Calypsoh ravie que tu apprécies ! Calleb est bien l'archétype du fan dingue qui suit sa star préférée même jusqu'à sa maison... je trouve ça assez effrayant moi-même, voilà pourquoi j'ai voulu mettre en scène un tel personnage. En tout cas, merci pour l'appréciation ;)

Pepe64 eh bien écoute pas de soucis, prends ton temps pour la lire même si c'est une fic assez simple par rapport à d'autres que j'ai pu lire moi-même. En effet Jane va aider Lisbon, il le doit et il le fait toujours ! Heureusement. Merci :)

Mrs Elizabeth Darcy31 merci pour tes observations, je suis d'accord sur le fait que le thé c'est sacré, mais seulement pour Jane, eh eh. Faut pas s'en faire pour Lisbon, elle a vu et subit pire que cette petite enquête, elle se relèvera de tout ça.

Merci à vous pour les reviews ! Voici les deux derniers chapitres :D


- Alors, que décidez-vous ? insista Calleb à l'oreille de son prisonnier. La mort ou la vérité ?

- Il n'y a pas d'autres options ? tenta Jane en toussotant un peu.

- Jouer la carte de la légèreté ne vous aidera pas.

- Oh, j'en doute. Ça fait toujours du bien de faire de l'humour quand on est sur le point de trépasser.

- Jane ! siffla Lisbon qui suivait cette petite conversation avec agacement et inquiétude.

- Je vois… souffla le jeune homme avec un sourire. Vous préférez garder tout pour vous, sans doute dans l'espoir de jouer les héros et de montrer que vous n'êtes pas si égoïste. Mais au contraire, Patrick Jane, vous nous dévoilez ici l'une de vos multiples facettes : le manipulateur égocentrique. Quelles que soient vos actions, vous voulez toujours être sous les feux de la rampe, n'ai-je pas raison ?

- Je signale au passage que la télévision ne m'a pas vraiment réussi, grommela le consultant. Cessez un peu de me psychanalyser, ça a tendance à me fermer plus qu'autre chose.

- Comme je le disais, vous êtes une diva, s'amusa Calleb, dont le couteau était un peu plus en retrait, mais dont l'autre bras enserrait brutalement la gorge de Jane.

Son sourire disparut soudain et son ton se fit plus froid et pressant, tandis que le couteau tournoyait dangereusement dans sa main près du visage de Jane. De son côté Lisbon jetait des coups d'œil furtifs vers un petit miroir accroché à l'une des portes de l'armoire et qui reflétait le couloir, et donc son arme.

- Ne bougez pas, Teresa, dit fermement Calleb alors qu'elle croyait reculer discrètement. Jane, je n'ai pas toute la nuit. Donc soit vous vous dépêchez de tout dire, soit je vous transperce l'omoplate.

- Sérieusement, vous n'en avez pas marre de faire du chantage à tour de bras ? se plaignit Jane.

La lame s'appuya brusquement sur la zone concernée, le décidant une bonne fois pour toute. Il croisa les yeux de Lisbon qui ne semblait pas trop aimer la tournure que prenaient les évènements et les soutint avec un étrange sérieux.

- Je…

- Oui ?

- Je ne l'aime pas.

Lisbon écarquilla les yeux et ouvrit la bouche sur des mots qui ne vinrent pas. Cependant Calleb n'avait pas vraiment apprécié la réponse, et il le fit savoir en tapant nerveusement du pied et en serrant un peu plus son bras autour de son cou.

- Comment pouvez-vous dire cela à la femme qui est venue vous sauver la vie ? rugit-il, au bord de l'implosion.

- Mais qu'est-ce que cela peut bien faire ? argua Jane. Quelle que soit ma réponse, je serai mort dans tous les cas !

N'y tenant plus, Calleb enfonça la lame dans l'épaule, mais heureusement pas assez profondément, car ce n'était qu'un coup de folie. Il la retira aussitôt et l'essuya sur sa veste pourtant si chic. Jane avait hurlé de douleur et Lisbon réprimé son propre cri. Si elle cédait maintenant, le consultant serait définitivement mort.

- Dites-le ! reprit le jeune homme. Dites-le.

- D'accord, d'accord ! geignit Jane en levant son bras valide. Vous avez gagné…

Il fixa de nouveau son regard dans celui de la jeune femme et abaissa lentement son bras.

- Je… J'ai des sentiments pour elle, je l'admets.

- Jane…

Elle paraissait à la fois soulagée et embarrassée par cette révélation, mais elle ne savait surtout pas quoi répondre à ça.

- Est-ce que c'est de l'amour ? questionna Calleb comme s'ils participaient tous à une sorte de jeu.

- Je ne sais pas… Peut-être, oui.

Lisbon détourna le regard alors qu'il continuait de la fixer. Calleb sembla comprendre que tout était dit et se crut l'espace d'un instant tel un conquérant qui avait réussi à triompher des indigènes qui ne voulaient pas céder leurs terres. Il exulta, mais cela ne dura pas longtemps. Car ensuite il se rendit compte que ces vérités n'étaient pas forcément bonnes pour lui.

- Calleb ?

- Hm ?

- Regardez ça, murmura Jane en faisant apparaître dans sa paume le clou qui lui avait permis bien des choses dans cette pièce, et qu'il jeta ensuite, entraînant l'attention du jeune homme dans le mouvement.

- Lisbon ! cria le consultant afin de réveiller sa collègue.

Celle-ci émergea aussitôt de sa torpeur et s'aperçut qu'elle avait une ouverture grâce à la diversion de Jane. Elle pivota et fonça droit vers son arme n'ayant cependant pas pris en compte le parquet glissant, elle manqua de peu de tomber, ce qui permis à Calleb de rattraper son retard et de l'agripper par un bras. Loin d'être défaitiste sur ses chances de réussite, Lisbon lui envoya son poing droit dans la figure, ce qu'elle avait eu envie de faire depuis le début. Il vacilla et elle put récupérer son arme en seulement quelques secondes. Elle la pointa sans l'ombre d'un doute sur le jeune homme, un doigt sur la détente et la mine déterminée, et cela bien qu'elle fût à terre. Calleb s'arrêta net et la dévisagea.

- Calleb Petterson, dit-elle avec un sourire de triomphe, je vous arrête. Veuillez rester immobile. Tout ce que vous direz sera retenu contre vous…

Il ne parut pas le moins du monde touché par ses paroles, il continuait à la fixer avec la même intensité qu'elle. Puis un sourire apparut sur ses lèvres qu'il humecta du bout de la langue, ce qui eut le don de la crisper à nouveau.

- Vous ne ferez rien contre moi, dit-il enfin.

- Cessez ce petit jeu immédiatement ! aboya-t-elle.

- Je vais le tuer.

- Pardon… ?

- Il va payer pour tout le mal qu'il vous aura fait, souffla-t-il tout en se tournant lentement vers Jane.

- Ne faites pas ça ! hurla Lisbon. N'avancez pas !

Mais Calleb ne semblait pas entendre. Il s'avança tranquillement vers le consultant tout en sachant qu'un flingue était pointé sur lui.

- NE FAITES PAS CA !

Le coup partit alors qu'il levait le bras dont la main tenait le couteau. La balle l'atteignit en plein cœur. Le choc l'immobilisa quelques secondes, puis il s'écroula sous les yeux hallucinés de Jane. Celui-ci se tenait contre le mur face au couloir et regardait le corps désormais sans vie gisant à ses pieds. Reprenant finalement son souffle, il se laissa glisser lentement contre le mur.