Coucou tout le monde :)
J'espère que vous avez passé un meilleur week-end que moi ! Moi j'ai dû batailler sévèrement avec non pas une, mais huit araignées ! C'était juste monstrueusement atroce pour l'arachnophobe que je suis^^
Bref, je laisse la place au chapitre^^
Bonne lecture :)
10. Terreur nocturne :
— Tu es prêt pour ta leçon Harry ?
Le Survivant, perdu dans ses pensées, sursauta en entendant Tom lui parler. Il sembla un peu indécis, puis se remémora de la technique du Patronus parlant que l'Auror lui avait proposé d'apprendre.
Pour être honnête, il n'avait pas du tout la tête à ça et aurait nettement préféré aller se coucher, mais un peu d'exercice lui changerait certainement les idées...
Le jeune garçon acquiesça donc et se leva de table, accompagné de Tom. Ron n'était plus là. Harry ne s'était même pas rendu compte qu'il avait quitté la table.
En regardant autour de lui, il vit que la Grande Salle était presque vide, il n'y avait plus non plus de chevelure blonde, presque blanche, à l'horizon.
oOo
Harry et Tom parcouraient les couloirs depuis dix bonnes minutes déjà. L'Auror semblait chercher quelque chose, mais en vain.
— Nom d'un Scroutt à pétard ! J'aurais pourtant juré qu'elle était là ! Harry eut tout juste le temps de piler avant de foncer dans Tom qui venait soudainement de s'arrêter sans prévenir, regardant, perplexe, tout autour de lui.
— Vous cherchez quoi au juste ?
— La Pièce Va-et-Vient pardi ! Je l'ai trouvée par hasard l'autre jour, elle sera parfaite pour l'entraînement.
— Ah... je comprends... Mais comme son nom l'indique, la salle porte bien son nom puisqu'elle va... et vient... Elle a pu être ici hier, et se retrouver à l'autre bout du château aujourd'hui.
— Oh... Tom se gratta la tête, renfrogné. Où est-ce qu'on va s'entraîner maintenant ?!
— Pour ça, ça ne manque pas d'endroits, sourit Harry. Il y a des vieilles salles de classe pas loin, ça irait ?
Tom réfléchit et sembla être d'accord.
oOo
Harry avait pris la tête et passait les couloirs avec aisance, sachant parfaitement où il allait. Après avoir parcouru un nouveau couloir, il s'arrêta devant une porte où l'on pouvait lire, en lettres de couleur passée « Salle de métamorphose ».
Elle avait été abandonnée après qu'un élève de troisième année se fut trompé de formule magique. Au lieu de transformer un peigne en harpe, il avait donné vie à tout le mobilier !
Minerva McGonagall avait été si impressionnée qu'elle n'avait pas voulu qu'un tel enchantement soit annulé. Cependant, après quelques heures de classe avec les pupitres et armoires qui se moquaient des élèves maladroits, elle avait décidé de changer de salle.
oOo
Harry espérait que le mobilier s'était calmé. Il ne souhaitait pas devoir chercher une autre salle à cette heure. Tom examina la pièce où tout semblait calme et inanimé.
— Potter, cette salle fera l'affaire ! Nous n'avons pas besoin d'un grand espace. Néanmoins, je vais écarter les tables et les chaises pour qu'on soit plus à l'aise.
Liant le geste à la parole, il repoussa contre les murs tous les pupitres d'un coup de baguette.
— Et qu'est-ce que tu crois faire comme ça gras du bide ?!
Tom se retourna vivement vers Harry, l'air choqué.
— Pardon ?! Qu'est-ce que tu m'as dit ?
— Ce... ce n'est pas moi, bredouilla Harry, c'est...
Il finit sa phase en indiquant l'une des tables derrière l'Auror. Tom le regarda, interdit, puis après quelques instants, il éclata de rire.
Harry ignorait si sa réaction était due au fait qu'il le prenne pour un fou, ou pour un petit farceur.
— Des meubles qui parlent ! Ça faisait bien longtemps que je n'en avais pas croisé.
Harry qui s'apprêtait à nier farouchement toute folie ou farce s'arrêta net en l'entendant rire, ne sachant plus quoi dire.
— Bon, commençons, sinon nous allons y passer la nuit !
Tom sortit sa baguette et la pointa vers la table parlante. D'un petit geste brusque, une fumée argentée sortit peu à peu de la baguette et finit par prendre la forme d'un sanglier.
La seconde d'après, la voix de Tom s'échappait par la bouche du Patronus, et insultait copieusement la table désagréable. S'ensuivit un concours de jurons entre les deux malpolis, qui fit rire Harry malgré lui.
— Tu vois ?! C'est aussi simple que ça !
