Disclamer : Je tiens à préciser que les seuls personnages qui m'appartiennent dans ce chapitre sont Hugo, Guillaume, Didier, Martin Decaville et les militaires. Les autres protagonistes, qui existent réellement, ne sont donc pas responsable de ce que j'écris. Aussi, si cette fiction gêne l'un de ces individus, je m'engage à la retirer.
Réponses aux reviews :
Rain Igami Production : Salut ! Oui j'ai enfin adopté le bisou baveux, enfin c'est lui qui m'a adopté... Merci de ton soutien et bonne lecture ! :D
flygavioli : Coucou ! Haha ! Alexis il est méchant ou il l'est pas ? Telle est la question... Ta remarque est très constructive ! :o En tous cas merci pour tout ! Mais surtout : bonne lecture !
Deponia : Ah que bonsoir ! :] Le truc avec Jérémy, ou du moins le personnage que j'en fait, c'est qu'il voit d'abord les risques ! :p Niark niark voici l'heure de l'exécution alors ! Bonne lecture ! Je t'headshot. Produit.
SunWings : Hi ! Alors vais-je avoir entendu ton appel ou vais-je avoir tué Antoine ? Mystère bien mystérieux ! En tous cas, je te souhaite une bonne lecture ! :)
Mitsuki81 : Yo ! Tu viens d'invent mélange parfait entre "merde" et "bordel" : "merdel" ! :o Mes respects ! Merci beaucoup ça fait chaud au cœur... Bonne lecture à toi !
Et voilà enfin un soupçon d'action ! J'espère que le chapitre plaira, j'ai bien galéré à l'écrire en tous cas ! :') Sur ce, on se retrouve en bas mais en attendant : Bonne lecture ! C'est important j'vous dis. Sinon je me ferais pas chié à le souligner ! :'(
19h26, domicile Breut, la veille du jour J.
« Hmh, Charlotte ça a l'air délicieux ! »
Rires. Sourires.
Jérémy se saisit de la télécommande de la télévision tandis qu'il dégustait avec le reste de la famille le plat de sa belle-sœur. Il alluma la machine et se mit sur la chaîne réservée aux informations. Tous les membres de la maison se turent en apprenant que la Belgique et la Suisse venaient de fermer leurs frontières à la France. Trop de nouveaux arrivants qui fuient la dictature. Les pays francophones disaient ne plus pouvoir accueillir d'habitants. Ils ne pouvaient plus. Ce n'était pas faute d'avoir voulu. Les Breut apprirent bientôt que les vols pour le Québec s'étaient vus interdits en France. Interdiction de rejoindre les américains. En réalité, les vols, peu importe leur destination, avaient été arrêtés. Les frontières closes. Enfin dans un sens seulement. Venez en France, n'en repartez plus. Le pays des Droits de l'Homme avait vendu une grande partie de ses avions. Les restants se contentaient d'amener les gens en France, pas de vols de retour. Le présentateur laissait à entendre que les pays du monde entier n'avaient pas réagi. Vous voyez, personne ne peut plus vous aider, personne n'a jamais voulu vous aider, vous êtes piégés. Comment y croire ? Il fallait bien être stupide. Mais de toute façon, qu'est-ce que ça pouvait changer de ne pas y croire ? Les autres pays pouvaient bien se manifester, quel gouvernement voudrait risquer d'aider un pays déjà foutu ? On disait que le gaulois têtu avait baissé les bras, que Napoléon avait rendu les armes et que Danton et Robespierre avaient perdu la tête. Dire qu'un an en arrière, tout allait pour le mieux…
01h52, dans le Couloir.
« Pssst !
- Mhm ?
- Mathieu !
- Quoi bordel ?
- C'est moi !
- Mais ta gueule, je sais bien que c'est toi François, c'est au moins la troisième fois que tu me réveilles en ronflant cette nuit !
- Mais, je n'suis pas François, abrutit !
