Bonjour à tous! J'ai décidé d'écrire une histoire un peu différente de tout ce que j'ai vu jusqu'ici. Elle se concentrera surtout au début sur le passé mystérieux d'Harry et sa famille, mais par la suite comportera éventuellement du slash avec HP/LV. Je ne sais pas encore où cette fic va me conduire, aussi si vous avez des idées, libre à vous de me les faire connaître! Bonne lecture.

Résumé: Dans un monde où la prophétie n'a jamais existé, Lord Voldemort est devenu le Maître Absolu de la Grande-Bretagne magique. Au milieu de tout ça se trouve un jeune et très puissant sorcier au passé mystérieux et aux multiples talents. Son nom: Harry Parker. Éventuel slash HP/LV, Puissant!harry, Maltraité!harry

Avertissements: Maltraitance d'enfant, viol, slash, univers alternatif, langage grossier, violence.

Disclaimer: Je ne suis pas JK Rowling, et je ne possède pas Harry Potter. Rien de tout cela ne m'appartient mis à part l'histoire que j'écris à but non lucratif.

Un méga merci à bambou03, Lord Orpheus, Guest, geliah, Angelheart69, suzette91, shinseph, ReimaChan, Yukino, Sorciere6174, Takoisu, thekingofkiwi, Yuri-yaoi, lilith, berkano, Lucifel13angels, et Draya Felton pour LE MEILLEUR NOMBRE DE REVIEW PAR CHAPITRE DEPUIS LE DEBUT (17) ! Quel revirement mdr!

Quelques réponses:

bambou03: tu es beaucoup trop proche de la vérité à mon goût! rrrrr ;-D

Lord Orpheus: Merci de la conseiller à des amies, ca fait toujours plaisir de savoir que ça plait ^^ Et pour répondre à ta question, non je n'ai pas de chapitres d'avance je préfère poster au fur et à mesure pour prendre en compte les remarques négatives qu'il pourrait y avoir. En plus les reviews me motivent pour avancer alors que si j'écrivais à l'avance, je devrai le faire sans reviews :-p

berkano: je te renvoie à la note en dessous pour comprendre le truc de la marque des ténèbres :-D

Lucifel13angels: je poste mes chapitres tous les jours pour l'instant jusqu'à mardi parce que je reprends mercredi les cours. Après, je vais essayer d'en poster au moins un par semaine! J'espère que le rythme rapide ne te déstabilise pas trop lol

Draya Felton: je te renvoie à la note ci dessous pour la marque noire et argent, c'est un petit rappel. ^^

ATTENTION NOTE TRES IMPORTANTE LISEZ POUR COMPRENDRE: Je rappelle à tout le monde que comme c'est mentionné au prologue, les adeptes du Seigneur des Ténèbres sont divisés en deux groupes: les Miliciens, qui ont une Marque des Ténèbres noire et banale, et les Mangemorts, les plus proches et intimes partisans du Lord, possédant une Marque noire au serpent argenté (ex: Rogue au chapitre précédent)


Chapitre 9

Harry passa ses premières semaines de vacances dans un étrange état apathique. Il mangeait, dormait, se lavait et se déplaçait, comme tout être humain ordinaire, mais son esprit n'était pas vraiment là. Chaque jour depuis qu'il avait découvert que sa mère était une Mangemort, il se posait les mêmes questions, encore et encore.

Tout d'abord, pourquoi le cacher ? Il était évident pour Harry qu'elle avait porté un Glamour puisqu'il n'avait jamais vu sa Marque lorsque son père la battait et qu'il devait la soigner, ou lorsqu'elle se baladait en t-shirt à manches courtes. Ensuite, depuis combien de temps avait-elle rejoint Lord Voldemort ? Cela devait faire un long moment puisqu'elle avait une Marque noire et argentée, signe qu'elle faisait ou avait fait partie du cercle des intimes du Seigneur des Ténèbres.

Severus, qui avait été tout aussi ébahi que lui, n'avait pas reconnu sa mère. Pourtant, il lui avait assuré qu'il connaissait le nom de chacun des autres Mangemorts du Seigneur, mais le visage de sa mère ne lui disait absolument rien si ce n'est celle qui dirigeait le groupe de recherche de Voldemort. Harry avait au départ suggéré qu'elle était sous Polynectar, ou qu'elle portait un puissant Glamour mais son mentor avait rejeté les deux hypothèses.

Ils avaient en effet pris un long moment pour la soigner et jamais elle n'avait changé d'apparence. Quant aux Glamours, Severus affirmait que ses sorts étaient censés tous les révéler, même les plus puissants. Cela les avait fait retourner à la case départ.

Si sa mère était dans sa forme réelle, cela ne faisait aucun sens que Severus ne la reconnaisse pas et Harry avait bien plus confiance en son Professeur qu'en sa mère à propos de qui il découvrait quotidiennement de nouveaux secrets. Etait-il possible que le Seigneur des Ténèbres ait marqué chacun des membres de son équipe de recherche ?

