Le 18 est enfin arrivé ! Je n'ai toujours pas écris le chapitre 11 mais j'ai bon espoir de vous le livrer comme prévu le 28.
Remerciements : Lea1985, 4U (Salut ! Je suis ravie d'avoir pu poster le chapitre que tu attendais tant. Voilà la suite.), Canada02, Guest (Salut ! Merci pour ta review. C'est bien le problème des fans de trop vénérer leur idole. Etant des gros handicapés des sentiments, je trouvais marrant de les mettre au lit plutôt que de les faire parler.), Celine68890, SoSweetySoCrazy, Cassy-chou (Salut ! Merci pour ton commentaire. Eh oui, ça fait très réconciliation sur l'oreiller mais jusqu'à quand ? A bientôt !), Birginie, Grazie, Erika Shoval, Logi16.
Encore merci à Sophie pour sa correction, sans elle, cette fiction ne serait pas aussi lisible !
Action ? Ça tourne !
Chapitre 10
Nous nous endormîmes rapidement, confortablement installés.
Point de vue d'Edward
Les premiers rayons de soleil qui filtraient à travers les rideaux de la chambre me réveillèrent. Cependant, je gardai les yeux fermés, ne voulant pas subir l'agression de la lumière. C'est alors que je pris conscience du corps chaud qui était entre mes bras. J'oubliai donc ma dernière résolution et ouvris les yeux.
Je ne compris pas tout de suite ce que faisait Bella dans mon lit. Et puis, en regardant autour de moi, je ne compris pas ce que je faisais dans son lit.
Je tentai de quitter définitivement les limbes du sommeil en me frottant les yeux. Une fois fait, je pus me concentrer sur mes derniers souvenirs. Les tomates. Le magazine. La fuite. Le baiser. La douche.
Nous n'aurions pas dû recoucher ensemble la nuit dernière. Cela allait encore compliquer nos relations déjà tendues.
Nous devions parler et aujourd'hui. Je voulais mettre les choses au point, lui expliquer mon départ la première fois. Bella était très importante pour moi et toutes ces tensions me pesaient.
Je devais quand même avouer que j'appréhendais son réveil. Certes j'étais toujours là et je n'avais pas fui mais elle trouverait sûrement quelque chose à me reprocher, non ?
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas vu le temps passer. Je revins à la réalité quand je sentis Bella se tortiller contre moi. Je lui tins durement les hanches afin d'éviter toute situation gênante. J'étais déterminé à parler et Edward Junior n'était pas le bienvenu.
Il lui fallut quelques minutes afin d'ouvrir les yeux. Je devais bien avouer qu'elle était magnifique au réveil et c'était une raison de plus qui me faisait regretter mon départ précipité la première fois. Elle semblait désorientée mais je vis un éclair de compréhension passer dans ses prunelles.
« Bonjour Ma Bella. » La saluai-je. « Tu as bien dormi ? »
« Mieux que ces derniers temps. » Me répondit-elle d'une petite voix ensommeillée.
« Et si tu allais prendre ta douche pendant que je commande un petit déjeuner ? »
« Ok. Mais tu t'en vas pas cette fois hein ? » Me demanda-t-elle, légèrement paniquée.
« Non ne t'inquiète pas. Je crois avoir bien saisi l'ampleur de mon erreur. »
Elle fila sous la douche sur ses belles paroles. Je ne lui avais pas menti. Ce début de tournée m'avait fait ouvrir les yeux sur mon comportement.
Je sortis du lit et enfilai juste mon tee-shirt et mon boxer. Je téléphonai au room-service afin qu'ils nous montent un petit déjeuner royal. Le soleil était à peine levé, il n'était guère plus de six heures du matin mais nous nous étions couchés extrêmement tôt hier soir.
Nous n'avions encore rien de prévu en ce vendredi et je souhaitais par-dessus tout le passer avec Bella. Peut-être que j'arriverai à me faire pardonner. Bella avait un grand cœur et je savais qu'elle le ferait. Je voulais juste qu'elle le fasse d'elle-même et non qu'elle me dise oui pour me faire plaisir. Je voulais que ça vienne d'elle.
Enfin, elle sortit de la douche au même moment que le room-service apportait notre commande. Elle portait un jean slim et une tunique bleue qui lui allait à merveille. Je la trouvais plus belle encore que les jours précédents.
Elle prit place en face de moi et souleva les différentes cloches disposées sur la table. Nous pûmes alors commencer notre festin.
Point de vue de Bella
Je commençais à percevoir une chaleur inhabituelle derrière moi et j'étais nue. Il fallut que le sommeil me quitte définitivement pour me souvenir de ce qu'il s'agissait. Edward. J'avais couché avec Edward. Et il était encore là.
Je finis par ouvrir les yeux et me retournai. Il me fixait et ses yeux pétillaient.
