DISCLAIMER : tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling.

RATING : M+

WARNING : slash / Yaoi - relations homosexuelles explicites


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Chapitre 9 – Toi, moi et les roses


A peine eut-il refermé la porte que Malefoy s'approcha de Harry à la manière d'un prédateur.

Le brun levait vers lui ses grands yeux verts qui laissaient clairement entrevoir son envie grandissante.

Draco embrassa le brun exactement comme la veille, avec véhémence. Il lui mordilla le lobe de l'oreille puis la peau tendre du cou avant de dire dans un souffle :

- Alors Potter ? Que veux-tu ?


Harry se mordit la lèvre pour ne pas crier tellement cette voix lui faisait un effet dévastateur et il murmura :

- Baise-moi.

S'écartant du brun, Malefoy lui dit d'une voix autoritaire mais néanmoins très douce :

- Déshabille-toi.

Harry s'exécuta sans quitter le blond des yeux.

Il fit d'abord passer son t-shirt par dessus sa tête. Ensuite, il déboucla sa ceinture et d'un geste lent, défit un à un les boutons de son jeans. Il le laissa glisser sur ses hanches jusqu'en bas de ses chevilles. D'un geste du pied, il écarta le vêtement.

Il glissa enfin ses pouces sous l'élastique de son boxer et le fit descendre avec une lenteur délibérée.

Le regard de Draco se voila légèrement quand il vit le sexe du brun déjà bien dressé.

- Couche-toi sur le lit, dit le blond.

Harry s'allongea, le dos contre les coussins, les jambes repliées vers lui. Il regarda Draco se dévêtir à son tour en posant exactement les mêmes gestes que lui quelques secondes auparavant.

Une fois que le blond fut nu à son tour, il se posta devant le lit se laissant admirer à loisir.

Merlin, qu'il est beau.

Harry était subjugué par le torse imberbe et finement musclé, ni trop ni trop peu. Par cette peau tellement parfaite qu'elle semblait être faite d'une matière inconnue. Par ce ventre parfaitement plat aux abdominaux légèrement dessinés. Par ces jambes, longues et fermes.

Il eut un imperceptible mouvement de recul quand il avisa l'imposante virilité de Malefoy.

L'idée d'avoir ça prochainement à l'intérieur de lui le fit frémir à la fois de crainte et de désir.

Draco s'agenouilla sur le lit devant Harry. Il posa ses mains sur les chevilles du brun, remonta le long des ses mollets, caressa ses genoux et l'avant de ses cuisses qu'il écarta doucement.

Comme la veille, Harry se sentait complètement désinhibé. Il s'offrit au regard du blond sans pudeur et quand Draco lui ordonna « touche-toi », il ne se fit pas prier.

Au contraire, il décida d'entrer dans le jeu. Il laissa sa main descendre très lentement le long de son torse, s'arrêter sur ses mamelons pour les maltraiter un instant et enfin caresser l'intérieur de ses cuisses. A aucun moment, il ne toucha son sexe.

Il darda sur Draco un regard qui n'exprimait que la luxure.

Cette vision exacerba le désir du blond qui se plaça d'un bond entre les cuisses de Harry. Il se pencha et en lécha lentement l'intérieur. Il remonta le long du membre gonflé, le faisant déjà crier de plaisir.

Il réitéra son geste et le brun commença à bouger les hanches d'un mouvement compulsif.

Les lèvres à peine entrouvertes, il s'empara du gland sur lequel il fit tourner une langue mutine, arrachant au brun un gémissement intense.

Quand sa bouche l'avala tout entier, Harry crut défaillir tant la décharge de plaisir qu'il ressentit fut violente.

- Merlin ! Draco ! ...

Draco fit rouler sa langue autour de la hampe tandis que ses doigts s'enroulaient à sa base. Il resserra les lèvres en les faisant glisser de haut en bas, frôlant de ses dents la chaire douce et gorgée, faisant endurer mille tourments à Harry.

Sans crier gare, il s'arrêta et remonta vers le brun en s'emparant de sa bouche. Tout contre lui, il murmura :

- Alors Harry ... dis-moi ce que tu veux ...