Cela aurait été en soi une hypothèse fort probable si sa mère s'était révélée être une Milicienne. Mais elle était Mangemort ! Cela suggérait une certaine relation de confiance entre Lord Voldemort et elle. Or, Severus lui avait parlé tout au long de l'année des punitions douloureuses que le Seigneur infligeait à ses parents pour leur incompétence. S'il était si mécontent des performances de sa mère, pourquoi ne la rétrogradait-il pas au rang de Milicienne ? C'était un véritable casse-tête.

Il y avait une autre hypothèse qui titillait son esprit depuis quelques jours. Etait-il possible que le Seigneur des Ténèbres lui-même ignore le statut de sa mère ? Qu'il l'ait marquée il y a longtemps de cela, à un moment où elle lui était fidèle puis que sa mère se soit enfuie en changeant de nom ? Mais dans ce cas-là, pourquoi ne l'avait-il pas reconnue de vue ? Et pourquoi, au nom de Merlin, sa mère aurait-elle pris le risque d'entrer dans le groupe de recherche de son ancien maître alors qu'elle savait doubler ainsi ses chances de se faire reconnaître ?

Harry n'y comprenait absolument rien, mais plongeait petit à petit dans une grave paranoïa. Il imaginait parfois que le Seigneur des Ténèbres avait justement envoyé sa mère, l'une de ses plus proches agentes, en mission de longue durée auprès de son père afin d'espionner l'avancée de ses recherches. Pour sa mère, il n'aurait alors été qu'un malheureux accident de parcours survenu à cause d'un accident de travail. Harry en avait la nausée.

Bien sûr, il savait qu'il exagérait parfois ses suppositions, mais il n'était plus sûr de rien. Lorsqu'il avait appris la nouvelle, il avait tellement explosé que sa magie avait dévasté la salle de classe où Severus, lui et sa mère se trouvaient alors. Elle était toujours en réparation, selon les quelques lettres que lui avait envoyé Severus au cours de l'été, sous prétexte de lui rappeler de se concentrer sur son Occlumancie.

Harry soupçonnait plutôt que le Maître des Potions était inquiet qu'il ne fasse une grosse bêtise, comme demander la vérité à sa mère –et risquer qu'elle ne lui efface la mémoire ou quelque chose d'aussi handicapant-, ou aller directement au Seigneur pour exiger une explication. Le jeune sorcier avait été réellement touché par l'inquiétude de son mentor et s'était empressé de le rassurer : il resterait chez lui à ne rien faire durant la totalité de l'été.

Même si ses parents étaient aussi peu présents que l'été précédent, Harry ne pouvait guère se permettre de refaire une petite escapade dans le monde moldu. La situation avec les Surhumains s'était tellement détériorée que le monde moldu était le dernier endroit où il fallait se trouver en ce moment. Les nés-moldus attaquaient au moins un endroit tous les jours, si ce n'est plusieurs en même temps. De plus, ils ne se concentraient jamais sur le même secteur et préféraient frapper à divers endroits en Grande-Bretagne.

Selon la Gazette du Sorcier, à laquelle ses parents étaient abonnés, les gens étaient à la limite de braquer tous les supermarchés pour faire des provisions et s'enfuir vers la France. La Grande-Bretagne était dans un tel état catastrophique que les Etats-Unis envisageaient de plus en plus sérieusement d'envoyer des troupes pour prêter main forte à l'armée anglaise.

Et le Seigneur des Ténèbres n'agissait toujours pas. Oh bien sûr, il faisait croire à la population qu'il faisait tout son possible pour améliorer les choses, mais la vérité était tout autre : il pourrait envoyer ses Miliciens capturer quelques Surhumains pour les interroger, mais non. Il restait assis à ne rien faire alors que les terroristes prenaient de plus en plus de pouvoir en Grande-Bretagne moldue, et se rapprochaient donc inévitablement d'apprendre l'existence du monde magique.

Harry savait qu'il n'était pas le seul à penser que Lord Voldemort n'agissait pas assez à son goût. Un certain nombre de sorciers et sorcières indignés envisageaient de plus en plus de prendre les armes par eux-mêmes et d'aller se battre contre les Sang-de-Bourbes assoiffés de sang. Quoiqu'un peu refroidis par la menace de leur Seigneur –quiconque pris à combattre les Surhumains serait immédiatement envoyé à Azkaban pour deux ans de prison ferme-, ils n'en restaient pas moins ancrés sur leurs positions.

Le jeune sorcier était donc obligé de rester toute la journée chez lui à ne rien faire –puisqu'il l'avait promis à son mentor. Il aurait pu lire ses manuels scolaires, mais ils étaient tellement peu intéressants qu'il s'était déjà endormi à plusieurs reprises alors qu'il n'était qu'en milieu d'après-midi. En outre, il n'était pas assez serein et concentré pour travailler ses boucliers d'Occlumancie. Il avait beaucoup trop de choses dans la tête.