- Hein ?! »
Mathieu fit volte-face. Qui d'autre que François pouvait bien le faire chier de nuit ? Malgré l'obscurité, le petit brun aux yeux bleus parvint à distinguer un visage. Qui, étonnement, ne se trouvait pas dans une cellule mais bien dans le Couloir. Ce visage lui était plus que familier. Oh oui, il avait perdu un minuscule bout de mémoire, mais il se souvenait de la plupart des choses importantes. En l'occurrence, ce visage. Son cerveau ne peina pas trop à classer ce dernier en tant qu'ami, et bientôt des souvenirs lui parvint. En revanche, le nom de cet homme ne lui revint jamais. L'ancien présentateur d'SLG fronça les sourcils. L'homme en face dut ressentir le manque de souvenirs de Mathieu puisqu'il lui affirma patiemment :
« Mon nom est Gabriel. Tu dois aussi te rappeler de mon "pseudo", Fanta. »
Le prisonnier sourit. Bien sûr qu'il se rappelait du réunionnais. Le compère de Bob. Oh ! Bob serait si heureux de le revoir mais…
Attends, qu'est-ce qu'il fou dans le Couloir ?, songea enfin Mathieu.
Dans les souvenirs qu'il avait perçus, l'un d'eux était la capture de Gabriel. Il devrait être dans une cellule, tout comme François, Kriss et Bob.
« Mec, tu fais quoi dans le Couloir ?, questionna-t-il.
- Je me suis échappé. Je ne veux pas réveiller tout le monde, et vu que t'es probablement le plus discret de tous et que tu es le premier que j'ai trouvé la dedans –ça fait deux heures que j'inspecte chaque cellule-, bah c'est à toi que je vais parler.
- Ok, mais avant que tu ne te casses comme un voleur, mec, la rumeur dit que demain, ils vont exécuter Antoine. Alors c'est chaud. Dooonc, je m'disais, vu qu'toi t'es dehors, tu pourrais éventuellement l'aider, non ?
- Je suis au courant. T'en fais pas, des gens sont déjà sur le coup.
- Qui ça ?
- Tu verras bien. Bref, donc il faut que je te dise : Je vais vous sortir de là. Ne perdez pas espoir. Pour résumer, c'est ça qui a fait que Decaville est toujours au pouvoir. Tout le monde a perdu espoir. Sache qu'Antoine n'est pas prêt de mourir, et si tout va comme il le faut, vous non plus.
- Rassurant.
- Ouais, si les personnes qui sont sur le coup arrivent à empêcher son exécution, c'est tous les français qui reprendront espoir. Si des symboles comme nous se lèvent, on sera suivi.
- Des symboles ?
- Antoine et toi et Bob, et nous, anciens youtubers connus, sommes le symbole d'Internet aux yeux de beaucoup de gens. Decaville est contre nous. Donc, si nous nous battons contre lui, on sera forcément suivi.
- Non, sinon ça fait longtemps que je serai dehors.
- Tu te trompes Mathieu, personne n'aime Decaville. Tout le monde se tait, c'est tout. Il suffit qu'on prouve qu'ouvrir sa gueule n'est pas fatal pour qu'une majorité l'ouvre avec nous. Et c'est comme ça qu'on fera tomber Decaville.
- Ingénieux.
- Ce n'est pas de moi.
- De qui est-ce ?
- Un gosse de 10 ans qui m'a reconnu dans la rue, alors que je me cachais. Il m'a arrêté et mis en lieu sûr, on a parlé. Je n'aurais jamais imaginé qu'on puisse être aussi mature à cet âge.
- Pourtant c'est à la portée de tous de penser différemment… Tu as son nom ? J'aimerai me souvenir de ce petit.
- Enzo. Euh non… Quelque chose dans le genre… Fabio, Angélino, Edouardo, Hélio peut-être…
- Hugo ?
- Oui ! Hugo ! Comment tu l'as deviné mec ? T'es devin ? »
13h53, domicile Breut.
« Je dois y aller ! déclara Alexis.
- D'accord, et n'oublies pas, fais-nous confiance et essaies de rester calme jusqu'au bout ! répondit Jérémy.
- Je sais. Je connais le plan par cœur, que crois-tu ? »
Et il disparu dans son costard cravate. Le blond de la fratrie se tourna ensuite vers le restant de la famille, qui attendait sur le pied de guerre. Il répéta le plan une dernière fois au couple avant de partir à son tour, accompagné de David et de Charlotte, laissant Hugo tout seul*.
Le trajet fut court de la maison jusque chez le fameux Guillaume. L'adolescent de 16 ans attendait les trois invités depuis quelques minutes seulement. Bientôt, il leur expliqua comment ils allaient procéder. Laissant le couple seul avec Guillaume, Jérémy repartit à la maison. Tous étaient en place. Ne restait plus qu'à attendre.
14h26, Place de la Justice.
