Désolée du retard!

Bon, voila c'est le dernier chapitrem j'espere que cela vous a plu. Je suis un peu décue par le manque de reviews, mais bon cela n'est pas grave.

Bonne lecture.


Chapitre 9 : La source de la magie.

L'endroit était bien plus grand que jadis le fut Azkaban. Entièrement blanc, comme à l'habitude dans ce monde détestable, l'immeuble de loin ne se voyait pas à cause de la brume. Désormais il pouvait distinguer les grandes différentes tours qui constituaient la Prison. Harry soupira :

- On ne va jamais le trouver !

- Si !

- Et comment fait-on ? On toque à la porte et on demande notre chemin à quelqu'un ? « Bonjour monsieur ! Nous sommes sorciers ! Nous sommes là pour détruire tout ce que vous êtes en changeant le cours du temps ! Donc vous pouvez nous indiquer la route pour aboutir à nos fins ? »

- Chéri… Je crois te l'avoir souvent dit : L'ironie ne te va pas du tout ! Mais laisse faire un pro alors on pourrait…

- Mon amour…

- C'est bon, c'est bon je me tais ! Tu as une meilleure idée ?

- Eh ! Je viens d'en proposer une ! A toi ! Et sans ironie !

- Ton idée était nulle !

- Oui mais j'en ai eu une !

- Oh !

Alors qu'ils discutaient encore, trois hommes étaient arrivés en courant tout de blanc vêtu, l'arme à la main. Harry et Draco arrêtèrent de parler et sourirent. Finalement, il n'aurait peut-être pas à trouver une idée.

- Qui êtes-vous ! Cria un alors qu'il les encerclait.

- Draco Malfoy ! Pour vous servir !

- On a été invité par le Président Albert Bioron. On doit le rejoindre près du Tablier.

- Votre passe ?

- Un passe ? fit Harry. Il ne nous a pas donné de passe !

- Comment êtes vous arrivé jusqu'à là !

- Euh… A pied…

L'agent parla brusquement dans son oreillette micro.

- Messieurs… J'ai deux individus suspects portant un bébé tout près de la porte. Oui ! Très bien ! Avancez !

- Oui, oui… Pas besoin d'hurler. Tu vois, chuchota Draco. Ça marche de demander son chemin !

- Draco, soupira Harry. Bon trouvons le Tablier ! Une fois cela fait, on les neutralisera.

Ils pénétrèrent l'immense bâtiment guidés par les trois agents. Le seul qui avait parlé essaya de leur soutirer d'autre information mais rien n'y fit, les deux amants ne dirent rien. Soudain Draco se stoppa.

- Harry !

Le brun le regarda et s'arrêta :

- Quoi ?

- Regarde !

- Eh ! fit le garde. Dépêchez-vous de…

- Chut ! Scanda Draco en le faisant taire.

Immédiatement, l'agent fit le poisson puis il brandit son arme vers Draco et tira. Harry arrêta la balle et poussa l'agent qui alla s'écraser sur le mur. Les deux autres agents n'eurent rien le temps de faire Draco les paralysa.

- Viens.

- Qu'as-tu vu ?

Le blond marcha lentement jusqu'à une salle adjacente. Là, posé sur un promontoire, un immense sablier y trônait. Ces cercles étaient en or et des fils entortillés comme des serpents pendouillés le long du verre. Le sable tournoyait comme si une rafale de vent prenait juste l'intérieur. C'était le Tablier…

- Nous l'avons trouvé… fit Harry.

- Bon…

Draco tourna tout autour de lui avec rapidité, dévisagea chaque particule de l'objet.

- Comment cela fonctionne ?

- Si Voldemort a réussi, nous le pouvons aussi. Mais il n'y a pas ni de mode d'emploi, ni de boutons. Comment faire ?

- Harry… Depuis quand les sorciers ont besoin de boutons !

- Par magie ?

Le blond soupira de sa naïveté.

- Roooh… ça va, bouda-t-il et Draco rit. Il n'y a pas de formules, je veux dire ! Ça marche peut-être comme pour le retourneur de temps d'Hermione !

- Hermione a un retourneur de temps ?

- Avait. Elle l'a rendu en fin de troisième année.

- Tu crois ? Mais… Dur à tourner non !

Harry rit.

- Oui c'est vrai…

- Surtout, tu imagines le nombre de tour !

Draco éclata de rire. Harry regarda autour de lui et sentit approcher des moldus. Ils étaient encore loin mais il ne fallait pas qu'ils trainent trop. Le blond redevint sérieux et réfléchis encore. Puis enfin, il trouva :

- Regarde ! Je crois que… Attends !

Il se mit à léviter légèrement et monta jusqu'au sommet du Tablier.

- Tu veux qu'on se mette dedans ! Rit Harry.

- Bah… Peut-être… S'il le faut !

Le blond tira brusquement puis voyant que cela n'avait aucun effet, redescendit. Il éleva sa main et fronça les sourcils. Comprenant ce qu'il voulait faire, Harry l'aida et très peu de temps après le bouchon céda !

- Vingt-et-un juin deux milles trois. Penses à ce jour !