Sa seule consolation était que si son père décidait un jour de venir se défouler contre lui ou contre sa mère, il aurait une mauvaise surprise. Le jeune garçon avait en effet mis en marche son bouclier après avoir volé quelques cheveux sur la tête de son paternel, et avait décidé de protéger également sa mère. Même si la femme ne lui avait jamais rendu la pareille, il ne pouvait décemment pas la laisser être maltraitée alors qu'il avait le pouvoir de l'empêcher.

Il semblait qu'il s'était fait beaucoup de mauvais sang pour rien. Son père –qui s'était malheureusement remis de sa séance de torture par le Seigneur des Ténèbres- n'était pas rentré à la maison depuis le début du mois de juillet, alors que sa mère se contentait de passer en coups de vents chercher quelques vêtements et repartait aussitôt ses habits en main. Harry se trouvait donc totalement seul depuis le début de ses vacances.

Il correspondait beaucoup avec Draco, qui était ravi de constater qu'il était redevenu lui-même. Harry lui avait fait promettre de le taper s'il recommençait à être terrorisé par l'abandon au point de tenter d'effacer sa véritable personnalité pour plaire. Le blond avait eu l'air heureux d'accepter sa proposition, quoique le jeune homme se demandait si ce n'était pas seulement pour avoir une occasion de le frapper légitimement.

En conclusion, l'été du jeune sorcier s'avérait être tout aussi solitaire que le précédent. Il errait en permanence dans les pièces de sa maison, fouillant les placards, déplaçant les habits et ouvrant les tiroirs fermés à clé avec l'espoir d'en découvrir plus sur le passé décidément bien trop mystérieux de sa mère.

Jusqu'ici, il n'avait rien trouvé de bien concluant. Il avait seulement découvert que son père était encore plus retors qu'il ne l'avait pensé au départ. Au fond du tiroir de son bureau, il avait découvert un dossier portant le nom de White, et lorsqu'il l'avait ouvert, de nombreuses photos de sa mère en train de pratiquer différentes activités étaient tombées par terre. On la voyait en train de faire des courses, de se promener au bord d'une petite clairière, de discuter avec quelques amies en pleine ville devant la supérette.

Il semblait que son père avait engagé un détective privé durant quelques semaines pour surveiller sa mère. C'était pathétique, et Harry ne put s'empêcher de grimacer avec mépris en pensant à la folie de cet homme lui servant de géniteur.

Lorsqu'il eut fini d'inspecter la maison de fond en comble, le jeune garçon commença à s'ennuyer sérieusement. Il décida alors de faire quelques potions pour se détendre et installa son chaudron sur la table de la cuisine. Préparant minutieusement chaque ingrédient, il décida de tenter une potion extrêmement difficile : le Polynectar.

Il n'avait encore jamais essayé d'en préparer, n'en voyant pas vraiment l'intérêt. Il fallait également lui accorder le fait qu'il manquait sérieusement de temps libre ces derniers temps pour se consacrer à ses recherches en potions. Celles de charmes lui prenaient déjà beaucoup d'heures dans son emploi du temps surchargé, et ses cours d'Occlumancie occupaient toutes ses soirées jusqu'à pas d'heure le soir.

Alors autant profiter des vacances pour faire quelque chose qu'il aimait mais n'avait pas encore eu le temps de réaliser, n'est-ce-pas ?

Le bon côté des choses était qu'il fallait un mois pour terminer un chaudron de Polynectar et qu'il aurait tout le temps nécessaire pour s'y consacrer jusqu'à mi-août. Il doutait sérieusement que ses parents ne reviennent à la maison avant ce délai, aussi était-ce le moment idéal pour sa petite expérience.

Son objectif en tête, le jeune sorcier tenta de faire abstraction de tout le reste, sachant que ses pensées ne feraient que le déconcentrer.

Les jours passèrent toujours à la même rengaine. Il se levait, déjeunait en lisant les nouvelles atrocités publiées dans la Gazette du Sorcier, croisait parfois sa mère qui le saluait brièvement, puis il se mettait au travail sur sa potion. Lorsqu'il avait fini de s'en occuper, il tentait de nouvelles choses, notant furieusement toutes ses idées sur son nouveau journal que Draco lui avait payé l'été précédent. Il l'avait d'ailleurs appelé « L'inflexible », mettant en avant sa personnalité têtue et campée sur ses positions.

Parfois, il explorait encore la maison, découvrant des cachettes secrètes dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence. Malgré toutes ses occupations, l'été d'Harry ne pouvait être qualifié de « trépidant ». Il n'avait pas grand-chose à faire pour s'occuper mis à part cela, et il devait s'en contenter puisqu'il ne pouvait risquer de mettre un nez en-dehors du village.

