Bonsoir !

Me revoilà avec du retard ! J'ai eu un été très chargé .Je m'excuse beaucoup de ce retard et je vous remercie pour vos nombreuses reviews qui m'ont soutenu et encouragé.

Ce chapitre est plus un chapitre de transition. Je vous laisse le lire ...

Bonne lecture !!


L'ambulance roulait à vive allure à travers les rues de Hollow City, nous emportant Alice et moi vers l'hôpital.

Lorsque j'avais découvert Alice inconsciente, mes réflexes de médecin étaient revenus. J'avais rapidement vérifié son poul avant de chercher l'origine de tout ce sang. Evidement, je me doutais bien qu'elle faisait une fausse couche mais il me fallait vérifier.

J'avais appelé une ambulance, son poul extrêmement faible m'alarmant. Puis, j'avais confié Maelle à nos voisins.

Lorsque l'ambulance se stoppa devant l'entrée des urgences de l'hôpital, elle fut immédiatement prise en charge par quelques un de mes collègues.

J'entendis quelqu'un crier :

-On l'opère de suite, libérez un bloc.

Ma respiration se coupa, réalisant seulement la gravité de la situation.

-Bella, m'interpella le Docteur Duttard, mon supérieur, résume-moi clairement la situation de ton amie que je ne perde pas de temps à lire son dossier.

Je lui expliquais exactement tout ce qu'Alice m'avait dit et précisait qu'elle était censée se faire avorter dans notre hôpital.

Il me posa quelques questions plus précises puis partit.

J'aggripais le bras de John, un interne de la même année que moi qui allait participer à l'opération, l'empêchant d'aller plus loin :

-Alice est ma plus proche amie.

Il me regarda gravement puis hocha la tête et se détourna pour partir. John et moi étions très proches et il savait à quel point Alice était importante dans la vie de Maelle et la mienne.

Je savais parfaitement que je ne pouvais rien faire, d'une part parce que je n'étais pas en service, d'autre part parce que je connaissais Alice personnellement.

Je fis alors ce qui me paraissait le plus constructif pour Alice : j'appelais Jasper. Il s'alarma immédiatement et m'assura qu'il arrivait sur le champ.

Je fis alors ce que font habituellement les proches des patients, je m'assis dans la salle d'attente. Mais je ne tenais pas en place. Je faisais les cent pas, folle d'inquiétude.

Je savais pertinement que la « fausse couche » d'Alice était plus grave qu'il n'y parassait. Dans la mesure où elle était censée avorter, l'enfant ne devait pas s'évacuer de lui-même par le biais de la fausse-couche. Il y avait donc un problème grave.

Profitant de mon statut d'interne à l'hôpital, je demandais toutes les 20 minutes les dernières nouvelles. Mais évidement, je n'en apprenais que peu.

L'opération d'Alice avait commencé depuis 1h 30 quand Jasper déboula à l'hôpital, complètement paniqué.

-Bella ! S'exclama-t-il. Où est-elle ? Que s'est-il passé ? Et le bébé ?

Son visage était livide, ses yeux injectés de sang.

Je posais une main apaisante sur son bras.

-Jasper, essaie de te calmer.

Je savais que c'était facile à dire mais il fallait qu'il soit sain d'esprit pour bien comprendre la situation.

-Je pense qu'Alice a fait une fausse couche. Elle m'avait dit que c'était possible.

J'essayais de le rassurer comme je pouvais. Il n'était pas stupide et savait pertinement qu'il y avait quelque chose qui clochait.

-Mais ce n'est pas normal. Le médecin avait dit que si elle faisait une fausse couche, ça s'évacuerait naturellement par les règles. Là, ça n'a rien de normal.

Je soupirais. En effet, il avait parfaitement raison mais je ne connaissais pas la réponse à sa question.

-Je suis désolée Jasper, je ne mesure pas l'ampleur des complications. Mais j'ai réussi à avoir quelques nouvelles et, d'après ce que l'on m'a dit, l'opération se déroule normalement. Ils devraient en avoir pour une heure encore.

-D'accord, d'accord, murmura Jasper.

Il semblait complètement hagard.

-Jasper, fis-je, je vais aller chercher deux cafés, d'accord ?

Il hocha la tête, probablement inconscient de ce que je venais de lui dire.

Je le rassurais autant que je me rassurais.

J'allais rapidement chercher deux cafés et en profitais pour appeler Amy, ma voisine qui gardait Maelle, pour lui demander de garder ma fille cette nuit. Elle accepta sans aucun problème.

Lorsque je revins dans la salle d'attente, Jasper parlait vivement au téléphone, apparement survolté. Il raccrocha brusquement et je m'approchais, posant une main sur son épaule.

Il sursauta violement, preuve de sa nervosité et de son angoisse.

-Oh, Bella ! Fit-il, comme s'il se demandait ce que je faisais là.

Il semblait complètement déconnecter.

-Tout va bien, Jasper ?

-Je … Oui, hum, oui oui … J'ai appelé les parents d'Alice pour les prévenir de la situation.

J'eu un haut de cœur. Mon dieu ! Les parents d'Alice … Qu'en était-il d'Edward ?