- C'est…

- Oui…

Harry ferma les yeux et Draco en fit autant. Ils se prirent par la main. Le sable se mit brusquement à tournoyer autour d'eux et ils ressentirent un brusque haut-le-cœur. Ils eurent cette sensation que tous les drogués ont après leur dose. Ils ne ressentirent plus leurs corps pendant un bref instant et leur esprit fut emporté.

Et puis soudain tout s'arrêta, Harry ouvrit les yeux et la première chose qu'il vu fut les particules qui regagnaient tranquillement le Tablier celui-ci de lui-même sans l'aide de quiconque se referma.

Puis il regarda autour de lui. Il semblait être dans une sorte de grotte très peu éclairée. Harry eut un frisson mais son amant le rassura d'une pression sur la main. Il fit un mouvement de main et une lumière s'éclaira juste à ses côtés. Il s'assura ensuite que le petit bébé dans ses bras soit en un seul morceau. Quand cela fut fait, il se tourna vers Draco qui semblait chercher une sortie.

- Viens, cela doit-être par là…

- Attend, Draco. Nous ne savons pas du tout où nous nous situons ! Peut-être sommes nous au cœur de la forteresse de Voldemort ! Nous ne devrions pas sortir ! Il vaudrait mieux que nous transplanions directement chez nous !

Draco hocha la tête.

- Oui, tu as raison ! Tu as parfaitement raison. Allons-y !

Harry sourit et ils transplanèrent. Ils arrivèrent devant leur appartement. Harry ne put s'empêcher de voir son sourire s'agrandir. Cela faisait tellement du bien de revoir leur appartement ! Draco en voyant son sourire si heureux le prit par les épaules et le serra contre lui. Il s'avança ensuite et tapa le code. Ils pénètrent l'endroit et montèrent les escaliers. Les deux hommes retirèrent ensuite la protection et entrèrent.

- Enfin chez soi, soupira Harry, heureux comme jamais.

Draco soupira légèrement déçu. C'est vrai que lui aussi cela lui faisait du bien de revenir. Il n'avait pas senti ce manque alors qu'ils tentaient de rester en vie. Mais maintenant qu'ils étaient ici, dans cet appartement qu'ils avaient partagé pendant quatre ans après la fin de leur étude, il ne pouvait s'empêcher de redevenir nostalgique à cette idée. Il dit d'une voix basse et triste :

- Cependant nous ne pouvons pas rester. Si j'ai bien compris en ce moment même, la guerre est finie, Voldemort est mort et nous venons tout juste de nous faire capturer.

- Oui, mais si nous changeons le cours du temps, nous reviendrons ici… Cela devrait suffire comme temps d'attente pour lui.

Harry berça à nouveau Gabriel et le souleva pour apposer un baiser sur son front. Puis Draco le prit dans ses bras et l'embrassa à son tour. Il le posa sur le canapé, de telle sorte qu'il ne puisse pas tomber. L'enfant sentit la proximité qu'il avait établie avec ses deux hommes s'éteindre peu à peu et il se mit à sangloter. Harry le regarda avec peine mais Draco l'obligea à sortir en le tirant par le bras.

Ils rétablirent la protection et s'en furent. Harry se retourna et regarda son appartement. Il savait que tout était fini maintenant, pour eux… Mais il sourit tout de même.

- A très vite, petit Gabriel.

Draco transplana et ils se retrouvèrent au même endroit qu'à l'instant.

- Bon et maintenant qu'est-ce que l'on fait ?

- Le docteur… Là… Billy Weast. Tu te souviens quand il a sorti la carte, il a montré l'île où l'homme s'est échoué !

- Oui et bien ?

- J'ai vu où c'était, je pourrais nous y amener mais il faudra prendre quelque chose pour y aller parce que je ne peux pas nous faire transplaner jusque là-bas c'est bien trop loin. De plus, il ne nous a pas dit la date exacte où le diamant a été trouvé…

- Oui, il a juste dit : « Quelques mois après ». Il faudrait remonter minimum sept à huit mois…

- Tu es sûr ?

- Non… Mais… On verra bien…

- Que va-t-on faire pendant tout ce temps.

- Je ne crois pas que nous aurons à attendre longtemps. Ce n'est pas très précis. Mais avec un peu de chance…

- Allons-y Draco ! Si ce n'est pas assez nous remonterons encore un peu.

- Oui !

Ils se tinrent la main et ils réitérèrent l'expérience. Une fois de plus, le Tablier s'activa et les ramenèrent beaucoup plus tôt dans le temps. Ils revinrent quelques mois auparavant, toujours dans la même grotte. Draco transplana immédiatement. Il le fit trois fois avant de sentir la fatigue le prendre. Son amant aussi la sentit et le retint d'une main sur le ventre.

- Ça va, mon amour ?

- Oui… Ne t'inquiètes pas ! A partir de là, je ne sais pas du tout où allez précisément pour transplaner.

Harry regarda tout autour de lui. Il était au beau milieu d'une foule de gens. Le brun se blottit un peu plus contre son amant, surpris.

- Ou est-on ?

- Près de l'île. Comment pourrait-on y aller ?

- En bateau ou en balai ?

- Eh bien… L'île est censée se trouver à un endroit que personne n'a encore trouvé. Donc conduit en bateau cela n'est pas possible ! Nous devrions faire le chemin tous seuls. On loue un bateau ? Tu sais… conduire un bateau ?

