Hey hey ! Désolée ,je voulais le poster hier mais a pas pu T_T

Youyou c'est mon dixième chapitre !! La première fois que je fais un truc aussi long sans l'abandonner ! *danse de la joie*


L'homme recula devant l'exclamation du roux. Axel n'en revenait pas.

"Dis-moi que je rêve...

-Je ne te connais pas."

Axel détailla un peu plus l'individu. Si on lui enlevait un peu de muscle, qu'on lui coupait les cheveux... Oui c'était bien...

"Isa ?"

L'homme écarquilla les yeux et se retrouva contre la porte, paniqué. Axel se releva lentement. Isa... Isa était vivant ! Axel, il ne te reconnaît pas.

"C-Comment connais-tu ce nom ?!"

Le roux ôta sa capuche, révélant sa chevelure écarlate, retenue sur sa nuque en une queue-de-cheval. Le locataire de la 141 se décolla de la porte. Il n'en revenait pas non plus.

"Axel ?

-Tu..."

Le roux ne finit pas sa phrase. Tu devrais être mort... Ils avaient rejoint la société ensemble et ainsi quitté l'enfer de la drogue il y a deux ans, grâce à Riku mais... Mais Isa n'avait pas supporté le sevrage conjugué à des heures d'entraînement intensif... Il avait fui. Et comme tous ceux qui fuyaient la société sans l'accord de cette dernière, quelqu'un était commissioné pour le tuer. Et ce quelqu'un avait été... Riku. Et quelques mois après, c'était Riku qui fuyait.

"Je sais ce que tu penses, Ax'. J'aurais dû être assassiné il y a plus d'un an.

-Riku...

-Il m'a retrouvé. Et il n'a pas pu. Il m'a aidé à fuir. Mais ils m'ont retrouvé, puisque tu es là., ajouta Isa avec un sourire triste.

-Tu te trompes, Isa, je...

-Ttt... Ca n'est plus mon nom. Je m'appelle Saïx désormais. Mais ça n'a plus d'importance. Fais ça vite, s'il te plaît.

-Is... Saïx. Je ne suis pas là pour te tuer. C'est un autre contrat qui m'amène en ville. Par contre tu ne devrais pas rester ici. Vexen y est en poste."

Saïx se mordit la lèvre. Son visage trahissait une grande fatigue, plusieurs nuits sans sommeil, des mois et des mois d'angoisse, de paranoïa et de méfiance... Le visage d'un fugitif. Axel déverrouilla la porte.

"Ca me fait plaisir de savoir que tu es vivant., fit-il sans se retourner vers son ami d'enfance. Mais je dois y aller.

-Axel.

-Hm ?

-Pourquoi t'ont-ils jetés ici, à Lowbast ?"

Le roux tourna légèrement la tête, un sourire espiègle aux lèvres.

"J'ai failli planter un contrat. A cause d'eux. Alors ils me punissent. Logique, non ?"

Saïx ricana.

"J'ai bien fait de me tirer... Tu crois vraiment que Riku nous a sauvé en nous jetant là-dedans ? Tss... A quoi il pensait franchement...

-Les huiles sont des crétins et des salauds. Leurs règles sont tordues. Mais tant que je ne recevrai pas l'ordre de tuer Riku, et qu'ils continueront de me payer pour que je puisse vivre tranquille, je n'ai pas l'intention de partir.", déclara Axel de nouveau sérieux et face à la porte.

Il tourna la poignée et sortit dans le couloir. Il s'apprêtait à descendre l'escalier lorsque Saïx l'interpela.

"Attend, Axel ! Pourquoi placeraient-ils un contrat sur la tête de Riku ?"

Le roux vrilla son regard dans celui de l'homme aux cheveux bleus.

"Réfléchis trente secondes..., murmura t-il d'une voix rauque.

-Non..., fit Saïx après un silence. Il n'a pas fait ça... Il n'a pas... Mais pourquoi il a fait ça, cet imbécile ?

-Maintenant, pars de cette ville. Quitte carrément le pays. C'est tout ce que je peux te conseiller si tu veux rester en vie."

Axel disparut au rez-de-chaussée. Isa était vivant. Plus pour longtemps s'il restait à Lowbast avec Vexen dans les parages. Le roux fronça les sourcils. Il ne pouvait vraiment pas se blairer l'espèce de vieux dinosaure lifté.

"Bonjour jeune homme ! Faites attention, aujourd'hui il pleut !"

Toujours la même phrase. De toute façon, il pleuvait tout le temps dans cette cité ouvrière. Axel sortit de l'hôtel. L'air sentait les produits chimiques, la pollution et le brûlé. L'odeur de son enfance. Il descendit la rue principale. La pluie était glacée, elle transperçait tout : les vêtements, la peau, le coeur. Beaucoup d'immeubles étaient condamnés. En apparence. Car Axel savait très bien que ces immeubles barricadés de planches étaient en fait des squats et des repères de meneurs d'émeutes. De drogués aussi. Et ça, il le savait mieux que quiconque.

