Coucou à tous !
On remercie nos fidèles reviewseurs qui nous suivent depuis super longtemps et commentant :D ON VOUS AIMEUUH ! A tous les autres, on attend toujours une manifestation de vos présences :)
Bref bref bref : Bonne lecture
PS : est-ce que les gens lisent ce qu'il y a au dessus ou commence direct le chapitre ? XD
Chapitre 10 : Diantre, c'est sorcellerie !
Essoufflée d'avoir tant dansé et chanté, je rentre en compagnie de Caroline –je m'entraîne à l'appeler par son prénom parce que la fois où je l'ai appelée Ferrars, elle m'a regardée, bouche-bée, en me demandant si j'étais malade- et d'Amina –elle, j'essaye surtout de me coller le sien dans la tête… la dernière fois, je l'ai appelée Fatima. Bon, leur compagnie n'est pas la meilleure et je m'ennuie vraiment de Rogie et Nunie… ah nos délires mesquins me manquent… mais je me suis quand même bien éclatée avec ces deux-là. Bien que j'ai renversé mon Punch sur cette garce de Caroline quand elle a sorti, en regardant Tina dans mon corps d'un air de parfaite pétasse, « Oh, tiens la Salope est de sortie, elle doit choisir l'Elu de son entre-jambe qui va la sauter, ce soir… ». Et ce qui est cool à être Tina c'est qu'on peut faire les pires conneries et s'excuser avec un simple « oh, désolée, qu'est-ce que je suis maladroite, chérie… », que personne n'est là pour en douter. L'extase !
-N'empêche, je suis trop contente que tu sois venue, Tina ! me répète Amina pour la j'sais plus combien de fois.
-C'est mon rôle, voyons, d'assurer la sureté de tous mes chers et adorés camarades…, minaudais-je avec un air professionnel.
Amina et Caroline me toisent d'un air sceptique. Bon, peut-être que j'en ai rajouté un peu trop là… Pour rattraper le coup, j'éclate d'un rire spécial « je suis pompette, les copines ! » et les deux autres me suivent dans mon hilarité.
-Et, au fait, alors avec Dan… ? C'est toujours le grand amour ? demandais-je avec un petit coup de coude malicieux pour Caroline.
-Bien sûr ! s'empresse-t-elle de répondre avec un grand sourire.
Trop rapide, trop enthousiaste. Le mensonge, c'est mon art, alors je sais voir quand les autres en usent… et souvent, ils le font vraiment moins bien que moi. Que voulez-vous, on n'égale pas l'excellence facilement… Je souris à Caroline de la façon que me sourit Tina quand je suis une gentille fille. Si, si, ça arrive… qu'elle le croit ! Puis, je détourne le regard mais comme nous passons devant un miroir, je vois très bien Caroline lancer un regard à Amina qui hausse les épaules. Alors, comme ça, on fait des cachotteries à notre Tina ? Intéressant. Je sens que Caroline ne va pas rester bien longtemps avec Dan.
On arrive enfin devant l'entrée de la salle commune des Poufsouffle. Je fais la bise à Caroline et Amina et les quitte. Faire semblant d'être l'amie des deux copines de Tina n'est vraiment pas le plus dur je le fais avec tout Poudlard. Le plus exténuant c'est l'agenda de Miss-pioncer-c'est-pas-pour-moi. C'est simple, quand on est Tina, on n'a plus cinq minutes pour soit… c'est naze ! En plus… je me manque. Et puis, je ne peux même pas m'amuser… c'est vrai, quoi Je boirais un peu trop d'alcool, Tina me tuerait Je coucherais avec deux-trois mecs, Tina me tuerait Je ne prendrais pas en note les cours, Tina me tuerait Je sècherais ses associations, Tina me tuerait j'irais illégalement à Pré-au-lard, Tina me tuerait. Du coup, c'est abstinence.
-Oh, Tina ! m'accoste une fille qui sort de je-ne-sais-où.
-Ah, tiens…
Merde, elle s'appelle comment, celle-là ? Elle doit être à Poufsouffle puisqu'on est dans ma salle-commune, et je crois bien que je lui ai déjà causé mais… le problème c'est que je cause à tout le monde ! Bon, la tactique imparable :
-… chérie ! achevais-je avec un faux-sourire tout ce qu'il y a de plus angélique.
Elle hausse un sourcil face à ce surnom. Ouais, c'est vrai que Tina appelle jamais personne « chérie ». Merde.
-J'ai pas touché une seule fois à l'alcool, au concert ! m'apprend-elle enfin.
