remarque eut l'effet d'une claque pour Arizona qui ouvrit la bouche avant de la refermer, ne sachant quoi dire. Un silence de plusieurs secondes s'installa, pendant lequel Callie aurait souhaité retirer ce qu'elle venait de dire.
- Et pourtant c'est ce que je suis maintenant, finit par dire Arizona d'une voix étonnamment calme. Ta coéquipière… Je sais que tu penses que j'ai des doutes sur mon camp mais ce n'est pas le cas.
Elle poussa un léger soupir d'agacement avant de continuer :
- Ne te méprend pas, je sais ce que c'est de douter Calliope. C'est ce qui m'a amené à faire demi-tour lorsque tu étais enfermée dans le bureau de Hahn… Mais cette fois-ci c'est différent. Je ne doute pas… Au contraire, les choses sont claires pour moi et je t'assure que je ferais tout pour qu'on arrive à démanteler l'Agence. Il faut juste que tu apprennes à me faire confiance… Réellement confiance… Parce qu'on est là-dedans ensemble maintenant…
Callie inspira profondément avant de laisser ses épaules s'affaisser, retrouvant peu à peu son calme.
- Je suis désolée, s'excusa-t-elle. Je n'aurais jamais dû sortir de la voiture sans te demander ton avis… C'est juste que… J'attendais cette rencontre depuis un moment maintenant et je ne voulais pas attendre plus.
- Je sais, affirma Arizona.
Elle lui adressa un petit sourire avant de reculer doucement vers la porte d'entrée.
- Je ferais mieux d'y aller…
Callie acquiesça légèrement et la regarda s'éloigner avant de la héler.
- Arizona?
La blonde, qui avait déjà une main sur la poignée de la porte, se tourna de nouveau vers elle.
- J'ai confiance en toi…
Arizona la fixa quelques secondes avant de sourire à nouveau.
- Bonne nuit Calliope…
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Réponses aux reviews:
seve2904: et nooon, le baiser ce n'est pas pour maintenant! Patience =)
Aoquesth: Oui c'était plus facile pour moi d'écrire en début d'année, qu'en fin. Mais faut croire que j'écris toujours autant... Je pense que ça va vraiment se ressentir en mai, en pleine periode d'exams (j'en fini jamais! ^^). Oui, le Calzona en ce moment est top dans la série! Savourons parce que quelque chose me dit que ça ne va pas durer XD
E: Merci. Et désolé pour la frustration que je te cause. Je fais mon max pour publier le plus vite possible!
BOOX21: Merci beaucoup pour ta review! Je suis contente que les FB te plaisent, mais il y en aura beaucoup moins maintenant. Comme tu l'as dis, ça me permettait surtout d'expliquer leur situation présente par des éléments du passé. Et merci pour ton merde!
Lily31: Yeah, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu le plaisir de lire ton avis. Je suis heureuse de voir que tu continue de suivre mes fics et que surtout ça continue de te plaire. Tu fais ma journée!
DroDroV: Non je ne fais pas d'étude en littérature, je suis même dans un domaine totalement différent mdr. Mais merci pour le compliment! Et tes reviews sont toujours un plaisir à lire. Tu te poses toujours de très bonne question et c'est agréable à lire pour moi. Donc encore une fois, merciiiii!
surf'up: Oui l'action sera plus au rendez-vous, mais c'est surtout parce que par FB, je n'avais plus grand chose à raconter... C'était surtout pour faire un peu le tour de la relation Calzona avant, pour pouvoir mieux se consacrer à celle de maintenant!
Brucas33: Oui, dans son style, Arizona cherchait à preserver Callie, même si ça la plus blessé qu'autre chose... Des fois, nos meilleurs attentions n'amènes pas toujours nos meilleurs agissements. Et pour ta question, il y aura des explications dans la suite. Plus tôt que ce à quoi tu peux t'attendre ;)
Happiness27: Je pense que beaucoup ne sont pas au bout de leur surprise, y compris vous les lecteurs =). Merci! Je fais mon possible pour que ce soit le plus clair possible et si tu trouves que c'est le cas, c'est que ça marche. Merci!
CatchingFire: Ouiiiiii! Beaucoup l'attendait cette alliance, y comprit moi!
KRISTENNE: Merci! Pour l'instant, je ne suis inspirée que par le Calzona et puis je préfère finir une histoire avant d'en commencer une autre. Mais il se pourrait qu'un jour j'écris sur un autre couple. Vu toutes les séries que je regarde et tous les ships que j'ai, on n'est pas à l'abris d'une fic en dehors du Calzo ^^. En tout cas merci de continuer de lire et de continuer de commenter à chaque chapitre, c'est cool de ta part!
