Bonjour à tous,

Merci à tous ceux qui me suivent depuis le début et tous ceux qui viennent lire mon histoire. Vos reviews me font vraiment très plaisir. Je vous rappelle que j'ai écrit cette histoire il y a deux ans et que j'ai pris des libertés avec le caractère des personnages pour qu'ils collent à mon histoire. Aujourd'hui je vous offre les deux premiers lemon que j'ai écrit j'espère que vous ne serez pas trop dur avec moi - mais si vous avez le temps, faites-moi savoir ce que vous en avez pensé dans une review. Merci d'avance même si je vous en ai déjà fait lire un dans le chapitre 6.5 que j'ai écrit récemment, car je trouvais qu'il devait être fait pour mieux comprendre certaine relation. Bon sinon encore merci de me lire, en espérant que ce chapitre vous plaisent aussi. A jeudi prochain.

Chapitre 9 : La vie à bord du Sunny Go

La navigation se poursuivait calmement et les jours passaient sans autre agitation que celle provoquée par les remous de la mer. Les garçons faisaient désormais bien attention à ne me parler que par télépathie quand cela concernait un sujet privé, ils avaient fini par s'habituer. Mais au fil du temps, je me disais qu'il faudrait parler avec eux de leurs rêves, et cela assez rapidement. Un matin, je décidai d'aller voir Sanji, car je sais que c'est lui qui aura le plus de mal à accepter sa nature profonde.

— Laissez la vaisselle, vous autres, je vais aider Sanji aujourd'hui, s'il est d'accord bien sûr ? Sanji ? demandais-je tout sourire.

— Oh ! oui, Hinata chan, ça me fait très plaisir que tu viennes m'aider.

— Je peux aussi t'aider pour le repas, je serai ton assistante.

— Avec plaisir, Hinata chan.

Sur ces entrefaites, tout le monde sortit de la cuisine pour vaquer à ses occupations et nous nous sommes retrouvés tous les deux.

— Sanji, je peux te poser une question ?

— Oui, bien sûr.

— Je me demandais pourquoi tu ne posais pas plus de questions à propos de la phrase d'Apo sur l'île. Est-ce que c'est la peur ou…

— Non ! non, c'est juste que… Peut-on en parler comme ça ?

— Oh oui, on est que tous les deux, pas d'oreilles ni d'yeux indiscrets dans la pièce. Vas-y je t'écoute.

— Ok. Eh bien voilà, j'imagine que tu sais tout sur moi ?

J'écoutais religieusement ses paroles.

— Je peux comprendre et accepter beaucoup choses, mais là en fait, je sais plus quoi penser…

— Je comprends. D'après toi, cela serait lié aux deux dernières années que tu as passé sur l'île Kedétrav ou éventuellement à notre présence dernièrement sur la petite île, tous ensemble, avec cette proximité que nous avions, notamment la nuit… mais tu ne penses pas que ça peut venir de toi, c'est bien ça ?

— J'aime les femmes, dit-il comme pour se justifier.

— Tu peux être bi, ou tout simplement n'être attiré que par un homme, sans qu'on parle pour autant d''amour' si ça te gêne…

— Merci de ton attention, dit-il dans un grand sourire.

Je lui rendis son sourire, pour prouver ma sincérité, et je rajoutai :

— Puis-je être franche avec toi ?

— Oui, vas-y.

— Je ne renie pas le fait que tu aimes les femmes, mais je pense que ce que tu ressens pour lui est différent de ce que tu ressens pour les femmes ou les autres hommes, il t'est particulier. Tu as été énormément choqué par ces deux dernières années, et je peux le comprendre, je l'aurais été aussi si j'avais été un homme et qu'on veuille me mettre une robe. Mais là, je te dis pas de devenir une femme partager une relation avec un autre homme ne fait pas de cette personne une femme.

Sanji me regardait d'un air à la fois surpris et gêné. Je poursuivis :

— Visiblement, tu n'as pas l'air d'en être sûr, et c'est ça qui te gêne de ce que j'ai pu voir et ressentir à travers toi, tu penses qu'il te demandera de changer pour te féminiser. Mais lui, s'il éprouve la même chose que toi pour ta personne, c'est qu'il t'aura choisi pour ce que tu es, un homme qui s'assume. Peut-être serait-il bien à présent que tu tombes quelques masques et que pour la première fois tu évoques son nom à voix haute. Ça te soulagerait certainement. Après tu pourras me raconter certains de tes rêves si tu le souhaites, n'oublie pas que je peux t'aider à les comprendre, fis-je en souriant.

