Voilà.

This is the end...

Cela a été un véritable plaisir d'écrire cette fiction, même si j'avoue la conclure un peu dans l'urgence (du travail, BEAUCOUP de travail, jusqu'à la mi-juin...et un devoir demain).

Merci infiniment aux personnes qui m'ont laissé des commentaires, et qui m'ont envoyé des messages. Je tenterai de répondre aux derniers que j'espère recevoir après la publication de ce chapitre.

Merci donc à Nofal, Eileen19, Adelheidrei, Blupou, Or Elise, Diane37, Ste7875,Miss Lilith Samael, Chaimette, Roseblack31, JennSnape, Nuuf, Janedory, Atlana61, Kawaii-Shina, Tianmeihua, Eirann4ever, Athena Rogue, Gwendogg, Vendredi13, Ptitoon, Leniewolf, Ewiliane, Mis-Svetlana-Black, Noumea, 3lpis, Sunnyraider, DrayD, Babypearl, Clo28, Claire Rogue, Justabook, Aodren.

Vous avez été moins nombreux à commenter vers la fin, mais je tiens à tous vous remercier pour le courage que vous m'avez donné, et le plaisir que j'ai eu à vous lire.

Bon courage à tous ceux qui écrivent une fanfiction.

En ce moment, je suis la bêta de Ste7875, sur sa traduction « Issue d'un Age Différent », et je pense m'atteler, quand j'aurai le temps, à une autre traduction (j'ai déjà l'autorisation de l'auteur). Mais pas tout de suite !

J'espère que vous aimerez ce dernier chapitre et je vous embrasse fort !

H'ava


« Je t'aime, Severus. Tu n'imagines pas à quel point je t'aime. » Elle lui parla d'une voix plus forte et plus précipitamment, pour l'empêcher de fermer les yeux. « Lis en moi, mon Severus. Je t'en prie, lis en moi, et tu verras ! Tu n'es pas seul, Severus, lis en moi, je t'en prie ! »

Il la regarda d'un air incrédule et triste, mais malgré l'immense fatigue qui s'était impitoyablement emparée de lui, il parvint à fixer son regard sur ces yeux dorés qu'il aimait tant, et prononça dans un dernier souffle :

« Légilimens... »

Mais sa main s'abaissa aussitôt, et sa baguette alla rouler plus loin. Hermione tenta de l'appeler, cria son nom de toutes ses forces, en vain.

Ses yeux s'étaient fermés.


Severus était dans une église, dans une petite pièce attenante à la salle principale. Le soleil d'une fin d'après-midi pénétrait par les vitraux colorés, et baignait ce lieu d'une lumière chaude et mélancolique. Il faisait bon. Tout était beau.

Était-ce donc ce que les moldus appelaient le paradis ?

Mais il entendit soudain quelqu'un pleurer. Il se tourna vers le bruit pour voir une femme, toute vêtue de blanc lui faire face. Ses beaux cheveux roux étaient recouverts d'un voile, et ses yeux verts étaient plein de larmes.

Malgré lui, il ne put s'empêcher de songer à ce qu'on lui avait rapporté du mariage de Lily avec James Potter : les nombreuses larmes que la mariée avait versées étaient rapidement devenues légendaires, tant elles avaient ajouté à l'émotion de la cérémonie.

Tous avaient déduit de ces pleurs que la joie de Lily n'était alors égale à celle d'aucune autre jeune épouse.

Cela avait énormément blessé Severus. Elle n'avait même pas laissé éclater un léger sanglot lorsqu'elle avait décidé de rompre leur amitié, mais elle avait pleuré de bonheur à l'idée de s'unir à ce foutu Potter.

Un autre gémissement le rappela à la jeune femme devant lui.

Elle pleurait.

Pourtant, là, cette mariée-là n'avait pas l'air d'être heureuse. Non, elle se tordait les mains, se recroquevillait sur elle-même, comme en proie à une grande douleur.

Le sorcier voulut lui parler, mais elle ne sembla pas l'entendre. Quand il tenta de poser une main sur son épaule, elle passa au travers de la jeune femme. Alors il l'entendit murmurer :

« S'il-te-plait Severus, vient me chercher. Empêche-moi de faire ça. Enlève-moi Severus, enlève-moi de tout ça. Reviens. »

Elle se laissa tomber sur le sol, et le corps agité par de violents sanglots.