Il se promenait parfois dans les ruelles de Wexcombe, croisant d'autres jeunes sorciers, de sang-mêlé ou de sang-pur. Il avait revu le fils du Professeur Amycus Carrow, un garçon qu'il avait eu la malchance de rencontrer une fois auparavant alors qu'il devait avoir une dizaine d'années et se préparait pour Poudlard. Le garçon, un certain Icare, vivait avec sa mère dans une maison reculée du village et avait quitté l'école l'année précédente.

Harry n'avait jamais vraiment fait attention à lui à Poudlard car les relations entre le père et le fils étaient plutôt froides. Ils ne se parlaient jamais beaucoup à l'école, aussi les autres élèves n'avaient-ils pas vraiment fait attention à leur lien de parenté. Icare semblait s'être un peu assagi avec l'adolescence mais n'avait pas pour autant cessé de regarder les gens de haut. La preuve étant que lorsqu'il le croisa dans le parc de la ville, le jeune homme l'avait toisé avec un mépris à peine caché.

Le jour de son anniversaire avançait à grands pas, sans qu'Harry n'y fasse vraiment attention. Pour lui, fêter le jour de sa naissance n'était pas réellement un évènement important, aussi fut-il extrêmement surpris lorsqu'un matin, la sonnerie retentit dans la maison. Il baissa le feu sous son chaudron et alla ouvrir la porte, les sens en alerte.

Il crut qu'il était attaqué lorsque quelqu'un lui sauta dessus et se débattit en conséquence comme un petit diable. Ce ne fut qu'en entendant la voix railleuse de son meilleur ami lui souhaiter un joyeux anniversaire qu'il comprit ce qu'il se passait.

«Draco ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? », demanda-t-il d'un air ahuri.

« C'est une histoire incroyable ! », lui assura le blond en entrant sans même attendre son invitation. « J'ai dit à mon père que j'allais me promener un peu et faire un pique-nique dans la forêt et je me suis précipité chez un vieux sorcier plein aux as avec qui je me suis lié d'amitié. Il a accepté de me faire transplaner ici si je promettais de rejoindre notre point de rendez-vous avant 17 h. N'est-ce-pas absolument génial ? », débita-t-il à toute vitesse, le sourire flamboyant.

Avant qu'Harry ait pu répondre, son ami se mit à visiter sa maison comme s'il était le maître des lieux.

« Eh bien, tes parents sont pas trop pauvres, à ce que je vois », remarqua-t-il d'un ton ironique.

« Je n'ai jamais dit le contraire », rétorqua Harry en levant les yeux au ciel.

« Cela ne vaut pas le Manoir Malfoy, bien sûr, mais je dois avouer que c'est supportable », déclara-t-il d'un ton hautain.

Harry dut se retenir de rire et suivit le jeune garçon alors qu'il pénétrait dans la pièce où son chaudron reposait. Il lui lança un petit coup d'œil avant de lui faire un sourire espiègle.

« Tu fais la cuisine, toi, maintenant ? »

Harry lui frappa gentiment le bras alors qu'il vérifiait que tout était en ordre dans sa potion. Elle survivrait probablement à une journée sans lui, décida-t-il en se tournant de nouveau faire son meilleur ami.

« J'espère que tu n'as pas oublié mon cadeau ? », demanda-t-il, l'air narquois.

« Bien sûr que non », répliqua Draco sans se laisser déconcerter. « Je suis le cadeau. »

« Oh par Merlin », fit semblant de se plaindre Harry. « Ca doit être le pire cadeau que tu m'es jamais offert. Tu te surpasses d'année en année à ce que je vois. »

S'engagea ensuite entre eux un combat amical qui mit la cuisine sens dessus dessous. Ils continuèrent leurs jeux enfantins en se poursuivant mutuellement dans les couloirs de la maison, se taquinant et se cherchant dans la joie et la bonne humeur. Harry devait avouer que l'arrivée du blond mettait un peu de gaieté dans sa maison solitaire et parler un peu en personne à un autre être humain lui faisait un bien fou.

Ils revinrent tous deux à la cuisine, lorsqu'à bout de souffle, ils se rendirent compte que leurs ventres commençaient à gargouiller irrévocablement. Le blond insista durant de longues minutes pour faire un gâteau d'anniversaire sans magie, alors qu'Harry s'obstinait à refuser, y trouvant peu d'intérêt. Cependant, on ne disait pas non à un Malfoy. Après avoir argué qu' « il n'y avait pas de vrai anniversaire sans gâteau d'anniversaire », il remonta ses manches et commença à rassembler les aliments nécessaires.

Harry soupira, et, voyant la catastrophe arriver –un héritier de sang-pur faire de la cuisine moldue, sérieusement ?- s'avança à son tour en attrapant un fouet et un saladier d'une main habile.