— Oui, tu n'as pas tort. Bon… je commence. Je rêve de mon nakama, Zoro, et je couche avec lui. Mes rêves sont souvent identiques : je suis ici dans la cuisine, je sens deux mains qui m'attrapent et m'enlacent – deux mains d'homme, mais ça ne me dérange pas – ces mains s'accrochent à mon buste, elles sont grandes et puissantes, l'espace d'un instant je me sens partir en arrière et la prise se resserre, là je devine les bras qui accompagnent ces mains, ils forment une croix sur moi et bloquent tout mouvement du haut de mon corps. Je n'ai pas peur, je me sens bien, en sécurité. Je sens que mon dos est appuyé sur quelque chose de dur et mou à la fois, c'est le torse de l'homme à qui appartiennent ces bras si forts et si rassurants. Alors je m'abandonne, je ferme les yeux, me détends et m'appuis sur lui, il est si fort que je peux me laisser aller, il me retient je le sais. Je mets ma tête en arrière pour le voir, mais sa tête est penchée sur moi, dans mon cou, je sens sa respiration, chaude… cela me donne un frisson. Il resserre alors son étreinte, comme pour me réchauffer, puis je sens une pression dans mon cou, deux lèvres m'embrassent. Une langue mouillée passe entre ces lèvres et me lèche le cou puis c'est une aspiration, tel un suçon qui vient m'exciter… il me marque et je trouve ça agréable, ce sentiment qu'il me possède me fait peur et en même temps c'est si 'plaisant' d'appartenir à quelqu'un. Il retire son étreinte, j'ai peur qu'il parte alors je me retourne et là je le vois, il me sourit, c'est Zoro… Ça me semble si naturel. Je l'ai attendu si longtemps. Il m'attrape par les épaules et me fait reculer jusqu'au frigo, il me plaque contre et m'embrasse avec passion, il se serre contre moi, il me dépasse à peine mais se trouve au-dessus de moi. Il a pris mes poignets entre ses mains et les a bloqués au-dessus de ma tête : son torse contre le mien ses jambes entre les miennes son bassin calé contre le mien, il bloque tous mes mouvements mais c'est tellement bon, c'est sauvage et doux à la fois, comment fait-il ? Je sens son désir monter, il retire ses lèvres, il a dû comprendre que je l'ai senti se durcir. On se regarde et d'un commun accord, il agit avec mon assentiment silencieux. Il lâche mes poignets et place mes bras autour de son cou. Ses bras se placent sur mon dos et descendent sur mes reins puis le long de mes fesses, et là il les place en dessous de façon telle que je me sens soulevé dans les airs, il resserre alors son étreinte sur le haut de mon corps, place mes jambes autour de sa taille, puis il cale mieux ses mains sous mes fesses et recule quand il est sûr que je ne tomberai pas. À ce moment-là, c'est moi qui resserre notre étreinte et j'enfouis mon visage dans son cou. Il m'assied sur la table où j'ai mis le couvert, il se penche et balance tout d'un geste pour faire de la place, je devrais être furieux mais je m'en fous, il m'allonge et je me laisse faire. Il se met au-dessus de moi, relève ma chemise et caresse mon torse, il joue avec mes tétons et vient les lécher. Il se relève et me regarde, je rougis de plaisir et de honte de le laisser me faire ça. Il me sourit, attrape mon pantalon, le défait et l'enlève avec mon caleçon. Il me prend dans ses bras et m'installe mieux sur la table : j'ai les fesses au bord de la table, il écarte mes jambes et les lève pour que j'appuie mes pieds sur la table, je suis ouvert à lui, je me sens comme une femme, je veux lui dire non, mais il n'est plus dans mon champ de vision, il s'est accroupi devant moi, il commence à lécher mon sexe puis le prend dans sa bouche, je ne puis retenir un soupir de plaisir. Il s'arrête et je sens sa langue sur mes bourses puis il descend sur mes fesses et va jusqu'à mon intimité, il lèche et joue avec sa langue, il essaie de pénétrer avec, c'est si agréable. Puis il me caresse d'un doigt et me pénètre avec. Au début ça fait une drôle de sensation, un peu mal mais sans trop, puis il bouge, fait des va-et-vient et quand je commence à exprimer du plaisir il introduit un second doigt et il recommence une fellation. Il attend un peu et se relève, il défait son pantalon, se lèche les doigts et les passent sur son sexe puis les retire et me pénètre. Ça fait mal, c'est plus dur et plus gros, il s'arrête pour que je m'habitue puis toujours en silence, il entame un va-et-vient, il a dû sentir que je me détendais. Les va-et-vient étaient lents mais bons et après ils devinrent plus rapides et allèrent plus en profondeur jusqu'au moment où il se soulagea dans un râle de plaisir intense. Puis il se retire n'attendant pas que moi je jouisse. Il se rhabille et quitte la cuisine me laissant seul entre plaisir et douleur et tout cela sans un mot et c'est à ce moment-là que je me réveille.