Pétrifié, en reconnaissant la voix de celle qu'il avait tant aimée, il l'entendait supplier : « Viens me chercher Severus. Ne me laisse pas partir... »

Ainsi, il n'était pas au paradis. Son sort de légilimencie avait fonctionné.

C'étaient les souvenirs d'Hermione et de Lily, qu'il visitait.

Alice Longdubat entra dans la pièce, et se précipita vers la mariée, en lui demandant si elle voulait annuler la cérémonie.

« Non Alice ! Je pensais... Je pensais... J'espérais... qu'il viendrait... C'est trop tard ! C'est de ma faute ! J'aurais dû... J'aurai dû lui pardonner tout de suite. C'est fini maintenant ! Tout est fini ! », elle pleura ainsi pendant encore de longues minutes, avant de se relever finalement.

Alice la regarda avec tristesse : « James est un homme bon, Lily... »

Lily se releva, rigide, froide, presque sans vie. « Oui Alice. C'est un homme bon. Il me rendra heureuse »,dit-elle d'une voix dure. Elle arrangea son maquillage d'un coup de baguette, puis avança, le regard fixe, dans la grande salle, où les invités et James Potter l'attendaient.


Alors que le maître des potions détournait les yeux pour ne pas voir son vieil ennemi prendre la main de la belle jeune femme, il se sentit projeté dans une nouvelle salle ; dans un nouveau souvenir.

Il reconnut aisément le bureau de Dumbledore, dans lequel il vit le vieil homme qui parlait avec la jeune femme.

« Es-tu sûre que c'est ce que tu veux, Lily ? », demanda le directeur.

« Oui, je veux travailler pour l'Ordre. », répondit-elle d'un air décidé.

« Pourquoi sembles-tu tant y tenir ? Tu es née moldue, cela fait de toi une cible privilégiée. Il semble bien téméraire de t'exposer davantage aux attaques des mangemorts ». Le regard bleu de Dumbledore paraissait tenter de percer l'âme de Lily. Celle-ci se mordit la lèvre inférieure, et laissa ses yeux se remplir de larmes.

« Je voudrais... Je voudrais le ramener. C'est homme bon, je vous l'assure. Il a simplement fait de mauvais choix... peut-être à cause de moi... Avec l'Ordre, je pourrai le retrouver. Le retrouver, et le ramener parmi nous. » Son regard se fit suppliant. « Severus est très puissant, et très intelligent. Il serait un allié précieux. »

Le vieux sorcier observa d'un oeil dubitatif la femme devant lui.

« Tu pourrais risquer la vie de l'enfant que tu portes, pour le sauver ? », remarqua-t-il, incrédule.

« Je ferais n'importe quoi pour le sauver. »


Severus se souvint du soir où il était allé trouver le directeur, paniqué, pour le supplier de protéger sa bien-aimée. Dumbledore lui avait laissé la vie sauve, alors qu'il n'avait réellement aucune garantie qu'il ne le trahisse pas par la suite. Il n'avait exigé de lui que d'engager sa parole.

Tout ce temps, lui aussi honorait la mémoire de Lily, en lui faisant confiance.


Les souvenirs défilaient maintenant à toute vitesse : la naissance de Harry, la tristesse qu'elle ressentait en voyant qu'il ressemblait à James, la gentillesse de son mari, l'amitié tendre qu'elle lui portait, les nuits qu'elle avait passées à observer Severus, au milieu des mangemorts, toutes les fois où elle était rentrée chez elle en pleurs après cela, la consolation qu'elle trouvait en son fils...

La vérité percuta Severus de plein fouet : toutes ces années, il l'avait imaginée heureuse avec sa famille. Il lui en avait voulu, pour cela. Il avait haït James Potter, et détesté Lily pour l'avoir exclu, quand tout autour d'elle semblait parfait.

Mais il ne s'agissait que d'une illusion. Sa vie avait été aussi misérable que la sienne. Depuis cette fois où elle avait décidé de rompre tout lien avec lui, son existence n'avait été qu'une suite de souffrances. Ils avaient été trop blessés, trop orgueilleux, pour se pardonner quand c'était le plus facile, et l'Histoire les avaient définitivement éloignés l'un de l'autre.

Ils avaient gâché leur vie, chacun d'une manière différente.