Harry rit, il regarda tout autour de lui. Il n'avait pas la moindre idée de là où ils étaient, les gens allaient et venaient et certains les regardaient car deux hommes se tenant ainsi au beau milieu de la foule sans bouger, c'était très peu courant. Alors le brun prit sa main et ils avancèrent lentement sans même savoir où ils allaient.

- Peut-être devrions-nous demander notre chemin !

- Oui c'est une bonne idée. Excusez-moi ! ajouta-t-il à l'adresse d'un passant.

C'était une vielle dame, d'une couleur crème sur la peau, dans une robe d'été coloré. Harry se rendit compte alors à quel point toutes ses couleurs lui avait aussi énormément manqué. Vivre dans tout ce blanc était impossible, ou du moins, il ne fallait pas que cela arrive ! Ils devaient absolument empêcher cela. La vielle dame les regarda tout d'abord surprise puis elle sourit et dit :

- Oui ?

- Pouvez-vous nous indiquez le chemin vers le port le plus proche ? Demanda Draco rapidement.

La dame sembla réfléchir un moment comme si elle cherchait ses mots. Les deux amants se rappelèrent alors qu'ils n'étaient plus en Angleterre. Heureusement ils étaient tombés sur une personne qui semblait comprendre à peu près ce qu'il voulait. Dans un accent très prononcé mais compréhensible, elle se retourna et pointa du doigt, une partie dégagée de la place.

- Prenez là, allez vers marché de poisson et puis tournez à droite. C'est par là. En ce moment, il y a grand bateau devant. Et grand écriteau rouge. Pancarte immense au dessus de vous ! Là, d'accord ?

- Hum ! S'exclama Harry en hochant vivement la tête.

Il la remercia pour ses efforts de langues et pour son aide.

- Prenons un bateau finalement, fit-il à Draco qui fut d'accord. Au revoir, merci encore !

- De rien, dit la dame en souriant.

Ils suivirent ses indications à la lettre et ils trouvèrent en effet l'ouverture du port qui était surplombé d'une grande pancarte rouge donc les lettres étaient dessinées en noir encre. Le port était gigantesque et des dizaines et des dizaines de personnes marchaient, visitaient et discutaient tranquillement sur le quai ou montaient dans les bateaux.

Harry et Draco se promenèrent un instant en essayant de se repérer. Ils finirent par trouver un loueur. Draco fit apparaitre rapidement des billets moldus qu'il avait copié d'un passant. Harry sourit :

- Comment as-tu fait ça ?

- Ah ! Ah ! J'ai plus d'un tour dans mon sac, chéri ! C'est mon père qui m'a montré comment fabriqué de l'argent moldu grâce à un sort tout simple. Je t'apprendrais peut-être un jour !

Ils passèrent devant le grand bateau dont la vieille dame faisait référence et Harry s'arrêta d'un coup.

- Draco ! C'est lui !

- Quoi ? Comment tu le sais ?

- Tu vois beaucoup de bateau remplis d'hommes en costume noir et armés jusqu'aux dents, toi ? C'est lui j'en suis sûr.

Le bateau était un beau Zodiac plus grand que la normale et à l'intérieur, il y avait bien trois hommes en costume qui semblaient le préparer. Harry s'approcha doucement et fit signe à l'un des trois. Celui-ci avança jusqu'à lui et il dit :

- Bonjour !

Comme il l'avait prévu celui-ci le répondit en anglais. Il y avait maintenant beaucoup de chance pour qu'il s'agisse du bateau du ministre.

- Mon fiancé et moi sommes de grand fan de bateau et nous n'avons pu nous empêchez de venir voir celui-ci de plus près. Il est vraiment magnifique ! Il vous appartient ?

L'homme les toisa tout d'abord. Il avait tilté sur le mot « fiancé ». Puis il se reprit et fit :

- Non, il ne m'appartient pas, c'est le bateau du ministre Gral. Nous devons le préparer.

- Ah ? Il part en vacance ?

- Oui, dans treize jours. Nous faisons le… je ne suis pas sur que je devrais vous dire tout cela !

- Oh, nous ne nous intéressons pas à ses agissements mais au bateau ! Détourna Draco. C'est donc le sien, il ne l'a pas loué ? J'aurais beaucoup voulu le louer moi aussi, n'est-ce pas amour ?

- Bien sûr ! Joua Harry en souriant.

L'homme haussa les épaules. Apparemment, c'était l'un de ses hommes qui avaient de larges épaules mais que très peu de cervelle. Alors Harry courba légèrement la tête et fit :

- Bon, allons-y, merci encore monsieur. Bonnes vacances !

- Vous de même, fit le garde en retournant s'occuper du bateau.

Alors qu'il s'éloignait Draco se pencha sur son fiancé et chuchota :

- Il a sûrement été trafiqué mais on ne sait pas par qui… Que faisons-nous alors ?

- On a deux solutions. Nous avons eu une sacrée chance d'arriver treize jours avant le départ. Soit nous attendons ici et surveillons de très près le bateau afin qu'il ne soit jamais saboter. Mais comme nous ne savons pas la cause de la disparition du ministre nous avons que très peu de chance de comprendre comment l'en empêchez.