-Même pas à la bière ? m'enquis-je, éberluée.
Quel humain est capable d'une telle… connerie ?
-Non, je n'ai bu que du jus de citrouille, me révèle-t-elle, très fière d'elle. Merci beaucoup, Tina, depuis que tu m'as donnée conscience de…
-Yen avait ? m'enquis-je, écœurée. Ça craint…
-Hein ? s'étonne-t-elle.
-Ecoute… machine. C'est quoi ton but dans la vie ? Être une vieille bique austère avant l'âge ? Nan mais franchement, qui boit du jus de citrouille à un concert ? Profite de la vie, pauvre tarte !
-Mais, Tina…
Tina ? Tina. Ah oui, merde, Tina ! Merde de merde. Je me mets à sourire brusquement et pose une main complice sur l'épaule de la fille, toujours en face de moi et l'air complètement paumé.
-Poisson d'avril ! m'exclamais-je
-Ah…, fait-elle, soulagée. Je croyais que…
-Moi aussi ! Allez, vite, au dodo ! la pressais-je avec un air sévère. Il est taaard pour une jeune fille comme toi !
Et je la pousse vers les escaliers, en lui disant de se taire à chaque fois qu'elle essaye de me reparler de ses victoires contre son ancienne dépendance à l'alcool, prétendant qu'on pourrait réveiller quelqu'un.
-Merci d'être là, Tina, tu peux pas savoir comme ton soutien m'a…, me dit-elle, émue, la main sur la poignée de son dortoir –celui qui fait face au mien.
-Mais si, je le sais ! la coupais-je, agacée. Tu vas aller te pieuter, oui ou merde ?
Avec un air coupable, elle dodeline de la tête et pénètre enfin dans son dortoir. Je soupire qu'est-ce que c'est emmerdant d'être aussi gentille et généreuse que Tina. Ok, l'expérience m'amusait au début mais plus ça va et plus j'ai envie de retourner me vautrer dans ma petite vie décorée de sexe, de drogue, d'alcool et de 9h de sommeil profond.
Je tourne les talons et me rue sur mon dortoir avec qu'une idée en tête : dodo. J'allais me coucher quand je remarque de la lumière passant sous la porte de la salle-de-bain. Ok. Ya un obsédé sexuel qui s'est caché dans la baignoire, en attendant qu'on soit toutes couchées. Je regarde mon réveil… trop petit. Puis, mon oreiller… trop mou. Je remarque alors le sac Louis Vuitton en cuir et bourré à craquer d'une des pouffes de mon dortoir... Je souris. Parfait. Je m'en empare, l'agrippant à deux mains par l'anse, je m'avance vers la salle de bain sur la pointe des pieds. Avec un sourire de prédateur, je pause ma main sur la poignée puis… j'ouvre violemment et bondis dans la salle-de-bain en poussant un cri de guerrière d'Amazonie. Et là, le choc !
L'obsédé, c'est moi –enfin, Tina en moi. Et l'arme du crime, c'est une bouteille de bourbon. Alors, c'est à ça que je ressemble quand je suis bourrée ? C'est fou ce que je suis sexy !
Je remarque alors qu'elle est littéralement en pleur et ça a le don de me refroidir un peu. Je referme la porte au nez des zombis –nos colocataires de dortoir- qui ont été réveillées par mon cri de guerre. Je balance le sac Vuitton dans la baignoire et m'agenouille à côté de Tina. Avant toute chose, je lui arrache la bouteille des mains… moi aussi, j'en veux !
-Qu'est-ce qui t'arrives, Tinounette ? m'enquis-je.
-Suis morte, m'apprend-elle platement.
-Ah… c'est vrai que c'est déprimant, commentais-je. T'es morte comment ?
-Assassinée. Cœur brisé.
Les larmes sur ses joues sont sèches et elle a l'air complètement hors du temps. C'est la première fois que je la vois aussi… peu elle. Elle qui est tout le temps souriante, dynamique. Mais j'admire le talent… même bourrée, elle parle correctement ! J'y suis jamais arrivée, moi. La vie est injuste.
-Je savais bien que t'étais amoureuse, révélais-je.
-Suis sûre que tu sais pas le meilleur ! crache-t-elle en regardant devant elle.
-Il t'a trompée ?
