Bonjour à toutes et à tous !

Désolée pour l'attente, mais Olympe et moi avions beaucoup de boulot !

Merci pour toutes vos reviews, voilà la suite de l'histoire !


Chapitre 10 : Vengeance !

Par Merlin, je suis trahie, trompée, humiliée, souillée dans mon amour propre, dans ma fierté. Cette sang de bourbe ose préférer cette vieille peau de McGonagall à moi ? Après l'intérêt que je lui ai porté, après la cours subtile et romantique que je lui ai faite, comment peut-elle me faire ça, à MOI ?

Je hais McGonagall, je hais Granger. Je les hais toutes les deux. Je me vengerai, je les écraserai, je réduirai leur couple pathétique à néant. Elles me supplieront d'arrêter de les tyranniser, et je ne leur montrerai que mon mépris. Reprendrai-je Granger ? Il faudra qu'elle se traîne à mes pieds et encore je ne suis pas sure de la vouloir après cette trahison. Mon Dieu, me voilà entrain de pleurer, mon maquillage coule. Mon cardigan rose est fichu. Elles me le paieront au centuple.

Quand le jeune Malefoy m'a appris qu'il avait vu Granger en compagnie de McGonagall dans le parc à la tombée de la nuit, je n'ai pas voulu le croire. Et je suis allée vérifier par moi-même. Je les ai suivi de loin, et j'ai cru tombée des nues quand elles se sont… léchées les amygdales ! Ce n'était pas un baiser, c'était écoeurant ! Mon cœur s'est brisé et je me suis mise à pleurer. Comment peut-on être aussi ingrat envers quelqu'un ?

Mince, Malefoy est sur le pas de ma porte. Je sèche d'un revers de la main mes larmes, et je me retrouve avec deux traces noirâtres sur la manche. Ca y est, je suis doublement énervée. En fait, non, je reprends mon sourire ! Le jeune préfet, membre de ma superbe brigade inquisitoriale, pousse devant lui d'un air dégoûté l'elfe de maison Dummy. Parle, sale créature ! Ma voix le fait trembler de peur, et c'est normal. Il faut dire que j'ai de la prestance…

Quoi ? Une réunion secrète ? De défense contre les forces du mal ? Mais c'est contraire au décret d'éducation numéro 24 ! Qui l'a organisé ? Potter, ça ne m'étonne pas de lui , et… Granger ? Ah, double trahison ! Je vais la coller en retenue jusqu'à la fin de ses jours, ça va pas traîner. Reprend-toi Dolorès, il te faut des preuves. Comment l'a-t-il appris ? Par une jeune serdaigle de cinquième année, et c'est confirmé par cette bête répugnante ? Je demande à Drago de regrouper toute la brigade et de tendre un piège aux élèves hors la loi. Qu'il m'amène dans le bureau de ce vieux fou de Dumbledore les deux gryffondor Granger et Potter, ainsi que la serdaigle. Minute… Dumbledore… Je suis sure que c'est lui qui est à l'origine de ce projet ! Il faut vite que j'appelle Cornélius ! Je jette la poudre de cheminette et informe sur le champ le ministre. Je n'ai jamais vu ce cher Fudge aussi furieux.

Vite, il faut que je me prépare. Je me rhabille correctement, me remaquille dans la glace et me dirige joyeusement vers le bureau du futur ex-directeur de Poudlard. Tiens ! Potter arrive, escorté de Malefoy. Je congédie après moult remerciements le fils de Lucius et embarque le binoclard… En chemin, je croise McGonagall. Je me retiens de l'étrangler et lui fais mon sourire le plus narquois. Elle me regarde avec mépris et continue son chemin deux pas devant moi. Apparemment, Dumbledore l'a convoqué en urgence. Tu ne feras plus ta fière longtemps, Minerva. Si j'ai ne serait-ce qu'un petit bout de preuve que tu as trempé dans cette rébellion, je te ferai plongé avec ton ami. Et tu pourras dire adieu à ta sang de bourbe.

On entre dans le bureau, et Dumbledore est assis, l'air tranquille. Il propose un bonbon à McGonagall, qui refuse sèchement. On a le ventre noué ? On est inquiète ? Il y a de quoi ! Tu as devant toi Dolorès Ombrage, redoutable inquisitrice ! Fudge est déjà là avec le jeune Weasley, le seul bon élément de cette famille de lapin, ainsi que trois aurors. Parfait.

