Chapitre 10 : Le cœur a ses raisons que la raison ignore
-Alors ? Repris Nayuki, qui va tu choisir ? Yumiko ou alors Keiko ? je te comprends le choix est difficile !
Pendant que toshirô se posait plein de questions tout en maudissant Nayuki, il se fit capturer par le mur. Et plus il se débattait, plus il se sentait aspirer dans le mur, jusqu'à en perdre connaissance.
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-shirô-chan ! Réveille-toi !!
Toshirô entrouvrit les yeux et crut voir hinamori devant lui.
-shiro-chan ! Tu vas bien ?
-hinamori ? Qu'est ce que… comment… pourquoi ?
-ce coup à la tête t'a fait un sacré choc on dirait ! Combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas grimper aux arbres ! C'est dangereux, shiro-chan !
Toshirô n'y comprenait absolument rien. Pourquoi Hinamori était elle là devant lui alors qu'elle était à la soul society enfermé dans une chambre hautement surveillé ! Il cligna des yeux et regarda autour de lui pour ce rendre compte avec stupeur qu'il était au Rukongai, dans la maison de son enfance.
-shirô-chan ! dit quelque chose !
Hitsugaya regarda Hinamori. Il comprit directement qu'il était perdu dans ses souvenirs à cause de sa capture dans le mur. La Hinamori qu'il avait devant lui était celle de son enfance, celle qui avait une confiance aveugle en lui, qui n'avait pas encore intégrer le Gotei 13. La Hinamori qu'il aimait tant, qui n'était pas obnubilé par son capitaine.
-shirô-chan ?
-arrête de m'appeler comme ça !
-ah ! Ça y est tu es redevenu toi-même.
Avant qu'il ne puisse dire ouf, une lumière intense l'aveugla, l'obligeant à fermer les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il vit sur son épaule la lame de Tobiume et devant lui, Hinamori en larmes.
-Hinamori, qu'est ce que tu fais ?
-Aizen Taisho… je vais le venger.
Toshirô comprit tout de suite qu'il revivait les instants qui avaient le plus mis ses sentiments à rude épreuves. La protection d'Hinamori quand il était encore petit garçon, leur affrontement lorsqu'Aizen s'était servit de lui ! Tristan le faisait voyager au gré de ses sentiments et c'était sans doute ça qui rendait impossible une quelconque libération.
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-Aki-nii-sama ! tient je t'ai apporté ton dessert préféré !!
-va t-en !
-mais aki-nii…
-JE T'AI DIT DE PARTIR !
Keiko était stupéfaite ! son frère venait de lui crier dessus, lui qui était toujours si tendre, si gentil avec elle. Elle sentit son cœur se déchirer en milles morceaux. Comme lorsqu'il avait été malade et qu'il s'était complètement fermé à ses soins. Elle ferma les yeux et commença à pleurer.
-Hey ! pourquoi tu pleures petite sœur ? Dit moi qui t'as fais de la peine, que j'aille lui régler son compte.
Akio semblait vraiment inquiet et attristé de voir Keiko pleurer. Keiko elle, était perdue. Pourquoi son frère qui était froid la seconde d'avant était maintenant si attentionné et si gentil ?
-Aki-nii-sama ? qu'est ce qui se passe ?
-ne t'en fais pas nee-san ! je te protègerai contre tous. Personne ne te fera jamais pleurer.
Elle n'y comprenait absolument rien, mais le sourire enchanteur de son frère suffit à apaiser son cœur et à la rendre heureuse, le temps d'un battement de cils, avant de se retrouver au cimetière devant le cercueil de celui-ci.
-non… pas possible ! nii…sama ?
Le pire moment de sa vie, devoir dire adieu à son frère chéri.
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- bravo yumiko, ton enchainement de danse était merveilleux. Tu était rayonnante.
-merci Akio ! je suis contente que ça t'ai plus.
-on rentre ensemble ?
-avec plaisir.
Yumiko prit la main que lui tendait Akio sans se poser de question. Elle aimait trop ces moments où il lui faisait des compliments, où il l'admirait.