- Je ... suce-moi ... je veux jouir dans ta bouche ..., parvint-il à dire entre deux halètements.

Le blond repartit sans attendre vers le sexe son amant et le dévora avec un enthousiasme décuplé. Il exerça une succion forte qui lui creusait les joues, faisant buter l'extrémité sensible contre son palais.

Il appliqua cette caresse à intervalles réguliers mais avec de plus en plus de vigueur durant plusieurs minutes.

Harry n'avait plus aucune pensée cohérente. Sa respiration était erratique et il s'exprimait par monosyllabes.

- Merlin ... je ...

Harry ne put résister une minute de plus.

- Draco ! hurla le brun en agitant frénétiquement le bassin.

Le blond se releva et contempla les yeux fous de Harry.

- Ça ne fait que commencer Potter, dit Draco avec un sourire sadique.

Il souleva les hanches de Harry et attira son bassin vers lui. Il se saisit d'un tube de lubrifiant et en versa une bonne quantité dans sa main.

Dans l'intervalle, Harry avait suffisamment repris ses esprits pour lui dire :

- Ne t'attarde pas Malefoy, j'ai trop envie de toi.

- Ne t'impatiente pas Potter ... Ceci dit, ne t'inquiètes pas. Je te veux serré.

Il fit glisser un doigt à l'intérieur de Harry qui cria et écarta encore plus les jambes si c'était possible. Un deuxième doigt s'infiltra peu de temps après. Après quelques mouvements, Harry n'en pouvait déjà plus.

- S'il te plaît Malefoy ... prends-moi ...

Entendre le brun le supplier fit presque perdre le contrôle à Draco. Il retira ses doigts et se positionna mieux entre les cuisses de Harry. Il reprit une bonne quantité de lubrifiant dont il enduit son sexe avant de l'introduire dans cet orifice si étroit qu'il désirait tant.

Il resta un instant immobile, ses yeux ancrés dans ceux de Harry. Il pouvait y lire toute l'envie et tout le désir que lui même ressentait en ce moment.

Il commença à bouger, lentement.

- Plus vite, supplia Harry. Plus ! Donne m'en plus !

Mais Draco restait sur un mode lent. Sortant tout entier pour entrer à chaque fois un peu plus profondément, mettant le brun au supplice. Il se pencha à son oreille pour lui demander :

- Tu veux que je te baise, n'est-ce-pas Potter ? Intensément, sans pitié ?

- Oui ... croassa Harry.

- Tu l'auras voulu ...

Draco passa alors à l'action. Il multiplia les coups de rein sur un rythme bientôt effréné.

Lui-même n'arrivait plus à se contrôler et bientôt, ils criaient tous les deux des propos incohérents.

Le blond redoublait de violence mais Harry en voulait toujours plus, se jetant littéralement contre Draco.

Il n'y avait rien de tendre, ni d'esthétique dans leurs ébats. C'était de la baise, au sens le plus primaire, le violent du terme. Ni l'un ni l'autre de voulait autre chose.

Alors qu'ils étaient tous les deux au bord du gouffre, leurs yeux s'ancrèrent. Ils étaient prêts. Draco saisit le sexe de Harry qui avait repris toute sa vigueur et le masturbait sans relâche. Le brun se libéra une nouvelle fois au cri du prénom de son amant, maculant son ventre de sa semence.

La vue de Harry jouissant en criant son nom eut raison de Draco. Il se libéra sur un dernier mouvement profond. L'orgasme déferla sur lui comme un tsunami le faisant s'écrouler sur le torse du brun.

- Merlin, dit Draco. Putain que c'était chaud.

Il se retira de Harry et roula sur le dos, les bras grands ouverts, la respiration saccadée. Il se demandait si son coeur pourrait reprendre un jour un rythme normal.

- Qu'est-ce qui nous arrive Malefoy ? demanda Harry.

- Tu avais envie de moi. J'avais envie de toi. On a baisé. C'est simple.

- Je savais que tu serais un coup d'enfer ...

Malefoy émit un petit rire satisfait.