- Oui c'est vrai… Et la deuxième solution ?

Harry s'arrêta pile poil devant la porte du loueur et la montra d'un geste.

- On continue notre plan et on l'attend là-bas !

- Durant treize jours ?

- Oui ! Ah moins que tu ne préfères que nous retournions au Tablier avancer de treize jours !

- Non, c'est bon cela ira bien… treize jours c'est bien, je pourrais profiter de toi durant ce court laps de temps…

Harry perdit son sourire et baissa la tête. Jusque là, ils avaient évité d'en parler mais ils savaient… Bientôt ce serait la fin… La fin pour eux… Aussitôt que le court du temps aura été changé…


Six jours après ils accostèrent sur les rives de la petite île. Ils auraient dû mettre beaucoup moins de temps que cela mais ils s'étaient perdu en chemin et avait mis un certain temps avant de comprendre comment naviguer avec un bateau. La prochaine fois, avait dit Harry, ils laisseraient l'homme leur expliquer !

En plus de cela comme l'île n'était à cette époque placée sur aucune île, la retrouver de mémoire fut beaucoup plus dur que le pensait Draco. Mais finalement, ils y arrivèrent et laissèrent au large le bateau, l'ancre déployée, et nagèrent jusqu'à la plage. C'est trempé qu'ils se trainèrent sur la plage avant de se laisser tomber sur le sable doré, brûlé par le soleil. L'un à côté de l'autre, ils soufflèrent comme des taureaux épuisés.

- Je n'aurais jamais cru… que nager… était si épuisant ! Fit Draco entre deux souffles.

Harry sourit. Puis il sentit une brusque secousse comme un tremblement de terre qui secouait le sable contre ses jambes et ses bras. Allongé sur le dos, il ouvrit les yeux et releva la tête. Là, il roula sur le ventre puis se releva à genoux. Il avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte.

- Draco… Regarde ça…

Le blond reprit les mêmes gestes que son amant et resta bloqué un instant.

- Qu'est-ce que… ?

Ils se relevèrent et commencèrent à avancer vers l'endroit qui petit à petit, changeait, se transformait. Ce qui les éblouissait ? La masse noire qui sortait, dans le très faible tremblement, du fond du sable.

- C'est… ?

- Une maison…

En effet, désormais on pouvait voir le toit en triangle et les fenêtres ni rondes, ni rectangulaires, ni carrées… La maison noire n'était pas vraiment accueillante. Elle fit même reculer Harry dans les bras de son homme. Il n'était pas particulièrement froussard mais cela ne l'enchantait guère d'entrer là dedans après toutes les histoires moldues qu'il connaissait.

Quand la maison eut terminée de se présenter devant eux, elle était gigantesque, un peu biscornue et poussiéreuse. Elle avait tout de la maison hantée que l'ont décrie aux enfants pour leur faire peur. Le brun regarda son amant, les sourcils froncés par la peur.

- Il n'a… jamais parlé de maison sur la plage, non ?

- C'est peut-être parce que nous sommes sorciers. Le ministre moldu n'a jamais pu l'activer…

- Mais des sorciers ont sûrement dû venir ici pour comprendre !

- A part s'ils ont condamné cet endroit, empêchant ainsi quiconque autre qu'eux d'atteindre les lieux.

- Ha… oui peut-être. Tu as toujours réponse à tout toi !

- C'est pour ça que tu m'aimes mon amour, fit le blond avec un clin d'œil.

Harry rit et hocha la tête, il l'embrassa tendrement.

- Hé ! Et bien voilà ! Tu l'as ta maison sur ta plage !

Le brun fit la moue.

- Je m'attendais à mieux !

Le blond ricana.

- Allons voir !

- Euh…

- Allez, mon amour ! Viens !

Il l'entraîna à sa suite et ils s'avancèrent doucement vers la maison. Harry serra fortement sa main. Draco leva la main vers le perron et la posa sur la rambarde de sécurité en bois du petit escalier. Soudain sa main brilla sans qu'il ne ressente rien du tout. Harry s'alarma et le tira vers lui ce qui le fit lâcher. Il prit sa main et écarquilla les yeux celle-ci brillait de doré.

- Harry, regarde !

Il montra là où il avait posé sa main. La partie touchée avait d'abord brillé puis soudain doré et enfin blanchi. Maintenant l'embout de la rambarde ressemblait à une magnifique spirale de bois blanc alors que tout le reste était encore moisi et écaillé.

Alors Draco s'avança un peu plus et retoucha l'endroit, il monta doucement sa main, chaque particule se dorait puis, comme un mauvais graffiti dessus, cela s'effaçait pour laisser place à une rambarde neuve et blanche. De son côté, Harry fit l'expérience avec un certain sourire magnifique sur le visage.

Ils se regardèrent et d'un commun accord montèrent sur la première marche. Celle-ci dora puis son bois moisi se transforma en bois d'un bleu flamboyant. Ils rirent et finirent de monter les trois autres marches. Une fois sur le palier celui-ci se colora d'un blanc similaire à la rambarde.