« Bonjour Ma Bella. » Me salua-t-il. « Tu as bien dormi ? »
« Mieux que ces derniers temps. » Lui répondis-je. Et c'était vrai. A chaque fois que je passais du temps avec lui, je me remémorais nos instants passés ensemble. Mon sommeil en était perturbé. Maintenant qu'il était là, j'avais pu passer une nuit entière loin de mes vieux souvenirs.
« Et si tu allais prendre ta douche pendant que je commande un petit déjeuner ? » Me proposa-t-il.
« Ok. Mais tu t'en vas pas cette fois hein ? » Je ne pus m'empêcher de l'interroger. J'avais peur qu'il me fasse le même coup que la dernière fois. Je ne pourrai le supporter dans un tel cas.
« Non ne t'inquiète pas. Je crois avoir bien saisi l'ampleur de mon erreur. » Me rassura-t-il avec un petit sourire contrit.
Je partis sous la douche. Elle me fit le plus grand bien. Je pus me détendre et me nettoyer de toute cette sueur qui nous avait recouverts hier soir. La partie détente était la plus importante. Je ne pouvais nier que je redoutais, autant que je la voulais, la confrontation. Le grand jour était arrivé, nous allions tout mettre à plat.
Je me décidai à sortir et rejoignis Edward dans le salon de ma suite. J'enfilai rapidement un jean propre et ma tunique préférée. Pour une fois qu'Alice m'offrait un vêtement que j'aimais… Le room-service disposait des cloches sur la table et une merveilleuse odeur se dispersait dans la pièce.
Mon ventre gargouilla, heureusement assez discrètement. Nous n'avions pas mangé hier soir et mon estomac se rappelait à mon bon souvenir.
Je pris place à la table et débutai mon repas. Je ne prononçai pas un seul mot. Je préférai attendre qu'Edward commence. Après tout, c'était lui qui avait besoin de se repentir. Bon, moi aussi je ne pouvais le cacher.
« Ça te dit que nous allions nous promener à Central Park ce matin ? » Me proposa Edward. C'était une merveilleuse idée. Nous serions au calme et peut-être même loin des paparazzis si on s'y prenait bien.
« Ça me semble bien. » Lui répondis-je brièvement.
Nous finîmes notre repas et il partit dans sa suite se changer.
Etant déjà prête, je fis les cent pas dans mon séjour. Je ne pouvais m'empêcher d'avoir peur de cette confrontation. J'avais beaucoup de choses à reprocher à Edward mais il en avait tout autant contre moi. J'avais vraiment été une garce ces derniers jours.
Quelques coups à la porte me firent sursauter. Il était prêt à partir maintenant. Sans un bruit, nous nous rendîmes dans l'ascenseur et nous descendîmes jusqu'au hall. Edward demanda au groom de nous héler un taxi.
Il était encore tôt mais New York était déjà animé. New York était réellement une ville qui ne dormait jamais. Arrivés à Central Park, nous marchâmes en silence l'un à côté de l'autre. Nous croisâmes plusieurs joggeurs bien matinaux.
Toujours en silence et perdus dans nos pensées, nous continuâmes notre marche jusqu'à arriver devant la statue d'Alice au pays des merveilles. Nous prîmes place sur un des bancs en face.
« Je… je crois que c'est à moi de commencer. » Hésita Edward. J'étais soulagée qu'il prenne la parole, le silence devenant gênant.
« Je n'ai pas vraiment d'excuse pour mon départ précipité le matin du dernier jour de tournage. Beaucoup de magazines people évoquaient mon tournage à venir et je pensais que tu étais au courant. Je n'ai pas osé t'en parler car pour moi, c'était comme nous séparer, avant même qu'il y ait une relation entre nous. Je t'appréciais, et je t'apprécie encore beaucoup, et je ne voulais pas tout gâcher entre nous. La fuite est toujours le meilleur moyen pour éviter le retour à la réalité. Je regrette de t'avoir blessée et de t'avoir fait croire que tu n'étais qu'un coup d'un soir. Je pense vraiment que tu es bien plus que ça. Malheureusement, je ne sais pas trop comment exprimer ce que je ressens car je ne comprends pas ces émotions. »
Sa déclaration m'émouvait, plus qu'elle n'aurait dû. Après ses mots, c'est comme si toute ma rancœur envers lui s'était envolée. Ses yeux, reflet de son âme, exprimaient tant de sincérité que je ne pouvais croire à une supercherie. Mais seuls quelques mots avaient parfaitement retenu mon attention : j'étais plus qu'un coup d'un soir.
« Moi aussi, j'ai des choses à te dire. Même si c'est difficile à dire, on est là pour tout mettre à plat. » Repris-je la conversation. « Je me suis vraiment sentie mal le lendemain matin lorsque j'ai découvert ce lit vide et froid. Je me suis sentie comme une prostituée. Le mal était pire que je t'avais donné ma virginité. Je croyais encore au prince charmant et aux belles histoires d'amour. Mais ce matin-là, j'étais vraiment désillusionnée. C'est pourquoi, j'ai voulu me venger. Ma petite vendetta a commencé avec mon coup de pied. Et puis, je t'ai retrouvé dans mon lit et j'ai été obligée de dormir sur ce fauteuil inconfortable. Il fallait que tu payes pour cela aussi. J'ai donc tout déballé à la journaliste. Je regrette que ces aveux aient détruit une bonne partie de ta popularité. » Terminai-je mon récit.