Après avoir vu Voldemort hurler « Avada Kedavra » sur Lily, il vit une jolie petite fille, aux cheveux délicieusement frisés et indomptables, assise au milieu d'un salon moldu assez typique de la classe moyenne de la banlieue londonienne .

Hermione.

Il l'a vit, se plonger dès le plus jeune âge, dans des livres qui semblaient énormes à côté d'elle. Il l'a voyait s'amuser dans son jardin, poursuivre des papillons, rouler dans l'herbe, en train de se balader avec ses parents, en train de fêter ses bonnes notes avec eux...

Les souvenirs défilaient de plus en plus vite, étourdissant presque Severus : l'arrivée de la lettre de Poudlard, l'inquiétude de ses parents, l'arrivée au chemin de traverse, la perte du crapaud de Neville, la rencontre avec Ron et Harry, la première fois où elle a pénétré l'école de sorcellerie, puis tout c'est ralenti, soudain.

Elle observait un jeune homme brun, grand, dont les yeux allaient sur elle et sur Harry, avec un air intrigué. Il vit alors quelque chose qu'il n'avait pas vu, ce soir-là : elle lui avait souri, comme s'il s'agissait d'un vieil ami. Elle qui était si nerveuse en entrant dans la grande salle, s'était détendue, rassurée par sa présence et son regard qui était – il s'en rendait compte maintenant – déjà plus protecteur qu'interrogatif, en réalité.

Ils avaient interagi, sans s'en rendre compte. Comme si leurs âmes s'étaient reconnues.


Il revécut alors toutes ces années à Poudlard, avec un œil complètement différent.

Il comprit pourquoi elle le dévisageait sans cesse : il lui plaisait.

Il comprit enfin pourquoi elle levait tout le temps la main en cours : elle voulait se montrer digne de lui.

Il comprit pourquoi elle le défendait auprès des ses amis : en l'insultant, lui, c'était elle qu'ils blessaient.

Il comprit pourquoi elle avait eu cette lueur dans les yeux, quand elle était rentrée pour la première fois depuis la mort de Dumbledore dans la Grande Salle et qu'elle l'avait vu comme un traître : elle l'aimait, malgré tout.

Qu'est-ce qui avait pu pousser Hermione Granger, meilleure amie de Harry Potter, héroïne de guerre, qui semblait tout avoir pour être heureuse, à partir dans une cabane poussiéreuse visiter le cadavre d'un vieux sorcier qui n'avait, en apparence, rien fait pour elle ?

Pourquoi, ce soir là, alors qu'elle aurait pu s'endormir tranquillement dans les bras de Ron, elle avait contemplé les étoiles, et pensé à lui ?

Peut-être était-ce parce que, depuis sa plus tendre enfance, une partie d'elle-même n'avait jamais cessé de songer à Severus Snape.

Parce que, depuis qu'elle avait deux ans, tout en elle l'avait conduite à retrouver cet homme.

Parce que son amour l'avait sauvée, et qu'elle-même, au moment de mourir, s'était accrochée à l'amour qu'elle ressentait pour lui.

Parce qu'ils n'avaient pas vécu, pendant dix-sept ans, mais seulement survécu et que la mort de l'un avait, en quelque sorte entrainé la mort de l'autre : elle s'était sentie vide, si vide, quand elle l'avait cru parti pour toujours...

Des larmes roulèrent insensiblement sur les joues de Severus, alors qu'il contemplait l'image d'Hermione et lui, ensemble, en train d'observer les constellations, pour la dernière fois.


La vision se volatilisa comme un écran de fumée, laissant le sorcier seule dans un espace blanc, sans espoir, dans le néant.

Puis, de l'herbe pâle apparut sous ses pieds, et il vit se dessiner, petit à petit, un lac aux reflets argentés, nimbé de brouillard, diffusant une lumière à la fois douce et éclatante. Une silhouette se précisa au loin, et Severus reconnut immédiatement son ancien maître.

« Tu es rassuré, Severus ? », fit le directeur, quand il fut parvenu à quelques mètres du sorcier en noir. Celui-ci esquissa un faible sourire.

« Je craignais en effet que ce ne soit Jedusor qui vienne me trouver. », avoua-t-il, toujours pensif.

