Hello à tous !
Nouvel OS écrit pour la communauté 31 jours.
Titre: De par ma main
Jour/Thème: 10 janvier – amère victoire
Personnage : Hyoga
Disclaimer : Tout à Masami Kurumada, Shueisha, Toei.
De par ma main
La joue collée sur la surface glacée de la banquise, je pleure amèrement, de ces larmes que Camus avait tant essayé de faire disparaître chez moi.
Oui je suis lâche et faible, sans aucun doute. Rester allongé au dessus de l'endroit où repose ma mère, à remâcher mon mal de vivre, est indigne d'un chevalier d'Athéna.
Mais je n'en peux plus. Toutes ces guerres repassent dans mon esprit, ne me laissant aucun endroit tranquille où me réfugier. Inlassablement, je m'interroge : pourquoi ?
Je voudrais tant être comme Seiya, foncer sans me poser de questions. Il n'aime pas tuer l'adversaire, mais il est tellement certain de sa justice que cela ne lui pose aucune question existentielle. Sauver Saori, et basta.
Pourquoi suis-je tombé à chaque fois sur un opposant si cher à mon cœur ?
Mon maître Crystal, que j'ai dû me résoudre à éliminer. J'ai fait mon devoir, quelle belle consolation.
Mon maître Camus. Pourquoi n'ai-je pas succombé sous les coups de Milo du Scorpion avant d'arriver jusqu'à lui ? Pourquoi mon maître a-t-il voulu me donner son ultime enseignement même au prix de sa mort ? La fierté que j'ai lue dans son regard au moment de ma victoire n'ôte pas le goût de bile qui me remonte dans la gorge au souvenir de son corps gracieux heurtant le sol.
Hagen, le guerrier divin. Encore une victoire teintée d'injustice. Dans les larmes de Freya, se lamentant devant cet ami d'enfance tué pour une cause absurde, j'ai vu une rédemption qui ne me serait jamais accordée.
Isaak, mon camarade, presque mon frère. Il avait déjà souffert à cause de mon inconscience, et je l'ai retrouvé sous le trident de Poséidon, m'accusant justement de mes fautes. J'ai encore dû me battre pour la justice, qui me privait bataille après bataille de tous ceux que j'aimais
Ironie des dieux, de par ma main.
Des mains servant Athéna, et se faisant criminelles, m'arrachant mon propre cœur.
Que me réserve encore l'avenir ? J'ai peur d'autres victoires aussi amères, et pourtant, le jour venu, je sais que j'irai.