- Je dois dire que tu as tenu toutes tes promesses aussi ... dit le blond.

- Ah bon ?

- Le nombre de fois où j'ai maté ton cul en me disant qu'il devait être étroit exactement comme je les aime !

Harry éclata de rire.

- Et dire que je ne savais même pas si tu étais gay ! S'amusait Harry. Si je l'avais su, j'aurais tenté ma chance bien plutôt !

Ce fut au tour de Draco d'être surpris et il haussa un sourcil interrogateur.

- Ça défoule vachement plus que la baston !

- Tu l'as dit !

Ils mirent à rire sans plus pouvoir s'arrêter et ce fut extrêmement libérateur.

Quand ils se calmèrent, Draco se redressa sur un coude pour regarder Harry. Il lui dit :

- Tu es beau.

Déconcerté, Harry répondit :

- Heu ... merci.

- Je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte avant ... dernièrement. Et depuis, je crois bien que tu m'obsèdes.

Le brun était assez étonné par tant de franchise de la part de Malefoy. Il se dit qu'il pouvait être honnête à son tour :

- C'est pareil pour moi. Je pense que c'est ce qui me poussais à venir constamment te chercher des noises. C'est comme ça depuis que tu es revenu en Angleterre.

Sur ces aveux, ils restèrent l'un et l'autre silencieux.

- Je crois qu'une douche s'impose, dit Draco en passant sa main sur son ventre encore poisseux de sueur et du sperme de Harry.

- Il me semble en effet !

Le blond s'était levé et se dirigeait d'un pas léger vers une porte qui donnait dans la chambre. Harry put admirer son dos admirablement musclé et son indécente chute de reins.

Merlin, voilà que je durcis à nouveau. C'est pas possible! On dirait que j'ai 15 ans !

Alors qu'il allait entrer dans la salle de bain, Draco se retourna et d'un air parfaitement détaché il dit :

- Tu viens ?

O°O°O°O°O°O°O

Bien sûr, la douche prit plus de temps que nécessaire ...

Quand finalement ils furent douchés et habillés, Draco proposa à Harry de rester pour le souper, ce que le brun accepta bien volontiers.

En attendant que le repas soit servi, le blond emmena Harry dans les jardins à l'arrière de la propriété.

Mains dans les poches, détendus, les deux jeunes hommes se promenaient le long des allées bordées de magnifiques rosiers, tous plus odorants les uns que les autres.

- Les jardins sont magnifiques. Et tu as un nombre incalculable de rosiers ! Fit remarquer Harry.

- Oui, j'adore les roses. Ici tu as la Black Baccara de Meilland. Là, le rosier Impératrice Farah de Delbart, la Perle Noire et la Chartreuse de Parme, également de Delbart. Mais mes préférés sont les rosiers anglais de David Austin : tu as déjà vu les Winchester Cathedral à l'avant du Manoir. Ici, tu as la Graham Thomas, la plus célèbre des roses anglaises. Son jaune est inimitable, tout comme son parfum de violette. Et ici la William Shakespeare.

Voilà encore un aspect de la personnalité de Draco qu'Harry ne connaissait pas et qu'il appréciait. Il aurait pu l'écouter en parler des heures.

- Tu as déjà songé à créer une rose ? Questionna Harry.

- Et bien oui ! S'enthousiasma le blond qui l'emmena dans une serre qui se trouvait dans un coin du jardin caché à la vue.

Il s'agissait d'une serre typiquement victorienne, constituée d'un muret et d'une armature en fer forgé peinte en blanc.

- Incroyable, souffla Harry émerveillé.

Partout où il posait des yeux, il voyait des obtentions toutes plus belles les unes que les autres.

- Voilà ma collection personnelle, dit Draco avec fierté. Bien sûr, il s'agit d'obtentions sorcières. J'ai utilisé la magie pour produire des roses qui seraient impossibles à obtenir autrement.

Et pour cause. Harry était subjugué par une rose qui avait l'exacte couleur de la lune. A côté d'elle se trouvait une rose d'apparence noire mais quand on la regardait de plus près, elle avait en fait la couleur d'une nuit étoilée. Des milliers de petits points lumineux recréaient les constellations sur ses pétales de velours.