Comment fait ce vieux fou pour ne pas être inquiet ? Il va perdre sa place et tout ce qu'il trouve à faire, c'est de discuter de friandises moldus avec McGonagall tout en lui proposant un siège confortable. Mais qu'il arrête de se moquer de moi ! Minerva déglutit discrètement, elle a l'air inquiète. Que sonne enfin l'heure de la vengeance !


Oh mon Dieu ! C'est la catastrophe ! Ombrage est sur nos traces, avec elle toute la brigade inquisitoriale. Juste avant de quitter la salle sur demande, je jette un coup d'œil inquiet au parchemin affiché. Qui a bien pu nous trahir ? Marietta ! Pitié, faite que je me trompe ! Harry va être terriblement déçu de savoir que la meilleure amie de Cho nous a vendus. Je file dans les couloirs, courrant à toute allure. J'ai besoin de me planquer, le temps que la situation se clame. Surtout, ne pas se faire attraper. Je m'arrête dans un couloir. Rien ne sert de courir, je suis une sorcière bon sang ! Je jette un sort de localisation. D'accord, ne pas aller tout droit, car il y a quatre serpentard. A gauche, non plus… reste à droite. Pour la tour gryffondor, c'est pas terrible, je vais être obligée de faire un sacré détour.

J'entends un cri de stupeur, puis des hurlements de joie. Je reconnais parfaitement les voix d'Harry et de Malefoy. Mince, il s'est fait attrapé. Dois-je retourner en arrière pour libérer mon meilleur ami ? Non, Malefoy ne doit pas être seul. Il faut que j'aille voir Minerva au plus vite. Elle seule va pouvoir agir en conséquence. Il faut que je me dépêche. Comment rejoindre cette fichue tour sans tomber sur ces crétins de serpentard ?

Un sort d'invisibilité ! Je ne suis pas très sure du mouvement de baguette, mais je dois réussir ce foutu sortilège ! Bon, un, deux, trois… Pas de temps de trouver un miroir, ça passe ou ça casse ! Je me remets à courir comme une folle. Des élèves au loin. Je reconnais Parkinson. Ils n'ont pas l'air de me remarquer. J'accélère encore le pas et me retrouve près de cinq minutes après devant les appartements de mon amante. Je donne le mot de passe et rentre. Les lumières sont éteintes. Mince, où peut-elle bien être ? Son bureau ! Pourquoi n'y ais-je pas penser plus tôt ?

Je sors rapidement et fais presque le chemin inverse. J'ai failli bousculer Goyle, mais je m'en fiche. J'ouvre à la volée la porte de la salle de métamorphose, personne. Son bureau personnel ? Elle n'y est pas non plus. Je commence à paniquer. Où est-elle ? Soudain, j'imagine le pire. Et si Ombrage s'en était pris à elle ?

Je chasse cette pensée aussitôt. Je peux être ridicule parfois. Ombrage n'a pas la puissance pour ne serait-ce déplacer une mèche de cheveux à Minerva. Je regagne ses appartements rapidement. Une fois en sécurité, j'ôte le sort d'invisibilité, et m'écroule de fatigue sur le canapé.

J'espère que tout se passera bien pour Harry. Il ne peut être renvoyé. Pitié ! Il ne le supporterait pas, et moi non plus. Tout est de ma faute… C'est moi qui l'ai poussé à monter ce groupe. AD, quel nom ridicule. Armée de Dumbledore… Par Merlin ! Ils risquent tous deux des ennuis, et par ma faute ! Je ne m'en remettrai jamais si c'était le cas…

Je sens les larmes coulées sur mes joues. Qu'ai-je fais ? Je les ai tous mis en danger ! J'aurai mieux fait d'accepter les avances d'Ombrage, on n'en serait pas là. Non, il faut que j'arrête de culpabiliser. C'est à cause de cette Marietta !

D'ailleurs, j'aimerai bien voir sa tête couverte de pustule à l'heure qu'il est. Et ceux-là, Ombrage ne pourra pas les faire disparaître. C'est un superbe maléfice que j'ai trouvé dans un livre de la bibliothèque personnel de mon amante. Si elle savait que je l'avais utilisé, elle ne serait pas très contente, et c'est peu dire…

La porte s'ouvre et je reste tétanisée. Minerva à l'air exténuée, défaite. Que s'est-il passé ? Je me précipite sur elle et la sers fort dans mes bras après l'avoir embrassée. Elle me regarde avec un demi sourire. Ses paroles me rassurent : « Ma chère, quelle belle vengeance ! »


Bon sang, que se passe-t-il ? Dumbledore m'a convoqué de toute urgence. Apparemment, l y aurait un grave problème. Je quitte mon bureau précipitamment. En chemin, je croise Ombrage avec Potter… C'est le bouquet ! Je me doute qu'elle est derrière les ennuis de ce soir. Attend un peu, Albus et moi allons te faire ravaler ton sourire narquois. Qu'a donc fait Potter ? Ombrage a-t-elle découverte la cape d'invisibilité ? La carte du maraudeur ? Je verrai bien !

