L'ogre

« Qu'est-ce que l'oracle ? »

Aïe, elle a dû nous entendre…

« Soit. Vous êtes en droit de vous interroger à ce propos, et ma foi, tout aussi en droit d'obtenir une réponse. »

Ashta s'assit au pied du lit de Sakura, la regarda longtemps d'un air presque navré ; Sakura, elle, ne se laissait pas démonter et restait impassible, attendant patiemment que son ravisseur miniaturisé reprenne la parole. Ce qui arriva plus vite qu'elle ne le pensait.

« L'oracle est une grande source de savoir. Il nous guide, nous conseille, nous informe, et parfois même nous fait éviter les pires cataclysmes du fait de son don de double vue. En effet, l'oracle voit, vit et ressent les évènements futurs. Tenez, pour illustrer sa toute puissance ainsi que sa clairvoyance, je m'en vais vous narrer une anecdote : l'astre du jour frappait durement la terre au-dessus de nos boîtes crâniennes, asséchant ainsi toute sa surface, mais également et insidieusement, les sous-sols. Chose, ne vous inquiétez pas plus outre mesure, dont nous n'avons pas souffert. Nous avons de nombreuses nappes phréatiques très abondantes ici mais je m'égare et reviens à mon récit. Les sous-sols donc, s'asséchaient aussi, étant donné que les arbres à la surface, mourant, voyaient leurs racines devenir de plus en plus raides et rigides, ce qui provoqua cassures et fissures. L'on vint alors dans l'urgence réclamer les conseils avisés de l'oracle (qui, même si il n'avait point prédit cet évènement, était tout de même fort sage et avisé sur toutes les hypothétiques marches à suivre) avant que ces fissures ne provoquent des dégâts matériels beaucoup plus considérables au sein de la cité, comme l'effondrement d'habitations, voire même un désistement plafonnier, à nos grands dépens. Et l'oracle nous dit alors de former des bûcherons afin de couper les racines dévastatrices. Tout cela fut réglé en à peine 43 jours ! Vous rendez-vous compte ? Tout ceci est prodigieux, ne trouvez-vous point ? »

Sakura le fixait, les yeux plissés, les sourcils froncés, démontrant une intense réflexion. Puis une lueur de détermination passa dans son regard, ce sur quoi elle demanda :

« Et vous avez coupé les racines ? »


Mince, ce tunnel est sacrément étroit…Je me demande si Sakura est réellement passée par ici où si on ne trouvera que la plume. Le problème, c'est que ce souterrain a l'air long, très long…trop long. J'ai l'impression que cela fait des heures que nous sommes sous terre. Non, je rectifie : j'ai l'impression que cela fait des heures que Mokona et Kurogané se disputent sous terre. Mais qu'ils arrêtent ! Et hop, un « Kurogané est méchant » par ci, et un « ta gueule, sale manjuu » par là, et un « kkkkkkyyyyyyyyyyyyyyyyyyaaaaaaaaaaaa » strident, et un grognement sourd, et des bruits de baffe, et Fye qui est encore et encore secoué de partout. Tiens, Fye, je l'avais presque oublié…Curieux, vu que c'est lui qu'on entend le plus d'habitude. Mais qu'est-ce qui me prend, moi ? Je deviens méchant je n'aime pas ça. Mais tout ça me tape sur les nerfs, et le fait d'être confiné dans un espace étroit et souterrain avec deux abrutis qui n'arrêtent pas de gueuler n'aide vraiment pas à me calmer. Et là, j'entends un gros bruit sourd, plus fort qu'une claque, comme quelqu'un qui tombe. Je me retourne en soupirant. Kurogané est allongé au sol de tout son long, sur le ventre. Fye, toujours dans les vappes, est pitoyablement étalé sur lui, et Mokona se retrouve prisonnier de la puissante main droite du ninja. C'en est trop. Je ne veux même pas savoir ce qu'ils ont fait pour se retrouver dans cette position. Je m'approche à vive allure, retrousse mes manches, me penche sur Mokona et je lui mets une claque monumentale. La petite bestiole blanche devint alors toute rouge ; de colère, de surprise ou de douleur, je m'en fous : mais cela a eu le résultat escompté, elle se tait.