Elle tourne brusquement la tête vers moi et, blessée, elle se remet à pleurer, secouée de sanglots. Ok, j'ai tapé dans le milles. Je soupire. Les gens fidèles se font rares ces temps-ci… On pourra dire tout ce qu'on voudra mais je me félicite de ne pas m'étendre de sentiments et de me satisfaire des parties de jambes en l'air. Pas moyen de me blesser ou de me planter un couteau dans le dos, puisque mes relations ne veulent rien dire. Et de mon côté, je ne fais de mal à personne, ne promettant rien et ne donnant rien que je puisse reprendre. On peut me traiter de trainée, de garce, mais au moins, moi, je ne brise pas les cœurs et je laisse les couples tranquilles. S'il y a bien une chose que j'exècre plus que tout c'est l'infidélité. C'est écœurant, c'est lâche… c'est immonde, c'est…
-C'est Charles ! se met-elle alors à hurler, me coupant dans mes pensées.
Je cesse de respirer, en laisse tomber la bouteille de bourbon qui se déverse sur le sol. Je suis figée, électrisée. Pire, foudroyée. Il n'a pas fait ça… il n'a pas pu me faire ça… Il…
-Charles…, répète Tina dans un souffle.
-L'enculé ! hurlais-je en bondissant sur mes jambes, folle de rage. L'enflure !
Comment a-t-il pu ? Moi qui aie toujours refusé toute relation avec un homme déjà pris ! Moi qui suis révulsée par les adultères de ma mère ! Moi qui… Je lui demandais pas de m'être fidèle, on n'était pas ensemble, on n'était rien l'un pour l'autre, mais me mêler à son infidélité ! Me lier à ça ! C'est comme si j'étais la perceuse qui a transpercé le cœur de Tina, mon amie, ma capitaine…
Mes mains tremblent de rage et devant moi, le miroir éclate comme si j'y avais lancé la bouteille de bourbon. Je fixe mon regard vert-gris mue par une expression de pure haine sur l'un des débris de miroir, toujours accroché au mur.
-S'il faut qu'on lui arrache les couilles avec les dents, qu'on lui pourrisse sa vie pendant plusieurs décennies ou qu'on lui ruine sa réputation, on le fera… mais, je le jure devant Merlin et d'autres empaffés de ce genre, Charles Dinozzo pleurera, Tina, déclarais-je froidement.
Je m'agenouille alors devant elle qui a un semblant de sourire sur les lèvres après mon discours.
-Par contre, je peux pas te promettre que ce soit très en accord avec ton règlement…
-Tu sais ce que j'en fais, de mon règlement ? cingle-t-elle.
-J'ai bien quelques idées sur la question…
oOoO
Je vais l'étriper, l'émasculer, le noyer dans un bain de purée de pruneau – non-dénoyautées-, le pendre par sa grosse et répugnante…
-Hey, Tina ! m'interrompt un abruti alors que ça devenait tout juste un tant soit peu sadique. Ça va pas ? Ya un problème ?
L'abruti, en fait, c'est Matt. Ah, le charmant petit chou… si lui aussi se met à me gonfler, je vais m'échauffer sur lui ! J'ai deux-trois idées qui méritent entrainement… Mais je suis Tina –pour l'instant- donc je fais reposer la colère de Lexie et fais renaître la calme, la sérénité et l'amabilité de ma capitaine. J'allais lui répondre un truc du genre « Mais non, Peace and Love, mon frère... » quand une idée –une idée sublime !- me vint en me rappelant que Matt est l'un des meilleurs amis de Charles, mais aussi celui de Tina.
Alors, je fais trembler mon sourire, fais frémir mon nez et souffle :
-Non… non, tout va bien.
-Arrête, Tina, je suis pas dupe ! J'te connais par cœur !
Et là, la scène clé, la petite larme qui coule, solitaire, sur ma joue. Je détourne le regard, dans un faux sursaut de pudeur et fais mine de me cacher pour m'essuyer la joue. Je crispe la mâchoire pour faire croire à mon voisin que je me retiens d'éclater en sanglots et que je suis le cours du prof pour faire bonne figure.
-Laisse-moi, Matt… Laisse-moi dans ma tristesse…, murmurais-je avec gravité.
Il me prend alors le menton et plonge ses yeux dans les miens. Merlin, je me rappelais pas qu'ils étaient aussi beaux quand je suis sortie avec lui, en Quatrième ! De mystérieux et déterminés yeux noirs… je fonds.
-Dis-moi, Tina ! Et tu sais de quoi je suis capable pour te faire parler !
Et en plus, il n'était pas aussi viril et sexy en Quatrième année ! L'arnaque ! Remboursée, remboursée… !
-C'est Charles…, soufflais-je en me rappelant l'expression de pure tristesse de Tina, hier.
Une vague de fureur revient à la charge. Lexie, ta gueule ! Cou-couche, panier !
