Bonjours les gens de la terre !

Je vous présente le chapitre 9, "L'île de Sophie" ! (Je suis contente car je ne l'ai pas posté en retard, même un peu en avance).

Mais avant tout, je voudrais vous remercier pour toutes vos reviews, elles sont géniale, motivante, et souvent bien drôle ! Merci, merci, merci puissance 1000 ! Et, aussi, merci de me lire, ce qui est le plus important !

Bref… Bonne lecture !

Disclamer : Les personnages et l'univers One Piece appartienne à Oda… Rien n'a changé… Dommange… Ou pas !

Pairing : Zoro et Sanji

Rating générale : M

Rating du chapitre : M

Scène de Yaoi je demande donc aux personnes n'aimant pas ce genre de lecture de ne pas lire. Le terme "Yaoi" est un terme employé pour définir une histoire faisant référence à des relations homosexuelles entre deux hommes.

Les pensées de Zoro sont gras.

Et celles de Sanji en italique.

Mais surtout merci à Roronoa0mama !


Chapitre IX- L'île de Sophie.

« Love-Cook ».

Une voix, un peu lointaine. Un murmure, un murmure rauque, glissant sur sa nuque, contre sa peau, le faisant frissonner. Puis de nouveau le calme plat, seul le lointain bruit des vagues contre la coque résonnaient légèrement. C'était doux, apaisant. Il se sentait comme en impesanteur.

« Love-Cook ».

Les mêmes mots, encore une fois, arrivèrent à lui. La même voix, contre son oreille. Rassurante, douce, mais puissante.

« Réveille-toi. »

Les mots ont changé, ils sont plus longs et il peut les assimiler. Mais c'était toujours cette voix rauque. Celle du bretteur.

Le cuisinier ouvrit alors lentement les yeux, encore endormi et découvrit le visage de Zoro penché sur lui, souriant furtivement. Sanji se redressa et rapprocha un peu plus leurs visages, le bretteur ne se recula pas. Au contraire, il s'approcha à son tour et plongea son regard intense dans celui du cuistot.

Ce contact visuel le réveilla enfin pleinement, contact qui se prolongea dans le temps. Il dura longtemps. Ils oubliaient, Sanji où il était et Zoro pourquoi il l'avait réveillé. Ils ne firent rien d'autre, cela leur suffisait.

Un regard brûlant, indomptable. Essayant de transmettre tous les non-dits lors de cet échange. Les mots qu'ils ne diraient jamais, les choses qu'ils n'avoueraient pas et les déclarations interdites.

Pourtant Zoro brisa cette osmose et s'empara impatiemment des lèvres de Sanji. Ce baiser, leur baiser fut plus encore complexe et plus profond que leur regard. Leurs langues s'entremêlaient, se léchaient. Leurs dents claquaient, mordaient. Leurs lèvres, rougies, agrippèrent celles de l'autre, ne pouvant pas se résoudre à lâcher prise. Et leurs mains, avide mais hésitante se perdaient dans les cheveux ou le cou de l'autre.

Deux hommes, un baiser, une lutte, un interdit.

« — ILE ! ILE ! Y'A UNE ILE ! »

Ce cri, celui de leur capitaine, brisa cet échange suave. Zoro lâcha, bien malgré lui, Sanji et se pencha vers le pont : le brun était sur la tête du Merry et agitait ses bras dans tous les sens.

Le bretteur regarda alors devant lui, et vit une île, minuscule, se dessiner à l'horizon. Un sourire apparu sur son visage, il allait enfin pouvoir se défouler sur des chasseurs de primes ou des soldats de la marine.

Il sentit alors la présence de Sanji prés de lui, qui s'était lui aussi avancé pour regarder l'île se rapprocher inexorablement.

« — Cela faisait longtemps », admit celui-ci.

Le bretteur ne répondit pas, il savait au fond que Sanji connaissait sa réplique. Ils étaient –presque- pareils, la vie en mer les attirait plus que tout, mais mettre pied à terre et pouvoir voir d'autre lieu et tête leur plaisaient aussi. Après tout, on finissait très vite par tourner en rond sur ce bateau.

Mais un mouvement du côté du blond le fit réagir et quitter ses pensées, il commençait à descendre du mat. Il l'imita, emportant avec lui la bouteille, car si jamais la navigatrice avait le malheur de tomber sur celle-ci, s'en était fini de lui. Selon Mademoiselle Nami, boire en étant de garde diminuait fortement notre concentration, et blablabla. Donc il prit soin de descendre avec.

Une fois en bas, et avant même d'avoir pu mieux observer la chose, les trois pirates furent rejoint par Nami, Robin, Ussop et Chopper qui se hâtèrent vers l'avant du navire. Ils purent eux aussi constater qu'une l'île apparaissait à l'horizon.

« Zoro tu aurais pu nous prévenir ! C'était toi qui étais de garde ! Bouillonna Nami, toutes dents dehors.

— Je dormais ! » L'informa-t-il peu gentiment.

Le sabreur, qui n'était pas du matin, n'était pas d'humeur à supporter les "petites" crises d'hystérie de la navigatrice.

« Pour changer ! Répliqua Nami, en levant les yeux au ciel.

— Tu insinues quoi là ? Chercha Zoro.

— Ta gueule Marimo, on ne parle pas comme ça aux dames ! S'énerva Sanji, ne supportant pas que ce crétin s'adresse avec aussi peu de considération à Nami.

— Je t'ai pas sonné ! Répliqua le bretteur, se tournant vers lui.

— Et alors ?

— Et alors tu m'énerves !

— Taisez-vous ! Clama Nami, essayant de les arrêter pour la millième fois et des poussières.