-Yumiko, je suis content d'être ton meilleur ami… et… j'espère que jamais rien ne nous séparera, parce que… tu sais… quand tu n'es pas là… c'est très triste et je me sens seul.
-Oh ! Akio-chan ! tu es trop gentil ! conclu la fillette en lui faisant un bisou sur la joue. Tu es plus que ça pour moi…
Elle ferma les yeux et inspira fortement, mais lorsqu'elle les rouvrit, elle n'était plus sur la route en compagnie de Akio, mais dans une chambre d'hôpital.
-Yumiko, je t'ai demandé de ne plus venir ici.
-mais Akio…
-je ne veux plus te voir.
Pourquoi ? Qu'est ce qui se passait dans cette petite tête ? un instant Akio l'aimait, l'instant d'après il le détestait. Elle ne savait plus quoi faire ni quoi penser.
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A l'extérieur, Nayuki observait Tristan s'amusant avec les trois jeune gens qui palissait à vue d'œil.
-combien de temps vont t-il tenir encore ? 5 minutes ? 10 minutes ?
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-c'est le reiatsu du capitaine ! je suis sure qu'il est venu ici.
Matsumoto frappa à la porte de la mère de Toshirô. Celle-ci ne tarda pas à venir ouvrir.
-Excusez moi, commença matsumoto. Je sais qu'il est tard, mais vous n'auriez pas vu un garçon d'environ 1m30, les cheveux blanc avec une épée au dos ?
-vous cherchez toshirô ?
-oui ! c'est ça ! vous l'avez vu ?
-je l'ai recueilli ces deux dernières semaines. Vous devez être sa mère !
-sa mère ?
Matsumoto se retint pour ne pas éclater de rire ! si son capitaine avait été là, il aurait piqué une crise.
-je suis désolé, mais toshirô n'est pas là.
Matsumoto reprit son sérieux aussitôt.
-comment ? à cette heure ci ?
-il n'est pas encore rentré, ni ma fille d'ailleurs. Il est juste venu il y a environ une heure chercher cette épée bizarre et il est parti en courant !
Si son capitaine était revenu chercher son zampakutô, c'est qu'il en avait surement grandement besoin ! Il devait être en danger.
-par où est-il parti ?
-heu… par là. Mais je… où est-elle ?
Matsumoto était partie comme une fusée en direction de l'indication donné par Yumi. Lorsqu'elle arriva au point de chute, il remarqua tout de suite qu'un accès au hueco mundo avait été créé.
-qu'est-il allé faire là-bas ? taisho…
Sans plus attendre, matsumoto s'engouffra elle aussi dans le passage !
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-ce que je m'ennuie !!!!!
Ikeda était affalée sur son bureau, s'apitoyant sur son sort.
-si c'est ce qui m'attend, je ferais mieux de refuser ce poste directement. Je me demande ce que fais ce shinigami que j'ai rencontré la dernière fois. A bien y réfléchir….
La jeune fille se tût et ferma les yeux pour se remémorer la silhouette de Renji.
-il est plutôt pas mal, conclu t-elle !
-mais c'est qu'elle a un faible pour se mufle !
-Hikari ! Soupira la shinigami en jetant rapidement un œil à l'esprit de son zampakutô. Pourquoi ! Pourquoi ne reste tu pas sous ta forme scellé comme tout les autres ?!
-mais tu viens de dire que tu t'ennuyais ! Je suis venue te distraire ! et si tu m'utilisais de temps en temps, je ne me sentirais pas aussi délaisser !
-comment tu veux que je t'utilise puisqu'il n'y a pas de combats !
-tu pourrais t'entrainer. Comme ça au moins je ne t'entendrai plus te plaindre toute les 5 minutes !
-mouais t'a pas tord. Allons-nous exercer un petit peu.
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-Gin ? appela Aizen en regardant l'écran depuis son « trône », tu as vu qui est là ?!
Gin ne fit pas un geste, ne prononça pas un mot et se contenta de regarder matsumoto courir dans le hueco mundo. Son sourire s'étendit légèrement à la vue de son amie.
-Je pense qu'il est temps que je m'en mêle, fit Aizen en se levant. Ulquiorra !