Draco toucha la porte, Harry les murs extérieur, et, au fur et à mesure, toute la façade d'un blanc magnifique aux vitres propres et non cassées. Des plantes se mirent alors à pousser dans les pots en terre cuite, de magnifiques lierres qui s'entortillèrent autour des poteaux qui soutenaient la (mot) comme des serpents vivants.

Des roses embellirent l'endroit et sur la porte du même bleu que les marches, une violette s'ouvrit et laissa exploser son odeur un peu partout. Harry rit et inspira profondément, les yeux fermés.

- C'est magnifique.

- Des papillons, s'émerveilla Draco en tendant la main vers les petits insectes multicolores qui virevoltaient autour de lui.

Harry en vit passer un tout près et celui-ci se posa sur son épaule. C'est alors qu'une petite tête sortie de ses ailes et le brun écarquilla les yeux.

- Ce ne sont pas de papillons. Ce sont…

- … des fées…

Il regarda Draco qui avait une de ces petites bêtes sur le doigt. Le petit homme sourit et puis soudain se pencha et fit une petite courbette. Il avait un corps d'homme certes, mais de grands yeux et une grande bouche seulement sur le visage. Pas de nez, pas de joue… De très longues oreilles qui retombaient jusqu'à ces omoplates. Ils étaient tout blanc, sans habits et asexués.

Leurs ailes étaient la seule chose qui les différencier. Les colories et les formes étaient différents pour tous. Elles se posèrent presque toutes sur les deux hommes, l'une dans les cheveux de Draco fit coucou de la main à ses compagnes. Harry éclata de rire quand certaines vinrent chatouiller son nez de curiosité.

- Elles sont tellement mignonnes ! Mais quel est donc cet endroit ?

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir !

Il se rapprocha et toqua la porte. Personne ne répondit alors ils hésitèrent. Mais soudain une fée qui s'était posé sur l'épaule d'Harry, vola jusqu'à la poignée et l'ouvrit avec difficulté. Ses amies se moquèrent d'elle, remplissant l'endroit de tous petits gloussements à peine audible pour les deux amants. La fée qui avait ouvert mit ses mains sur ses hanches et tira brusquement la langue. Elle sourit et poussa la porte. Elle fit signe à Harry et Draco de venir. Les deux se regardèrent.

- Tu…

- Au point où nous en sommes, répondit le brun. Je pense que ça va aller maintenant ! Surtout avec toi ! Et elles… Ajouta-t-il en caressant de l'index la tête d'une fée assise sur sa main.

Il eut presque l'impression que celle-ci avait ronronnée de plaisir. En tout cas, elle lui fit un immense sourire et s'éleva dans les airs. Elle prit son doigt dans ses deux mains et tira. Harry rit et prit celle de Draco dans sa main libre. La porte grande ouverte, tout d'abord ils firent face, comme auparavant, à un couloir lugubre noir, au mur moisi qui ne sentait pas vraiment bon et au plafond poussiéreux pleins de toiles d'araignée.

Mais plus ils avançaient et plus le couloir se transformait. D'abord doré, ils finissaient par découvrir un joli ton rose pale sur ses murs. Puis des fleurs vinrent se dessiner dessus. Les fées s'amusèrent tout autour d'eux avec. L'endroit lugubre s'illumina de plus en plus qu'ils avançaient. Puis vint un carrefour mais ils ne s'arrêtèrent pas car les fées les guidaient.

- Suivons-les ! Avaient dit Draco et le brun avait approuvé.

Ils semblaient comme s'enfoncer dans une espèce de grand labyrinthe et bientôt au loin d'un couloir ils aperçurent une lumière. La lumière du jour ! Harry accéléra le pas vraiment intrigué. Mais à l'ouverture il stoppa tout geste. Un soupir de bonheur glissa sur ses lèvres.

- C'est…

- Magnifique ! Finit Draco dans le même état.

Ils avaient atterri au beau milieu d'un immense parc qui mêlait la nature verte à l'eau cristalline. Il devait bien y avoir plus de cinq kilomètres de verdure, c'était à peine croyable. Harry sourit. Les petites fées s'envolèrent de sur eux pour aller jouer avec leurs amis et tous les animaux présents, passant du petit lapin qui courent à la sirène qui nage en hurlant des cris enfantins de bonheur. Elles sautaient par-dessus le niveau d'eau, remontaient les cascades et embêtait les loups qui buvaient tranquillement.

Par delà les arbres et les grands rochers, les oiseaux montés de petites fées sans ailes poussaient d'autres cris encore comme le roucoulement soyeux ou le sifflement raide. Tout cela arrivait dans les oreilles des amants comme un balai, une symphonie féerique. Ils souriaient bêtement sans même remarquer et balayer des yeux la beauté de l'endroit. Un serpent passa tout près d'eux. Il s'enroula sur le pied d'Harry et leva la tête.

- Bonjour ! Siffla-t-il.

- Oh, salut ! Répondit Harry en Fourchelang, la langue des Serpents.

Le serpent hocha la tête et partit en se déroulant. Draco serra sa main. Harry le regarda et sourit puis il tourna la tête et là il la vit ! Elle ! Ce qu'ils avaient pris tout d'abord pour la lumière ! Il n'y avait pas de lumière du jour, non, tout était fermé ici… Comme une grotte. Non, ce qui illuminait autant cet endroit c'était une… chose, aurait-il dit d'abord. Une bête… Ou une femme… Et puis cela lui vint en regardant les petites fées.