— Ok, je vois. En fait tu ne lui fais pas confiance. Quand j'écoute ton rêve, je comprends qu'il te donne du plaisir mais partiellement, tu le vois froid et péremptoire, il prend tout et quand il a fini, il part sans rien demander, sans se retourner. Tu penses qu'il se sert de toi comme on pourrait se servir d'une femme pour assouvir ses désirs, et la jeter après. Ce sentiment que tu te féminises semble venir du plus profond de toi, mais pourquoi penses-tu que Zoro pourrait agir de la sorte ?

— Pourquoi pas ? Tu l'as vu, il ne dit jamais rien. Il est froid. On ne sait pas ce qu'il pense, son visage est sans expression…

— Je sais, mais moi j'ai vu ses rêves et crois-moi il n'est pas comme ça, en fait tu serais surpris !

— Vraiment ?

— Oui crois-moi, tu devrais lui faire davantage confiance.

— Oui et puis de toute façon qui me dit que lui, il rêve de moi ?

— Je t'assure Sanji, t'es le seul dans ses rêves et j'en dirais pas plus car j'en ai déjà trop dit… fis-je dans un mouvement entre embarras et excitation.

— Je te crois, ça me rassure mais ça me dit pas ce que je dois faire.

— Pour commencer, fais lui confiance et donne-toi du temps pour accepter ce que tu ressens profite de chaque instant avec lui, de chaque contact apprends à les apprécier.

— Bien chef.

Puis arriva l'heure du repas. Avec l'ensemble de l'équipage, nous étions à table et j'observais Sanji qui passait les plats à Zoro, faisant exprès de le toucher, de faire glisser ses doigts le long des mains de Zoro. Parfois il fermait les yeux pour en ressentir tout l'attrait. Et Zoro aimait ça aussi, je le ressentais au plus profond de moi. Sanji avait raison, quoi que Zoro ressente, son visage reste impassible. Alors que chez Sanji, même si c'est imperceptible, on peut le voir l'espace d'un instant.

L'après-midi passa normalement, ainsi que le repas du soir. Enfin vint l'heure d'aller se coucher et ce soir-là c'était Zoro qui devait prendre son tour de garde. Alors que tout le monde allait au lit, je décidai de rester un peu plus longtemps dehors pour parler avec Zoro. Je restais sur la proue du bateau et attendais qu'il vienne à moi cela prit une bonne heure, il avait tourné sur tout le bateau pour m'éviter il savait que j'allais lui parler de ses rêves, il disait rien mais n'en pensait pas moins si les gens savaient, il est plus intelligent qu'il n'y paraît, il ressent les choses.

— Tu veux quelque chose ? me demanda-t-il

— Non, pas vraiment, je prends l'air. C'est un temps estival, alors j'en profite, lui mentis-je, 'bien sûr que je voulais quelque chose de lui', et toi tu veux quelque chose ?

— Non, je pensais que tu voulais parler.

— Eh bien, pourquoi pas ! Tu veux qu'on aborde un sujet spécial ?

— Urusei, ne te fiche pas de moi ! Je vois ton manège.

— Ok, ok, ne t'énerve pas, tu as raison. J'aimerais qu'on parle d'une chose, mais je veux que tu sois prêt à en parler. Si c'est trop tôt, on verra plus tard…

— Non, c'est bon, je ne suis pas énervé. Tu veux qu'on parle de l'île et de ce qui s'y est passé, je veux dire les rêves et ce que tu nous as montré ? me demanda-t-il.