-oui, Aizen-sama ?
-je compte sur toi pour en finir rapidement.
-oui !
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-Hinamori !!! arrête !
Hitsugaya n'arrêtait pas d'éviter Tobiume. Il savait pertinemment comment tout ceci allait se terminer s'il décidait de le contrer. Et le simple fait de penser qu'il pourrait lever la main encore une fois sur elle le rendait malade. Mais que pouvait-il bien faire d'autre ?
Une idée lui traversa l'esprit ! S'il se débrouillait pour ne plus laisser ses sentiments apparaitre, peut-être que cela le libèrerait de l'emprise de Tristan. Il décida donc d'arrêter d'esquiver Tobiume et ferma les yeux, se concentrant au maximum.
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-mais, qu'est ce que…
Nayuki regardait ébahit Hitsugaya se détacher petit à petit de l'emprise de son pantin.
-c'est impossible ! Comment ?
Une fois totalement libre, Hitsugaya se redressa tout de même éprouvé par les dix minutes de calvaire qu'il venait d'endurer.
-je vois, fit Nayuki. Tu es plus impressionnant que je ne le pensait. Mais je vais en finir avec toi. De toute façon, tu ne peux plus te défendre.
Nayuki fonça sur le jeune capitaine qui empoigna Hyorinmaru pour se défendre. Avec peine, il repoussa tout de même Nayuki et se mis en position d'attaque.
-cette fois, je n'arrêterai pas mon geste.
-je t'ai déjà dit que si tu me tue, tu les condamnes toutes les deux.
-Balivernes !
-Quoi ?
-le fait que j'ai réussit à me libérer de ton mur rien qu'avec la volonté me prouve deux choses : la première, c'est qu'on peut facilement s'en échapper et que tu ne le contrôle pas réellement. La seconde…
-…
-c'est que tu es encore plus faible que je ne le croyais. Pour te vaincre, je n'aurais même pas à utiliser mon bankai. Fait tes prières, Arrancar numéro 38.
-petit impertinent !
-Sayonara, Nayuki ! Assied toi sur les cieux gelés, Hyorinmaru !
Hitsugaya s'élança sur Nayuki confiant, sûr de pouvoir l'achever. Mais contre toute attente, il n'arriva pas à libérer son shikai. Nayuki ne se fit pas prier pour l'envoyer au sol.
-Pauvre gamin ! au cas où tu l'aurais oublié, tu es au hueco mundo ici ! et dans le hueco mundo, il n'y a pas d'eau dans l'atmosphère. Tu n'as pas trouvé étrange que ton Bankai se détruise plus rapidement que d'habitude ? Malheureusement pour toi, dans ce monde-ci, ton zampakutô ne t'est d'aucune utilité ! A mon tour de dire… Sayonara, petit !
Nayuki était sur le point d'éliminer Toshirô lorsque Keiko et Yumiko ouvrirent les yeux en même temps.
-mais qu'est ce que… ? Pourquoi suis-je dans ce mur ?
Keiko regarda un peu partout et aperçut son frère au sol.
-Nii-sama !!! Nii-sama attention !!!
Toshirô remarqua vite que les deux files le regardait et était visiblement apeurée.
-au nom ! pas une nouvelle fois, pensa t-il. Pardonnez moi les filles !
Il s'était résigné. De toute façon il était à la merci de son adversaire et il n'avait aucune chance de renverser la situation. Il allait mourir là. Son destin était donc de finir sa vie enfant, que ce soit sur terre ou à la soul society.
-Hinamori, pensa t-il, pardonne moi, je ne pourrai pas te venger.
Il ferma les yeux, prêt à accepter sa destinée.
-NON !!! Akio NII-SAMA !!
-arrête de crier Keiko ! fit Yumiko en larmes ! ça ne changera rien à la situation.
-mais…
-TAIS TOI !!! finit-elle par exploser. Je t'en prie, c'est déjà assez horrible comme ça. Tout est de ma faute, pensa t-elle à la fin.
Et alors que Nayuki allait enfin assouvir sa soif de destruction, quelque chose l'en empêcha.
-Rugis, Haineko !
To be continued….
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