Elle leur ressemblait comme deux gouttes d'eau à peu de chose près. D'abord elle était gigantesque, peut-être même dépassait-elle la taille de la maison. Ensuite, elle avait deux boules au niveau du torse formant des seins sans tétons. Et enfin elle possédait une chevelure qui virevoltait dans le vent que provoquaient les chutes d'eau.

Ces pieds ne touchaient pas le sol et ses ailes battaient lentement provoquant d'autres rafales de vent. Soudain elle se tourna et sa tête s'allongea brusquement comme une girafe. La tête d'Harry se retrouva pile poil entre ses deux yeux. Elle ne faisait même pas la taille d'un seul. Ils étaient formés de deux cercles l'un dans l'autre puis d'une pupille claire. En vrai, l'immense fée était faîte entièrement de nuance de bleu, ses ailes, ses cheveux, ses yeux… C'est pourquoi elle brillait autant et illuminait toute la grotte. Elle sourit lentement.

- Bonjour, mes chers enfants !

Draco ouvrit tellement grand la bouche qu'il fut incapable de répondre.

- B-b-bonjour, bredouilla Harry.

La fée se releva sa tête toujours allongée puis elle rit. Ce gloussement fit trembler toute la grotte, les animaux se regroupèrent rapidement et s'assirent brusquement tout autour d'Harry et Draco. Le blond se tourna alors et écarquilla les yeux.

- Harry, le couloir a disparu.

Harry se retourna et chercha de ses yeux. Ils n'avaient pas bougé mais pourtant l'entrée avait disparu. La fée vit leur désarroi et sourit. Elle leva alors juste un ongle vers Draco et caressa sa joue d'un geste bienveillant.

- Ne vous inquiétez pas… Fit alors la voix douce et portée de la fée géante. Quand il sera temps, je vous rendrais…

- Comment ? S'exclama Draco.

- Là… mon enfant… Calme-toi… Asseyez-vous avec vos frères et vos sœurs…

Ils regardèrent les animaux, les fées et les autres êtres vivants. Harry s'assit directement et Draco le fit plus doucement. Les petites fées vinrent se caler contre eux certaines s'allongèrent même. Harry ne put s'empêcher de jouer avec elles, de sourire provoquant celui de Draco.

- Vous êtes plus beau que je ne l'imaginais…

Les deux relevèrent la tête vers Elle, surpris.

- Pardon ? Mais… Comment cela ?

- Madame, fit sérieusement Draco. Où sommes-nous et pourquoi pensez-vous nous connaitre ?

- Je ne pense pas vous connaitre, mon enfant. Cela fait longtemps… longtemps… très longtemps que je vous attends…

- Comment ça ?

La fée rit doucement.

- Harry et Draco Malfoy…

- Ha ha ! S'exclama Draco avec joie.

Il eut alors un brusque bruit qui fit sursauter Harry et Draco. Tous les êtres vivants, la fée géante comprise, se mirent à rire ! Draco sourit et le brun l'embrassa délicatement sur la bouche.

- Tu le sais mon amour que je t'appartiens tout entier ! Oui, je serais un Malfoy très bientôt, et toi tu seras un Potter. Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime.

- Ooh… Comme c'est beau… Fit la fée. Je m'appelle Marisa… Et je suis la source… Je voulais savoir à quoi vous ressemblez ! Et je ne suis vraiment pas déçue d'avoir attendue ! Vous êtes splendide… Et votre aura… C'est la plus belle que je n'ai jamais vu.

- De quelle source êtes-vous, fit Harry en rougissant.

- Je suis la source de la magie telle qu'elle existe. Je produis ma magie partout où je peux et cela m'amuse. Cependant, je ne vois jamais ce quelle advient sur les humains. Mes enfants ici présents que je créais sont les seuls que je peux voir. Mes bébés-là me rendent très heureuses… mais je voulais vraiment vous rencontrer… Surtout vous… Pour vous mettre au monde… Il a fallu que je puise beaucoup de magie et lorsque vous avez décidé de vous mélanger, c'était dix fois plus dur que les mélanges habituels !

- Pourquoi… Non, plutôt est-ce que vous nous protégez ?

- En quelque sorte !

- Mais alors pourquoi nous avez-vous laissé tomber, les sorciers… ils ont… pourquoi ?

- Harry… Elle ne sait sans doute pas, cela se passera dans le futur…

- Ah oui, c'est vrai…

- Connaissez-vous les diamants blancs, Dame Marisa…

- Oui je sais ce qu'il en est… Ces diamants sont ce qu'ils restent quand je produis ma magie. Des… déjections… dans le langage humain. Mes fées les rejettent…

- Sur la plage… soupira Harry.

La fée pencha la tête sur le côté et la pencha ensuite vers eux.

- Vous avez l'air… si triste… Que se passe-t-il ?

- Ces… « déjections » vont causez notre perte ! S'exclama Harry.

- Dame Marisa, les diamants blancs ont le pouvoir de réabsorbez la magie qu'elle a donnée… Un jour, un qui s'approche de plus en plus… Un moldu va venir ici et ramasser ces pierres pour nous détruire nous les sorciers.