Draco lui envoya un regard triomphant alors qu'Harry le fusillait du regard.

Intérieurement, cependant, le jeune garçon avait l'impression qu'il n'avait jamais été aussi heureux. C'était le premier anniversaire durant lequel quelqu'un s'était donné la peine de lui préparer un gâteau, et c'était un souhait d'enfant qui ne l'avait jamais réellement quitté. Harry se sentait enfin paisible pour la première fois depuis le début des vacances alors qu'il cassait des œufs avec son ami en chantant à tue-tête un tube des Bizzar'Sisters.

Le gâteau que les deux compagnons obtinrent fut tellement douteux qu'ils décidèrent de tirer à la courte paille celui qui devrait y goûter en premier. La chance semblait être avec Harry ce jour-là puisque ce fut son ami blond qui eut l'immense plaisir de tirer la mauvaise paille. Lorsqu'il porta la fourchette à sa bouche et commença à mâcher, son visage devint de plus en plus vert, contrastant avec le jaune éclatant de ses cheveux, mais il réussit finalement à avaler. Harry se posta à côté de lui, souriant.

« Alors, c'est comment ? »

En réponse, le blond se leva précipitamment de sa chaise et courut en direction de la salle de bain où il vida la totalité de son estomac dans la cuvette des toilettes. Harry le suivit paisiblement d'un pas tranquille.

« Je vois. », déclara-t-il d'une voix neutre.

Le blond se retourna vers lui, des haut-le-cœur le prenant encore de temps en temps.

« C'est la pire chose que j'ai jamais mangée de toute ma vie ! », s'écria-t-il avec dégoût.

« Tu sais Draco, tu ne peux pas vraiment comparer notre gâteau avec la nourriture que tu as au Manoir Malfoy ou à Poudlard. »

« Non, tu ne comprends pas. Le gâteau avait l'air…Il semblait…salé ! »

Harry se figea, stupéfait, avant d'éclater de rire. Il se plia en deux et faillit même tomber par terre tellement son fou rire était puissant. Draco le regardait faire, les bras croisés.

« J-j'avais ou-oublié de rache-racheter du su-sucre ! », haleta le jeune sorcier en tapant du poing sur le sol.

« Quoi ? Tu veux dire qu'on n'a pas fait un gâteau au sucre mais… »

« Mais un gâteau au sel ! Oui exactement ! », le coupa Harry d'un air joyeux avant de reprendre son fou rire là où il l'avait laissé.

Son meilleur ami le fixa d'un regard noir alors que les deux adolescents rejoignaient de nouveau la cuisine pour se faire des sandwichs, l'estomac criant désormais famine. Ils avalèrent leur déjeuner rapidement avant de monter au grenier. Draco avait demandé à voir des photos du brun lorsqu'il était enfant, et Harry s'était trouvé dans l'obligation de céder face à son regard suppliant.

Le jeune sorcier chercha un moment le bon carton, bougeant certaines choses de place et dérangeant encore plus la pièce qui semblait ne pas voir été nettoyée depuis dix ans. Finalement, il trouva un carton portant l'inscription « Années 1980-1990 ». Soulagé de l'avoir enfin sous la main, il s'apprêta à s'en emparer lorsqu'il aperçut une petite boîte abandonnée un peu plus loin et décorée avec le plus grand soin. Sur le devant était juste précisé « Bébé 1974 ». Extrêmement curieux, Harry regretta de ne pas pouvoir l'ouvrir sans attirer l'attention de son ami qui se trouvait juste derrière lui. On ne savait jamais ce qu'il pouvait y être caché, et il ne tenait pas à impliquer Draco encore plus qu'il ne l'était déjà dans tous ses problèmes.

A regret, il détourna donc le regard en se promettant de revenir plus tard ce soir-là et prit le carton de photos dans ses mains. Les deux amis revinrent dans le salon et s'assirent sur le canapé moelleux après avoir enlevé leurs chaussures. Ils passèrent les deux heures qui suivirent à regarder bébé Harry faire ses premiers pas, ou sur le pot, ses yeux argent brillant de curiosité.

Avec nostalgie, Harry remarqua qu'il ne semblait pas encore avoir été battu. C'était à l'époque où sa famille était encore heureuse, juste une famille comme toutes les autres. Sitôt que cette pensée lui vint à l'esprit, le jeune homme secoua la tête. Jamais sa famille n'avait été ordinaire. Ils s'étaient toujours cachés des secrets les uns aux autres et n'avaient jamais été honnêtes. Cette illusion de famille heureuse n'était que cela, une illusion.

Son ami le charria durant un long moment lorsqu'il le vit tout nu, rigolant comme un bossu face à l'objectif et bougeant ses jambes dans tous les sens alors que sa mère tentait de changer sa couche avec bien des difficultés. Harry lui-même esquissa un sourire, amusé.