« Tom n'est pas ici, mon vieil ami. », annonça d'une voix sûre Dumbledore, en plaçant amicalement une main sur son épaule. « Son âme était trop noire pour ne pas être détruite entièrement dans l'autre monde. Par ailleurs... Ceci est TON paradis. »

Severus comprit enfin qu'il s'agissait du petit lac où Lily et lui jouaient lorsqu'ils étaient enfants. Il reconnut le grand chêne qui les abritait, et qui avait été témoins de leur première rencontre.

« Non, Albus, ce n'est pas le mien. », remarqua-t-il, gagnant par là un regard surpris de la part de son compagnon.

« C'est MON paradis. », fit une voix derrière eux.


Cette voix appartenait à une jeune femme qui se rapprochait des deux sorciers. Ses cheveux roux se distinguaient très nettement dans cet univers tout blanc. Ils volaient dans le vent, exactement semblable à l'image qu'il avait gardé d'elle petite.

Près d'elle, un homme marchait. Il avait des lunettes rondes, et lui souriait d'un air un peu embarrassé.

« Je voulais te voir, encore une fois. », expliqua d'une voix rauque Lily Potter, tandis que son mari, derrière elle, acquiesçait. « Je voulais te dire que... - Severus vit James serrer un peu plus la main de son épouse, comme pour l'encourager - … je n'ai jamais cessé de t'aimer. »

Severus allait répondre quand elle continua, plus vite : « Je pensais te donner une leçon, j'ai été arrogante. Mais à la fin, je pensais que tu reviendrais vers moi. »

« Et moi, j'ai pensé que tu ne voudrais plus jamais de moi. Que tu n'avais jamais voulu de moi. », répondit Snape, la gorge serrée.

« Mais il y a eu tes amis mangemorts. », poursuivit-elle.

« Et les maraudeurs. », précisa James. « Je suis vraiment désolé. »

Son ancien ennemi se contenta de hocher la tête, trop ému pour parler. Lily se rapprocha davantage de lui, et posa une main tendre sur sa joue :

« Merci Severus. Merci de m'avoir aimée. Merci d'avoir protégé mon fils. Merci pour tout. »


Le décor changea d'un seul coup. Et trois des quatre personnes regardèrent autour d'elle d'un air effrayé.

« La cabane hurlante ? », s'enquit James, « Mais pourquoi ? »

« C'est mon paradis », répondit simplement Severus. Son amie sourit en comprenant ce que cela lui rappelait.

« C'est là où Hermione t'a sauvée. L'endroit où s'est passé ton pire souvenir a également abrité le plus beau. »

« C'est là où mon cœur repose, maintenant. »

Un chant mélancolique se fit entendre.

C'était d'une grande beauté, mais aussi d'une grande tristesse.

Le sorcier en noir reconnut cette voix rapidement, et se tourna vers Dumbledore, et les Potter, qui déjà s'éloignaient de lui.

« C'est certainement mon dernier cadeau, Severus... Tu sais, de cette cabane il y a un passage qui mène directement à Poudlard. », lança le vieux sorcier, avant de s'effacer à nouveau dans le brouillard.

« Ne me plains pas, mon Severus, et ne me regrette pas. », fit la voix de Lily, « Une partie de moi vit toujours, et elle a besoin de toi. Sois heureux, je t'en prie. »

Et il se trouva seul.

Avant même que ces compagnons aient complètement disparu, il avait déjà commencé à s'engager dans le souterrain sans s'en rendre compte, mais plus il se rapprochait de la sortie, sous le saule cogneur, et plus une lumière aveuglante se présentait devant lui et...


Cette musique, ce chant... Tous les sorciers qui avaient été à Poudlard lorsque Dumbledore avait été inhumé reconnurent tout de suite de quoi cela venait.

Fumseck.

Ce brave Fumseck, qui avait disparu, et laissé l'Ordre du Phénix dans le désarroi, était là, dans la Grande Salle, penché au-dessus du corps immobile de Severus Snape.

Harry sentit son propre cœur se serrer, lorsqu'il vit couler, le long de son bec, des larmes tant attendues.

Quand elles touchèrent la plaie béante, de la fumée s'en dégagea puis, après deux secondes qui parurent être une éternité aux yeux de toutes les personnes qui assistèrent à cette scène, la poitrine de celui que l'on avait cru mort s'anima, mue par un souffle profond et calme.