— Plus de tes rêves, mais on peut parler aussi du reste…

— Tu as parlé avec Sanji ce matin, il a été bizarre toute la journée même si je n'ai pas trouvé ça très déplaisant… au contraire…

— En effet, on a parlé de ses rêves, tu veux savoir qui les peuple ?

— Des femmes ! Surtout Nami 'chérie' et Robin 'd'amour'

— Pff ! Que t'es mignon quand t'es jaloux… Tu me dis que tu l'as trouvé 'bizarre' pour reprendre tes mots, et tu viens encore me dire que ce sont des femmes qui hantent ses rêves ? Haha ! Tu sais très bien qui peuple ses rêves ! fis-je avec aplomb.

— Moi… murmura-t-il timidement.

— Eh bien, on avance, c'est déjà ça ! Et tu ne sais pas la meilleure ? Il peuple aussi les tiens, c'est cool non ?

— Et ça t'amuse ? demanda-t-il énervé.

— Non, je trouve ça bien.

— Tu as parlé à Mihawk ? Il avait l'air troublé aussi sur l'île.

— Non, pas encore, peut être tout à l'heure s'il ne dort pas sinon demain ou un autre jour, pour lui c'est différent. C'est vrai, son rêve portait sur toi, mais ce n'est pas toi qui peuples ses rêves. Dans le cas présent, c'est son instinct qui a senti ta présence près de lui et le reste s'est fait tout seul. Tu lui plais, mais il sait que ton cœur est pris, alors t'inquiète pas et puis son cœur aussi est pris, mais il s'est disputé avec sa moitié.

— Ok, donc il n'y a pas de problème entre nous ?

— Non, c'est ton maître d'arme, point. L'homme que tu dois battre, ça lui suffit, ajoutai-je avec un sourire.

— Qu'attends-tu de moi ?

— Eh bien, qu'on ait une discussion sérieuse sur ton avenir, si tu en veux un avec lui ?

— Je n'y ai pas pensé…

— Vraiment ?

— …

— Quelle répartie, il n'y a qu'avec lui que tu essayes d'avoir toujours le dernier mot ?

— Peut-être, dit-il sur un air de défi.

— Alors ne change pas ça, ça lui plairait pas. Il est comme toi, il ne sait pas trop où il en est. Je veux juste vous aider parce que je vous apprécie.

— Merci… Par quoi veux-tu que je commence ?

— Eh bien, pourquoi pas comme lui ? Tu me dis de qui tu rêves et tu m'en raconte un, celui de l'île ou un autre.

— Ok. On peut parler en toute sécurité ?

— Oui, aucune oreille indiscrète ou œil baladeur.

— Bien, alors je rêve de Sanji et je lui fais l'amour. C'est le soir et je suis de garde, je me trouve dans la salle d'observation du Sunny Go. Je regarde si tout va bien, il n'y a pas un bruit et puis j'entends la porte s'ouvrir. Il se tient sur le pas de la porte avec un plateau à la main. Il s'adosse sur le montant de la porte et me regarde il fume et ça m'énerve, je déteste l'odeur de sa cigarette, mais lui il est beau et je suis sûr qu'il sent bon, il se douche souvent et quand il cuisine, l'odeur qui se dégage de la pièce est aussi bonne que le goût de ses plats. Alors il ne peut que sentir bon et je suis sûr qu'il a bon goût, j'aimerais tellement le goûter. Je ne le lui dirai jamais, cet homme aime les femmes, il s'en vante tellement et il passe son temps à les draguer, alors je le regarde assez perplexe :

« Que veux-tu ? demandai-je.

J'allais dormir, et je me suis dit que peut-être tu voudrais du thé et des gâteaux pour cette nuit, pour passer le temps et te réchauffer, me répond Sanji d'un ton neutre.

Oh tu t'inquiètes pour moi ? Tu les as faits pour moi ?

Pas du tout il m'en restait après que j'en ai fait à Nami 'chérie' et Robin 'd'amour'.

Donc moi j'ai droit aux restes ? Tu es trop gentil, dis-je sur un ton moqueur.

