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Et tout de suite… la suite !

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En apesanteur

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_ Oh ma tête !

J'essaye d'ouvrir les yeux. La lumière, trop vive pour mes pauvres pupilles, provoque une décharge à l'arrière de mon crâne et je décide de les laisser fermer pour le moment. Ma tête pèse des tonnes et je me demande si mon cou pourra le supporter. Six bières ?! Il n'aura fallu que six pauvres bières pour me mettre dans un état pareil ? Définitivement pas mon habitude ! Le pire c'est qu'elles étaient là en prévision du prochain match que nous devions regarder chez Jo. C'était mon billet d'entrée pour son appartement. J'en aurais siroté une pendant qu'elle et ses invités auraient ingurgités les autres, plus ses nombreuses petites sœurs qu'ils auraient pris soin d'aller récupérer à l'épicerie du coin, histoire de réunir la famille. Je souris à ma propre blague ce qui déclenche un nouvel éclair de douleur tout le long de ma boite crânienne. Pourquoi ai-je tant bu déjà ? Ah oui ! Peeta.

La bouche pâteuse, cherchant à tâtons où se trouve les choses autour de moi, je garde les yeux fermés. Hors de question que je me reprenne la lumière du soleil en pleine face !

_ Eh, eh bien ! Quel spectacle navrant. Et moi qui t'ai toujours vu comme un modèle, mon héroïne des temps moderne.

_ Hummmm, Priiiiim. Moins fort s'il te plait.

Ma voix est gémissante et ma petite sœur se met à rire doucement. J'entends cependant le bruit d'un verre que l'on dépose à côté de moi.

_ Voilà, ton breuvage miracle. Rejoins moi d'ici une demi-heure, le temps qu'il agisse et que tu sois présentable. Tu ne tiens vraiment pas l'alcool ! C'est grave pour une barmaid ? Heureusement que c'est moi qui ai fait infirmière, tu n'aurais pas survécu aux soirées étudiantes ! Tiens, tu as encore un peu de bave sur le coin de la bouche. Au fait, Peeta t'as déjà vu comme ça ?!

Sa voix martèle ma tête et si je pouvais, je lui enverrai quelque chose au visage. Le tir au pigeon a toujours été ma spécialité ! Au lieu de ça, je lui réponds aussi férocement qu'il m'est possible de le faire au vu de mon état proche du coma.

_ Priiiiiiim, merci beaucoup mais s'il te plait, fiche le camp !

Elle bougonne quelque chose puis sort de ma chambre. Je me redresse lamentablement sur un coude puis porte le verre à mes lèvres. Le liquide frais me fait un bien fou et je le redépose avec précaution, attendant avec bonheur, ce moment où la douleur va doucement mais surement commencer à refluer avant de totalement disparaître !

Une demi-heure plus tard environ, nouvelle tentative. Un œil, seulement. Pas d'éclair, pas de douleur fulgurante, juste un léger mal de tête qui ne sera bientôt qu'un lointain souvenir. Je me retourne dans mon lit bénissant Effie de m'avoir donné mon mercredi en vue de la nocturne de vendredi. Jo a hérité du jeudi, ce qui est tant mieux parce que j'aurais été incapable de me lever ce matin pour aller travailler. Je me traîne hors de mon lit pour atteindre la salle de bain. De l'eau fraîche me fera le plus grand bien.

Propre, réveillée, de meilleure humeur, je rejoins ma sœur dans mon salon. Elle m'a préparé de quoi manger. Un menu à cheval entre le petit déjeuner et le déjeuner : jus d'orange, omelette aux légumes, tartine et yaourt aux céréales. Je m'assois au bar devant mon plateau tandis qu'elle feuillette un magazine.

_ Merci, sœurette, t'es la meilleur.

_ De rien, de rien. Tu diras aussi merci à Peeta, c'est lui qui a rempli ton frigo après-tout.

C'est la deuxième fois qu'elle évoque Peeta devant moi mais je n'ose pas embrayer sur le sujet. Petit un parce que j'ai été ridicule de m'en faire et de l'appeler à la rescousse hier et petit deux parce que j'avoue avoir un peu de mal à me souvenir de la soirée après l'arrivée de Peeta. J'ai presque peur de me souvenir. Je l'entends encore tourner les pages de son magazine puis, je me tourne vers elle.

_ Tu ne travailles pas aujourd'hui ?!

Elle me regarde par-dessus son journal.

_ Si. Je suis du service de nuit pour les trois prochains jours.

_ Ok.

Je ne dis rien de plus, je finis mon assiette et attrape mon yaourt pour aller le manger près d'elle. Elle me fait une petite place, faisant grincer mon canapé et je m'installe aussi bien que possible. Elle pose son magasine sur la table basse en poussant un profond soupir.

_ Tu sais que Peeta est d'accord avec moi pour ce canapé ?

