Chapitre Deuxième: Partie 3.2
Pendant ce temps-là, dans la base clandestine du docteur Gudrun…
«-Ne me fais pas de blagues, gamine! s'exclama le Docteur Gudrun
-Il ne s'agit pas du tout d'une blague Docteur Einstein, répondit une fille qui la menaçait d'un couteau et d'une arme à feu»
Cette fille avait dix-sept ans, une silhouette assez fine, des yeux plissés, des sourcils dégagés et une petite bouche assez fine semblant sourire en permanence. Ses cheveux étaient mi longs, mi courts car derrière sa tête, ils s'arrêtaient à sa nuque mais à gauche et à droite, ils allaient jusqu'à ses épaules. Ils n'étaient pas vraiment assortis avec ses yeux noirs et sa bouche fine de la même couleur car ils étaient d'un rouge flamboyant. Pas roux, rouges. Et certaines mèches sur le front lui couvraient légèrement les yeux. Elle portait aussi des boucles d'oreilles rondes épaisses noires lui perçant les oreilles ainsi qu'un chapeau d'un rose peu clair orné d'une fleur blanche sur la droite. Fleur qui ressemblait à une petite pâquerette. Cette adolescente portait de simples baskets de sports blanches avec des semelles noires en guise de chaussures. Elle était vêtue d'un t-shirt d'une couleur marron assez proche du noir ainsi que d'un jean bleu mais elle portait une épaisse veste de jogging rouge où elle pouvait cacher ses armes dans ses poches.
Pour cette situation, elle avait sorti ses deux armes fétiches pour accomplir une mission que sa partenaire lui avait donnée. Cette dernière aurait bien voulu le faire elle-même mais elle était occupée en France. Et la jeune fille de dix-sept ans savait très bien de quoi il s'agissait.
«-Docteur Einstein, ça ne sert à rien de tenter d'appeler au secours, dit la jeune fille en voyant que la doctoresse folle tentait de décrocher son téléphone, Certes, je n'ai pas pu tuer votre armée à l'aide de balles car vous les rendez pratiquement immortels avec vos cœurs artificiels mais regardez cette lame. Elle est imbibée d'un poison de ma composition qui endort les gens pour plusieurs heures. Je ne peux guère définir de temps précis mais tous les essais que j'ai faits sur différentes personnes ont fait varier le temps de quelques heures à plusieurs jours.
-Je ne te crois pas gamine! Tu ne me fais pas peur!
-Hum! Docteur Einstein, si j'étais vous, j'éviterais de juger sur les apparences. Est-ce que le mot «Noir» vous dit quelque chose?
-Noir? L'une de mes soldates a dit ce mot quand je l'ai ranimée.
-Oh Docteur Einstein, vous êtes si ignorante!»
Avant que le «Docteur» n'ait pu faire un geste, la jeune fille de dix-sept ans lui enfonça sa lame empoisonnée dans la main.
«-Ah!
-Rassurez-vous Docteur, dit la jeune fille de dix-sept ans d'une voix mielleuse, Ça ne fera que vous endormir, vous le savez. Oh! Pour un certain temps je vous l'accorde mais seulement vous endormir. Certes, il arrêtera votre respiration et tout le monde vous croira morte mais ça ne sera que temporaire.
-Sale…gosse! dit faiblement le Docteur Gudrun en ayant toutefois la force de regarder l'empoisonneuse avant de tomber dans une sorte de coma profond»
(Introduction) Chapitre Troisième (en parallèle [ne commence pas réellement maintenant])
Quelques heures plus tard, toujours dans la base clandestine du Docteur Gudrun…
Quand Chloé arriva, le spectacle qu'elle vit lui glaça le sang. Tous ses camarades avaient été empoisonnés à la main à cause d'un poignard. Même en courant pour voir s'il y avait des survivants dans n'importe quelle salle, elle ne vit rien d'autre que des cadavres étendus sur le sol. C'était atroce! Et le Docteur Gudrun, où était-elle?
Chloé se dit qu'elle ne pouvait être que dans une seule salle, celle de surveillance. Pourvu qu'elle fût en vie.
Malheureusement, elle était dans le même état que son armée. Chloé était la seule survivante avec, certes, une main en moins mais toujours en vie.
Que pouvait-elle faire maintenant? Se cacher? Errer? Nom de dieu! Il ne fallait pas que le Docteur Gudrun meurt tout de suite! Elle avait encore besoin d'elle!
«-Comment puis-je me débrouiller? se lamenta Chloé, Je ne sais pas encore comment fonctionne ces cœurs. Seulement comment me réparer moi-même. Je n'ai pas le choix. Il faut que je comprenne les formules et les constructions du Docteur Gudrun moi-même. Après tout, elle m'en a parlé plusieurs fois. Mireille Bouquet, même si tu peux m'échapper plusieurs fois, sache que je ne m'arrêterai jamais!»