L'après-midi passa très vite et bientôt le blond dut repartir s'il ne voulait pas manquer son vieux voisin au point de rendez-vous. Cependant, avant de le quitter, Draco lui tendit un cadeau joliment emballé en lui faisant un petit clin d'œil.

« Tu ne pensais pas réellement que j'étais sérieux quand je disais que je ne t'offrirai rien d'autre que ma présence, n'est-ce-pas ? »

Lentement, le jeune sorcier déchira le papier, dévoilant un petit journal de couleur noire tout simple. Harry se demanda pourquoi son ami lui offrait encore un journal, puisque c'était déjà son cadeau l'année précédente, mais Draco dût voir sa confusion car il lui apporta quelques précisions.

« C'est un journal spécial », lui dit-il. « Tu verras quand tu écriras dedans pour la première fois. N'attends pas trop longtemps quand même, même si tu n'as pas terminé le précédent, ok ? », lui conseilla-t-il avec un clin d'œil.

« Ok. Merci beaucoup Draco. »

« De rien, mon pote. N'oublie pas de répondre à mes lettres, hein ? », lui demanda-t-il en le serrant dans ses bras.

Harry acquiesça et dit au revoir à son meilleur ami alors qu'il s'éloignait en direction de la limite du village. Il referma alors la porte et alla placer son nouveau journal dans sa malle avant de se précipiter au grenier, impatient de retrouver la mystérieuse petite boîte qui l'avait tant intrigué quelques temps auparavant. Lorsqu'il l'aperçut, il se précipita sur elle et prit son temps pour l'inspecter, presque persuadé qu'elle contenait un trésor mystérieux et inestimable.

Il découvrit qu'elle avait été très finement protégée. Une série de sorts compliqués y avait été tissés et il lui était impossible de l'ouvrir sans savoir exactement lesquels. Il l'emporta donc au rez-de-chaussée et s'installa à la table de la cuisine pour réfléchir. Malheureusement, il lui semblait de plus en plus évident au fil des heures qu'il ne réussirait pas à percer ses secrets en un seul jour, aussi soupira-t-il de déception et alla-t-il préparer son souper.

Il revint ensuite vérifier son Polynectar et s'assura que tout était en ordre avant d'aller se laver et se mettre en pyjama. Il peina énormément à s'endormir, la tête remplie de questions et bouillonnant d'impatience.

Les semaines suivant son anniversaire défilèrent à grande vitesse pour Harry. Alors qu'au début de l'été, il s'ennuyait et ne savait pas quoi faire, son emploi du temps était désormais tellement surchargé qu'il n'avait plus une minute pour se reposer entre deux tâches.

Le Polynectar était en fin de préparation et Harry était désormais terrorisé à l'idée de faire une erreur qui pourrait gâcher tout le travail qu'il avait fourni jusqu'ici. Il travaillait donc très méticuleusement, insensible au monde extérieur et au soleil éclatant dont les rayons venaient parfois lui chatouiller la peau au-travers des grandes fenêtres de la cuisine.

Lorsque sa potion devait mijoter pendant un long moment, Harry se concentrait sur la boîte mystère qui le fascinait depuis tant de temps. Il avait réussi à retirer au moins une bonne partie des sorts protecteurs entourant la boîte et avait fait une découverte stupéfiante : s'il avait été autant attirée par elle, c'était parce que c'était sa mère qui l'avait enchantée. Sa magie semblait avoir reconnu celle de sa créatrice, et avait été attirée par elle. Après cela, Harry avait redoublé d'efforts, les mains tremblantes d'excitation.

Si sa mère cachait encore des secrets, le jeune garçon allait se faire un immense plaisir de les découvrir tous, l'un après l'autre. Il ne ferait pas de pitié pour l'une des sbires du Seigneur des Ténèbres.

Il avait entretemps un peu délaissé son Occlumancie et se devait désormais de rattraper son retard s'il ne voulait pas décevoir Severus à la rentrée prochaine. Le Directeur de Poudlard lui avait d'ailleurs envoyé une lettre quelques jours auparavant remplie de divers sarcasmes et insultes en tous genres qui avaient bien faire rigoler son protégé.

Harry lui avait répondu avec une lettre qui sous-entendait qu'il avait compris et apprécié le fait qu'il s'inquiète pour lui mais qu'il devrait plutôt faire attention à ne pas mettre le Seigneur des Ténèbres trop en colère au vu de ce qu'il se passait ces derniers temps.

Les Surhumains se faisaient de plus en plus cruels. Récemment, ils avaient envahi un village entier de moldus et les avaient rassemblés dans une église à laquelle ils avaient mis le feu. Un peu avant dans la semaine, ils s'étaient déjà fait citer pour avoir pénétré un zoo londonien et avoir libéré les divers animaux dangereux qui y étaient conservés. Les bêtes sauvages semaient encore la terreur dans la capitale et les Londoniens n'osaient même plus ouvrir leur porte de peur de se retrouver nez à nez avec un serpent géant du Brésil.