Je la regarde les yeux ronds.

_ Katniss ! Le canapé.

Prim se tortille dessus le faisant grincer joyeusement.

_ Oui, oui, dès que j'ai un moment, j'irais voir les prix en magasin.

_ Aaaaaah ! Génial, c'est Peeta qui va être content !

Là, je n'en peux plus. Je la regarde droit dans les yeux :

_ Qu'est-ce qui se passe avec Peeta ?

Un grand sourire s'étire sur son visage.

_ Ah ben quand même ! Je me demandais quand tu poserais la question. Tu sais que j'ai failli aller te réveiller pour que tu me parle de lui ? Parce que clairement Katniss, tu m'as caché des choses ! En même temps, hier tu étais tellement pompette que tu n'étais plus sur tes gardes. Le masque est tombé ! Ah ah ah, vous étiez trop mignon tous les deux !

Prim gigote et fais des moues pas possible pendant qu'elle s'exprime. Je remarque qu'elle aussi a pris le tic de ma tante avec le mot « pompette » mais elle me fait aussi un peu peur dans ses propos.

_ Attend de quoi tu parles exactement ? Quel masque ?

_ Katniss ! Tu es dingue de ce mec. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Quand il a réussi à te calmer, mazette ! Je n'ai jamais été aussi gênée d'être dans la même pièce que deux autres personnes simplement en train de se regarder. Alors quand il a voulu t'embrasser, il fallait que je vous rappelle que j'étais là.

Je sens mes joues s'échauffer. J'ai trop honte tout à coup. Prim continue sur sa lancée.

_ Tu sais, c'était vraiment chouette de parler avec lui parce que je ne le connaissais qu'à travers tes récits et c'était parfois flippant votre délire, mais en fait tout ça c'était juste de l'amoourrrrrrr !

Si elle le pouvait, elle danserait sur place ! Je me sens obligé de la calmer un peu, surtout que je ne comprends pas grand-chose à ce qu'elle raconte.

_ Prim, c'est bon, c'est bon, calme toi. De quoi vous avez parlé au juste ? Et pourquoi, je ne me souviens de rien ?

_ Tu avais trop bu, voilà pourquoi ! Après son arrivée, la seule chose que tu as pu faire c'est manger et te coller à lui avant de sombrer dans le sommeil. C'est lui qui t'as porté jusqu'à ton lit mais c'est moi qui t'ai déshabillé. Oh, je pense qu'il aurait pu le faire mais c'est un vrai gentleman quand il veut. Ensuite, on a discuté tous les deux. En ce qui me concerne tu as mon approbation. Peet' est trop cool.

« Peet' est trop cool » ? Mais on va où là ? Pourquoi m'étais-je endormie ? Je devais lui poser tout un tas de question en plus. Il ne fallait pas que je refasse la même erreur consistant à ne rien savoir sur lui et voilà que j'avais laissé passer l'occasion !

_ Il est parti tôt, je suppose ?

_ Pas vraiment, il devait être 2-3h du matin.

_ Quoi ?! Mais qu'est-ce que vous avez fait pendant tout ce temps.

Prim me regarde intriguée.

_ Je te l'ai dit, on a parlé. D'ailleurs, il a noté son adresse, ses numéros de téléphone et l'adresse de sa boite là-dessus pour toi. Pour pas que tu lances un avis de recherche à ton réveil.

Elle se met à rire comme s'il s'agissait d'une vieille blague et j'ai la sensation que s'en est bien une… entre Peeta et elle. Je tends la main vers la feuille qu'elle m'a indiqué du regard tout en avalant ma bouchée de yaourt que je manque lui craché dessus en lisant l'adresse de sa boite.

_ Il bosse pour Snow Industry ?!

Je récupère mes miettes de céréales tant bien que mal pendant que Prim tapote dans ses mains comme une bienheureuse.

_ Ouiiiiiiii ! D'après ce qu'il m'a dit, il travaille au service de communication, relations presses. Et tu as vu son adresse ?! Il m'a décrit son appartement. Il prend tout un étage avec vu mer, à la bordure de la ville. Il a dit qu'il serait heureux de nous y inviter à manger avec Gale dès que tu le voudras. Tu le voudras bientôt, hein Kat' !

Ma petite sœur est complètement conquise et moi, je me demande ce qu'ils ont bien pu se dire d'autres.

_ Heu, oui, oui, on verra, il n'y a pas le feu.

Prim se calme un peu et se fait plus sérieuse.

_ Tu n'as pas à avoir peur Katniss. Prend ton temps et fais les choses comme tu le sens c'est tout. Je serais toujours de ton côté de toute façon. Toi et moi contre le reste du monde non ?

Ma petite sœur et sa joie de vivre, sa confiance en l'autre et son éternel optimisme. Je l'attire à moi et la serre bien fort.