Non je n'ai pas dit ça non plus, oh ! Et puis si tu n'en veux pas je m'en vais.

Je n'ai pas dit ça.

Alors quoi ? s'énerva-t-il.

Rien, laisse tomber.

Bon, eh bien si on ne peut pas discuter, je te laisse tout là, et j'y vais. Bonne nuit. »

» Alors j'avance vers lui d'un pas rapide et lui attrape le bras, le retournant vers moi plus violemment que prévu.

« Attend ! dis-je.

Quoi encore ! me demande-t-il sans me regarder comme blessé par mon attitude.

Pardon, je suis lourd parfois, merci d'avoir pensé à moi…

Euh ! De rien. Je vais au lit, peux-tu me lâcher ?

Euh oui. Sanji, ça ne va pas ? Tu veux parler ?Je sais que je ne suis pas le mieux placé, mais on est nakama alors je suis là si besoin…

Je sais, je suis là pour toi aussi…

— …

Zoro, parle-moi ! J'ai vu que tu avais quelque chose, mais je ne sais pas quoi et ça m'embête.

Je ne peux pas, tu ne comprendrais pas, du moins tu me détesterais.

Non, tu es mon nakama je ne te jugerai pas. »

» Alors je mets ma main droite sur sa joue, il ne bouge pas je la fais glisser sur son cou et derrière sa nuque. Je l'amène vers moi et l'embrasse. Je commence par faire glisser mes lèvres sur les siennes, il frissonne mais ne me repousse pas alors je resserre mon étreinte et appuie davantage sur ses lèvres tout en essayant de glisser ma langue dans sa bouche il me laisse faire, sa langue est humide, chaude et douce, c'est si bon… Oui, il sent bon et il a bon goût. Je relâche cette étreinte à contre cœur mais je dois lui faire face, faire face à sa réaction. Je pose mon regard sur lui, mais lui a baissé à nouveau la tête et ne bouge pas alors je romps le silence.

« Sanji ? Je te demande pardon, je n'aurais pas dû…

— …

Tu dois comprendre, tu m'attires mais je sais que seules les femmes t'intéressent et je le respecte. Mais je n'ai pas pu me retenir quand tu as dit 'je suis là pour toi aussi'… pardon… J'aimerais que tu saches que je ne suis attiré que par toi, mais je ne t'embêterai plus avec ça.

C'est rien, je comprends.

Merci, mais si un jour tu veux savoir comment ça fait avec un homme je veux bien t'apprendre, ou du moins je veux bien qu'on apprenne ensemble, dis-je dans un sourire. »

» Il fait un sourire, se retourne et part sans rien dire vers la porte, et là, au lieu de la passer et de s'en aller, il la referme et tourne la clef dans la serrure. Il se retourne vers moi, me fixe droit dans les yeux et dans un murmure à peine audible il me dit :

« Apprends-moi !

Sanji tu… tu es sûr de toi ? »

» Il s'avance droit sur moi, se plante devant moi et me fait 'oui' de la tête, je suis si surpris et si excité que je ne sais pas quoi faire, je ne veux pas le croire – je veux partir : ça doit être un rêve – je ferme les yeux, respire à fond et les ré-ouvre, il est toujours là, à me regarder. Je l'embrasse et il se laisse faire, c'est trop beau alors je l'attrape par la taille et le ramène le plus près possible de moi, je le serre comme si je voulais que nous ne fassions plus qu'un. Quand je le lâche il me regarde dans un sourire.

Sanji, avant qu'on commence je veux te dire une chose, voilà j'imagine que toi tu n'as jamais imaginé faire l'amour avec un homme, alors que moi oui, et peut-être que certaines choses pourraient te déplaire alors s'il y a une chose qui ne va pas tu me le dis, je veux tout savoir, je veux faire ça bien pour que ça te plaise…

Eh bien, eh bien, que tu peux être bavard quand tu es gêné ! me dit Sanji en rigolant. Maintenant, c'est toi qui t'inquiète pour moi ?

Urusei baka !

Haha ! »

» Je l'attrape dans mes bras et l'embrasse dans le cou, j'aime quand il rigole, il est si beau, puis je l'entraine vers le matelas qui me sert de lit quand je viens passer la nuit ici. Je l'étends sur le lit et me couche au-dessus de lui, il a l'air gêné.