« M'enfin, commence Kurogané, pourquoi tu… »

Je me tourne vers lui rapidement, et lui décoche une claque aussi impressionnante que celle de Mokona. Il est tellement surpris qu'il ne réagit pas, et je sais qu'il faut que j'agisse vite, parce que s'il décide de me frapper à son tour, je risque de ne pas me relever.

« Ca suffit maintenant ! On ne sait même pas ce qu'on va trouver au bout de ce couloir, et je pensais que quelqu'un tel que vous aurait eu la présence d'esprit d'être discret, mais il faut croire que je m'étais trompé. Quant à toi, Mokona, je dis en me tournant vers lui, si embêter les autres est ton plus grand passe-temps je te conseille d'en trouver rapidement un autre, parce que ça devient vraiment, mais alors vraiment énervant. Ces claques, et elles m'ont sacrément fait du bien, étaient nécessaires pour vous faire réagir. Gardons nos forces pour plus tard, quand il faudra se battre. Je me retourne à nouveau vers Kurogané qui se tait, mais je sais que j'ai raison, alors je continue. Sa joue est bien rouge. Et à partir de maintenant, c'est moi qui vais porter Fye, parce que ce n'est pas en le cognant contre chaque mur qu'il reprendra connaissance. »

Je me redresse et enjambe Kurogané. Arrivé à la hauteur de Fye, je touche son front : il est un peu moins chaud, mais il respire difficilement et l'expression de son visage montre clairement qu'il n'est pas bien. Je le soulève comme je peux : il n'est pas très lourd, mais comme il est plus grand que moi, j'ai du mal à le manipuler correctement. En fait, j'ai dit que j'allais le porter, mais je ne sais pas du tout comment le positionner. Je ne peux pas le porter comme je porte Sakura, mes bras ne tiendraient pas la distance. Kurogané s'approche de moi, pose une main sur mon épaule et me fait me retourner. Puis il m'ôte Fye des bras et le met dans une position à peu près debout dans mon dos.

« Attrape ses jambes.

- Hein ?

- Prends ses jambes et mets-les de chaque côté de ta taille, après je te passerai ses bras par-dessus tes épaules.

- Mais Shaolan, dit Mokona, Fye n'est pas trop lourd ?

- Non, juste un peu grand. »

Je saisis ses jambes comme conseillé, et une fois bien calé sur le bas de mon dos, Kurogané met ses bras sur mes épaules : et je me retrouve avec deux longues jambes devant moi qui pendent presque jusque par terre et deux longs bras qui entourent mon cou et qui pendent bien aussi. Sa respiration est saccadée et faible ; j'espère que ça va aller, parce que nous n'avons vraiment rien pour le soigner. Il n'est pas vraiment lourd…heureusement que ce n'est pas Kurogané qui est affaibli, parce que nous n'aurions jamais pu le soulever, même à plusieurs. Bref, il faut continuer d'avancer en direction de la plume. Je me retourne, passe entre le ninja et le « manjuu » et prend la tête du groupe, bien décidé à poursuivre l'exploration du tunnel. Mais je n'ai pas fait trois pas qu'une lourde main se pose doucement sur ma tête : Kurogané…

« Merci pour la claque… »


« Pardon ? »

Ashta a vraiment l'air surpris par ma question, alors je la repose.

« Et vous avez coupé les racines, oui ou non ? »

C'est drôle quand même, plus je me sens mieux et plus je gagne en assurance, et plus je suis sûre de moi et plus ce nain me paraît ridicule. Surtout en ce moment ; je n'arrive pas vraiment à décrypter ce qu'il ressent, mais vu la tête qu'il fait, cela doit correspondre à plusieurs émotions contraires.

« Mais bien sûr que nous les avons coupées, que croyez-vous donc ?

- Que vous étiez un nain intelligent.

- Plaît-il ?

- Oui, je reprends. Si vous étiez un peu intelligent, vous n'auriez pas coupé les racines.

- Mais…

- Laissez-moi argumenter. Il se tait et me regarde attentivement. Le soleil, à ce que j'ai pu en voir pendant le laps de temps très court où je me trouvais à la surface, frappe encore durement (selon vos propos) sur le sol. Or, les arbres ombragent le sol, n'est-ce pas ?

- Oui, mais les arbres ont trépassé.

- Parce que vous leur avez coupé les racines

- Non, parce que l'apport en eau n'était pas suffisant. Et nous ne savons pas faire tomber la pluie, alors c'était la seule solution pour éviter la friabilité des sous-sols.