— Tout de suite Nami, je vais faire le petit déjeuner », rétorqua Sanji, d'une voix mielleuse en se dirigeant vers la cuisine.

Il est chiant quand il fait ça ! Nami n'est pas le centre du monde n'ont plus ! Et, non, ce n'est pas de la jalousie… il ne manquerait plus que ça.

~ .Après le petit déjeuner. ~

Une fois que le déjeuner, bien trop copieux, fut enfin avalé, l'équipage du chapeau de paille accosta prudemment sur l'île. Ils arrivèrent sur un banc de sable qui s'étendait à perte de vue au bord de la mer.

Celui-ci semblait si fin et si doux, qu'il aurait fait un parfait lit, pensa aussitôt Zoro. Un lit parfait, oui, mais sûrement pas pour dormir. Non, pour s'amuser avec un certain blond. Il était vrai que si leurs compagnons n'étaient pas avec eux, il se serait probablement jeté sur le cuistot, renouvelant l'expérience plaisante de la veille. Mais il arrêta ses pensées, devenant un peu trop luxurieuses et posa son regard sur le bout de l'île qu'il pouvait voir.

Elle n'avait pas l'air très grande et inhabitée. Une vaste forêt occupait pratiquement toute l'île, et le banc de sable s'enfonçait dans les profondeurs des terres. Il n'y avait donc plus tellement de place pour des maisons ou des magasins.

Mais seulement quelques secondes après, alors qu'ils observaient tous l'île, faisant de nombreuses suppositions, Luffy commençait à s'avancer en direction de la forêt. Heureusement que Nami, très habile, l'attrapa par le bras à temps et le tira vers elle, énervé.

« On peut savoir où tu vas comme ça ? Interrogea celle-ci, le tenant toujours par le bras.

— Ben, explorer, affirma Luffy d'un air guilleret.

— On ne connait rien de cette île, souligna la rousse le lâchant enfin.

—C'est pour ça qu'il faut l'explorer ! » Lui confirma fièrement Luffy.

Nami soupira, la logique de Luffy était justement si logique qu'elle ne trouva rien d'autre à répondre.

Mais le temps que la navigatrice s'échauffe les neurones, les autres pirates plus ou moins d'accord avec le brun, se dirigèrent déjà vers la forêt de l'île. La navigatrice fut donc bien obligée de se résigner et les suivit ne tenant pas à rester seule sur une plage inconnue.

Après quelques pas les Mugiwaras quittèrent le sable blanc crème pour s'aventurer dans la grande forêt. Celle-ci était assez sombre, en effet, les arbres, aux feuillages variés, devenaient de plus en plus hauts et de plus en plus nombreux, cachant le soleil et le ciel. Ils étaient si grands que les pirates pouvaient apercevoir des animaux étranges se cacher dans ceux-ci.

Chacun des arbres avait sa propre apparence, certain étaient tout à fait normaux, un tronc un peu craquelé marron et plusieurs feuilles dans les tons verdâtres, alors que d'autres étaient tout à fait unique, biscornu ou un peu trop géométrique aux couleurs criardes.

Cette forêt très diversifiée possédait aussi énormément de fleurs. Encore une fois elles étaient en aucun cas homogène. Pâquerette ou églantine, rouge ou bleu, il y avait pour tous les goûts. Et leurs senteurs étaient toutes des plus délicieuses. Cette multitude de sens étaient si agréables.

Cependant les pirates avançaient de plus en plus difficilement car les buissons fruités se rapprochaient et leur barraient plus ou moins le passage.

Car dans ce bois il y avait aussi de nombreux fruits, tous aussi alléchants les uns que les autres. Nami dû d'ailleurs retenir Luffy plus d'une fois, ne voulant pas prendre le moindre risque avec ces agrumes inconnus.

Au bout d'un moment, ils purent entendre comme un léger bruit d'écoulement, significatif qu'ils se reprochaient d'un cours d'eau.

On pouvait alors clairement apercevoir au loin une petite cascade au bord d'une clairière parfaitement éclairée, avec nulle trace de haut feuillage. Les pirates s'y dirigèrent, d'un pas rapide, heureux de pouvoir faire une petite pause comme Sanji l'avait proposé. C'était le lieu parfait, éclairé, l'air doux, prés d'un point d'eau.

Le cuisinier s'approcha le premier du petit écoulement, et observa l'eau. Elle était étrangement claire comme du cristal et semblait si propre, presque transparente. Il y goûta donc, et confirma ses impressions, elle était douce et fraîche.

« — Elle est délicieuse, opina Sanji en essuyant furtivement les gouttes d'eau autour de sa bouche.

— Cool ! J'ai soif ! Héla Luffy avant de ce précipité vers la cascade, trop heureux. »

Le brun fut rapidement suivi de Chopper et d'Ussop, eux aussi, assoiffés et épuisés de la longue marche qu'ils venaient de faire.

Tous étaient d'accord avec l'idée proposée par Sanji précédemment, ils allaient faire halte ici.

Sanji, sur les ordres de Luffy, se lança aussitôt dans la confection d'un petit repas. Pendant ce temps les autres jouaient, se prélassaient, ou lisaient, attendant patiemment l'encas du blond.

Celui-ci s'installa sur un large rocher au bord de l'eau, et commença à sortir quelques ingrédients de son sac à dos. Il avait bien entendu tout prévu, connaissant bien son capitaine et son ventre. Il sortit quelques ustensiles. Après ça, il put enfin vraiment commencer à travailler.

Soudain, alors qu'il coupait rapidement des tomates pour faire des sandwichs, il sentit une présence dans son dos.