Tous les animaux se mirent subitement à trembler sous la peur et la fée se releva brusquement. Son corps bougea comme s'il était pris dans un court jus. Ses cheveux virevoltaient plus fortement.

- Qui ose ? S'écria-t-elle fortement. Les enfants de ma sœur ! Comment ! Elle et moi avons pris soin de chaque être vivant ! Moi ceux magiques, elle ceux humains… Et ils osent ?

- Dame Marisa… fit Harry. Calmez-vous… Vous êtes bonne, et votre sœur ne l'est pas moins, mais l'être humain… Je veux dire… Au dehors… Ce n'est pas comme vous le pensez. Pas du tout. Nous cherchons… Chaque jour… C'est…

Harry était tellement triste qu'il n'osa plus dire un mot. Il ne pouvait plus. Les larmes étaient aux bords des paupières. Draco prit sa main et la serra. Marisa se pencha encore ses yeux brillaient comme si elle voulait pleurer. Elle avança alors sa main et posa l'ongle de son index sur son front.

- ferme les yeux et pense.

Harry obéit. Lentement, il ressassa tout ce qu'il avait en lui. Toutes ses années de vie. Et dans sa tête il sentit la douleur de la fée, son incompréhension et sa colère. Alors quand il eut fini de lui montrer sa blessure, il lui montra son pansement ses amis, son parrain, son directeur Albus Dumbledore… Draco… Le petit Gabriel… Et la fée se calma, il put même sentir son sourire quand elle tomba sur l'image des deux amants avec l'enfant dans leurs bras.

Elle retira son ongle et murmura :

- Oui… Le monde n'est pas comme nous le pensions… Mais nous ne pouvons rien faire, nous n'avons pas été créées pour cela… A moins que… Je peux faire quelque chose pour vous !

Elle s'éleva et ses ailes s'étendirent de part et d'autre de son corps. Les toutes petites fées vinrent la rejoindre, il y en avait plus d'un million. Elles volèrent autour d'elle pendant un instant.

- Allez-y… chuchota-t-elle.

Toutes les fées partirent brusquement vers le haut par un trou invisible jusqu'à lors. Elles s'enfuirent jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule. Puis il eut une qui revint puis une autre puis de dix en dix puis brusquement toutes ! Elles s'avancèrent jusqu'à un bassin peu profond. Un à un elles firent tomber des choses dedans avant de repartir.

- Harry… ce sont les diamants ! Elles ramassent les diamants, regarde !

Harry se leva et applaudit vivement. La fée se mit à sourire.

- Cela vous plaît-il ?

- Oui ! Il ne faut pas en laissez un seul…

Draco s'approcha du bassin mais la fée lui barra le chemin d'une unique main.

- NON ! Hurla-t-elle.

Harry attrapa son t-shirt par le dos et le tira dans ses bras.

- J'ai vu dans sa tête, chuchota la fée. La tête de mon enfant… Si les diamants vous ont aidés jusqu'à maintenant, c'est qu'ils étaient pleins de la magie des autres. Du moins, à nouveau plein… Ceux-là sont complètement vides ! Et ainsi rassemblées, ils vous videraient en un instant !

- Et vous Marisa !

- Oh nous ? Nous cela ne nous fait rien… J'ai même une idée pour ces diamants, plutôt que d'en créer d'autre ! Je vais les recycler ! Les réutiliser… Je suis sûr que c'est faisable !

Harry se retourna vers Draco.

- Sans ces diamants, nous changeons le court du temps n'est-ce pas ? Alors nous allons disparaitre !

Les yeux d'Harry se remplirent à nouveau d'eau et il pleura lentement. Draco le prit dans ses bras et sera aussi fort qu'il put le corps de son amant. Ces six jours qu'il avait passé à ses côtés dans le bateau furent doux et tendre. Ils ont beaucoup ri, ils se sont aimés… Mais là… Il ne s'y était pas du tout préparé… Pas tout de suite…

- Quand il sera temps… Je vous rendrais… Chuchota alors la fée. Merci pour tous mes enfants, merci pour m'avoir fait voir… dehors. Merci pour votre aura, votre amour… Vous êtes les sauveurs du monde…

Elle sourit avec joie. Les amants n'avaient rien entendu de ce qu'elle avait dit. Ils savaient que bientôt ils disparaitraient. Alors plus que d'un câlin, Harry attrapa ses deux joues et l'embrassa avec férocité. Sous ses larmes, il sourit.

- Ce n'est pas comme si nous mourrions, car quelque part, en ce temps il existe deux autres nous…

- Je t'aime, mon amour ! Chuchota Draco en l'embrassant. Et ce, dans notre époque ou dans une autre…

La fée sourit et pencha la tête vers eux. Elle fit alors la moue comme si elle voulait siffler et soudain souffla sur eux. Les larmes pleins les yeux, Harry se sentit disparaitre. En effet Draco et Harry avait les pieds et les jambes qui disparaissaient comme un million de petites étincelles blanches. Draco leva une main sur son visage et essuya ses larmes sur ses joues.