- Ma dernière création et ma plus grande réussite, c'est celle-ci dit Draco en exhibant presque timidement une rose dont les pétales étaient d'un vert émeraude étincelant. Je l'ai créée le mois dernier.

- Je ... c'est magnifique ... En plus d'être un génie des potions, je ne te savais pas doué en botanique, dit Harry sincère.

Le compliment fit rosir les joues de Draco. Lui qui avait l'habitude d'être bon en tout, appréciait néanmoins la remarque de Harry. Justement parce qu'elle venait de Harry.

Draco montra encore quelques unes de ses obtentions puis ils quittèrent la serre, Harry étant encore troublé par cette magnifique rose verte. Le même vert que ses yeux.

Sur le chemin vers le Manoir, Harry demanda :

- Dis-moi, Draco ... on peut s'appeler par nos prénoms, n'est-ce-pas ?

- Et bien, considérant qu'en l'espace de deux heures, tu as eu ma queue deux fois dans ton cul, je crois qu'on a atteint un degré d'intimé suffisant pour qu'il soit socialement acceptable que nous nous appelions par nos prénoms, dit Draco d'un ton docte.

- Merlin ! Dit Harry en riant, il n'y a que toi pour arriver à parler de queue et de cul de manière aussi ampoulée !

- Au lieu de critiquer ma façon de parler Potter, dis-moi ce que tu avais à me demander !

Harry se sentit soudain un peu embarrassé.

- Je me demandais juste pourquoi tu avais l'air si triste quand tu es sorti de la pensine, l'autre jour.

Draco se taisait et Harry crut un instant qu'il n'allait jamais lui répondre. Pourtant il finit par dire :

- Il y avait plusieurs choses ... D'abord le fait de revoir Severus. C'était mon parrain, tu savais ?

Harry fit non de la tête, étonné par cette révélation. Il savait que Malefoy appréciait beaucoup le professeur de Potions et inversement mais certainement pas qu'ils étaient liés de la sorte.

- Oui, Severus et ma mère étaient amis. C'est elle qui lui a demandé d'être mon parrain. Bref. Je ne l'avais pas revu depuis les ... réunions au Manoir.

Harry savait très bien de quelles réunions le blond voulait parler. Celles où Voldemort rappelait ses troupes et faisait le point sur la chasse au Survivant.

- Et puis, il y avait aussi cette histoire d'amitié entre nous. Ça m'a rappelé que tu as refusé de me serrer la main lors de notre premier jour à Poudlard.

Le brun s'en souvenait comme si c'était hier. Il jeta un regard sur le visage de Draco et il crut revoir le petit garçon qu'il était à 11 ans. Il n'eut qu'une envie à ce moment-là, atténuer sa peine. Alors, il dit, sincère :

- Je l'ai regretté, tu sais. De ne pas t'avoir serré la main.

A ce moment, l'atmosphère changea perceptiblement. Ils se regardaient comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant. Draco dut s'en rendre compte car il dit :

- A défaut d'avoir serré ma main quand on avait onze ans, tu serres autre chose 19 ans plus tard ...

Le propos eut le mérite de casser l'instant.

Et il partit d'un grand rire.

De retour au Manoir, ils partagèrent un excellent repas. Côtes d'agneau grillées et légumes poêles, accompagné d'un Chambolle-Musigny millésime 2004.

La conversation était fluide et agréable.

Plus ça allait, plus Harry était étonné par la personnalité de Draco. Il se rendait compte qu'il ne le connaissait pas du tout. Il avait toujours vu en lui un fils de riche, arrogant, imbu de lui-même et lâche.

Aujourd'hui, il découvrait un homme, certes toujours arrogant et imbu de lui-même, mais aussi capable, par passion, de créer des roses par magie. Capable aussi de lui retourner les sens rien qu'en murmurant à son oreille ...

L'homme qui murmurait à l'oreille d'Harry Potter.

Ils se retrouvèrent ensuite dans le salon du blond, confortablement installés dans un grand canapé de couleur tabac, un verre de cognac à la main.

