Voilà un nouveau chapitre ^^

J'espère qu'il vous plaira même si...

Sinon, je voulais vous dire que je compte poster plusieurs chapitres ce soir, j'ai finis cette fiction. Je suis en train d'écrire l'épilogue, et je dois amélioré le dernier chapitre et l'épilogue avant de poster tout ça. Mais je le ferais dans la semaine qui vient.

Bonne lecture =)


_Chapitre 9.

(Un mois après la rentrée universitaire)

« Adam! Rends moi ça! S'il te plaît… Supplia presque la jeune femme, devant son ami qui tenait dans ses mains, le journal intime de celle-ci.

- Très bien, Mademoiselle McDonald… »

Le blond lui tendit simplement l'objet, elle cligna des yeux, c'était beaucoup trop facile. Il ne l'a faisait pas languir, il lui avait rendu rapidement. Casey avait appris à connaître ce garçon, et pour cause ils restaient ensemble souvent, ils étaient assis à côté dans l'amphithéâtre, assis à la même table à la cafétéria… Partout où ils allaient les gens les prenaient pour un couple d'inséparables.

Mais rien de cela n'était vrai, ils n'étaient que de bons, très bons amis, simplement ça. Bien sûr qu'ils étaient proches, trop peut-être pour certains, c'était sûrement ambigu pour d'autres. Qu'importe pour la brune, Adam représentait un soutien précieux, son dernier lien, malgré lui, avec London. Et il lui faisait penser à Derek.

Adam était devenu un ami précieux dans cette grande ville qu'était New York, endroit où elle se sentait plus que seule, si loin de sa famille, et pour ne rien arranger M. McDonald n'était jamais là.

Casey était fréquemment en tête à tête à elle-même depuis son arrivée, et malgré la présence d'Adam près d'elle, sa mère et sa soeur lui manquait. Georges et sa maladresse, Edwin et ses problèmes de cœur, Marti et son espièglerie lui manquait. Sam, Ralph, et Emily, oh oui, Emily lui manquait terriblement. Et les appels quotidiens ne suffisaient pas vraiment. Et par-dessus tout, Derek lui manquait, en partant, jamais au grand jamais elle n'aurait pu imaginer ce trou qui se creusait dans son cœur, ce manque.

Ce besoin constant d'entendre sa voix, de sentir ses bras autour d'elle, et parfois son odeur qui embaumait la pièce, alors qu'il n'était pas là. Tout ce qu'elle devait oublier, tout ça revenait avec force à chaque instant.

Depuis son départ, elle appelait régulièrement sa famille, toujours en espérant tomber sur lui, mais jamais il n'avait décroché. Elle n'avait pas osé lui écrire de mails, et elle pensait qu'il était déjà entrain de profiter, sans elle, de la vie.

« Arrête d'y penser! Soupira le blond.

- Pardon?

- Je sais… presque tout, enfin ce que ton journal en disait!

- Tu as osé le lire! Je te fai…

- Confiance? Justement, tu périmes là! Pourquoi ne pas me dire simplement ce qui cloche? questionna-t-il, sans attendre de vrai réponse, le pire, c'est que tu ne vois même pas le nombre de gars qui gravitent autour de toi! Tu n'as que lui en tête… Alors pourquoi l'avoir quitter?

- Si tu l'as lu, tu sais donc que c'est mon demi-frère! C'est immonde!

- Par alliance, C.

- Même, je ne préfère pas imaginer ma réaction qu'aurait eu ma mère et Georges…

- Tu te cherches des excuses…T'es-tu déjà posé la question?

- Laquelle?

- Il te rendait heureuse, non?

- O… Oui, j'étais heureuse…

- Et si tu ratais la plus belle histoire d'amour de ta vie?

- Impossible… C'est…mon demi frère…

- Arrête de te brider avec ça, vois le comme le Derek que tu as connu cet été, celui que tu adorais embrasser, celui qui…

- Chut Adam! Je regrette déjà assez ma décision pour que tu en rajoutes!

- Alors pourquoi tu ne le rejoins pas?

- C'est trop tard, maintenant…

- Si il y'a une chose que j'ai appris, c'est qu'il n'est jamais trop tard en amour, je parle du vrai amour C.

- Peut-être…Mais je… J'attendrais Noël…

- Réfléchis C., la vie est parfois si courte… »

Cette façon… il avait dit ça, il paraissait si… De la façon qu'Adam avait de ressortie une vérité qu'on voulait se cacher, il était pire que notre propre conscience par moment, comme si il avait eu un abonnement illimité pour le décryptage de pensée… Mais il lui avait jeté en pleine figure ce qu'elle se refusait d'entendre, il avait l'idée se frayer un chemin, la laissant pénétrer jusqu'au cœur, et prendre toute la place dans sa réflexion.

Pourtant ce qui frappa Casey, c'était cette façon de dire ça, d'un air de regrets, elle avait rapidement relever la tête, et aperçut le voile de tristesse qui couvrait ses yeux. Mais il avait dû sentir ce regard insistant, et Adam reprenait déjà son air rieur, et ce sourire si fascinant qu'il aimait garder sur son visage d'Apollon.

Oui, son sourire… Elle le voyait rarement disparaître, comme si son ami avait toujours été le garçon le plus heureux du monde. Ce dont elle doutait énormément. Parce que parfois quand personne ne le regardait, et seulement à ce moment là, quand il était sûr que personne ne le verrait, le sourire disparaissait, il n'y avait plus qu'une grimace amère, ou un visage fermé. Ses yeux s'assombrissaient, comme si en lui se passait une séance de cinéma dont il était le seul spectateur. Alors un film de son passé, un spectacle de l'horreur de sa vie commençait à nouveau. Casey était certaine de ça, chaque jour, chaque nuit, Adam s'enfonçait dans son film, celui où il ne voyait que regrets et amertume.

Une seule question résonnait maintenant en elle, que me cache-tu Adam Miller?

« Hey C., encore aux abords de London?

- Même pas, je pensais à toi. Il rit.

- Tu sais C., le principe de la pensée, c'est d'imaginer les gens quand ils sont loin de nous… Pas quand ils sont à tes côtés…dit-il avec amusement, toujours un peu fébrile.

- A qui tu penses toi alors? Demanda-t-elle du tac au tac.

- Euh, je… A personne!

- Pas très convaincant! J'espère que tu seras meilleur au théâtre, partenaire! »

Elle rit à son tour, comme pour radoucir l'atmosphère, Adam n'était pas prêt à tout lui révéler. Elle se leva brusquement et s'approcha du jeune homme dont elle prit la main pour s'enfuir vers l'entrée.

« Mme Cook va encore hurler! »