Il ne se posa même pas la question de savoir qui était dernière lui, cette chaleur et cette odeur n'appartenaient qu'à cet homme. Une odeur de sueur, de sel dû à l'air marin, mais aussi de rhum : une odeur de pirate.

Le bretteur passa fermement ses bras autour de la taille fine du cuisinier, resserrant toujours plus son emprise. Puis il cala sa tête dans le creux de l'épaule du blond, qui n'avait pas arrêté de cuisiner.

Cependant, les douces caresses de son amant, ce dirigeant adroitement vers une certaine partie sensible de son anatomie, commencèrent à sérieusement l'exciter.

« Hum... »

Il laissa échapper un léger gémissement, presque inaudible et lâcha la tomate qu'il avait dans les mains, qui s'écrasa silencieusement sur le sol de terre.

Leurs deux corps ondulaient légèrement l'un contre l'autre alors que le sabreur embrassait doucement, presque amoureusement la peau laiteuse de son blondinet. Une délicieuse chaleur montait lentement dans leur ventre, les faisant haletés silencieusement.

Et malgré le fait que leurs compagnons n'étaient qu'à seulement quelques mètres d'eux le blond ne lui demanda pas d'arrêter ou de partir. Premièrement il savait qu'il ne le ferait pas et deuxième ce moment était bien trop agréable pour qu'il s'arrête.

Il posa sa main sur celle de l'épéiste, le faisant frissonner et la serra pour ne pas gémir.

Cependant Zoro laissa soudainement son amant, lui arrachant une proclamation de frustration et approcha ses lèvres de son oreille pour lui murmurer ces mots pleins de sous-entendu :

« — Quand nous serons seuls je te ferais crier bien plus fort. »

Un autre frisson parcourut son corps, un frisson de frustration, d'impatience et de désir. Puis le bretteur se retourna et parti s'allonger un peu plus loin, contre un arbre.

Le cuistot retourna lui aussi à sa tâche qu'il avait laissé de côté le temps de cet échange enivrant, un sourire aux lèvres.

~ .Après le « casse-croûte ». ~

Une fois le délicieux encas de Sanji fini, les pirates reprirent leur route après avoir rangé leur affaire, « guidé » par Luffy.

La forêt était vraiment des plus magnifiques. Les couleurs y étaient si unique, impossible de trouver ces pigments naturels ailleurs. Et c'était la même chose pour les odeurs, celles des fleurs ou des fruits mais aussi des arbres. Quant aux bruits, ils étaient divers et variés, des chants d'oiseau exotique au bruit d'eau, en passant par les craquements des petits bouts de bois sous leurs pieds.

Cette ambiance créée une atmosphère joyeuse et chaleureuse. Ce qui rassurait fortement Chopper, inquiet de se retrouver une fois de plus confronter à un monstre. Il avait même copiné avec une drôle de petite bête qui se nommait « Tyl ». Elle était orange et violette et ressemblait à un caméléon poilu.

Cette gentille petite bête lui raconta que l'île appartenait à Sophie, une vieille femme aveugle, assez étrange mais très charmante. Elle vivait à la lisière de la forêt dans une petite chaumière adorable.

Chopper en informa alors ses compagnons, portant Tyl sur son épaule droite.

« C'est la bestiole qui te l'a dit ? S'interrogea Nami septique, fixant la bestiole.

— Oui, Tyl est un ami de la veille femme, expliqua Chopper joyeusement.

—Je ne fais pas confiance à ce truc, exposa Zoro tout aussi indécis.

— Moi je le trouve rigolo, gloussa Luffy en chatouillant Tyl dans le cou, tout content.

— Sans blague ?… Soupira Ussop.

— Alors cette île est bien habitée, je me demande comment une dame aveugle peut vivre seule dans un endroit comme celui-ci, pensa Robin à voix haute.

— Le truc ment, ajouta Zoro.

— Pourquoi il mentirait ? Lui demanda Sanji, le cherchant.

— Parce que ! Affirma fortement Zoro.

— Ce n'est pas une raison ça ! Répliqua le blond en fronçant le sourcil.

— Si ! Insista le bretteur.

— Non !

— Si !

— Non !

— Si !

— Bonjour, je suis heureuse de vous voir », avança soudainement une voix.

Les pirates, et même ces deux crétins, arrêtant leur dispute, se retournèrent en sursaut, surpris d'entendre une autre personne, se croyant seul sur cette île malgré les dires de la p'tite bête.

Derrière eux se trouvait une petite femme, leur souriant chaleureusement. Elle était habillée d'une longue toge violette au reflet bleuté et d'une ceinture large opaline attachée par deux petits médaillons en or. Elle avait dans la main droite une canne en bois magnifiquement sculptée. Ses longs cheveux blonds presque gris étaient coiffés en tresses sur chaque côté et étaient attachés avec des rubans de la même couleur que son vêtement. Quant à ses yeux ils étaient d'un blanc perçant, hypnotique.

Une certaine aura se dégageait de cette vieille femme, elle avait quelques choses de presque magique. Dans son regard, ses gestes, sa voix, tout prêtait à confusion.

« Je ne voulais pas vous faire peur », commença-t-elle.

Personne ne répondit, interloqué par cette rencontre si inattendue. Alors cette bestiole ne leurs avait pas menti, ils se sentaient un peu idiots.

« Suivez-moi, vous devez être fatigué, j'ai préparé du thé, continua la vieille femme.

— Mais… Enfin… Qui… Qui êtes-vous ? Questionna finalement Nami, curieuse.

— Je me nomme Sophie, mais ce n'est pas vraiment important vous savez », lui répondit-elle avec une douceur presque maternelle.