-Charles ? répète Matt, ébahi.
Je sais. Je suis la meilleure. Et en plus, j'adore foutre la merde… comme une seconde nature, quoi…
oOoO
La vie est trop cruelle. Si injuste. Pourquoi offre-t-elle son amertume et ses déceptions par lot de dix ? On peut être sûr, chaque matin en se levant, que la journée saura nous ouvrir à vif, nous torturer encore et encore. Inlassable destinée. Oh oui, la vie nous meurtrie, joue avec nous… Je veux mourir.
Quatre mois -quatre mois ! J'ai passé quatre mois à correspondre avec Gloria, ma cousine préférée et styliste, pour qu'elle me créé la robe idéale, la seule robe qui puisse me convenir ! Cette robe, c'est un chef-d'œuvre, un modèle de maître, un véritable trésor ! Elle n'a pas une seule imperfection, pas un seul défaut Rogie a presque eu une érection quand je la lui aie montrée –et Merlin sait que Rogie est difficile à satisfaire !
Je suis allongée sur le dos, dans mon lit, un bras sous ma nuque. De mon autre main armée de ma baguette, je fais léviter nonchalamment l'amour de toute ma vie devant moi. Il me la fallait, je me suis battue d'arrache-pied avec ma chouette durant ces quatre longs –très longs- mois pour qu'elle accepte d'aller le plus vite possible pour transmettre mes lettres à Gloria, je l'ai eue et je ne vais même pas pouvoir la porter. Ça me donne des envies de suicide.
Un corset au contour parfait, avec une sublime ceinture de tissu blanc brodée sous la poitrine. Une cascade de satin vert émeraude, brillant sous la luminosité de notre dortoir –j'imagine à peine ce que ce sera sous celle de ma fête !-, prête à mouler à la perfection mon corps pour lequel elle a été faite sur mesures. Serrée jusqu'en haut de mes cuisses, évasives aussitôt après et tombant jusqu'au sol, s'étalant tout autour. Obligeant à tout le monde à céder le passage à celle qu'il la portera… Tina, dans moi. Quelle injustice ! Foutue potion à la con !
En plus, avec Rogie, on a pris des heures à faire des plans sur la déco, à choisir la musique, la bouffe… on a envoyé les invitations. On a même décidé de n'autoriser que le noir et le blanc pour les tenues, que je sois la seule en couleur. Que je brille. Que je sois la seule, l'unique qui importe. Et bam ! Une potion me pète la gueule !
Au final, ça n'a pas du tout été une expérience fructueuse, cet échange de corps. J'ai dû me passer de Rogie et Nunie. Les dépasser sans les regarder. Les ignorer. J'ai dû faire style de suivre en cours, j'ai dû courir dans tout Poudlard pour l'agenda à la con de Tina. J'ai dû m'empiffrer de chocolat parce que sinon mon corps gargouillait… et le chocolat m'écœure au bout de trois miettes. Du coup, j'étais partagée entre une nausée et une frustration –car Tina en a jamais assez, c'est incroyable ! J'ai dû être –plus ou moins… plutôt moins- gentille, généreuse et serviable avec tout le monde. J'ai dû inventer des excuses pour ne pas aller aux cours d'escalades –Tina a oublié que j'avais le vertige ? J'ai dû réviser pour ne pas trop louper les contrôles… mais ça pas été un véritable succès. Tina s'est presque évanouie d'horreur quand notre prof de Métamorphose m'a tapé un speech après que j'ai écopé d'un D. En fait, ya seulement trois trucs de positifs j'ai appris que le couple Caroline-Dan n'allait pas super j'ai pu foutre la merde entre Matt et Charles j'ai pu martyriser Isabella –sous le regard sévère de Tina… enfin, le mien mais… par les couilles de Merlin, je laisse tomber !- pendant deux heures au dernier entrainement de Pompom !