__

"Comment ça je devrais revenir à Twitown ?!", hurla Roxas dans son portable.

A l'autre bout du fil, Naminé était très mal à l'aise.

"Mais, c'est que...

-C'est que quoi ? Tu ne me crois pas capable de me débrouiller seul, c'est ça ? Naminé, ça fait une semaine que je suis parti pas quinze ans !!

-Seifer est passé à la maison.", fit sa soeur d'une toute petite voix.

Roxas se figea.

"Qu'est-ce qu'il voulait ?, demanda t-il, glacial.

-Savoir où tu étais parti.

-Et ?

-Je lui ai rien dit, je te jure ! Mais...

-Mais quoi encore ?

-Il a dit qu'il te tuerait s'il te voyait avec quelqu'un. Et ce quelqu'un avec.

-Naminé, ne prend pas les menaces de cet enfoiré au sérieux !

-Il était sérieux, Roxas !, s'écria sa petite soeur. Je t'assure ! Tu dois revenir pour régler les choses avec lui !

-Elles sont toutes réglées ! C'est lui qui veut rien comprendre !!

-Je ne te demande pas de revenir définitivement ! C'est juste pour le calmer !

-Il ne sait pas où je me trouve, il n'y a rien à craindre.

-Et si c'était à moi qu'il s'en prenait ?!

-Il... Il t'a menacée ?, siffla Roxas entre ses dents. Il t'a fait quelque chose ?!

-N-non... Mais...

-C'est bon, j'ai compris. »

Le blond hésitait à prévenir Zexion. Son seul jour de congé était le mercredi, soit le lendemain. Axel ne serait sûrement pas rentré. Autant éviter d'inquiéter ses amis pour rien. Il commença à préparer ses affaires, le coeur serré. Il n'avait strictement aucune envie de revoir cet enflure de Seifer, mais si sa soeur était en danger, il ne pouvait pas rester sans bouger. Il se détestait de s'être laissé prendre au piège de ce connard. Se laisser berner par des belles paroles, des gestes tendres pour ensuite être pris au piège de la jalousie, de la trahison à laquelle on dit amen, de la possessivité excessive, à la limite de la possession... Et il allait devoir retourner affronter tout ça. Il soupira longuement. Et s'il ne faisait que l'appeler ? Non, il fallait qu'il lui dise les choses dans les yeux, qu'il se rende compte qu'il ne voulait plus jamais le revoir et qu'il n'avait pas à menacer ses proches. Qu'il prenne enfin conscience qu'il ne lui appartenait pas, qu'il n'était pas son jouet.

__

La passerelle en acier grinçait. Les couinements étaient de plus en plus insupportables. Elle ne grinçait pas autant, autrefois. Axel leva la tête et fusilla l'armature du regard. Elles étaient plusieurs à enjamber la rue, reliant les toits des maisons-bunkers des Slums. C'était là qu'ils avaient vécus, jusqu'à la mort de Reno. Axel reprit sa route vers l'extrême-sud de la ville. Il mémorisait tout, automatiquement. Quels toits il pouvait emprunter, pour arriver ou repartir plus vite, où il pourrait se dissimuler en cas de repérage – cas qu'il voulait à tout prix éviter, sinon il était bon pour le reléguage au fond des archives de la société.

Il était arrivé devant l'immeuble de sa victime. Cinq étages. Fenêtres reliées entre elle par les escaliers de secours – un cadeau pour un assassin. A première vue, pas de double vitrage. Il lui faudrait étouffer tout bruit suspect. Il ne pensait pas que les gens d'ici puissent s'inquiéter d'un peu de dérangement chez leur voisin. Mais bon, question de principes.

« Putain de pluie.

-On rentre ? »

Axel réajusta sa capuche détrempée, enfonça ses poings dans ses poches et fit demi-tour.

« On fait ça quand ?

-Ce soir. J'en ai marre d'être ici. »

J'espère que Isa se sera barré à mon retour... Il entendit quelque chose bouger à sa gauche. Aussitôt, il dégaina son flingue et se mit sur la défensive. Les Slums étaient déjà mal famés quand il était gamin, alors maintenant... Il continua son ascension vers la sortie des Slums, aux aguets. Un type bondit. Axel l'éjecta d'un coup de pied dans l'estomac puis il braqua son pistolet sur l'homme à terre.