Après ça, la vieille femme se retourna élégamment, et en s'appuyant sur sa canne, commença à avancer droit devant en elle. Cependant après quelques pas elle s'arrêta net et sans même se retourner, déclara :

« Allons, venez.

— Comment ça ? S'étonna Sanji en fixant la vieille femme toujours de dos.

— Je vous attendais, avoua-t-elle en riant légèrement. Je suis Sophie, ajouta celle-ci comme si cela pouvait répondre à leurs nombreuses questions.

— Comment… Vous… voulez dire… La dernière Prophète de För ? » Lui demanda Robin, ébahie.

Un long silence étrange se glissa entre eux. Un léger vent se leva, un vent doux, faisant tournoyer les quelques feuilles tombées au sol. Cette atmosphère était curieuse, presque inquiétante. Pourtant le vent se calma soudainement, laissant pour seul son le chant des oiseaux.

« — Qui ça ? Demanda enfin Nami, en se tournant vers Robin.

— För était un pays connu pour ses herbes médicinales mais aussi pour ses nombreux prophètes. Les gens du monde entier se déplaçaient pour écouter leurs prédictions toujours exactes. Mais un jour le pays de För disparu soudainement et mystérieusement de la carte. Aucuns prophètes ne survécurent excepter une petite fille nommée Sophie, Robin marqua une pause, sembla réfléchir et continua. C'est bien vous ?

— Tu es très intelligente, bien plus que je le pensais, lui révéla la vieille femme en se retournant enfin.

— Comme ça vous pouvez lire l'avenir ? Lui demande Zoro incrédule.

— L'avenir ne se lit pas, il se voit », expliqua la prophète, un petit sourire aux lèvres.

Zoro haussa les épaules, toujours pas convaincu. Le destin n'était pas écrit à l'avance. Il en était sûr, sinon à quoi bon vivre ? Non, vraiment, le bretteur souhaitait avoir la possibilité de le choisir lui-même. Il voulait le provoquer, et non le subir.

« Un sceptique ? Tu ne crois donc pas au destin ? S'amusa Sophie, se moquant presque.

— Je ne vois pas l'intérêt de la vie si le destin est déjà écrit, soutint-il fermement.

— Le tien est bien différent de tout ce que tu ne pourras jamais imaginer, releva le prophète, toujours ce même sourire énigmatique sur le visage.

— Si vous voulez, ironisa Zoro.

— Les jeunes…» Marmonna Sophie.

Puis celle-ci se retourna et toujours avec l'aide de sa canne continua de marcher. Cependant, elle n'avait toujours pas réussi à convaincre l'épéiste, bien trop campé sur sa position.

« Elle est étrange, remarqua Nami une fois la vieille femme un peu plus loin.

— Je ne te le fais pas dire, approuva Zoro, qui n'appréciait pas la prophète.

— Ne la prenez pas à la légère, cette femme possède des dons uniques, les mit en garde Robin, ne comprenant pas le manque de considération de ses nakamas.

— Mais attendez, où est Luffy ? » S'inquiéta Ussop se rendant compte de sa soudaine disparition.

Une veine se dessina sur le visage de Nami, elle devint rouge et se prépara à montrer les crocs. Elle regarda alors en direction de la vieille femme qu'on pouvait apercevoir au long : Luffy la suivait.

« — IL N'A PAS FAIT ÇA ? NOUS NE SAVONS RIEN DE CETTE FEMME ! Explosa enfin la rousse, un « tantinet » énervé.

— Je crois que nous n'avons pas le choix, confia Chopper, un peu plus emballer.

— Allons-y, je n'ai pas envie de le laisser seul avec cette folle », décida Zoro en commençant à marcher.

Puis, après une petite concertation visuelle, les autres suivirent plus ou moins enchanté le bretteur qui s'enfonçait dans la forêt, suivant de loin Luffy.

Ils marchèrent encore quelques kilomètres, découvrant un peu plus la beauté rarissime de cette île en réalité bien accueillante, avant d'arriver à la lisière de la forêt.

La petite bête avait raison, une petite chaumière y était construite. Elle n'était pas bien grande, et n'avait que deux petites fenêtres, grandes ouvertes, donnant sur l'intérieur tout aussi accueillant de la maison.

Elle était faite de planches en bois maladroitement assemblées, de paille pour le toit et de quelques feuillages pour couvrir les petites imperfections. Plusieurs fleurs de toutes les couleurs l'entouraient, s'enroulant autour des planches ou fleurissant sur le bord de la maisonnette. Il y avait aussi un petit potagé bien entretenu entouré d'une jolie barrière blanche.

Ils purent aussi découvrir Luffy, parlant avec la vieille dame, tout guilleret. Il était tellement pris par sa conversation qu'il ne vit pas arriver ses compagnons, et surtout la navigatrice s'avancer vers lui, déjà rouge de colère.

« Avant de partir préviens-nous ! Aboyer celle-ci au capitaine, qui sursauta légèrement.

— Je croyais que vous me suiviez, se défendit Luffy avant de reprendre sa discussion, apparemment captivante.

— Quel idiot », grogna la navigatrice, n'aimant pas du tout mais alors pas du tout être ignoré, surtout par un imbécile comme Luffy.

Mais heureusement que la vieille femme, pour calmer les esprits, intervint :

« Entrez donc, il faut une journée entière pour recharger le long pos. Vous n'avez qu'à attendre chez moi. Cela fait longtemps que j'attends votre visite. Vous m'avez tous l'air charmant, hormis, peut-être, ce dubitatif, expliqua-t-elle.

— Même une gentille vieille femme ne t'apprécie pas, quel idiot tu fais », pouffa Sanji.