« Je te montre et après on change de position, le rassurais-je. »

» Il me sourit je l'embrasse une fois de plus, j'aime tellement l'embrasser puis je descends une main sur son torse, je le caresse par-dessus sa chemise. Je me redresse, à cheval sur lui, nos deux sexes l'un contre l'autre. À cette idée on rougit – il est si mignon – puis on se met à rire doucement, c'est tellement bon de partager ça avec lui. Je déboutonne sa chemise en partant du bas – je prends tout mon temps, il se laisse faire les yeux fermés – je le sens tressaillir sous certaines de mes caresses, puis j'ouvre sa chemise et là je me décide à l'embrasser. Je commence par le cou, puis les épaules, le torse, je lèche ses tétons, dessine des cercles autours d'eux avec la pointe de ma langue puis en aspire l'extrémité. Sanji expire un râle de plaisir, son torse se lève et suit mes mouvements – ce son est si agréable, je veux l'entendre encore et encore, ça me fait un effet fou, et Sanji aussi est très réactif – je n'aurais jamais cru que ça puisse être aussi enivrant. À présent, je me positionne entre son ventre et son bas ventre. Je m'apprête à défaire son pantalon quand j'entends :

« Attends, je ne suis pas prêt ! »

» Je me redresse et remonte vers lui, je l'embrasse sur les lèvres et lui murmure à l'oreille :

« On a tout notre temps, la nuit est longue, et si tu veux on peut arrêter et reprendre plus tard je ne te force à rien, prend ton temps…

Merci… »

» Il passe ses mains dans mon dos et resserre notre étreinte. Je m'allonge sur lui en évitant de l'écraser – il a l'air si fragile et si fort à la fois, ça me plaît encore plus – mais je ne veux pas aller trop vite, je veux qu'il prenne du plaisir. Il me caresse et je sens qu'il essaie d'enlever mon t-shirt, je me redresse et le laisse agir puis il passe ses mains sur mon torse nu, se relève un peu et m'embrasse, je le laisse jouer et me rapproche de lui. C'est si bon, ses lèvres sur moi, ses mains qui me caressent.

« Ça va, tu peux reprendre, me dit-il. »

» Je recommence à l'embrasser de la même façon que tout à l'heure et je me mets à défaire le bouton de son pantalon là, je vois la fermeture Éclair et je souris, je viens d'avoir une idée et ça m'amuse : j'attrape la tirette du curseur entre mes dents et je la descends en tirant dessus, j'entends Sanji rire. Puis je me relève et lui retire le pantalon et le caleçon, il m'aide en soulevant son bassin, il est nu devant moi, je le contemple.

« Tu es si beau, soufflais-je.

Merci, murmura-t-il en rougissant. »

» Je le caresse, d'abord les jambes, puis les cuisses et enfin le bassin je l'embrasse mais je ne touche pas à son sexe même s'il se gonfle de plaisir, je veux qu'il soit sûr et qu'il me le demande. Je m'attaque à ses cuisses, je les lèche, je fais un suçon sur l'une d'elle.

« Tu me marques ? me dit-il.

Oh pardon, j'ai fait ça dans le feu de l'action, je ne voulais pas que tu penses ça…

Ne te méprends pas, ça m'a plu. Mais vas-y tu peux continuer, je suis prêt.

Sûr ?

Oui ! »

» Je me mets à embrasser sa verge, je la lèche comme une glace, je descends sur ses bourses puis je remonte le long de son sexe pour le prendre dans ma bouche, il soupire de plaisir je commence des va-et-vient et sa respiration se fait plus saccadée. Il respire plus fort et émet des gémissements de plaisir, cela me donne envie d'aller plus vite, je veux l'entendre jouir mais je veux qu'il ait plus de plaisir alors je retire ma bouche et continue avec les mains, il me dévisage contrarié et son regard me questionne, je souris :

« Tu me fais confiance ?

Oui. »

» Positionné à genoux, je soulève ses jambes pour les caler sur mes épaules je bascule son bassin vers le haut et commence à lécher son intimité il se contracte, comprenant où je veux en venir, alors j'arrête, attendant son assentiment et je sens un de ses pieds me taper dans le dos, je reprends et il rigole, on s'est compris. Après avoir passé du temps sur son intimité, je tends mon bras vers lui, et mets mes doigts sur ses lèvres.

