Le concours se terminant pour le 15 aout, je vous met les derniers chapitres la concernant.

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Ariane

merci a ma beta lectrice pour les corrections et a vous pour votre lecture et vos encouragements


Chapitre 9 :


Le président saluait la foule des deux mains et les chars prirent le temps de s'arrêter devant la tribune afin de laisser descendre le chef d'état. Ce dernier en profita pour présenter la délégation de Belgique ainsi que la compagne du premier ministre. En effet, le vrai n'avait personne dans sa vie à part des petites amies de passage tellement son métier était prenant et ici, voir la dame du premier ministre dans la tribune avait fait sensation auprès des français.

Comme toujours, le peuple avide de sensation commença à crier pour que la jeune femme se lève, ce qui mit Edward très mal à l'aise. Jouer le rôle d'une fiancée passe encore, mais se faire applaudir et crier après, était autre chose. Doumèrgue lui suggéra de saluer en lui montrant comment le faire d'une façon protocolaire et des acclamations pour un baiser se firent entendre. L'ancien Fullmetal se mit à rougir d'embarras, ce qui lui donnait un petit côté attendrissant. Il avait complètement oublié sur le moment l'histoire de la bombe quand il vit Mustang passer sa main tendrement sur son visage et remonter son visage afin de déposer ses lèvres sur celle du jeune homme. La chaleur montait de plus en plus sur les joues d'Edward alors qu'il rendait avec pudeur le baiser à l'homme de sa vie.

« Je t'aime mon ange » lui murmura Mustang avant d'entendre une nouvelle salve d'applaudissement. Le président fit un signe pour dire que le défilé allait commencer et les gens de la tribune prirent place sur leur siège. Ed et Roy levèrent les yeux sur le bâtiment d'en face et virent le pointeur du fusil qui menaçait Riza d'être abattue à tout instant. Le sénateur avait opté pour une tenue noire reflétant plus ses origines militaires que politiciennes. Oui, il était prêt à la tuer si elle bougeait de sa place. De toute façon, il avait prit toutes les dispositions nécessaires pour qu'elle soit arrêtée à la fin du défilé.

Alphonse quand à lui venait d'arriver avec Hughes sur le terrain de décollage. Dur, dur, de trouver parmi tous les appareils ceux qui venaient du pays royaliste. Mais l'accent prononcé des aviateurs flamand et surtout la langue qu'ils parlaient permis aux deux hommes de se diriger vers la bonne flotte aérienne. Un homme au masque un peu bizarre trainait juste derrière un des hélicoptères de sauvetage en mer. Il entra dans l'appareil mais ne se rendit pas compte de la présence du sergent et du cadet Elric qui l'assommèrent. Noah et Grace furent averties par Broche, un des miliciens de la résistance, que la mission était accomplie. Il fallait aller prévenir Edward afin que ce dernier se détende. Tribolet avait la bombe avec lui et le sergent la confisqua.

Le scientifique fut amené dans l'immeuble où se trouvait le sénateur et par un jeu de lumière et de miroir, Edward et Roy furent prévenu que la mission d'arrêter le fou furieux était accomplie. Le blond se mit à trembler comme une feuille quand ses nerfs se mirent à se relâcher et Roy se montra très attentif à lui. Ce qui faisait entendre des « OH » et des « AH » dans la foule qui préférait regarder le couple attendrissant plutôt que le défilé. Quand le final arriva, tous purent apprécier les démonstrations de pilotage acrobatique des pilotes belges. Bref le défilé était une véritable réussite.


Les gens venus sur place se dispersèrent afin d'aller au parc devant la tour Eiffel où avait lieu des dizaines d'activités ainsi qu'un thé dansant. Le sergent Hughes et la police parisienne montèrent alors sur l'estrade et passèrent les menottes à Elisabeth sous le regard médusé de son mari.

« Nous vous arrêtons madame pour avoir commandité le meurtre d'un des collègues de votre mari ainsi que d'une tentative d'attentat sur notre ville. Nous vous conseillons d'avoir un très bon avocat car pas mal de plaintes ont été déposées à votre sujet. »

Jean Havoc était lui aussi descendu et avait prit à part le président pour lui expliquer les raisons de l'arrestation de son épouse et de la façon dont elle avait voulu protéger le patrimoine de son grand père et surtout ses idées nazies. Sans oublier de lui avouer les tromperies avec l'ancien premier ministre et la façon dont elle l'avait fait sauvagement assassiner. Gaston fit appeler les deux anciens alchimistes et leur présenta ses excuses alors qu'il était vraiment chamboulé par la vérité.