_ Tu es adorable tu sais ça. Papa et maman serait tellement heureux de te voir aujourd'hui.

Elle se décolle un peu me regardant longuement avant d'ajouter :

_ Il serait tellement heureux que tu laisses un peu plus les autres voir qui tu es. Toi aussi tu es formidable Katniss.

Je n'ai pas le temps de réagir à sa phrase qu'elle se relève et époussette sa tenue non épargnée par mes céréales.

_ Bon, tu te changes et dès que tu es prête, on y va.

Je lève un sourcil curieux.

_ On va où ?

_ Moi je rentre chez moi, me reposer avant ce soir et toi je te dépose aux bureaux de Snow Industry, en ville, pour que tu puisses déjeuner avec Peeta. Il t'attend à 13h et il est déjà midi passé.

_ Et vous comptiez me demander mon avis à quel moment ?

Je suis étonnée par la nouvelle mais Prim se contente de lever les bras au ciel en me répliquant d'une voix plaintive :

_ « Et vous comptiez me demander mon avis à quel moment ? » Genre, tu n'as pas envie de savoir où il travaille ni même passer un moment avec lui ?

Les mains sur les hanches, elle me défit de lui répondre autre chose que la vérité.

_ Je vais me changer.

_ Ouais, lâche-t-elle dans un sourire.

*OooooO*

12h55. Je m'apprête à entrer dans l'immense bâtiment qui regroupe les bureaux de Snow Industry. C'est le plus grand groupe de cette partie de la côte et je me sens vraiment comme une intruse, juste en me tenant devant l'immense building. Je devrais peut-être appeler Peeta pour lui dire de me rejoindre en bas ?

Non, non Katniss ! Sois un peu plus forte que ça. Il ne s'agit que de rentrer, demander le service de communication et si c'est nécessaire préciser que c'est Peeta Mellark que tu veux voir. J'ajuste un peu ma tenue. C'est triste à dire mais j'ai l'impression de ne pas avoir fait assez d'effort dans le choix de ma tenue. Prim avait l'air satisfaite, moi aussi. Un chemisier sans manche vert bouteille accompagné d'un jean flare taille haute brut (que je viens d'acheter !) avec une ceinture à grosse boucle, des escarpins et une pochette noirs. En temps normal, c'est déjà beaucoup pour moi mais quand je vois les femmes toutes plus raffinées les unes que les autres qui entrent et sortent du bâtiment, j'ai des doutes. Le regard dédaigneux de l'une d'entre elle me donne la pointe d'assurance qu'il me manquait pour passer le pas. Non, mais pour qui elle se prend celle-là avec ses chaussures à semelles rouges !

Je m'avance, décidée à en finir avec ce stress inutile, et passe les portes à tambour. Une fois à l'intérieur, je me retrouve dans un grand hall d'où partent plusieurs ascenseurs, des escalators et des escaliers. Le logo de Snow Industry, une rose blanche où perle une unique goutte d'eau, trône en bonne place au-dessus de l'énorme comptoir d'accueil. Des fauteuils blancs et gris son disposé par ci par là en petit groupe. Quelques plantes vertes savamment disposées donnent une touche nature à l'ensemble mais ce qui fait vivre ce hall c'est surtout le bourdonnement incessant qu'on y entend. L'heure ne doit pas arranger les choses, tout le monde se pressant pour aller manger, mais c'est tout de même impressionnant.

Arrivée au comptoir, une jeune fille dans un uniforme blanc impeccable me sourit avant de me demander la raison de ma visite.

_ Je souhaiterais me rendre au service communication, relations presses s'il vous plait.

_ Avez-vous rendez-vous ?

Est-ce qu'on pouvait appelez ça un rendez-vous ? Il s'agissait simplement d'aller manger mais si je lui répondais non, elle risquait de me dire de revenir avec un rendez-vous.

_ Oui. Avec Peeta Mellark.

Il me sembla voir un éclair de plaisir traverser le regard de cette hôtesse à l'évocation du nom de Peeta mais ça ne dura qu'un millième de seconde.

_ Et vous êtes ?

_ Katniss Everdeen.

Elle pianote sur son clavier, sourit puis j'entends un faible roulis. Elle me tend ensuite un pass avec mon nom et le nom du service où je souhaite me rendre avant de m'indiquer les ascenseurs.

_ Vous pouvez monter au 74ème étage. La secrétaire de Monsieur Mellark vous attend.

