Note de l'Auteur : Dernier chapitre. J'espère que vous ne le trouverez pas trop bâclé. Cette fic me passionne moins qu'aux premiers jours… ' Mais je tenais à la finir :D

Chapitre 10

Lorsque Charlie avait exposé son plan aux agents du FBI, il était persuadé de la réussite de l'entreprise. Ce n'était pas vraiment le cas de David qui restait sceptique sur la possibilité d'attraper Johnson avec un subterfuge aussi simplet. Et pourtant, tout fonctionna comme Charlie l'avait prédit. Une fois les média prévenus, ils n'eurent plus qu'à surveiller les moindres faits et gestes de Don. Ce dernier resta une semaine à l'hôpital, comme convalescent, puis les médecins se décidèrent enfin à la laisser sortir. Il faut dire pour leur défense que Don était loin du patient modèle ! Ce fut donc avec un certain soulagement qu'ils lui rendirent ses affaires…

C'est à ce moment là que Johnson passa à l'action… Il surveillait l'agent du FBI depuis quelques jours vraisemblablement, et quand ce dernier sorti, seul, de l'hôpital, il se jeta sur lui. C'était, bien sûr, sans compter Megan, David et Colby, embusqués non loin de là. Curieusement, ils ne furent pas les plus efficaces : Charlie compensa son manque d'expérience par une hargne exemplaire. Le criminel fut vite à terre, le mathématicien sur le dos.

Don, qui l'avait vu faire, jeta son bras autour de ses épaules et lança sur le ton de la plaisanterie :

« Pour un peu je t'offrirais une place au FBI en tant qu'Agent spécial ! »

Mais Charlie, lui, ne riait pas. Il échangea un long regard plein de haine partagée avec Johnson. La tension s'arrêtait enfin. L'homme était arrêté et avec lui, l'horreur, l'attente et la mort…

Enfin, Charlie put se détourner. Il répondit à l'étreinte de son frère et passa son bras derrière son dos. Tout deux ne tardèrent pas à s'éloigner en direction de l'Hôpital où les attendait, Alan et Izzie…

« Rentrons à la maison… »

.oO+Oo.

« A Don !! » s'exclamèrent les invités en levant leur verres de concert, sourires aux lèvres.

Un léger silence s'installa immédiatement après, laissant le temps aux personnes présentes de boire une gorgée de champagne à la santé de l'aîné de la famille Eppes.

« C'est fort appréciable de vous voir en si bonne forme, Don… déclara Larry en lui adressant un petit signe de tête.

- Merci, Larry, répondit Don, qui semblait en effet totalement remis.

- D'autant plus que nous retrouvons notre bon vieux Charlie en même temps ! fit remarquer Amita en jetant un coup d'œil à son ancien directeur de thèse qui plongea le nez dans on assiette.

- Tu n'as pas à en avoir honte, Charlie ! le défendit Megan à ses côtés.

- Je suis même plutôt fier d'avoir des fils aussi solidaires ! » ajouta Alan l'œil brillant.

Charlie ne répondit à tout cela que part à grognement. Mais il osa lever enfin la tête. Malaxant nerveusement un morceau de mie de pain, il regarda par la fenêtre. Il y repensant à présent, faisant preuve de recul, il se trouvait ridicule. Il avait réagit de façon inconsidérée… Et de nombreuses personnes semblaient l'avoir oublié. Tant mieux pour elles. Mais Charlie, lui, s'en souviendrait. Il garderait à jamais les sensations produlguées par cette mésaventure ancrées dans son esprit. Profondément… A jamais…

Il reporta son attention sur la tablée en grande discussion. Il laissa son regard dériver sur les personnes présentes. Toutes semblaient joyeuses et très animés. Non, pas toutes. Une d'entre elle, resta immobile et silencieuse, les yeux tournés vers Charlie.

Les frères Eppes n'avaient jamais eu besoin de mots pour se comprendre. Et Charlie ressentit plus que jamais la complicité qui les unissait en cet instant… Sans se consulter, ils échangèrent un sourire, puis reprirent leurs activités, chacun de leur côté.

Tous d'eux avaient changé…

Charlie avait combattu son besoin de vengeance, et Don la mort… Tout d'eux en étaient ressorti vainqueurs… et plus forts.

Ils étaient venus, Ils avaient vu et Ils avaient vaincu…

.oO+Oo.

Le froid s'insinuait petit à petit à l'intérieur même du corps de Don. Il frissonna, resserrant ses bras autour de ses épaules, mais ne bougea pas, décidé à rester ici, debout, face à l'immensité. Les étoiles étaient terriblement lumineuses en ce soir de Novembre, et la lune presque pleine éclairait le jardin des Eppes de ses rayons blancs.

Don s'avança et s'assit sur le petit muret de la terrasse. Il avait ressenti le besoin de s'isoler un peu. La fête battait de son plein à l'intérieur, mais il souhaitait se retrouver en tête à tête avec ses pensées. Il aurait pu mourir. Il le savait. Il avait vu cette lumière. La nuit encore, il rêvait de ce halo qui l'attirait irrésistiblement sans qu'il puisse le rejoindre. Il avait pourtant décidé de revenir à la réalité . De vivre… Pour Charlie, pour son père, pour toutes ses choses qui valaient la peine d'être vécues. Et puis… Pour Elle aussi… Parce qu'il voulait sentir son parfum ; encore et encore… Voir son sourire, et ce tous les jours… Effleurer ses mèches pailletés d'or, autant de fois qu'il lui en prendrait l'envie… Se noyer dans ses yeux couleur de l'océan. Pour toujours…

« Don ? »

Il ne put s'empêcher de sursauta. Il s'efforça de contrôler l'expression de son visage alors qu'il se tournait vers elle :

« Oui… ? »

Ses yeux glissèrent sur la robe bleu sombre qu'elle portait ce soir là, pour remonter rapidement vers son visage qui le regardait, en souriant.

« Je ne te dérange pas ? »

Don se contenta de secoua la tête négativement et Izzie prit place à ses côtés. Ils restèrent un long moment tout deux, ainsi, à regarder les étoiles en silence. Puis la jeune femme tourna doucement la tête vers l'homme qui hantait ses pensées depuis maintenant un an et demi.

« Je savais que tu ne mourrais pas.

- Comment ? demanda Don, surpris.

- Je le savais… Là. » Fit-il en plaçant une main sur son cœur en souriant.

Don la regarda faire et plongea son regard dans le sien, plus ému qu'il ne voulait le laisser transparaître. Izzie lui sourit alors et glissa une main dans celle de Don.

« Tu ne pouvais pas me laisser, n'est ce pas ? Tu n'aurais pas fait ça…

- Non… murmura Don. Jamais… »

La gorge serrée, il s'approcha lentement de la jeune femme aux cheveux d'or. Il effleura sa joue du bout des doigts, délicatement… De son côté, Izzie accentua la pression sur sa main, lui communicant ainsi toute l'affection qui l'habitait en cet instant si magique. Enfin, Don se décida à approcher la tête, et déposa ses lèvres sur celles de cet ange qui l'avait sorti du néant…

Dans l'arbre au fond du jardin un oiseau se mit à chanter…