Hermione, les yeux encore embués de larmes se précipita pour prendre entre ses mains le visage encore impassible de son amant, et retint son souffle, sans même s'en rendre compte, jusqu'à ce que ses paupières se relèvent, et qu'il la regarde avec tout l'amour dont il était capable.

Sans rien dire ils s'enlacèrent fougueusement, et s'embrassèrent sans prêter la moindre attention au public qui les observait avec soulagement. Au bout de plusieurs délicieuses minutes, Severus tenta de murmurer un vague « Hermione, je ne voulais pas... », entre deux baisers, mais un doigt diaphane se posa doucement sur ses lèvres, tandis que son amie l'assurait : « Hermione ou Lily, peu importe, appelle-moi comme tu le veux. Tout ce qui compte, c'est que tu sois là. »

Alors qu'il serrait contre son cœur cette adorable sorcière, la seule source de bonheur dans sa vie misérable, et lui glissa, dans un souffle : « On est ce que l'on a vécu. Je te l'ai dit : tu es Hermione Granger, fille de dentiste, insupportable je-sais-tout, et la plus merveilleuse jeune femme qui ait existé. C'est cette femme que j'aime. C'est cette femme que je ne veux plus jamais quitter. »

Ils s'embrassèrent encore longuement, avant qu'Hermione ne songe à remercier le phénix qui était resté à les observer d'un air curieux. Elle se jeta à son cou délicat dans une explosion de plumes rouges-feu, et tous ne purent se retenir d'éclater de rire, en voyant la mine déconfite du pauvre et noble oiseau ramené au même rang qu'un simple animal domestique.


Il s'avéra que le geste de Severus, bien au-delà d'avoir sauvé Hermione, épargna également la vie de tous les êtres présents à Poudlard et dans les alentours.

La licorne, créature pure par excellence, n'avait pas supporté de faire couler le sang d'un homme capable de mourir par amour, et en reprenant conscience, avait fuit vers la source maudite pour s'y noyer. Ce sacrifice avait mit fin à la malédiction, une fois pour toute.

Les travaux pour remettre l'école en état reprirent de plus belle, et le ministère envoya ses hommes dans tout le Royaume-Uni, à la recherche d'autres pièges tendus, par delà la mort, par le mage noir. Ils en trouvèrent plusieurs, mais parvinrent à en désamorcer la plupart même si, des dangers allaient subsister ça et là pendant encore quelques années.


Comme promis, à la rentrée de 1998, Harry, Ron et Hermione, plus proches les uns des autres que jamais, revinrent passer leur septième année. Snape, quant à lui, occupa pendant un an le poste de Professeur de défense contre les forces du mal, avant de donner son congé et de partir pour Oxford avec Hermione, où celle-ci étudia en parallèle le Droit de la magie, et la Métamorphose.

Ils revinrent tous deux huit ans plus tard, après avoir livré nombre de travaux très appréciés par toute la communauté universitaire magique de Grande-Bretagne, et malgré leur renom, ils décidèrent d'enseigner tous les deux à Poudlard, l'endroit au monde qui leur était le plus cher. En septembre 2006, les élèves, qui n'avaient connu Snape que par son image de vile chauve-souris des cachots (les mauvaises réputations sont toujours les plus persistantes) furent très étonnés de le voir aux côtés de leur jeune professeur de Métamorphose et même, de surprendre assez régulièrement les deux amants tendrement lovés l'un contre l'autre, assis dans l'herbe, près du lac.


C'est là, ami lecteur, qu'il nous faut quitter le château, car les détails de ce qu'il arriva ensuite ne nous concernent pas.

Je ne sais s'ils se marièrent ou s'ils eurent des enfants mais il est certain qu'ils furent très heureux ensemble.

Ce qu'il faut retenir de cette modeste histoire, c'est que rien n'est jamais tout à fait perdu, qu'il ne faut jamais complètement perdre espoir mais, bien au contraire, prendre patience. Alors que Severus Snape pleurait la mort de Lily Potter, celle-ci survivait dans une banlieue moyenne londonienne, bien loin de la guerre et des préoccupations de son monde. Il n'allait pouvoir l'aimer que dix-sept ans plus tard.

Ainsi, il faut se souvenir que, même lorsque la nuit dans laquelle on se trouve est particulièrement noire, quelque part, ailleurs, le soleil se lève encore.