« J'espère que tu pourras me pardonner. » Dîmes-nous en même temps. Nous nous sourîmes. La paix venait d'être signée.
Nous allions pouvoir repartir sur de bonnes bases et peut-être même devenir des amis, ou plus.
Point de vue d'Emmett
Voilà déjà 7 ans que j'étais acteur. J'ai tourné dans 9 films dont trois avec Rosalie. Les réalisateurs me choisissent particulièrement pour les films d'action car je peux faire mes cascades moi-même. Ils ont donc une personne de moins à engager.
Pour tout vous avouer, je suis tombé amoureux de Rosalie au premier regard mais comme dit Jasper, je suis un handicapé des sentiments et donc voilà deux ans que je suis seul en compagnie de ma main. Je n'ai jamais pu me résoudre à la « tromper ».
Ce soir, j'ai décidé de provoquer ma chance.
J'ai emprunté du matériel de cascade à l'équipe de production. J'ai dû mettre Esmée au courant de ma combine pour que tout soit parfait.
Je commençai la réalisation de mon plan en installant mon système de sécurité. Il fallait que je sois discret car je ne pense pas que la direction de l'hôtel adhère. Je passai mes jambes dans le harnais et accrochai la corde comme il le fallait. Je devais descendre 5 étages en rappel avant d'arriver sur l'avancée de toit qui protégeait l'entrée de l'hôtel.
J'installai la poulie, la seconde corde. Je testai la solidité. Une fois fait, j'étais fin prêt pour mon show.
Je me glissai le long de la gouttière pour arriver sur le trottoir. Ouf, personne ne m'avait remarqué.
Il me restait une heure environ avant l'arrivée de Rosalie. Je pris ce temps pour me faite beau et commander un bouquet de roses rouges à la réception.
Tout à coup, mon portable vibra, me signalant ainsi la réception d'un sms.
Esmée.
Place au spectacle !
J'escaladai le rebord de ma fenêtre et descendis la façade le plus rapidement possible afin que ma dulcinée ne s'impatiente pas.
Une fois en bas, je courus à la deuxième étape de mon plan, le bouquet toujours en main.
Je vérifiai qu'elle était bien placée comme prévue et sautai.
Je ne fis qu'une courte mais rapide descente. Je jouais des freins pour m'arrêter au bon niveau.
Rosalie était devant moi, stupéfaite. Je déposai délicatement mes lèvres sur les siennes en un chaste baiser.
Je ne m'attardai pas et lui donnai son bouquet.
« Je t'aime à la folie. Veux-tu bien être ma petite amie Rosalie ? »
Un bruit assourdissant l'empêcha de me répondre. Mon harnais venait de craquer à force de retenir mon poids suspendu.
Je me trouvais sur les fesses, sur le trottoir, devant tout Manhattan.
Point de vue de Rosalie
« Allez dépêche-toi un peu, Rosalie. On va être en retard ! »
« Mais en retard où ? On n'a rien de prévu ce soir. On peut encore flâner dans les rues. » Répondis-je agacée.
« Toi peut-être, mais moi j'ai un amoureux qui m'attend. »
« Ouais ouais. » Ronchonnai-je.
Nous arrivâmes quelques instants plus tard devant l'hôtel. Beaucoup de monde circulait devant. Toute la ville était au courant de notre séjour ici. Esmée s'était arrêtée sur le trottoir une dizaine de mètres plus loin. Elle semblait chercher quelque chose dans son immense sac.
« Bah, je croyais que tu étais pressée de rentrer ? »
Elle ne put me répondre car la foule derrière nous poussa des cris excités et leva les yeux sur la façade de l'hôtel. Je n'attendis pas longtemps avant de comprendre ce qu'il se passait. Emmett venait de sauter du rebord du toit et s'arrêta juste en face de moi, encore suspendu.
« Je t'aime à la folie. Veux-tu bien être ma petite amie Rosalie ? »
Sa question fut agrémentée d'un baiser et d'un bouquet de fleurs.
J'allai lui répondre que oui, évidemment. Depuis le temps que j'attendais cela ! Mais malheureusement, son installation n'avait pas résisté à son poids et il se retrouva sur les fesses devant la foule.
Je ne pouvais nier qu'il m'avait impressionnée. J'adorais le regarder en train de faire ses cascades. Il était tellement sexy. Et puis, le bouquet de roses rouges avait fini de me convaincre sur mes sentiments.
Je me baissai à son niveau et lui retournai le baiser de tout à l'heure. Nous allions pouvoir enfin être heureux ensemble.