Déjà dix personnes étaient affreusement mortes, dévorées par des félins, mordues par des araignées venimeuses ou démembrées par des singes. La Gazette du Sorcier relatait même qu'une dizaine de requins avaient disparu eux aussi de leur enclos et qu'ils avaient probablement été jetés dans la Manche. Cela avait découragé toutes les personnes affolées qui envisageaient de s'enfuir dans une barque pour rejoindre les côtes françaises.

Harry s'était longtemps senti à part de tous ces évènements, en sécurité dans sa petite ville sorcière tranquille, invisible aux yeux des moldus. Cependant, il s'était rendu compte que si Wexcombe ne pouvait être vue par des humains ordinaires, les sorciers nés-moldus, quant à eux, en étaient tout à fait capables. Aussi avait-il pris quelques heures de son temps à ajouter des sorts de protection sur la barrière qui empêcherait quiconque n'étant jamais entré dans la ville d'y pénétrer.

Il savait que c'était un pari risqué, puisqu'il pourrait par exemple y avoir des personnes visitant des amis pour la première fois, mais il n'avait pas trouvé d'autres solutions et ne voulait pas prendre le risque d'être réveillé une nuit par une bande de sorciers enragés et assoiffés de sang frais.

On était désormais presqu'à la fin du mois d'août lorsqu'Harry réussit enfin à ouvrir la boîte de Pandore.

Avec une infinie délicatesse, il caressa sa devanture avant de l'ouvrir, le cœur battant et les mains moites. A l'intérieur se trouvait une petite pile de papiers divers et variés, semblant tout à fait ordinaires.

C'était faux, Harry en était persuadé. Si sa mère avait dépensé tant d'énergie à les protéger, ces papiers devaient être d'une valeur inestimable, peut-être même concernaient-ils son identité d'origine ? Tremblant d'impatience, le jeune sorcier s'empara du premier document et commença à le lire doucement, comme pour mieux profiter des précieuses informations qu'il allait gagner grâce à l'aide involontaire de sa mère. Une sorte de revanche pour toutes ces années de mensonges.

Il s'agissait d'une échographie sorcière, datant de 1974. C'était probablement de là que venait le nom de la boîte, « Bébé 1974 », pensa raisonnablement Harry. L'enfant n'était pas encore bien développé mais on distinguait déjà sa tête du reste de son corps. Toutes les parties du document où devait figurer le nom de la mère avaient été trouées mais Harry apprit tout de même l'âge de la jeune fille –car c'était une adolescente : un peu plus de 14 ans. Elle fréquentait apparemment Poudlard car l'examen avait été effectué par l'infirmière de l'époque, une certaine Mme Nelson. Il y était également noté que l'enfant était en pleine santé, et que le début de grossesse se déroulait bien.

Sans savoir pourquoi, Harry sentit son estomac se tordre et sa tête commença à bourdonner face à une hypothèse qu'il trouvait de plus en plus crédible. Et si cette jeune fille avait été sa mère ? En 1974, elle aurait eu 14 ans et aurait été à Poudlard dans l'année de Severus, tout comme l'adolescente enceinte. Et si…Et s'il avait un frère ou une sœur quelque part, et qu'on lui cachait cette vérité depuis toujours ?

Harry sentit ses jambes s'affaiblir et remercia le ciel d'être déjà assis où il aurait bien eu du mal à tenir debout. Avec douceur, il mit la première feuille de côté. Les cinq prochains documents étaient eux-aussi des échographies, réalisées à divers moment de la grossesse. Il s'intéressa plus particulièrement à la dernière, qui révélait que l'enfant était une petite fille d'un poids et d'une taille tout à fait corrects. La maman allait elle-aussi à merveille malgré son jeune âge, selon Mme Nelson.

Lorsqu'il eut fini d'inspecter les échographies, Harry s'intéressa à la feuille suivante. Il s'agissait d'un contrat d'adoption, réalisa-t-il avec choc. Il était signé par une sorte de gribouillis formant vaguement un A dans la case de la mère et de deux jolies signatures propres et nettes dans celle des nouveaux parents. Le couple qui avait adopté le bébé portait le nom de Matheson, et ils semblaient tous deux être de simples moldus menant une vie aisée en banlieue londonienne.

Appréhendant la suite tant il avait peur d'avoir la confirmation qu'il craignait, il reposa le contrat et s'empara de la prochaine feuille. C'était une sorte d'analyse psychologique réalisée par un Médicomage. Là encore, le nom de la mère avait été troué mais le docteur faisait des révélations troublantes. Il laissait sous-entendre plus ou moins subtilement que l'adolescente avait été forcée par sa famille à abandonner sa petite fille, sous peine qu'ils ne révèlent au père du bébé qu'elle était enceinte de lui. Apparemment, il s'agissait d'une chose taboue, la jeune fille décrivant le père comme un garçon « à problèmes » et qui pourrait « en attirer sur le bébé ».