« Lèche-les, demandais-je. »

» Il me lèche donc les doigts. Je reprends la fellation tout en introduisant en lui un premier doigt. Il se contracte, j'attends et quand il se détend enfin, j'entame un va-et-vient qui se cale sur celui de la fellation j'introduis alors un deuxième doigt.

« Zoro ! vas-y je suis prêt, je t'assure, ne te retiens plus ! Moi, j'ai du mal à me contenir. »

» J'enlève mes doigts, finis de me déshabiller en retirant mon pantalon et mon caleçon. Je lèche mes doigts pour mouiller ma verge et finir de la durcir, je pose ses jambes sur le côté, mets mes mains sur son bassin et entre en lui. Il se contracte un moment, puis quand il se relaxe je commence les va-et-vient. Une fois les mouvements en cadence, je reprends sa verge dans une de mes mains et poursuis les va-et-vient en rythme. Il se met à gémir de plus en plus fort et moi aussi.

« Zoro… hum ! Zoro, plus fort… ne t'arrête pas… vas-y !

Sanji, hum… tu es sûr ?

Oui, souffla-t-il. »

» Mes va-et-vient deviennent plus forts et plus profonds et dans un moment de pure extase, je ne ressens rien sauf un apaisement. J'éjacule en basculant ma tête en arrière, criant si fort que j'ai cru avoir réveillé tout le monde, mais je m'en fous car je l'entends gémir plus fort que d'habitude, lui non plus ne peut plus se retenir. Quand je reprends conscience de ce qui m'entoure, je le vois en train de gémir, je comprends que lui n'a pas fini alors je reste en lui et augmente les va-et-vient sur sa verge et quelques instants plus tard il crie de plaisir. Il est si beau quand il jouit. Je reste un moment à le regarder. Quand il reprend ses esprits, il me fixe du regard avec un sourire aux lèvres. Puis je me retire, je vais l'embrasser sur le front puis sur ses lèvres et m'allonge à côté de lui. Nous restons comme ça sans parler, l'un contre l'autre main dans la main.

« Sanji, ça va ?

Oui et toi ?

Oui, merci.

» Tout en rigolant, je me redresse et l'embrasse, puis le toise avec un air de défi, et son regard devint interrogateur.

« Alors, prêt pour la revanche ?

Hein !

Je te l'ai dit, non ? On change de place quand je t'ai appris comment faire.

Maintenant ?

Pourquoi pas ? Déjà fatigué ? Aucune endurance ce love cook…

Quoi ? Tu vas voir marimo ! »

» Et Sanji pivote sur moi pour se retrouver à cheval sur mon bassin.

« Qui est déjà fatigué marimo ?

Oh ! Je ne sais pas trop.

Tu vas voir. »

» Et comme revitalisé par la joute verbale, il m'embrasse avec fougue, sourit et s'amuse. Je ne peux me retenir de lui dire :

« Je t'aime love cook…

Je … je t'aime aussi marimo.

Tu n'étais pas obligé de le dire.

C'est vrai mais j'en avais envie. »

» Puis il commence à s'occuper de mon torse, je ressens ce qu'il avait ressenti, je suis à sa merci et c'est le pied. Malgré les efforts fournis juste avant, on est encore plus excité que tout à l'heure, ça va plus vite mais c'est plus intense, alors quand il descend sur ma verge je n'en peux plus. Et nous jouissons une dernière fois à l'unisson, nous sommes si bien.

« Zoro, je t'aime…

Je t'aime aussi Sanji. »

— Et c'est là que je me réveille.

— Waouh ! Quand tu le racontes, c'est aussi bien que quand on le vit avec toi.

— …

— Pardon, je n'aurais pas dû dire ça.

— Non, c'est bon.

— Tu sais, tu es un très bon amant et je sais de quoi je parle, il est vraiment bête.

— Pourquoi ?

— Non rien, en fait il n'a pas confiance en toi, mais surtout en lui. Il pense que faire l'amour avec un homme c'est devenir une femme, et donc que tu essayeras de le soumettre. Tu ne dis jamais rien et ça le rend indécis, mais s'il savait, il se donnerait à toi plus facilement. Il va falloir que tu le rassures sur son statut d'homme, mais je ne m'en fais pas pour ça.