Tom, qui avait fini sa démonstration, rangeait sa baguette tout en l'enjoignant à sortir la sienne.
— Allez, à toi ! Tu sais faire un Patronus n'est-ce pas ?
— Oui, j'y arrive plutôt bien maintenant, avoua Harry.
— Eh bien ce n'est pas plus compliqué, Harry. Une fois que tu as bien visualisé ton Patronus, concentre-toi juste sur ce que tu veux dire, et imagine que ça sort de sa gueule.
Harry fit un signe de tête montrant qu'il avait saisi, puis pointa sa baguette devant lui. Il ferma les yeux un instant, prit sa respiration, et une fois qu'il se sentit prêt, il s'écria : « Spero Patronum » !
Un cerf argenté jaillit immédiatement de sa baguette, illuminant tout sur son passage.
Harry dut plisser les yeux le temps de se faire à cette clarté, et il entendit un sifflement derrière lui.
— Eh bien ça ! Il est parfait Harry ! On m'avait dit que tu avais des prédispositions, mais alors là ! Il faut le voir pour le croire. La suite va être du gâteau alors, l'encouragea-t-il.
Harry était fier de lui, mais embarrassé par les compliments. Tom, dans sa gaieté habituelle, lui donnait l'impression d'en avoir fait des tonnes.
Il espérait juste ne pas le décevoir. Harry se concentra de nouveau sur le cerf qui faisait nonchalamment le tour de la salle et ferma les yeux en se remémorant les instructions de Tom.
Pour commencer, il ne savait pas quoi dire, il trouvait idiot de parler pour ne rien dire. Puis quand il visualisa les lèvres du cerf bouger comme on pouvait le voir dans certaines comédies moldues, il pouffa de rire.
En une seconde, la lumière quitta la pièce et il dut se réhabituer de nouveau à une salle plus sombre.
— Qu'est-ce qui le fait rire, le simple d'esprit ?
Harry retrouva immédiatement son calme lorsqu'il entendit l'armoire se moquer de lui, et Tom pouffa de rire à son tour.
Vexé, le Gryffondor ne répondit rien et invoqua de nouveau son Patronus, qui vint aussi rapidement que la fois précédente.
Arrivé au moment crucial, il se força à garder son calme, et inspira à fond. Il entendait sa voix sortir de la bouche du cerf, mais dans son esprit uniquement.
Il fronça davantage les sourcils et bloqua sa respiration, cherchant vraiment à faire le vide dans sa tête.
Seulement, après une minute de silence intense, il relâcha sons souffle d'un coup et fit disparaître son Patronus, frustré de ne pas avoir réussi.
Il espérait ne pas lire de la moquerie ou de la déception dans les yeux de Tom, et il fut rassuré lorsque celui-ci lui tapota gentiment l'épaule en l'incitant à continuer.
Harry secoua ses épaules pour les délasser, et reprit la même position que précédemment.
— Attention les gars ! Apprêtez-vous à voir quelque chose d'incroyable...ment plat ! se moqua une table, avec un rire suraigu, suivit par une partie du mobilier.
Harry jeta un regard noir à la table moqueuse, et il fit son possible pour la soustraire à ses pensées.
À force de concentration, il y parvint. Il était au même point, son Patronus était là, mais toujours aussi muet !
Harry savait qu'il était déjà difficile de réussir un Patronus corporel, mais lui, il y arrivait bien, et ce depuis des années déjà ! Il ne comprenait pas pourquoi la dernière barrière ne voulait pas céder. Après tout, Tom avait dit que c'était très simple.
Il se sentit honteux de ne pas réussir. La sueur commençait à perler à force de concentration, mais le Patronus restait obstinément silencieux.
— Visualise bien Harry. Pense juste bien à ce que tu veux dire.
C'était peut-être ça le problème, il ignorait ce qu'il souhaitait dire...
— Je vous l'avais dit, il n'est vraiment pas doué !
Les mâchoires de Harry se crispèrent, et il se cramponna à sa vision pour ne pas tout arrêter et pulvériser cette maudite table !
— Il devient pas tout bleu là ? demanda le porte-manteau.
— Un peu, si. Il devrait arrêter, manifestement, il n'y arrivera jamais, il est trop incapable ! railla la table.
— LA FERME !
Harry ouvrit grand les yeux ! Il chercha la confirmation de Tom, et quand il vit le grand sourire de celui-ci, il sut qu'il avait bel et bien réussi à faire parler son Patronus.
— Félicitations Harry, tu es vraiment incroyable ! le complimenta Tom, tout en lui tapant sur l'épaule. Recommence, tu verras, ça va venir tout seul maintenant !
Harry souriait, il était heureux d'avoir réussi, et d'avoir dit à la chaise ce qu'il pensait de ses remarques par la même occasion.