- A court terme, oui.

- C'est-à-dire ?

- Le soleil chauffe encore la surface. Peu à peu, le sol va s'effriter, mais il n'y aura plus de racines à couper. La terre deviendra sèche et friable, même en sous-sol, et ce que vous redoutiez arrivera, plus ou moins tard, mais cela arrivera.

- …

- J'ai raison, et vous venez de vous en rendre compte, n'est-ce pas ? »

Ashta a l'air complètement perdu. Je pense que cet oracle a un peu le statut de dieu ici ; et voir que son dieu a eu tort, cela doit faire un choc. Mais il fallait qu'il comprenne que ce n'était pas la meilleure solution, que l'oracle s'est trompé et qu'il n'est plus digne de confiance. Comme ça, même si l'oracle décide de ma mort (enfin plutôt, quand l'oracle décidera de ma mort, car c'est ce qui risque d'arriver à coup sûr) il se posera des questions, et peut-être alors que je ne serai pas tuée. Il réfléchit à toute allure, ses yeux bougent de la droite vers la gauche sans cesse. Il faut que je donne le coup de grâce, mais j'attends qu'il me pose une question, LA question. Il se gratte la tête, paraît avoir repris un peu d'assurance, puis lève ses yeux sur moi. Son regard et encore troublé par le doute quand il demande ce que j'attends :

« Mais qu'aurions-nous dû faire alors ?

- Vous ne trouvez pas ? Je m'amuse… Je sais c'est cruel, mais il faut qu'il perde toute confiance en l'oracle.

- J'avoue que non.

- Il fallait que les arbres survivent. Je ne lui donne pas encore le coup de grâce, j'y arrive tout doucement.

- Mais ils ne pouvaient pas survivre ! S'exclame-t-il ! Ca y est il s'énerve, il est prêt. Il n'y avait pas d'eau. L'oracle a fait ce qu'il y avait de mieux !

- Non, je réponds doucement. Votre oracle, pour vous « sauver » (je ponctue ce mot d'un sourire mauvais) de cette situation a formé des bûcherons, des assassins, alors que des jardiniers auraient été beaucoup plus efficaces. »

Il me regarde, surpris. Il n'a pas l'air de comprendre, alors je lance la dernière phrase, celle qui le fera oublier sa confiance en son oracle.

« Monsieur Ashta, pourquoi n'avez-vous pas partagé l'eau de vos nappes phréatiques ? »


La vache, j'ai encore la joue qui tire. C'est qu'il n'y est pas allé de main morte le gamin… Et d'un côté, je le comprends : la situation n'était vraiment pas idéale pour mes chamailleries avec Mokona. Mais qu'est-ce qui m'a pris ? On dirait un vrai gosse. Et quand il m'a engueulé là, ben, j'ai honte de le dire mais on aurait que c'était lui le « papa » du groupe et pas moi. Attention hein ! J'ai pas dit que j'acceptais d'être le « papa », je ne suis pas du tout d'accord avec ce nouveau surnom débile de ce foutu mage et de cette encore plus foutue boule de poil. Non, ce que je veux dire c'est que normalement, c'est pas au gamin de me faire des reproches, je devrai pouvoir me contrôler…Bon, le manjuu ne sait pas se maîtriser, ça tout le monde est d'accord. Mais c'était pas une raison pour la frapper aussi fort que moi c'te bestiole. Ca lui a foutu un sacré coup au moral. Mais bon, elle fait comme si de rien n'était, elle saute partout (en silence), sourit à tout bout de champs, se pose sur ma tête, puis sur mon épaule, puis sur l'autre épaule, des fois me chuchote des remarques censées être drôles à l'oreille…En gros, il fait son Fye. Et c'est franchement lourd. Pour moi, et pour lui : il a du mal a tout le temps sourire. C'est là qu'on se rend compte combien Fye est endurant. Mais bon, il veut pas parler, il veut pas parler ce mage. Moi je lui tends des perches, si il ne les prend pas, c'est son problème, je vais quand même pas le plaquer contre un mur jusqu'à ce qu'il ait craché le morceau. En parlant de lui, j'ai l'impression qu'il est quand même un peu trop lourd pour Shaolan. Et puis, il faut dire que ça fait un bout de temps qu'on a repris la route, sans jamais rien voir, sans jamais rien entendre.