— Pff quel baka ce love cook, je n'aime pas les femmes, j'aime les hommes moi… et lui en particulier.

— Haha ! Va falloir le lui faire comprendre. Je lui ai recommandé de te faire confiance et de profiter de chaque instant et de chaque contact avec toi, alors je te conseille de faire pareil. Je lui ai également dit de prendre son temps.

— Ok ça me va, je vais l'attendre.

— Ok, bonne nuit mon grand.

— Bonne nuit ma petite et merci.

— Grrr, pas 'petite' ! je suis plus vieille que toi, criai-je.

Il se mit à rire, et je partis en courant dormir avec Mihawk. J'arrivais dans la chambre et claquai la porte :

— Quel mufle ton élève !

— Hein ? Quoi ?

— Zoro. Il a dit que j'étais petite aucun respect pour ses aînés ce mufle !

— C'est pour ça que tu me réveilles ?

— Oui, pardon…

— C'est rien, tu veux qu'on en parle ?

— Non, mais on peut parler de tes rêves.

— Ah oui, je vois. C'est surtout pour ça que tu m'as réveillé ?

— On ne peut rien te cacher.

— Bon, vient dormir on en parlera plus tard, moi je m'assume, me dit-il dans un sourire, ça peut attendre.

— Ok, bonne nuit.

Je me faufilais dans les draps à côté de lui et m'endormis un sourire aux lèvres.

Le Sunny Go resta une semaine en mer avant de trouver une nouvelle île. Durant la semaine, je me suis amusée au dépend de Zoro et Sanji. Les regarder faire était distrayant, Zoro laissait Sanji prendre ses marques et lui tourner autour. Pendant les repas, Sanji apportait les plats et se mettait toujours à côté de Zoro pour les poser sur la table et frôler ses épaules, ses cuisses. Zoro en profitait aussi, il faisait retomber son bras le long de son corps, nonchalamment, et caressait la jambe de Sanji, parfois aussi sa hanche. Sanji lui passait le plus de plats possibles pour lui caresser les mains. Mais ce qui était le plus amusant, c'était ce qui se passait le soir et le matin. Le soir, quand Zoro faisait des gardes dans l'observatoire, Sanji lui montait un plateau avec thé et gâteau et un verre de saké certains soirs. Il posait le plateau, tapait à la porte, et s'en allait quand Zoro ouvrait ce dernier le voyait descendre, mains dans les poches et cigarette à la bouche et quand il allait pour entrer dans sa cuisine, il levait la tête, regardait Zoro et souriait. Zoro le regardait et lui rendait son sourire et au moment où Sanji disparaissait de sa vue, il prenait le plateau et rentrait dans l'observatoire. Puis lorsque Sanji faisait les gardes, Zoro restait le plus longtemps possible sur le pont en s'entraînant ou en dormant, mais il gardait toujours un œil sur le cuistot, et quand celui-ci le dépassait en souriant, il se décidait à rentrer dormir. Ils étaient trop mignons à observer. Le matin, au moment du petit déjeuner, Zoro se pointait dans la cuisine et s'installait à la table les yeux rivés sur son cuisinier. Et le cuisinier en question en profitait pour regarder son bretteur, tout en silence ou parfois en bagarre. Ah oui, les bagarres… Comment chercher le contact de l'autre sans se l'avouer vraiment ? À chacune d'elle, car il y en avait toujours autant et toujours pour rien, ils prenaient ça pour des caresses, un jeu, des préliminaires tellement amusants. Puis les douches, chaque fois que Zoro finissait ses entraînements, le cuistot faisait toujours exprès de se trouver là, et Zoro sortait délibérément de la douche avec juste une serviette autour de la taille. Sanji passait toujours à ce moment-là près de lui et lui faisait une remarque. Un jour, Sanji trébucha et Zoro le rattrapa, lui tenant les bras quand Sanji releva la tête il était dans les bras du bretteur, les mains sur son torse, leur visage si près qu'ils pourraient s'embrasser. Zoro se pencha et lui murmura à l'oreille « attention love cook, si tu te blesses qui va aussi bien nous nourrir ? » Sanji rougit et partit sans rien dire, quant à Zoro, il sourit de plaisir d'avoir eu le cuistot dans ses bras. Mais il ne se passa rien de plus avant notre arrivée sur la nouvelle île.