Confiant, il invoqua de nouveau son Patronus, mais après une minute, aucun son n'avait réussi à sortir, comme au début.
Harry sentit la frustration s'insinuer dans tout son corps !
Il passa une bonne heure à essayer de nouveau, mais son Patronus resta muet, au grand dam de Harry et de Tom.
— Allez gamin, il se fait tard. Il est peut-être temps d'arrêter et de faire une pause, tu ne crois pas ?
Harry resta silencieux, mais il approuva l'Auror. Il était épuisé ! Un mal de crâne commençait à poindre, menaçant de lui faire exploser la tête.
Il ramassa sa robe de sorcier qu'il avait abandonnée sur la chaise moqueuse afin d'étouffer ses remarques acides, et se promit de trouver une autre salle pour la prochaine fois.
Tom lui avait proposé de recommencer le lendemain, et il espérait qu'il aurait des résultats plus probants cette fois...
oOo
L'heure du couvre-feu était passée depuis longtemps. Les couloirs étaient vides et silencieux. Seuls les bruits de leurs pas, tantôt résonnants sur la pierre, tantôt étouffés par les tapis, les accompagnaient.
Harry restait taciturne, trop démoralisé et fourbu pour faire la conversation, et heureusement, Tom d'habitude causant en toutes circonstances semblait l'avoir compris.
— Hum... je dois me rendre aux toilettes, lança soudain Tom. Attends-moi ici d'accord ? Je n'en aurais pas pour longtemps.
Harry accepta avec un signe de tête et s'adossa au mur couvert de tapisserie, souhaitant malgré tout que l'Auror fasse vite.
Vu l'endroit où ils se trouvaient, les toilettes les plus proches étaient deux étages plus bas ou plus haut, et il espérait que Tom arriverait à mieux se retrouver dans le château qu'au début. Il n'avait pas envie de rechercher un Auror égaré partout dans le château à cette heure !
oOo
Plus les minutes passaient, plus Harry avait le pressentiment qu'il devrait finalement aller à la recherche de Tom… Son humeur maussade allait tourner sous peu à massacrante.
Pour passer le temps, il prit la décision de s'entraîner au Patronus, même s'il quelque temps auparavant, il avait souhaité ne plus jamais avoir à prononcer cette formule !
Comme les fois précédentes, il n'obtint rien, même pas un murmure.
Des bruits de pas se rapprochaient, Tom devait avoir fini, se réjouit Harry. Il se tourna pour aller à la rencontre de l'Auror, mais il fut projeté contre le mur par un Expelliarmus puissant.
Avec le choc, la baguette de Harry lui avait échappé des mains, et ses lunettes s'étaient cassées.
Il tâta le sol autour de lui, mais seuls des bouts de verre lui écorchèrent les doigts.
Devant réagir très vite, il se releva pour s'enfuir, mais un second sortilège, un Doloris cette fois-ci, le cloua sur place, le faisant hurler de douleur !
Il ne pouvait pas s'empêcher de crier ni de gesticuler, essayant d'échapper à cette douleur intense.
Son agresseur, dont il avait reconnu la voix, dut se rendre compte que le faire hurler dans un château résonnant et endormi n'était pas la meilleure solution pour rester discret, puisqu'il annula son sort, le remplaçant immédiatement par un Petrificus Totalus.
Harry sentit immédiatement son corps se raidir lorsqu'il tomba sur le dos. Malgré sa vue floue, il avait confirmation, son agresseur était bien Crabbe !
Ainsi donc, tout allait s'achever cette nuit, par une personne qu'il sous-estimait tellement que c'en était douloureux. Il repensa aux mots des jumeaux, rappelés par Hermione : « Ça marchera puisque c'est si incroyablement simplet... » En effet, ça allait marcher, et cette fois-ci, personne ne serait là pour l'aider.
— Alors Potter, c'est qui le minus maintenant, hein ?
Crabbe prenait plaisir à parler à l'oreille de Harry, avec ce sourire narquois qui lui donnait envie de le défigurer.
— Je vais te tuer Potter, moi, tuer le Grand Potty ! Tu te sens tellement supérieur à tout le monde que tu ne l'as pas vue venir celle-là, hein ?! Le Maître m'accueillera en héros ! Tous les autres me respecteront maintenant ! Alors dis bonne nuit, Potty !
Il prit appui sur la poitrine de Harry pour se relever, lui comprimant les ainsi poumons à un point tel que Harry pensa qu'il allait mourir asphyxié finalement, ou broyé...
Le Serpentard leva sa baguette, et prononça la formule fatale.
Harry ferma les yeux, son dernier souvenir du monde magique serait également son tout premier, une lueur verte, celle d'un Avada Kedavra…
J'ai juste une chose à dire : Mwahahahahaha ! XD