Alexis arriva enfin. Il eut tout juste le temps de se placer auprès des autres personnages importants. La Place "de la Justice" portait à juste titre le surnom de "Place des Exécutions". Elle se présentait ainsi : une gigantesque estrade sur laquelle trônait divers instruments destinés à tuer, en son centre, une structure de bois réservée à Martin Decaville, il y prenait la parole avant beaucoup d'exécutions. Des rangs de bancs se situaient à l'arrière plan de ce décor morbide, ils servaient aux personnes importantes qui assistaient aux "démonstrations". C'est donc sur l'un de ces bancs qu'Alexis pris place. Il était aux premières loges aujourd'hui.
Lorsque 14h30 sonna, le connard aux yeux verts prit place devant son micro. Et comme à chaque discours de ce genre, il baratina de la merde camouflée derrière le mot justice.
15h23, dans le Couloir.
La porte métallique s'ouvrit. Bob redressa la tête, comme il le faisait à chaque fois qu'elle s'ouvrait depuis qu'Antoine était entré. Il n'en était jamais sortit jusque là, le pyro-barbare en était persuadé. Dans la cellule d'en face aussi, Didier avait relevé la tête. Sortit de cet endroit mystérieux deux militaires. Surement faisaient-ils partit des six qui s'étaient engouffrés dans la Salle des Tortures dix minutes auparavant. Bob avait bien compris pourquoi ils étaient si nombreux. Aujourd'hui était le jour idéal pour tuer Antoine Daniel. Derrière les deux premiers, deux autres militaires pointèrent le bout de leur nez. Ceux-là tiraient de leur bras un homme cagoulé. Il ne semblait pas se débattre, comme s'il ne comprenait pas. Le Couloir était silencieux. Personne ne parlait, contrairement à d'habitude. Tous connaissaient la nouvelle. Tous comprenaient la gravité. Soudain, sans même s'en rendre compte, Bob lâcha un grand :
« Antoine ! Ils veulent t'exécuter ! Antoine, débats-toi ! Te laisses pas faire mec ! Tout le monde croit en t… »
L'un des deux premiers militaires était désormais dans sa cellule et le ruait de coups. Mais allait-il pouvoir frapper chacun des prisonniers qui répondait à Bob en scandant "ANTOINE DANIEL ! ANTOINE DANIEL ! " ?
Et lorsque l'intéressé réalisa, il se débattit comme un fou. Il y mit sa colère, il y mit sa peur. Il comprit soudain que ces personnes qui scandaient son nom ne cherchaient qu'un symbole d'espoir et qu'ils avaient besoin de le voir se débattre pour commencer. Bien sûr, il savait qu'il ne parviendrait pas à s'échapper, surtout les mains liées et sans rien y voir. Mais il ressentait lui aussi ce besoin de faire comme s'il pouvait. Les cris se firent plus forts, l'espoir s'y mêlant un peu plus à chacun de ses coups. Bientôt le silence retomba. Puis une voix calme, juste à côté de lui, probablement dans une cellule, lui dit :
« Antoine, on ne fait pas semblant d'y croire, viens nous chercher ! »
La voix familière de Mathieu. Elle lui réchauffa le cœur alors que déjà les cris reprenaient. Les militaires qui le tenaient tant bien que mal accélérèrent le pas.
15h28, sur la chaîne France Decaville.
« […] Et c'est pour illustrer la justice et montrer l'exemple qu'aujourd'hui, en cette bonne après-midi, je vous propose l'exécution d'un soi-disant emblème d'Internet : Antoine Daniel ! » conclut l'homme aux yeux verts.
Un mini-convoi de six militaires agenouille un homme cagoulé. Martin Decaville descend vers l'homme qui n'esquisse pas un geste. Le gouverneur français hôte la cagoule noire. Les cheveux décoiffés et le visage sale d'Antoine Daniel apparaît : ébloui par la lumière du jour. Cependant, le visage de l'homme brun reste totalement neutre : ni détermination, ni peur. Decaville affiche un sourire fier. Obéissant aux ordres, deux des six militaires s'emparent du chevelu et le placent convenablement sur la guillotine.
« Tu veux jouer aux révolutionnaires, mon ami, tu mourras comme eux. » déclare Martin Decaville à l'attention de l'ancien présentateur de WTC.
La lame tranchante de la guillotine entame sa descente vers le cou frêle du condamné et…
ÉCRAN NOIR. VISION BROUILLÉE.
* référence involontaire mais drôle lol.
Et voilà ! J'espère que ça vous aura plu ! Moi je vous dis à la semaine prochaine, ou celle d'après !
Kiss kiss. Produit.