Il avait été obligé de sauter sur l'occasion.

« Ta gueule le dérangé du sourcil ! Cette femme n'a plus toute sa tête ! Ça se voit ! Crétin ! Riposta l'escrimeur, ne voulant pas se laisser marcher dessus par le dragueur raté.

— C'est toi le crétin ! Répliqua Sanji avec peu d'originalité.

— Tu m'cherches ?

— La limite est si fine, presque invisible mais quand nous nous en rendons compte que nous l'avons franchis il est déjà trop tard. Vous jouez à un jeu dangereux », pensa à voix haute la vieille femme en levant les yeux au ciel.

Les deux pirates cessèrent leur joute verbale, et regardèrent estomaqués Sophie, un peu surprit, ne comprenant pas ses dires. De quelle limite parlait-elle ? Et surtout comment savait-elle pour leur « jeu » ?

« — Pardon ? Demanda finalement Sanji.

— Hum, cela aura eu le mérite de vous faire taire. Bien, entrons maintenant », esquiva-t-elle en rentrant dans sa charmante maison.

Tous la suivirent, car après réflexion ils étaient heureux d'avoir rencontré cette femme. Elle était vraiment charmante et surtout très intéressante. Elle changeait des pirates rustres et grossiers qu'ils avaient l'habitude de croiser. Enfin… Tous sauf un Marimo et un Cook.

Ils restèrent à leur place, médusés. Ne comprenant toujours pas la phrase de la femme un peu cinglée à leurs yeux.

« — Cette vielle est folle, finit par dire Zoro.

— Elle parlait… de nous, n'est ce pas ? Voulut confirmer Sanji.

— Oui. Mais notre jeu n'est pas dangereux, donc oublis ça, le rassura son compagnon.

— Oui, tu as raison, pour une fois », avoua le cuisinier en souriant.

Zoro l'imita alors, son sourire était hélas bien contagieux.

« — On ferait mieux de rentrer, ajouta Sanji en se dirigeant vers la porte de la maisonnette.

— Je te suis. »

Ils arrivèrent dans une très grande salle à vivre possédant un petit salon, une cuisine et une table à manger. L'intérieur de la maison était tout aussi charmant que l'extérieur. Des couleurs pastel, telles que le bleu, le rose, le vert et le jaune dominaient les murs et les meubles. Le petit salon comprenait un canapé jaune un peu délavé, une table basse en rondin, et une bibliothèque en bois de chêne un peu détérioré.

La cuisine était minime, il n'y avait qu'un petit frigo, une cuisinière à deux plaques et un four. Quant à la table à manger, elle était elle aussi abimée par le temps mais semblait être encore solide.

A celle-ci étaient assises Nami et la femme, qui lui lisait apparemment la bonne aventure. Les autres attendaient, debout, leur tour impatiemment.

« Eh bien il y a de l'argent… Commença la prophète. Des mandarines… Et un moulin à vent.

— Euh… Vous venez juste de décrire ce qu'aime Nami, observa Zoro, toujours aussi désagréable. Ce n'est pas vraiment de la voyance…

— Il y aussi, un homme blond habillé en bleu sur une gare, une mariée nommée Laura et une île céleste, ajouta la femme avant d'ouvrir les yeux. (1)

— Une gare ? S'étonna Nami.

— Un homme blond ? Vous voulez dire moi ? Espéra Sanji, les yeux en cœur-d'amour.

— Hélas non. »

Le blond ne répondit rien, apparemment vexé, et croisa les bras, boudant.

« Qui nous dit que vous n'avez pas inventé ? Questionna le bretteur, toujours pas convaincu.

— Personne mon cher, s'amusa la vieille femme. Voulez-vous essayer ?

— D'accord, mais je n'y crois toujours pas, assura-t-il.

— Je sais, venez. »

Le sabreur s'avança, prenant la place de Nami toujours en pleine réflexion sur les prédictions de la prophète.

Celle-ci prit les mains de l'homme et ferma de nouveau les yeux, levant légèrement la tête. Elle ne fit pendant quelques secondes. Puis déclara :

« Je vois, des sabres, une promesse et du rhum.

— Super, vraiment très intéressant, vous m'apprenez quelque chose là, ironisa l'escrimeur sous l'œil noir de Robin qui ne supportait pas son manque de respect.

— Il y a aussi un tas de couverture blanche dans un lieu fermé et sombre, une femme cette fois nommée Naomi, une assiette, de l'eau, une cuisine, et, enfin, trois mots, trois petits mots.

— Lesquelles ? Demanda le sabreur fermement ne plaisantant plus.

— Ceux auxquels tu penses en ce moment », lui répondit-elle très sérieusement elle aussi.

Le vert ne répondit rien et récupéra ses mains rapidement et se releva de la chaise comme si elle avait la peste. Puis il se recula et se cala contre la porte, cédant sa place à Ussop.

~ .Plus tard, dans la soirée. ~

Il devait être un peu plus minuit, les pirates et la vieille femme venaient de partager un délicieux repas éclairé par la lune autour d'un petit feu à côté de la maisonnette, préférant la fraîcheur d'un souper en extérieur. C'était bien entendu Sanji qui s'en était occupé. Il avait eu la permission de la vieille femme pour prendre quelques légumes dans son jardin et avait réussi à concocter un repas de rois dans la minuscule cuisine de la maison.

A présent les Mugiwaras bien calés veillaient un peu à la belle étoile. Luffy, Ussop et Chopper s'émerveillaient maintenant devant la prophète qui leur faisait découvrir un peu plus son don, Robin les écoutait d'une oreille tout en parlant avec Nami de l'autre, Sanji débarrassait la table improvisée sur laquelle ils avaient mangé et Zoro buvait dans son coin à côté de Tyl qui le collait depuis le début de la soirée.