Que font Fudge, Weasley, Kingsley, Shackelbot et Dawlish dans le bureau d'Albus ? Tiens, Edgecombe… Ne faisait-elle pas partie du groupe dont Hermione m'a parlé il y a quelques jours ? J'ai compris. Bon sang, il va falloir la jouer serrer, on risque très gros dans tout ça. Je connais déjà la réaction de Dumbledore. Pour éviter l'expulsion d'Harry, il va endosser la responsabilité.

Notre directeur me propose un bonbon. Je le reconnais bien là. Ne jamais montrer à l'ennemi ses sentiments, toujours afficher du mépris et de l'indifférence. J'échange un regard rapide avec lui. Nous avons perdu une bataille, ça va recommencer comme il y a trois ans. Il va partir pour un temps indéterminé, mais il reviendra. Je me prépare mentalement à ce qui va se passer. Connaissant Fudge, il va utiliser la force. Je glisse discrètement ma main dans ma poche. Ma baguette est là, prête à l'emploi. Je m'assis sur un fauteuil et attend.

Fudge commence son interrogatoire, et Harry tente de répondre du mieux qu'il peut. Albus s'occupe de contrer les attaques de Cornélius par des textes de loi. Je me retiens d'intervenir.

Le ministre est assez virulent, et Dumbledore explique par des gestes très discrets ce que le jeune Potter doit répliquer. Ce dernier a l'air choqué que miss Edgecombe les ait dénoncé, et je le comprends parfaitement. Je croyais les serdaigle plus intelligents que cela ! En tout cas, elle ne parle pas, et se cache le visage avec les mains. Pour quelles raisons ? Ombrage dégage le faciès de l'élève et je me retiens de rire. Je reconnais la marque d'Hermione, la seule capable de jeter aussi bien une malédiction. Il faudra que je pense à la féliciter. Et Ombrage admet ne pas avoir trouver de contre maléfice ? Ca ne m'étonne pas. J'ai une soudaine envie de rire…

Cette fois-ci, ça suffit, je me mêle avec froideur et sarcasme à la discussion. Je peux enfin me venger. Et ça fait un bien fou ! Par Merlin ! Cette mégère malmène notre élève ? Avant que j'ai le temps de réagir, Dumbledore bondit sur ses pieds et menace le crapaud de sa baguette. Cette dernière n'en mène pas large, et c'est normal.

Ca y est, le plan d'Albus démarre. Il endosse toutes les responsabilités. Fudge exulte et Potter s'offusque ! Mais tais-toi ! La situation s'envenime, les esprits s'échauffent. Cornélius veut utiliser la force, les aurors n'ont pas l'air très chaud. De toute façon, je vais l'aider. Je me lève et va pour saisir ma baguette, mais Albus me coupe dans mon élan. Oui, Poudlard a besoin de moi, je connais le refrain. Mince, il jette un sort ! Il aurait pu prévenir tout de même, je n'ai plus vingt ans. J'attrape par le col Potter et Edgecombe, et les jette au sol. J'ai encore une certaine poigne et de la force on dirait ? Je fais bien de continuer le sport avec Bibine… Bref, c'est une situation déplorable. Albus a mis Ko les trois aurors et le ministre, deux élèves sont par terre, et moi voilà à genoux au milieu de ce bardas… Albus, quand vous reviendrez, nous aurons une petite discussion…

Maintenant, il est parti, me laissant seule avec cette horrible harpie. Un gros basilic, un crapaud, à croire qu'il n'aime pas les reptiles pour me laisser avec eux. Enfin bon, Potter est couché, Edgecombe a rejoint l'infirmerie, et Ombrage me suit comme mon ombre. C'est désagréable. Je rejoins rapidement mes appartements et lui claque la porte au nez. Je souris, ma Hermione est là, et cette gorgone ne l'a pas vu.

Elle se jette à mon coup, me serre contre elle et m'embrasse passionnément. Je me sens déjà beaucoup mieux. Elle a l'air terrorisé, aussi je la félicite pour son superbe maléfice. Elle me sourit, et je l'emmène doucement vers la chambre. Albus, je vous promets que demain matin à la première heure, je prépare votre vengeance !


A bientôt, promis, et gros bisous !

Olympe et Link