Harry admirait une nouvelle fois la décoration autour de lui. Draco semblait avoir privilégié le blanc dans toutes les pièces de la demeure, comme s'il avait voulu en chasser définitivement les ténèbres.

Il se souvenait de cette scène surréaliste qui s'était déroulée ici même, douze ans plus tôt. Les raffleurs. La menace d'être livré à Voldemort. Le rire dément de Bellatrix. La panique de Lucius. Et le mensonge de Draco.

Aujourd'hui, la pièce n'avait plus rien à voir avec l'antre sombre et pesante du souvenir de Harry.

L'âtre imposant et aussi noir que les portes de l'enfer avait été remplacé par une cheminée en pierres naturelles claires. Les murs étaient d'une douce couleur brebis, illuminés par les tentures rouge grenat. Un épais tapis écru recouvrait un parquet en chêne clair.

- Tu as fait des miracles dans cette maison, dit Harry conscient de rappeler à Draco qu'il était déjà venu ici, dans cette pièce précisément, dans d'autres circonstances.

- Oui, dit ce dernier. Quand j'ai repris possession du Manoir, je ne pouvais plus supporter de me trouver dans ... certaines pièces. J'ai songé à vendre mais je ne parvenais pas à m'y résoudre. Je garde de bons souvenirs de ma vie ici ... avant qu'il ne vienne s'y établir. Alors j'ai décidé de tout transformer, intérieur comme extérieur. Et voilà le résultat.

- C'est tout simplement magnifique.

- Merci, dit le blond, sincère.

Il ne savait pas pourquoi, d'un coup, l'approbation du brun lui était importante.

- C'est marrant, dit ce dernier qui s'était levé pour faire le tour de la pièce, chez moi aussi tout est blanc ...

Draco s'était approché de lui par derrière. Dans un souffle, il dit :

- Sans doute avons-nous vu les ténèbres de trop près ...

- Sans doute oui, répondit Harry, déjà sensible à la présence irradiante du blond dans son dos. Il faudra que tu passes voir ça un de ces jours...

- Et pourquoi pas tout de suite, dit Draco, son souffle se perdant dans le cou du brun.

Harry ferma les yeux sous la caresse, déjà réactif.

- D'accord, fût tout ce qu'il dit avant de transplaner.

O°O°O°O°O°O°O

- Merlin Malefoy ... mais ... qu'est-ce que ... tu me fais ? ânonnait Harry entre deux halètements.

A peine remis de la désagréable sensation du transplanage, Harry avait collé le blond contre un des murs de son loft et lui dévorait le cou. Leurs t-shirts gisaient déjà au sol et leurs mains et leurs bouches impatientes s'activaient sur leur peau surchauffée.

- Jamais ... personne ... ne m'a fait ... cet ... effet-là, continuait-il ponctuant ses propos de suçons et de coups de dents dans le cou et sur son torse.

- ... rassures-toi, essayait de dire le blond, à ... moi non ... plus ... Je ne ...

Mais il ne put jamais terminer sa phrase car entretemps, Harry avait déboutonné son jeans et s'était emparé de sa virilité outrageusement gonflée et la caressait sans relâche.

- Potter ... ne ... ne t'arrête pas ...

Harry n'en avait aucune intention. Il redoubla de vigueur dans ses mouvements. Etant un homme, il savait exactement comme il devait toucher, quelle pression il devait exercer. Draco ressentit ce tremblement terriblement excitant qui précède la délivrance.

- Harryyyyy ! rugit-il dans un orgasme puissant.

Draco se relâcha contre le mur afin de reprendre son souffle.

Il allait jeter un sort de nettoyage sur la main de Harry quand celui-ci l'arrêta d'un geste. Draco crut mourir d'apoplexie quand le brun leva sa main vers son visage et lécha consciencieusement chacun de ses doigts.

Le blond le regardait faire les yeux écarquillés et tout ce qu'il put dire fut :

- Prends-moi, Potter ... prends-moi, tout de suite.

Une lueur sauvage passa dans les yeux verts et d'un geste se retrouva Draco face contre le mur.