La drôle de bestiole avait eu l'air de bien l'apprécier et le suivait comme son ombre. Cependant Zoro, contrairement à toute attende, ne la repoussait pas, étrangement heureux d'être en sa compagnie. (2)

Mais au bout d'un moment, un peu fatiguée, la vieille femme se releva de la chaise qu'elle avait sortie pour s'asseoir et déclara :

« Vous êtes vraiment des personnes plaisantes. Mais je suis épuisée. Je vais aller me coucher, vous pouvez dormir dehors, l'herbe est très douce, ajouta-t-elle en attrapant sa chaise pour la rentrée dans la chaumière.

— Bonne nuit Mamie Magique ! Lança Luffy avec un grand sourire.

— A demain, ajouta Chopper.

— A demain », conclut la femme en entrant dans sa maisonnette avant de refermer la porte derrière elle.

Les pirates eux aussi assez fatigués, imitèrent la femme et décidèrent de dormir. Ils essayèrent alors de trouver la position de plus confortable pour passer une bonne nuit, ce qui n'était pas gagné. L'herbe était certes douce mais ce n'était pas très commode.

Robin avait trouvé une chaise longue derrière la maison et après l'avoir déplacé, s'endormit dessus. Ussop, Chopper et Luffy s'étaient collés les uns aux autres autour du feu et ronflaient déjà. Nami, elle, dormait sur un lit improvisé de feuilles et de fleurs faite par Sanji. Tandis que celui-ci s'était allongé contre un petit rocher, et commença à sombrer dans un sommeil profond quand une voix le réveilla :

« Hey Cook, debout, murmura le bretteur qui s'était accroupi devant lui.

— Qu'est-ce que tu fous là ? S'étonna Sanji en ouvrant les yeux, péniblement, lui aussi épuisé.

— Tu ne te souviens pas ? Je t'avais pourtant bien dit que je te ferais crier »… Murmura encore plus lentement et sensuellement l'épéiste contre l'oreille de son blond.

Un frisson parcourut son corps alors que le vert, le releva tendrement avant de l'embrasser fiévreusement. Leurs langues se rencontrèrent alors une nouvelle fois et jouèrent, ensemble, au chat et à la souris. Elles glissaient l'une contre l'autre, s'enroulaient, puis se fuyaient.

Sanji passa ses bras autour du cou du bretteur et amplifia leur baiser déjà embrasé. Zoro n'en n'était pas de moindre et quitta les lèvres du cuistot pour déposer plusieurs baisers sucrés dans son cou si fin.

Cependant celle ne dura pas longtemps, car le sabreur se recula un peu, ayant une autre idée bien plus séduisante.

« Viens », murmura-t-il alors lentement à l'oreille de son blond, avant de lui tendre sa main.

Le blond la saisit sans la moindre once d'hésitation, et la serra doucement avant de plonger son regard dans celui de l'épéiste, qui l'observait. Ce regard fut doux, presque timide. Leurs prunelles se noyaient dans celles de l'autre, leurs mains se serraient étrangement de plus en plus et un petit sourire se dessinait sur leurs visages.

Puis après cet échange hypnotique, en serrant encore un peu plus fort sa main, le bretteur dirigea son blond vert le bois qu'ils avaient traversé le matin même. Celui-ci était un peu plus sombre, cependant le clair de lune et sa lumière bleutée leur permettaient de voir où ils allaient.

Ce qui étonnait énormément le blond était que le sabreur le guidait entre les arbres par exactement le même chemin qu'ils avaient déjà emprunté. Depuis quand cette algue avait un sens de l'orientation et surtout où l'amenait-il ? Il ne comprenait pas pourquoi il l'entraînait aussi loin dans la forêt, ils auraient très bien pu le faire contre un des nombreux arbres suffisamment éloigné qu'ils avaient croisés.

Pourtant, l'escrimeur continuait à s'enfoncer dans le bois, allant de plus en plus loin, ils avaient d'ailleurs déjà passé le petit point d'eau. Sanji resserra la main de son nouvel amant, allègre de pouvoir être aussi prêt de lui, n'être avec lui.

Puis après un long moment silencieux à traverser la forêt, les deux hommes arrivèrent enfin à la plage de sable fin. Le bretteur lâcha alors la main du cuisinier et se retourna vers lui en souriant.

Le cuisinier observait les alentours. Oui ils étaient bien sur la même plage que ce matin, il pouvait même dans l'obscurité apercevoir le bateau jouer avec les reflets de la lune.

« Comment as tu fais pour nous emmenés ici ? Demanda Sanji à son compagnon, vraiment plus qu'étonné, depuis le temps qu'il le connaissait celui-ci n'avait jamais au grand jamais fait preuve d'orientation.

— J'en sais rien, j'avais juste envie de revenir ici, avec toi », expliqua l'épéiste. (3)

Sanji ne répondit rien, et tourna légèrement la tête. Cette plage de sable qu'il pouvait se souvenir blanc crème, cette lune se reflétant dans la mer, dans les yeux de son amant, cet air doux, presque tiède, et son sabreur. Cela était trop utopique à ses yeux. Peut-être que finalement il ne faisait que dormir, peut-être que le bretteur ne l'avait pas vraiment réveillé. Cependant il s'en fichait, rêve ou non, ce moment était bien trop précieux pour qu'il le laisse filer.