La secrétaire de Monsieur Mellark ? Quel poste est-ce qu'il occupe au juste dans cette boite pour avoir droit à une secrétaire ? Et est ce qu'elle a bien dit au 74éme étage ? J'ai toujours entendu dire que plus notre bureau se trouvait en hauteur, plus on avait de l'importance au sein d'une boite. Est-ce que c'était vrai ? Tout en tachant de cacher mes questionnement, je prends le pass qu'elle me tend et me dirige d'un pas mesurée vers les ascenseurs. Il ne faut pas longtemps pour qu'il arrive et j'ai le plaisir de m'y retrouver seule. J'appuis sur l'étage désirée, notant au passage que ce dernier peut monter jusqu'au 77ème étage et je me laisse griser par la sensation que me procure la vitesse d'élévation de la cabine. Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de monter si haut, si vite.

C'est avec le sourire que je descends de la cabine, mon stress déjà oublié. Je promène mon regard autour de moi pour découvrir les lieux. C'est un espace peint dans des tons chaleureux, de crème et de beige clair. Les meubles et les deux canapés qui s'y trouvent sont dans les mêmes teintes. Devant moi un bureau en verre derrière lequel une jeune femme blonde est affairée sur son ordinateur. Je m'avance lentement mais je n'ai pas fait deux pas vers elle qu'elle se lève et vient à ma rencontre.

_ Mademoiselle Everdeen, enchanté de vous rencontrer. Je suis Madge Undersee, la secrétaire de Monsieur Mellark. Je vais vous accompagner dans son bureau. Il sera là d'ici quelques instants, une réunion qui a pris un peu de retard. Il m'a demandé de vous installer et de veiller à ce que vous ne manquiez de rien. Cela vous conviendra-t-il ?

Impeccable ! Sa diction et son sourire avaient été impeccable. J'hoche simplement la tête de peur de paraître commune en ouvrant la bouche et la suit. Si je m'étais attendu à ça ! Elle ouvre les deux battants de la porte située sur ma droite et se place sur le côté pour me laisser entrer. Ce bureau est plus grand que mon appartement !

_ Vous pouvez vous installer de ce côté, où la vue est plus agréable ou vous installer ici si vous ne préférez pas vous exposer au soleil. Souhaitez-vous boire ou manger quelque chose ?

Madge me regarde un sourire tranquille sur le visage.

_ Un verre d'eau, s'il vous plait.

_ Avec plaisir. Plate ou gazeuse ?

Sérieusement ? Est-ce que nous sommes déjà au restaurant ? Je garde ma réflexion pour moi et lui réponds que de l'eau plate suffira. Elle se détourne pour me servir avant de poser un dessous de verre sur l'une des table basse et de me tendre un grand verre d'eau fraîche avec une rondelle de citron. Une rondelle de citron !

_ S'il vous faut quoi que ce soit d'autre n'hésitez pas à utiliser l'interphone posé sur la table basse. Je vais prévenir Monsieur Mellark de votre arrivée.

Elle ressort en refermant la porte avec plus de grâce que je ne le ferais jamais. Son tailleur à jupe crayon d'un blanc immaculé, rehaussé d'un bustier bleu marine fait ressortir à merveille le bleu de ses yeux et la douceur de ses traits. Peeta travaille vraiment avec telle beauté, prête à satisfaire ses moindres désirs tous les jours ? Je m'assois près de la fenêtre et bois mon eau citronnée d'une traite ! Pourquoi ai-je accepté de déjeuner avec lui déjà ?

Enfin seule, je promène mon regard autour de moi. Son bureau donne sur la ville ou peut-être devrais-je dire au-dessus de la ville. Il est un peu en forme de part de tarte où la pointe serait la porte par laquelle je viens de rentrer et le bord opposé l'immense baie vitrée que j'ai en face de moi. Sauf qu'il s'agirait d'une très grosse tarte en l'occurrence. Je retrouve les même couleurs d'un côté et de l'autre de la porte. Son bureau ayant quand même quelques touches orangées en plus et des tableaux représentant des paysages sans fin. Un grand bureau en verre, quelques fauteuils pivotants, un grand sofa, un bar et des armoires fermées à clef complètent ce tableau.

_ C'est donc là que tu travailles, Peeta ? Je comprends mieux le costume sur mesure et la voiture de sport.

Tout en murmurant, je me suis levée et approchée de la baie vitrée pour profiter de la vue. A ma montre, il est 13h15 et le soleil inonde de sa lumière ce bureau et les rues en contre-bas. Ce doit être agréable de travailler avec le monde à vos pieds. Toujours à ma contemplation, j'entends la porte s'ouvrir derrière moi. Je me retourne pendant que Peeta referme derrière lui. Il est très élégant dans son costume bleu marine, ses cheveux savamment coiffés en arrière et son air émerveillé sur le visage. Je lui souris nerveusement.

_ Alors, tout ça, j'englobe la pièce d'un seul geste tout en lui parlant, c'est toi ?

Il s'avance vers moi et place une main légère sur mes hanches.

_ Non, ça c'est seulement l'endroit où je travaille. Par contre ça, et il pose un baiser tout aussi léger sur mes lèvres, ça c'est moi.


La suite dans la prochain épisode…