« Kurogané, me chuchote Mokona. Je crois qu'il y a du sang par terre. »

Je baisse les yeux. La terre a été remuée comme si plusieurs personnes avaient piétiné cet endroit, et au milieu, une flaque de sang. Je me penche, mets un doigt au bord : il n'a pas encore totalement durci.

« Shaolan. »

Il ne s'était pas arrêté et se trouve déjà à quelques mètres de moi. Il se retourne, et vu son visage dégoulinant de sueur, je me dis que j'avais raison : Fye est trop lourd pour lui.

« Oui ?

- Il y a du sang ici… »

Il fronce les sourcils et se rapproche. Lentement. A cause de Fye sur son dos. Arrivé à nos côtés (eh oui, Mokona est perché sur ma tête), il se baisse un peu, fronce encore plus les sourcils, puis ferme les yeux, expire longuement, puis se tourne vers moi.

« Il y en a beaucoup.

- Oui. Mais ça ne veut rien dire. On ne sait pas à qui appartient ce sang après tout.

- C'est vrai.

- Et même si il y en a pas mal, ce n'est pas non plus dramatique. J'ai vu des personnes en perdre beaucoup plus et continuer à combattre pendant des heures.

- Oui.

- Et maintenant, je vais porter Fye.

- Oui. »

Au moins ce gamin a ça de bien : il sait se taire quand les autres ont raison. Alors j'enlève Fye de son dos ; il me semble qu'il a gémit. Peut-être qu'il va bientôt se réveiller. Ce serait bien, on pourrait au moins lui demander ce qu'il a et essayer de le soigner. Shaolan s'étire, Mokona vient se percher sur une de ses épaules.

« Bon, je reprends. On continue ?

- Oui.

- Mokona va montrer le chemin !

- Tu sais, sale manjuu, y a qu'un seul chemin, en avant ou en arrière, alors ne te donnes pas autant d'importance…

- Kurogané n'a pas encore compris, me dit la boule de poil avec un air triste qui ferait pleurer Sakura, que Shaolan en a assez de nos chamailleries. »

Ou, autrement dit : comment lancer encore plus un froid dans notre groupe restreint. Et je me retrouve là, planté comme un con, avec un magicien dépressif à moitié dans le coma en position « sac de patate » sur mon épaule, en train de fixer le dos d'un gamin de quinze ans qui m'a fait la morale il y a quelques minutes et Mokona, au milieu de tout ça, qui pour une fois a décidé de marcher, ne voulant plus être porté par personne. Shaolan recommence à avancer, assez vite d'ailleurs. Mince alors, il se barre ! Mais ça ne se passera pas comme ça. J'accélère, et lui pose brutalement ma main sur l'épaule pour l'arrêter.

« Et ! Ne te sauve pas comme ça !

- Qui va là ? »

Shaolan se fige, Mokona se cache sous ma cape. Je lève les yeux et je vois une sorte de grosse porte, gardée par deux nains en armure qui n'ont pas vraiment l'air sanguinaires, mais méfions-nous.

« J'ose poser à nouveau mon interrogation : qui va là ?

- Euh…Je ne sais plus trop quoi dire, je ne m'attendais pas à ce que ces minus parlent aussi bien.

- Du calme, Igor, intervient le deuxième minus. N'as-tu donc point remarqué ?

- Quoi donc, Grieschka ?

- Le brassard au bras de cette créature est aux emblèmes de notre royaume : il s'agit d'un ami.

- Euh…Je commence à parler, mais celui qui s'appelle Grieschka continue.

- De plus, cher collègue, au vu de son regard hagard et de sa grande taille, je dirais que nous sommes en présence d'un imposant spécimen de ogarus debilitus. Remarquable spécimen, oui remarquable. Mais qu'est-ce qu'il raconte ??? En plus il se tourne vers moi maintenant. Suis-je dans le vrai, très cher ?

- Euh…Il vient de m'appeler « très cher » ?