Il releva alors la tête et rencontra le regard de braise de Zoro, le contemplant presque tendrement. Le blond sourit alors, d'un sourire si pur et si doux, que le bretteur ne pu s'empêcher d'y goûter. Il s'approcha de celui-ci et passa un bras autour de ses hanches et l'autre sur son visage parfait, il l'embrassa. Doucement, lentement, suavement, puis plus intensément, passionnément, et enfin presque brutalement.

Ils avaient l'un comme l'autre besoin de ce baiser pour exister, tel un nouvel oxygène, un nouvel élément essentiel.

Il s'approcha de celui-ci et passa un bras autour de ses hanches et l'autre sur son visage parfait, effleurant ses lèvres fraîches.

Puis ne les caressant plus, il glissa sa langue dans sa bouche, un goût de tabac envahi alors la sienne. Leurs lèvres se réunirent enfin pleinement.

Ils s'embrassaient alors, passionnément comme des grands, ou sincèrement comme des enfants. D'abord tout doucement, délicatement, puis charnellement et, enfin, le baiser finit par se faire abrupte.

Il se transforma rapidement en quelque chose de plus important, de plus profond qu'eux seuls pouvaient comprendre.

Et alors qu'une douce chaleur les enveloppait, les coupants du monde réel, Sanji s'accrocha à son amant qui promenait sa main dans ses cheveux or alors que l'autre le caressait sensuellement. Sa bouche avide quant à elle vers son cou commençait à se déplacer.

Le bretteur y déposa telle une plume quelques baisers chastes, puis commença à déboutonner la chemise bleue qui le gênait dans sa redécouverte de cette peau infiniment sucrée. Une fois celle-ci ouverte à moitié et après que son propriétaire eut laissé échapper un doux gémissement, l'épéiste y promena sa langue. Sur son lobe d'oreille, dans son cou, le long de sa clavicule sur laquelle il s'attarda longuement, y laissant un petit suçon.

Puis il descendit un peu plus bas, un tout petit peu plus bas, pour trouver le téton gauche de son amant rougissant, déjà dressé. Il y déposa captivé sa langue et en fit le contour, jouant avec, se délectant des gémissements presque inaudible du blond.

Mais cela ne leur suffisait plus, ils en voulaient plus, maintenant. Zoro se détacha de ce corps si enivrant et sous le regard du blond l'allongea sur le sable fin.

Sanji pouvait sentir les grains qui formaient cette plage fusionner avec son corps ou s'éclipser pour le laisser s'allonger. Il y glissa ses mains jouant avec, alors que le bretteur s'allongeait sur lui, reprenant ses doux baisers là où il les avait arrêté.

Zoro finit aussi d'ouvrir la chemise de Sanji et sans même l'enlever, descendit encore plus bas, fondant sa bouche avec les fins abdos de celui-ci. Il en redessina les contours avec sa langue, avec la certitude qu'un jour il les connaîtrait par cœur. Sa main droite continuait d'exciter le téton du blond, tandis que l'autre caressait ses cuisses entrouvertes par-dessus le pantalon. Sa langue continuait sa route, chatouillant son nombril, effleurant plusieurs fois l'aine, revenant au nombril pour enfin redescendre jusqu'à la ceinture du cuisinier.

Il prit soin de la déboucler, de l'enlever pour ensuite ouvrir le pantalon noir, découvrant son caleçon bleu cyan. Il passa délicatement sa main dessus, découvrant le désir frémissant de son amant qu'il pouvait deviner malgré la quasi totale obscurité, rougissant. Il renouvela donc son opération, glissant sa main sur le tissu bien tendu. Il s'exécuta plusieurs fois, voulant faire monter le désir du cuisinier au maximum.

Et il y arrivait plutôt bien, le blond avait beaucoup de mal à contenir ses gémissements. Une main dans la bouche et les yeux clos, il s'enfermait dans cette bulle chimérique n'appartenant qu'à eux.

Soudain Zoro s'arrêta, sentant lui aussi son pantalon rétrécir, il baissa donc celui du blond et en fit de même avec son caleçon. Sa virilité dressée en sortit, n'attendant que les caresses de ses mains qu'elle n'avait pu que sentir l'effleurer.

Le sabreur, comprenant à la respiration hachée de son amant qu'il devait vraiment s'occuper de lui, attrapa tendrement son désir frémissant. Il le caressa de nombreuses fois, d'une lenteur insupportable, goûtant aux savoureux supplices qu'il infligeait au cuisinier. Celui-ci se tortillait sous lui, tentant de se calmer, hélas –ou non- en vain.

Les délicieux vas-et-viens de son amant, glissant autour du gland, sur toute sa longueur ou effleurant ses bourses eurent raison de lui. Alors dans un soupir, il le supplia :

« — Je… Sil te plaît… Zoro… Tu… Plus… »

L'escrimeur, comblé à l'entente de cette voix tremblante, se redressa légèrement et s'approcha de son compagnon. Il pu grâce à la faible lueur de la lune, découvrir son regard un peu perdu, un peu ailleurs.

« — Tu es tellement beau… C'est dingue… Murmura le bretteur, faisant rouler son souffle contre les joues pourpres du blond. »

Celui-ci ne pu répondre, vraiment trop loin, se demandant si ces mots avaient bel et bien était prononcé. Chose que l'escrimeur avait comprit.

Il embrassa alors chastement le cuistot, mais aussi, glissa un doigt le long de ses cuisses.

Il passait, survolait, glissait sur celles-ci, caressant sa peau blanche, douce, fraîche. Il intensifia aussi le baiser goûtant à cette douce saveur sucrée. Leurs langues commencèrent une danse, un ballet, un combat, une lutte, un tout, un rien.