« Je ne me suis rendu compte de rien. Je pensais qu'elle m'aimait vraiment. Si votre amoureux n'avait pas compris au repas d'hier soir les intentions de Riza, nous serions tous morts à l'heure actuelle. Je ne sais pas comment m'excuser de vous avoir embarqué dans une telle aventure. Je voulais juste que le premier ministre soit présent lors de ce défilé, c'est tout. »

« Personne ne peut savoir dans quel camp les gens se trouvent. Nous sommes dans un temps difficile d'après guerre et il semblerait que les allemands et les japonais veulent remettre le couvert. Ne vous tracassez pas, du moment que vous continuez à avoir une politique démocratique et que vous défendez votre pays, tout devrait se passer pour le mieux » sourit Roy soulagé malgré tout. C'était un bon menteur et il pouvait cacher son inquiétude aux yeux de tous mais cela ne l'empêchait pas d'avoir eu la frousse pour lui et surtout pour les frères Elric.

D'ailleurs, il ne put qu'attraper Ed dans ses bras et l'embrasser fougueusement une fois qu'ils eurent un peu d'intimité quand le président décida d'accompagner son épouse au commissariat et de préparer avec la police les papiers afin qu'elle ne sorte pas avant un jugement carabiné. Evidemment, il avait décidé de faire subir le même sort à Tribolet quitte à l'enfermer et à jeter la clé dans un puits. Attenter à la vie de tout un pays avec une arme aussi folle rendait fou le chef d'état. Le petit blond se sentait si bien dans les bras de son amant mais il restait toujours la question de se débarrasser de l'arme. Pour lui, il ne voyait qu'une seule solution, c'était retourner à Munich et avec un hélico, ou un autre avion à réaction, entrer dans le portail pour tout faire sauter.


Noah, Hughes, Grace, les frères Elric et Mustang rentrèrent à l'hôtel pour se reposer de la journée éprouvante. Al avait planqué l'invention du mal à l'abri en attendant de lui faire un sort d'élimination.

Le champagne coula à flot dans la chambre ministérielle. Il faut dire que mustang n'avait pas lésiné sur la commande au service d'étage. Un repas gargantuesque et des vins fins afin de fêter leur réussite et en même temps ses retrouvailles avec Edward. Ce dernier avait pu enfin laisser tomber le tailleur pour une tenue beaucoup plus confortable qui lui seyait plutôt bien. Un pantalon bleu, une chemise blanche qui illuminait son teint et surtout, il avait pu refaire sa queue de cheval qui lui avait manqué toute la journée. Mustang ne put que le complimenter sur sa beauté, ce qui fit encore plus rougir l'ancien alchimiste qui donna un petit coup dans le ventre de Roy.

« Arrête ! Depuis que je t'ai retrouvé, je concoure presque en tout temps avec les champs de coquelicots. »

« Roy à raison, » fit Grace, « Tu es un joli garçon, tu devrais avoir plus confiance en toi. Surtout, quand on voit le regard de ton cher et tendre qu'il pose sur toi. Dans ces yeux si noirs, on peut y lire un amour inconditionnel. »

La soirée se passa dans une excellente ambiance surtout avec l'aide du vin et des digestifs qui débridaient un peu les esprits torturés des frères Elric qui devaient se rendre compte qu'ils avaient atteint leur but. Edward profita du beau temps pour sortir prendre l'air sur la terrasse. Il fut rejoint très vite par Noah qui se rendit compte que le jeune homme avait encore un peu le cafard. La jeune femme lui proposa de l'aider mais ce dernier s'y opposa.

« Je dois me débarrasser de la bombe moi-même, Noah. Mais, je ne sais pas comment je vais faire pour vivre sans Roy et lui imposer ma disparition sans aucun autre procès. » Noah lui fit un câlin et en profita pour lire dans les pensées de ce dernier. Elle fit de même avec Alphonse et Roy quand ceux-ci piquèrent du nez dans les fauteuils de la suite. Et ce qu'elle y vit la bouleversa. Les trois hommes avaient la même idée et évidemment courraient tous les trois le même risque, celui de mourir laissant les deux autres dans un chagrin incommensurable.

Après avoir prit le temps d'analyser la situation et surtout les pensées d'Alphonse, elle griffonna une lettre et sortit sans un bruit. Telle une ombre dans les lumières de paris, elle se rendit à l'endroit où se trouvait l'arme, la récupéra pour se rendre au terrain d'aviation. Noah entra dans les quartiers des officiers et prit le temps d'apprendre les méthodes pour piloter un hélicoptère dans l'esprit d'un des héros de l'après-midi.
Tout va rentrer dans l'ordre dès cette nuit,pensa-t-elle en montant dans l'appareil et en le faisant décoller direction Munich et les ruines de la société de Thulé.


TBc