La peine de l'adolescente était si troublante qu'Harry eut mal au cœur en lisant ses propos. Elle faisait état d'une rage et d'une volonté de vengeance envers ses parents tellement forte qu'elle lui rappelait un peu lui-même dans un sens. Comme lui, elle avait été trahie et désirait leur faire du mal à n'importe quel prix. Si c'était vraiment sa mère, Harry devait avouer avec une certaine ironie qu'il avait tout simplement répété le scénario d'une autre façon.

Le psychologue terminait son rapport en révélant qu'il s'inquiétait des futures actions de la jeune fille qui seraient guidées par la haine et par la souffrance. Il craignait qu'elle ne fasse du mal, à elle-même ou aux autres.

Harry déglutit et passa au document suivant. C'était un article de journal moldu qui faisait partie de la catégorie « décès ». Le jeune sorcier sentit l'appréhension prendre possession de chacun de ses muscles alors qu'il commençait sa lecture.

Monsieur et Madame Michael Matheson, ses parents,

Sebastien & Rachel, ses frères et sœurs,

Monsieur et Madame Roger Dennis,

Charlotte, Liam, Peter & Kelly, ses cousins,

L'ensemble de la famille,

Ont l'immense chagrin de vous annoncer le départ de

Stella

Emportée par la leucémie le 11 décembre 1977, à l'âge de deux ans.

Les obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité le 15 décembre à 11h à l'église St Paul.

Harry faillit laisser tomber le papier tellement ses mains tremblaient alors qu'il relisait encore et encore l'annonce du décès, dans l'espoir d'avoir mal compris ou d'avoir manqué quelque chose. Mais non. Le bébé de la jeune fille, adopté par le couple Matheson, était apparemment décédé d'une maladie que les moldus ne pouvaient pas guérir alors qu'il pouvait à peine marcher. Le cas de cette fillette, Stella, qui avait probablement été sa grande sœur, faillit lui faire rendre son déjeuner tant il se sentait mal.

Etait-ce vrai ? Sa mère avait-elle perdu un enfant à un si jeune âge ? A cause de ses parents qui l'avaient forcée à la placer à l'adoption, provoquant indirectement sa condamnation à mort ? C'était pire que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Il ne pouvait même pas appréhender la haine féroce qu'avait dû ressentir l'adolescente –sa mère- lorsqu'elle avait appris la mort de son bébé d'une maladie. Une putain de maladie moldue, qui était tout à fait soignable dans le monde des sorciers.

Si ses grands-parents l'avaient laissée garder la fillette, elle serait toujours en vie aujourd'hui. Il sentit chacun des pores de sa peau crier vengeance à l'encontre de ces gens qu'il ne connaissait même pas, et pour la première fois de sa vie, il souhaita que sa mère soit là pour la prendre dans ses bras et la laisser pleurer toutes les larmes de son corps. Elle n'en avait sûrement jamais eu l'occasion, n'ayant personne à qui se confier et Harry sentit une énorme bouffée de compassion l'envahir.

Il restait quelques photos dans la boîte qu'Harry sortit en même temps. Elles représentaient Stella à différentes périodes de sa vie : à sa naissance dans son couffin rose, des petits cheveux sombres sur le crâne, vers l'âge de 6 mois où ses grands yeux bruns fixaient l'objectif avec une curiosité troublante pour un si petit enfant, les cheveux noirs retenus par jolie barrette rose, puis quelques-unes entre 1 an et 2 ans la montrant allongée dans un lit d'hôpital moldu, très pâle et des cernes sous les yeux, le visage crispé par la fatigue et reliée à différentes machines placées à côté d'elle. La fillette lui rappelait vaguement quelqu'un, mais Harry était incapable de se souvenir de qui.

La dernière d'entre elles acheva de le déprimer. Une minuscule tombe en marbre s'y trouvait, à moitié recouverte par une quantité ahurissante de fleurs. Sur la croix était imprimée une photo du bébé alors qu'elle était encore en bonne santé, le sourire contagieux et de jolies fossettes sur les joues. Sous la photo étaient gravées quelques informations, comme son nom, sa date de naissance et de mort, et une magnifique épitaphe:

« Elle est partie vers les étoiles d'un pas ferme et tranquille, mais restera dans notre cœur comme une lumière qui scintille »


A mon avis, personne ne s'attendait à cela, n'est-ce-pas? héhéhé

Vous comprendrez au fil de l'histoire l'intérêt que représente Stella pour la mère. Elle est en fait la clé de tout, un petit indice: c'est sa mort qui a permis à Harry de naître, sinon ses parents n'auraient jamais couché ensemble... Mystérieux n'est-ce-pas?

J'aime être sadique xD

A très bientôt!