La porte s'ouvre enfin sur Tina –ou moi… mal de crâne. Dés qu'elle rentre, je remarque son sourire crispé, ses yeux ternes et cernés, et ses efforts pour dissimuler sa tristesse. Bon, personne ne doit le remarquer mais, à moi, ça me saute aux yeux. Je suis une comédienne née, je sais très bien déchiffrer les humeurs –mêmes les plus camouflées- des gens. Et c'est encore pire quand il s'agit de personnes que je connais bien. Surtout, que ce qu'elle ne sait pas, c'est que moi je sais très bien ce qu'elle fait quand elle s'enferme dans la salle-de-bain… je sais très bien qu'elle pleure. Mais je ne le lui ferai jamais remarqué. Ce serait ne pas respecter ses efforts pour me le cacher, ce serait remuer le couteau dans la plaie. En observant mon corps qui abrite Tina, je me dis que ça fait bizarre de me voir anéantie… je le suis jamais. Et je crois que je ne l'ai jamais été de toute ma vie. C'est sans doute pour ça que la vue de Tina-moi dans cet état me fait oublier ma robe et que j'ai l'impression de ressentir pour la première fois une peine réelle… c'est étrange. Je le sens que ce n'est pas la mienne. C'est comme si j'étais connectée au cœur de Tina, comme si ses sentiments se déferlaient en moi. Et là, je me rends compte que ce n'est pas assez. C'était pas assez de tout balancer à Matt. Il faut plus. Il faut que Charles paie, gros, et avec les intérêts. Ordure.
Je souris à Tina.
-T'as prévue quoi pour ce soir ?
Elle me sort une belle robe corset noire. Avant même que je l'enfile, je la sais déjà moulante. Elle arrive mi-cuisses et est légèrement plissée. Heureusement. Je n'aurais pas supporté de porter une robe ringarde ou provocante. Celle-ci est jolie et simple. Bon, elle ne vaut pas le dixième de la mienne –faut dire, la mienne irait pour un mariage…- mais elle me filera pas de l'urticaire, étant allergique au mauvais goût vestimentaire. Et au pollen. Mais surtout, au mauvais goût vestimentaire !
oOoO
Je suis fière quand même. Même si je ne suis pas dans mon corps, tout le monde l'admire. Les mecs bavent et les filles ne peuvent pas s'empêcher de me détailler, de me jalouser et certaines sont carrément bouche-bée. Je jubile.
Ça fait maintenant trois quarts d'heure que la fête a commencé et l'ambiance ne fait que s'accroitre. Les musiques tournent, l'alcool coule à flot et personne ne s'ennui. Même Caroline a fini par avouer que la fête était réussie et que ma robe était juste une merveille.
Je danse avec Amina et Matt comme une folle quand une douleur me prend au crâne, puis aux poumons. La tête me tournant, je chancelle légèrement et j'entends Amina me demander ce qui ne va pas. Je n'ai pas le temps de lui répondre que la douleur réapparait mais décuplée et, cette fois-ci, au creux de l'estomac. Je gémis et me plie en deux. Soudainement, j'ai l'impression qu'on m'accroche un hameçon dans les trippes et qu'on me tire en arrière. Sous le coup, je ferme les yeux.
Je les rouvre une seconde plus tard et mon point de vue de la pièce a complètement changé. Devant moi, quelques mèches de cheveux roux-blonds et frisés me barrent la vue. Deux bras me soutiennent et m'aident à me redresser. Je n'avais pas eu le temps de faire le lien avec le changement de couleur de cheveux que je me retrouve le regard plongé dans celui de Rogie. Il me regarde, inquiet, comme une quinzaine d'autres autour de moi. Mais je n'y fais pas attention. Je ne vois que lui et Nunie qui m'observe, en essayant de comprendre ce qui m'arrive.
-ça va pas, Lex ? me demande-t-elle.
Lex. Lex ! Oh Par Merlin, je m'aime ! Je me suis tellement manquée ! Je réfrène mon envie de hurler de joie et préfère bondir dans les bras de Rogie et de Nunie qui, quelque peu stupéfaits, resserrent leur étreinte.
-Je vous aime, mes amours ! m'écriais-je.
-Euh…, fait Nunie.
Après avoir embrassé les lèvres de Rogie –qu'est-ce que ça m'avait manqué, ça, aussi !-, je me retourne vers Tina qui me remarque et me lance un sourire éblouissant. C'était une belle aventure… mais fallait pas trop qu'elle dure non plus ! Je lui lance un clin d'œil et, même si on se trouve assez loin l'une de l'autre, je vois à son sourire qui s'élargit qu'elle l'a vu.
-Et si on se bourrait la gueule pour fêter ça, tout le monde ? criais-je à la cotonnade. A mes dix-sept ans et à vous tous que j'adore !
Des hurlements répondent de toute part à ma déclaration. Prenons ce retour dans mon corps, comme une renaissance. Profitons-en donc pour prendre un nouveau départ…
Et oui Lexie est de retour et pour jouer un mauvais tour à Charles ... :D
Un petit commentaire ? :)
PS : les robes de tous les personnages féminins pour l'anniversaire de Lexie sont postés sur le blog dont le lien est sur notre profil !
