Le voyage dans les montagnes et la neige était dur pour tout le monde, mais surtout pour les hobbits, qui se plaignaient beaucoup. Mais ils n'eurent heureusement pas à se plaindre longtemps du froid, en effet Camélia et Hadrian ne perdirent pas de temps à jeter des sorts de chaleurs sur les habits de leur compagnon. Ce n'était pas le sort fait pour les débutants en magie, non ce sort s'adaptait à la température dont le porteur avait besoin.
Boromir avait exprimé de la méfiance et du doute quand à la magie des jumeaux, comme toujours, mais surtout contre Lia qui l'ignora avec aise. Elle avait commencé à prendre l'habitude de son attitude même si c'était toujours lassant. Hadrian lui commençait à en avoir assez, et il semblerait que la même chose pouvait être dite de Merry et Pipin qui adoraient la jeune femme. Legolas lui, était énervé par l'attitude de l'homme du Gondor face à Camélia.
Ils faisaient pause pour la nuit, ils avaient trouvé une grotte pour les protéger du vent et de la vue et avait donc pu créer un feu, Hadrian avait ramené de la viande de la chasse. Le repas était donc agréable, Sam avait cuisiné comme commençait à devenir l'habitude pour la communauté.
Camélia était en train de tresser des herbes ensemble autour d'un bracelet de cuir, elle avait commencé son ouvrage quelques jours auparavant après qu'Hadrian ait trouvé des plantes qu'ils avaient utilisé dans des potions à des moments plus heureux.
"Que réalises tu Camélia ?" Gandalf demanda en fumant sa pipe
"Un bracelet de protection j'utilise les plantes pour renforcer les runes que j'ai marqué dans le cuir."
Lia pointa ensuite les différentes runes à Gandalf qui les examina avec curiosité n'en ayant jamais vu de telles. Elle les lui traduisit et les deux discutèrent runes un moment sous l'œil amusé d'Hadrian. Les jumeaux avaient vu les différences entre Gandalf et Dumbledore au fil du voyage, ils n'étaient pas totalement à l'aise en sa présence mais ils lui faisaient confiance.
Camélia était de veille pour la seconde partie de la nuit, Aragorn l'ayant réveillé. Elle observait le dehors, Fumseck sur les genoux, s'assurant que rien ne menaçait lorsqu'elle entendit quelqu'un bouger à l'intérieur, elle se tourna légèrement et vit Hadrian qui se dirigeait vers elle. Il s'assit sans un mot et caressa le plumage de Fumseck avant de se concentrer sur le dehors. Elle le laissa faire sachant qu'il lui dirait ce qui le tourmentait tôt ou tard.
"Tu crois qu'il aurait grandi en ressemblant à qui ?" Hadrian finit par demander les yeux baissés vers la neige
Lia n'eut pas besoin de lui demander de qui il parlait, c'était évident, Teddy.
"Je pense qu'il aurait grandi aussi maladroit que sa mère et intelligent que son père. Il aurait été un grand farceur sans le moindre doute avec ses parents c'était presque donné." Lia répondit après un moment de réflexion "Ce n'était pas ta faute Ri."
"Si, j'ai ..."
"Tu as fait une erreur, oui, celle de te laisser posséder par ton élément et ta colère. Cela a été ton erreur mais aucune des morts de notre camp n'était de ta faute. Teddy a été tué par des moldus, tu n'y étais pour rien. C'était même avant que tu ne craques je te signale. Il a été tué parce qu'ils ont jugé qu'il était un monstre. Ce n'est pas plus ta faute que la mienne. Parce que si tu aurais du être là moi aussi. Pas plus que ce n'est celle d'Andromeda qui a tenté de le sauver. C'est comme ça malheureusement et on ne peut rien y faire." Lia dit doucement mais fermement
Hadrian n'ajouta rien, il posa sa tête sur son épaule et ils restèrent là à veiller la garde.
Le lendemain matin, les hobbits furent obligés d'être portés, encore plus après un incident entre Boromir et l'anneau causé par une chute de Frodon. La situation avait été assez tendue par la suite. Aragorn porta Frodon, Sam fut porté par Hadrian qui était resté dans les parages pour une fois, tandis que Merry était porté par Boromir et Pipin par Camélia. Legolas devait être léger et rapide pour aller en avant et repérer la route tandis que Gimli refusait catégoriquement d'être porté par quiconque. Il avançait donc dans la neige plus que péniblement.
Une voix se fit soudain entendre dans la montagne, c'était Saroumane.
Gandalf ne perdit pas de temps à essayer de le contrer avec ses propres pouvoirs. Hadrian et Camélia ne pouvaient rien faire contre Saroumane, pas à l'heure actuelle en tout cas. Cependant quand les rochers tombèrent ils les bloquèrent avec un bouclier de magie, couvrant toute la communauté. Une bonne chose parce que Saroumane réussit à déclencher un éclair qui frappa la neige et les rochers au dessus de leur position. La neige les aurait entièrement recouvert si ce n'était pour le bouclier.
"Il faut quitter la montagne, prenons par la trouée du Rohan. Faisons un détour par ma cité." Boromir cria au dessus du vent dès que la neige eut fini de tomber
"La trouée du Rohan nous rapproche trop de l'Isengard." opposa Aragorn
"On ne peut pas passer par dessus la montagne, alors passons par dessous. Passons par les mines de la Moria." Gimli proposa ensuite
Les jumeaux se regardèrent sans rien dire, ils ne connaissaient pas les lieux ils ne pouvaient donc pas ajouter quoique ce soit au dialogue.
"Laissons le porteur de l'anneau décidé." Gandalf finit par dire
Frodon était paniqué à l'idée de prendre une telle décision, ce qui était compréhensible avant ce voyage il n'était jamais sorti de la Comté. Mais à quoi pensait Gandalf ? Surtout sans lui donner conseil.
Frodon finit par choisir les mines de la Moria, il ne sentait plus trop le froid avec les sorts des jumeaux mais il sentait toujours le vent et la tempête ne diminuait pas.
"Qu'il en soit ainsi." Gandalf dit avec la même terreur dans ses yeux qu'il avait eu chaque fois que le sujet des mines était abordé
"C'est pas rassurant." Hadrian mima à Camélia ne voulant pas que les hobbits le comprenne pour ne pas les inquiéter
"Non pas du tout. J'ai le sentiment qu'un malheur arrive. Je n'aime pas ça du tout." Camélia confirma
Mais ils n'avaient pas le choix, ils revinrent donc sur leur pas pour descendre jusqu'à l'entrée des mines. Heureusement il était plus facile de descendre que de monter pour le coup.