« Qu'est-ce que tu me veux ? »

L'homme leva la tête vers lui. Il était maigre à faire peur, ses yeux brillaient de folie. Ses cheveux sales trempaient dans la flaque d'eau devant lui. Il le fixait, sans rien dire. Un malaise gagnait progressivement Axel. Ce type étendu contre le macadam défoncé, dans de l'eau croupie, sous une averse glacée... Ce type cadavérique, malade, perdu... C'était lui. C'était exactement lui, avant Riku. C'était lui, à seize ans. Ce regard vide mais tellement lucide sur la réalité. Axel sentait la nausée remonter de plus en plus. « Axel, barre-toi... » J'peux pas... « Axel ! » Putain... « Reprend-toi, nom de dieu !! » Il va crever, Reno... Si je fais rien, il va crever... Riku l'avait compris... « On a pas le temps pour ça ! Tu peux pas sauver ce gosse ! Tu n'es pas Riku ! » Une déflagration brisa le silence pesant de la rue déserte. Le type s'écroula. La flaque se teinta de rouge. Axel fixa son flingue. Ca n'était pas lui qui avait tiré. Il se tourna vers la droite. Un homme abaissait son revolver.

« C'est pas ton genre d'hésiter, d'habitude. »

Axel se crispa à l'entente de cette voix. Le nouveau venu avait beau être caché par sa capuche, le roux l'aurait reconnu entre mille.

« Vexen.

-Tu n'as pas l'air heureux de me voir, Axel.

-Pourquoi tu l'as tué ?

-Il serait mort de toute façon, question de temps, fit l'aîné en haussant les épaules, l'air de s'en foutre royalement. Comme ça c'est moins douloureux. Tu ne te rends pas compte, s'il avait dû continuer à survivre, dans sa lente agonie de junkie en manque... Ah mais si, j'oubliais, tu t'en rends compte, vu que t'en étais un, de junkie... Une loque ramassée par ce traître de Riku... Quel imbécile celui-là...

-Tu parles trop, asséna Axel dents et poings serrés.

-Tu sais pas où il pourrait se cacher d'ailleurs ? Après tout, c'était ton ami...

-LA FERME !

-C'est comme ça qu'on parle à ses supérieurs ?

-Tu es autant un pion que moi., riposta le roux avant de commencer à s'éloigner.

-Faux. »

Axel se stoppa et se retourna vers Vexen.

« Explique-toi.

-Je ne sais pas si je dois te le dire... », hésita faussement le vieux lifté.

Le roux haussa les épaules et se détourna.

« Je suis là pour te surveiller ! », lui lança Vexen après quelques pas.

Il eut un doigt d'honneur pour seule réponse.

« Tss... Toujours aussi caractériel, celui-là... »

__

« Non mais je vous assure les mecs, c'est pas la peine !

-Mais t'occupe pas de nous ! On a toujours voulu aller faire du tourisme à Twitown ! Pas vrai, Zexy ?

-Absolument. »

Les deux amants avaient débarqués à l'improviste alors que Roxas était en plein préparatifs pour son aller-retour à sa ville natale. Il avait bien été obliger de leur expliquer pourquoi il partait. Zexion s'était énervé qu'il ne les ait pas prévenus et à présent, ils insistaient pour l'accompagner. L'un parce qu'il voulait changer d'air, l'autre parce qu'il ne pressentait rien de bon envers ce Seifer. A raison, d'ailleurs.

« Et puis j'ai vachement envie de connaître ta soeur !, lança le punk. Aïeuh, Zexy, pourquoi tu me frappes ?! »

Roxas soupira. Apparemment, il n'avait pas le choix. Et puis ces deux-là étaient plutôt marrants, ça le distraierait des idées noires qu'il malaxait depuis l'appel de Naminé. Et ça rassurerait celle-ci si elle rencontrait ses amis.

« Okay, c'est bon, je laisse tomber. On y va ensemble...

-Cache ta joie surtout.

-Demyx, à sa place je tirerais la même tronche. Sérieux, laisser un obsédé comme toi approcher ma soeur, j'aimerais pas.

-T'as pas de soeur, rétorqua son amant en tirant la langue.

-Vous restez dormir ici ? »

Zexion et Demyx s'interrogèrent du regard. Avant qu'ils ne répondent, Roxas reprit la parole.

« Nan, en fait c'était pas une question. Vous restez ici pour la nuit, j'en ai marre d'être tout seul. »

__

Se faire surveiller par Vexen... Le petit toutou des huiles... Il était vraiment maudit. Le retour lui paraissait bien plus long que l'aller. Et cette pluie qui n'en finissait pas... Il aperçut l'enseigne déglinguée avec soulagement. Le vieux n'était pas derrière son comptoir. Tant mieux, Axel n'avait pas la moindre envie de discuter.

Quand il passa devant, la 141 s'ouvrit.

« Axel. »

Le roux continua son chemin, comme si de rien n'était.

« Axel !

-Je t'ai dit de partir, Isa., lui répondit Axel face à sa porte. Je suis surveillé par Vexen. Je vais agir ce soir. Le vieux me suivra. Démerde-toi pour partir par un des trains de nuit. Si t'arrive à passer la frontière de Canon Cosmos, t'es sauvé. »


Je ne sais pas du tout quand est-ce que je pourrais plancher sur le chapitre onze, ce soir j'ai un super concert de métal !

\m/(^v^)\m/