- Mais voyons Grieschka, pourquoi tentes-tu d'établir un contact langagier avec une créature aussi mal placée sur l'échelle de l'évolution ? Ne pose pas plus de questions et laisse-moi te décrypter la situation ; Cet ogarus debilitus est sans doute un fonctionnaire aimable employé par notre bon roi (que la grande plume le protège à jamais ainsi que sa royale famille) en tant que mercenaire ou autre travail ingrat et tout à fait adapté pour cette espèce qui n'est pas la notre. C'est la raison pour laquelle il tient cet humain assommé sur son large dos et qu'il exerce une poigne de fer que l'autre qui a eu la chance de ne pas subir de violences, même si il a l'air complètement vidé de toute énergie : ces deux personnages précédemment décris sont des prisonniers de guerre, cher collègue, voilà tout. Alors cessons nos bavardages intempestifs et laissons cet animal effectuer sa tâche, et ouvrons la porte.»

Je resserre un peu plus ma prise sur Shaolan qui tourne la tête vers moi. Je hoche imperceptiblement la tête, lui faisant ainsi comprendre que jouer le jeu est notre seule chance de passer cette porte. Il faut jouer le jeu. Il regarde à nouveau devant lui et baisse la tête en signe de soumission : il a compris. Oui, il faut jouer le jeu … même si j'ai rien compris à ce qu'il vient de raconter. Et d'ailleurs, ça doit se voir, parce qu'Igor et Grieschka me regardent d'un drôle d'air.

« Je crois, Igor, que cette créature, à moins qu'elle ne soit cérébro-lésée, est au moins déficiente intellectuelle, et qu'elle n'a pas saisi un traître mot de ce que nous venons d'énoncer.

- Alors, nous nous devons de reformuler nos propos en une phrase grammaticalement basique : sujet, verbe, complément.

- Certes, donc je me lance… »

Le nain de droite s'avance vers moi et je sens Mokona qui tremble un peu dans mon dos. Il se plante devant nous, mais à distance respectable quand même, et annonce, en articulant chaque syllabe :

« Etes-vous l'ogre ? »


Ha ! J'ai touché le point sensible, n'est-ce pas Ashta ? Eh oui, dur, dur, de se faire démolir sa foi en son dieu par une gamine. Mais arrête de jubiler comme ça Sakura, tu deviens mauvaise. Et puis, reprend la parole, ne lui laisse pas le temps de trouver de quoi répliquer.

« Alors, monsieur Ashta ? Je reprends. Pourquoi ne pas avoir arrosé les arbres ?

- Je…

- Vous… ?

- Je…je…

- Vous ne savez pas, n'est-ce pas ?

- N…non.

- Et vous êtes déboussolé parce que je viens de vous prouver que votre oracle s'est trompé.

- Mais il…

- Il vous a donné une solution, j'insiste, qui ne vous sauvera que provisoirement de la sécheresse. Et qui sait où votre oracle se trouvera quand les sous-sols recommenceront à s'effriter ? Croyez-vous qu'il sera encore là, Ashta ? Et s'il est encore là, que donnera-t-il comme solution ? Former des bourreaux pour tuer les habitants de cette ville avant que ce ne soit l'effondrement du plafond qui ne les tue ? »

Ok, je suis peut-être allée un peu loin là. Mais ça va, il ne réagit pas. D'ailleurs, je ne suis même pas sûre qu'il respire encore ; je me penche…ah si c'est bon, il vient de lever ses yeux vers moi. Yeux emplis de doutes et de questions. Mais je n'ai pas le temps d'écouter ses questions.

« Menez-moi à l'oracle. Maintenant. »

Fin du chapitre 10

Auteur : pardon pardon pardon pardon pardon !!!! Je suis lente pour écrire depuis ma rentrée !!! Je n'ai pas d'excuses je sais, mais quand même … pardon pardon pardon !

Shaolan : oui, oui. Mais ça suffit maintenant, il faut arrêter toutes ces excuses et …

Kurogané : bon ça va, tu vas pas engueuler toutes les personnes que tu trouves.

Mokona : (snif) Shaolan (snif) est en train de (snif) devenir méchant (snif)

Kurogané : en plus regarde, tu fais pleurer Mokona.

Auteur : c'est vrai c'est pas très sympa. Et sinon, Kuro-pon, toi t'es pas tellement gentil non plus, t'as cogné la tête de Fye contre les murs…

Fye : zzzzzzzz…et ça fait mal…zzzzzzzz

Auteur : mais ne t'inquiète pas Fye, tu vas (peut-être) te réveiller dans le chapitre 11 ! Chapitre 11 qui, en passant, paraîtra sûrement pendant les vacances de Noël (donc 3 petites semaines de patience !) et…reviews s'il vous plaît !!!!