- Harry, on a tenu notre promesse. Maintenant… tout ira bien…

Le brun sourit sous ses larmes et hocha la tête. Et ils s'embrassèrent pour la dernière fois. C'est ainsi qu'ils disparurent laissant derrière eux des millions et des millions d'étoiles dont les fées s'amusèrent avec longtemps, longtemps après. Marisa applaudit doucement et un grand sourire aux lèvres.

- Allez mes enfants, c'est leur de la production, nous ne pouvons pas nous arrêter aussi longtemps, cela déséquilibrerait tout ! Cette fois-ci, vous m'apporterez les diamants blancs…

Alors qu'elle partait doucement vers le bassin de diamants il eut une brusque rafale de vent. Elle se tourna et écarquilla les yeux. Puis soudain elle fit la moue.

- Pratiquement un an sans les revoir… Quelle tristesse !

Mais elle sourit…


Harry regarda le feu qui brûlait devant lui. Ça y était… C'était fini… ils avaient gagné. Le feu s'arrêta au moment même où Harry claqua des doigts. Le corps de Voldemort avait été totalement détruit. Pas de tombeau pour cet être infâme. Il ne devait en rester rien !

Le brun ne pensait qu'à une chose… Alors que les mangemorts furent chassés et que les gens de l'Ordre et tous les sorciers qui les avaient aidés à protéger Poudlard scandaient son prénom et hurlaient de joie… il ne pensait qu'à une chose…

- On cherche quelqu'un, beau gosse ?

L'homme qui venait de se coller tout contre lui, passa doucement ses lèvres sur le cou d'Harry alors que celui-ci s'enivrait de son odeur… L'odeur de vanille dans ses cheveux de soie. Maintenant, il était totalement apaisé, il se détendit dans ses bras et expira bruyamment, fermant les yeux.

- C'est bon je l'ai trouvé, Don Juan !

Harry se retourna vers lui et sourit. Le blond comme le brun était couvert de sang, de sueur et totalement essoufflé.

- On a gagné, beau gosse.

- Je t'aime… murmura le brun.

Leurs mains étaient étroitement serrées alors que leurs visages se rapprochaient. Harry n'avait survécu tout ce temps, tous ses combats, juste pour ce moment. Pour qu'il puisse de nouveau goûter à sa bouche qui l'appelait comme un aimant le ferait avec son opposé. Mais soudainement, un grand « boom » retendit et une lumière blanche les aveugla pendant une dizaine de secondes.

Quand la lumière s'éclipsa, Harry et Draco se tenaient étroitement serrés l'un contre l'autre et s'embrassaient doucement. Ils ne se lâchèrent. Même pas quand d'autre bruit retendit et qu'au dessus de leur tête des feu d'artifices pétaient, à l'origine des bruits. Même pas quand Ron arriva en courant et Hermione juste derrière.

Cependant Ron, malgré le sang, la souillure et la crasse se jeta sur eux et les firent tomber. Hermione ne se priva pas non-plus pour s'étaler sur eux et les serrer fort contre elle.

- C'est fini ! Ça y est s'est fini ! On a gagné !

Harry ouvrit alors les yeux et regarda Draco qui le fixait comme jamais. Ils se sourirent soudainement et Harry rendit son étreinte à Ron. Quand ils purent se dégager le blond et le brun se reprirent dans leur bras mais beaucoup plus doucement. Harry posa sa tête sur son torse et son amant entoura sa taille de ses bras sales.

- Les amis, fit alors brusquement Harry. On a une bonne nouvelle à vous annoncer.

- Et tellement de chose à vous raconter.

- Ce que nous avons vécu est… C'est indescriptible.

Ron rit sans comprendre.

- Commencez par la bonne nouvelle !

- Je suis enceint ! Nous allons avoir un bébé !

- Harry ! Gabriel !

- Ah oui ! S'exclama le brun. Alors nous aurons deux bébés !

Le roux et la brunette se regardèrent sans comprendre. Alors Draco fit faire un demi-tour à tout le monde, passa un bras sur l'épaule à Harry, celui-ci en mit un sur sa taille, et puis les entraina vers le château.

- Venez, on va tout vous raconter.

- Tu… crois… que c'est un cadeau de la fée ?

Le blond réfléchit longuement.

- Mon amour… Cela te dirait de construire une maison là-bas ? Tu l'auras enfin ta plage. Ainsi nous demanderions nous même à la fée pourquoi nous sommes toujours en vie.

Harry sourit et soudain s'excita.

- Une maison sur une plage dorée !

- Ouais !

Les deux se sourirent devant Ron et Hermione qui faisaient de même, même s'il ne comprenait pas tous.

- Une maison ? Une fée ? Une plage ? Mais qu'est-ce qu'ils vous arrivent les gars !

Les deux fiancés rirent et s'embrassèrent encore. Bientôt, Marisa la fée n'aura plus à attendre bien longtemps. Sept mois pour elle s'était écoulés depuis leur rencontre. Et sous sa plage, dans sa maison, les diamants blancs qu'elles avaient réutilisés pour stocker la magie des défunts, au lieu de la laisser s'en aller comme elle le faisait auparavant, avait fait de sa grotte une luminescence dorée.

Bientôt, Harry et Draco viendrait à revenir habiter ces lieux…

Une plage… dans un cristal doré.


Fin


Merci a tous!

A bientot

DarkDeesse!