Tout aussi rapidement, il sentit jeans et son boxer descendre jusqu'à ses chevilles. La chaleur du sexe érigé de Harry dans son dos lui brûlait la peau.

Le visage du brun était posé dans sa nuque et il sentait son souffle erratique caresser son épaule. La fraîcheur d'un lubrifiant sorti de nulle part fit légèrement sursauter Draco. L'intrusion des doigts qui s'en suivit lui arracha un gémissement rauque.

Cette position de soumission ne lui était pas familière mais l'excitait au plus au haut point. Il s'entendit même supplier.

- Harry ... s'il te plaît ... maintenant.

Il savait que faute d'une préparation convenable, il pourrait endurer le martyr mais il s'en fichait. Il voulait tout. La douleur. Le plaisir. Harry.

Il frémit d'anticipation quand il sentit les premiers centimètres du membre de Harry se frayer un chemin dans son corps.

La sensation de brûlure qui suivit l'incursion complète du brun à l'intérieur de lui était tellement forte que Draco sentait les larmes lui piquer les yeux. Mais elle fut éphémère, bientôt remplacée par un sentiment de plénitude, de complétude due Draco n'avait jamais ressenti auparavant.

Harry bougea lentement, s'enfonçant encore plus profondément, imbriquant parfaitement leurs corps. Draco poussa un soupir de bienheureux.

- Merlin, Harry ... tu ... tu es... fait pour ... moi.

Cette affirmation tellement inattendue pour l'un, comme pour l'autre, décupla le désir de Harry qui se mit à bouger avec plus de force.

- Encore ... soupirait Draco. Donne m'en encore.

Harry accéléra encore le mouvement en gémissant bruyamment dans le dos du blond. Le rythme était déchaîné, violent.

Pour maintenir sa prise, Harry avait les deux mains fermement posées sur les hanches de Draco qui lui se tenait au mur et accompagnait le mouvement de son bassin.

- Touche-toi, dit-il au blond qui, obéissant, détacha sa main du mur et la glissa jusqu'à sa virilité.

Il ne lui fallut que quelques effleurements pour qu'il se libère contre le mur, dans un état presque extatique. Son orgasme fut littéralement aveuglant.

Celui de Harry fut tout aussi puissant et il étouffa son cri contre l'épaule de Draco.

- Tu vas me tuer Malefoy, dit Harry en reprenant ses esprits mais en restant en lui et tout contre lui.

- C'était donc ça le secret pour terrasser le Survivant ... dit-il dans un souffle. Voldemort m'aurait payé cher pour une information pareille ...

Harry se mit à rire doucement et se retira finalement.

D'un sort de nettoyage, il fit disparaître les traces de leur forfait. Draco remontait son pantalon et cherchait des yeux où avait bien pu atterrir son t-shirt.

- Tu veux prendre une douche ? Demanda Harry.

- Je ... je vais rentrer... dit Draco. C'était une journée totalement ... incroyable, rajouta-t-il dans un sourire. Merci Potter.

- De rien, Malefoy. On remet ça quand tu veux.

Alors que le blond s'apprêtait à partir, Harry lui dit :

- Tu sais, on est des adultes. On baise. Je ne vais rien en déduire si tu décides de rester ...

Malefoy sourit malicieusement mais répéta néanmoins :

- Merci Potter. Je vais rentrer.

- Comme tu veux ... A bientôt Malefoy.

Curieusement, Harry n'avait pas envie de le voir passer sa porte et se détourna pour gagner directement la salle de bain. Alors qu'il était dans le couloir, il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer.

Et voilà. Il est parti.

Il se dévêtit dans sa chambre et alors qu'il allait entrer dans la salle de bain, il entendit une voix dans son dos, délicieusement traînante :

- Tu es sûr que tu ne vas rien en déduire ?

- Absolument sûr, dit-il en se retournant pour fixer Draco dans le yeux. De toute façon, pour déduire, il faut avoir un cerveau. Or, j'en suis dépourvu depuis la naissance, n'est-ce pas ? Donc ...

Le propos fit sourire le blond qui avança vers le brun, semant t-shirt et pantalon sur le chemin.