-Ils prennent le premier avion, continua Jasper sans remarquer mon malaise. Ils seront là demain matin.

Parfait, me dis-je. Je n'aurais qu'à ne pas être là à ce moment-là.

L'attente reprit.

Nous attendions depuis plus d'une heure quand on vit le docteur Duttard se diriger vers nous. Il abordait une mine grave qui me fit paniquer. Je connaissais suffisament cette expression pour savoir que tout n'allait pas bien.

-Vous êtes le mari d'Alice Hale ? Interrogea-t-il en regardant Jasper.

Celui-ci hocha rapidement la tête, livide. Il avait également compris quequelque chose n'allait pas.

-Alice a subi une complication lors de sa grossesse, qui passe malheureusement inaperçue lors des examens faits au préalable. Lorsque la grossesse est « normale », on ne les remarque que très rarement mais le fait est que votre femme ne portait malheureuement pas un embryon normal. Cela a donc entraîné de très graves complications.

Je regardais le docteur Duttard attentivement, tentant de décrypter ce qu'il essayait de nous dire.

-Nous avons pu sauver toutes les parties génitales d'Alice. Néanmoins, son corps a subi un tel traumatime que nous avons été obligés de la mettre dans un coma artificiel. Lorsque nous avons tenté de l'en sortir, son corps a mal réagi.

Il nous regarda tous deux attentivement. Je posais instinctivement ma main sur le bras de Jasper.

-Elle a fait un arrêt, poursuivit-il.

Je le regardais avec horreur : un arrêt ! Mon dieu !

-Nous avons pu la réanimer mais elle est plongée dans le coma. Je ne peux pas vous dire quand elle se réveillera.

-Attendez, fis-je, elle va se reveiller, n'est-ce pas ?

-Je pense que oui, mais je ne peux pas vous dire quand avec exactitude : demain, la semaine prochaine, dans un mois. C'est difficile à dire.

Je hochais la tête, comprennant ce qu'il voulait dire.

-Quand peut-on la voir ? Interrogeais-je.

-Martha va venir vous chercher d'ici une heure, je pense, quand Alice sera remontée de la salle de réveil et installée dans sa chambre.

Il nous salua rapidement et s'éloigna.

-Elle va se réveiller, hein ? Bella ? Me demanda Jasper, avec désespoir.

-Bien sûr, Jasper, elle va se réveiller. Son corps a subi des chocs importants et il s'est mis naturellement dans le coma pour qu'elle puisse récupérer.

Je vis un peu de soulagement dans ses yeux mais l'angoisse primait.

On se rassit, une fois de plus. L'attente reprit.

Je finis par m'assoupir, ma tête sur l'épaule de Jasper.

Mon sommeil fut agité, je voyais sans cesse Alice m'appeler à l'aide mais je n'arrivais pas à lui porter de l'aide.

Soudain, je sentis une main sur mon épaule comme si elle voulait m'empêcher d'aller jusqu'Alice. Je repoussais la main mais elle se remit aussitôt sur mon épaule. Je commençais à me débattre :

-Alice ! Attends, j'arrive.

-Bella, Bella, …

Une voix m'appelait ?

-BELLA !!

Je me reveillais en sursaut, réalisant que je cauchemardais.

Jasper me regardait avec inquiétude :

-Bella, ça va ? Tu ne te sens pas bien ?

Je me redressais d'un coup, l'esprit un peu plus clair.

-Je … Oui, ça va. Je suis désolée, j'ai fait un cauchemar.

-Tu te sens mieux ? Me demanda une voix, à côté de Jasper.

Edward, c'était la voix d'Edward. Je le regardais complètement hagard.

Jasper reprit alors la parole :

-Edward vient d'arriver de New York, il a pris sa voiture pour venir ici dès qu'il a eu mon message.

Mon Dieu ! Comment allais-je me sortir de là !

-Salut, me fit Edward.

Il n'avait pas changé, toujours le même. Mais il n'avait pas ce regard. Le regard que je lui avais connu : moqueur, taquin. A la place, je voyais de l'inquiètude dans ces yeux. De l'inquiètude pour sa sœur, Alice.

-Salut, répondis-je sur un ton morne.

J'étais pétrifiée par la situation. Il fallait que je réfléchisse au calme.

Mais Edward reprennait déjà la parole.

-Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Bella habite cette ville et est medecin dans cet hôpital, répondit Jasper.

J'hochais la tête, pour appuyer les dires de Jasper.

Edward se contenta d'acquiser, le regard déjà vague.

-Je vais rentrer, je vais vous laisser en famille, fis-je. Je reviens demain matin en première heure.

-D'accord, merci pour tout Bella, me dit Jasper.

Il se leva et m'enlaça. Je fis passer dans mon entreinte autant de réconfort que je pouvais. On se lâcha et je déposais un baiser sur sa joue.

-Ca va aller, Jasper, murmurais-je, avec un maigre sourire.

Je fis un vague signe de la main à Edward puis m'éloignai rapidement.

Je m'étendis dans mon lit après avoir récupéré Maelle et l'avoir recouché.

Mon Dieu, la nuit allait être longue.


En espérant que vous avez aimé,

A très bientôt,

Auxane