Alors, le sabreur, ne rompant pas le baiser, avança son doigt vers l'intimité du blond, l'effleura délicatement, tendrement, recommença encore une fois, puis une dernière, avant d'entrer lentement, adroitement en lui, sachant très bien qu'il devait encore ressentir la douleur de la dernière fois.

Cependant, celui-ci ne se rendit compte de l'intrusion qu'après un deuxième doigt, échappant un petit gémissement de douleur, se crispant. L'épéiste, alors, pour faire passer cette douleur qui déformait les traits du visage de son amant, brisa leur baiser charnel et d'un geste discret alla mordiller un de ses mamelons encore dressé.

Il put sentir le cuisinier se détendre quelque peu, du moins suffisamment pour qu'il puisse glisser un troisième et dernier doigt en lui. Il attendit un certain temps, et remonta vers son amant. La tête en arrière, le cou offert, il y glissa des baisers embrasés. Le temps s'était arrêté.

Le cuisiner desserra le bras de l'épéiste sur lequel il faisait pression, sentant la douleur disparaître, laissant place à ce sentiment fort, très fort, bien trop. Le bretteur qui parcourait la clavicule de celui-ci, commença à mouvoir ses doigts dans son intimité, prenant soin de ne pas le blesser.

Ces agréables caresses durèrent encore un moment. Moment où chacun s'oubliait un peu plus, se perdait avec l'autre, éclairé par la douce lumière de l'astre lunaire.

Puis, l'escrimeur retira ses doigts et se redressa quittant ce corps bien trop envoûtant, pour enlever son haut blanc, son pantalon noir couvert de sable, et dans la foulée, son caleçon bien trop petit. Il rejoint ensuite son amant dont le corps parcouru de soubresaut épousa le sien. Puis, joignant leurs souffles ardents dans un baiser impatiens, désireux, fiévreux, il entra doucement en lui, se fondant en lui, s'oubliant en lui, avec lui.

Sanji s'offrit à son amant, de tout son être, totalement sien. Il le serrait, de toute ses forces, gémissait, tentant de respirer alors qu'il commençait à bouger, bouger lentement, amplement, adroitement.

Ils ne pouvaient pas attendre, ni douleur, ni souffle, plus besoin d'air, de rêve, juste de l'autre. Un instant et plus rien n'existe, trop de plaisir, si peu de retenu. Un coup de bassin, un gémissement, encore, à l'infini.

Leurs corps, s'accordaient parfaitement, se séparaient, pour se retrouver, pour se marier, se fondre, s'oublier. Les mouvements se firent plus rapide, leur souffle plus saccadé, leur désir plus embrasé, leur cœur plus affolé.

Toute cette haine, transformée en amour, dans un combat, une lutte, un bout de paradis. Un bout de paradis dans un enfer chimérique. Un monde utopique, le leur.

Un murmure incompréhensible résonna, un murmure interdit, que personne ne comprit, un murmure dans la nuit.

La danse s'accéléra, ils n'avaient aucune force mais pourtant jamais leur existence ne leur avait paru si fougueuse, si vivante.

Sanji serrait un peu plus Zoro, qui se perdait dans son cou, humant son odeur sucrée, y goûtant, l'embrassant.

Ils accéléraient encore une fois, la dernière, atteignant leurs limites. Et ensemble ils goûtèrent à la jouissance, pur moment magique, unique, hors de tout, hors du monde qui tournait encore autour d'eux.

Un gémissement, un râle, et un silence où résonnent leurs souffles haletant, laissant planer le bonheur d'un plaisir infini partagé, d'un désir rassasié, d'une lutte sans perdant.

Zoro remonta son visage vers celui de son blond, encore ailleurs, et le ramena à la réalité par un baiser. Sanji rouvrit les yeux furtivement au moment où les lèvres de bretteur quittèrent les siennes, puis après avoir laissé ses yeux se réhabituer à l'obscurité, put découvrir le regard protecteur de celui-ci. Un regard, il en était sûr, qu'il ne rêverait pas de sitôt.

Puis, d'un geste adroit, le sabreur fit basculer le blond sur lui, le laissant s'allonger, calant sa tête contre son torse, et plonger dans le monde des rêves. Rêves qui ne seraient jamais aussi parfait que ce moment.

Le sommeil les enveloppa alors, laissant planer ce doux plaisir au creux de leurs corps.

~ .Le lendemain matin. ~

« — Hum... Euh… Jeunes hommes ?... »

Il crut entendre un bruit, une phrase, un son, un mot ou plusieurs. Cependant il ne bougea pas, cette douce chaleur sur laquelle il dormait était bien trop agréable. Il tenta donc de replonger dans son sommeil interrompu part il ne savait quelle murmure.

« Hum, Hum. Jeunes hommes ! »

Sanji ouvrit enfin l'œil, convaincu que cette personne ne s'arrêterait pas. La lumière naturelle du jour l'aveugla quelques instants, le temps qu'il puisse pleinement se réveiller.

Il jeta un regard attentif autour de lui, cherchant à qui pouvait bien appartenir cette voix. Mais quand il comprit enfin qui était son propriétaire, il se redressa légèrement en sursaut, toujours assit au côté de son amant encore endormi. La veille prophète se tenait à une dizaine de mètres de lui, mi-gênée, mi amusée.

Il poussa un long soupir comprenant qu'il était nu, allongé prés du Zoro, lui aussi nu, à même le sol face à la veille folle.

Celle-ci ouvrit la bouche pour parler mais le bretteur qui se réveilla dans un grognement l'en empêcha. Le sabreur se redressa lui aussi en sursautant et en constatant la présence de la prophète qu'il ne portait en aucun cas dans son cœur.

Et c'est avec une gentillesse exemplaire qu'il demanda :

« — Qu'est-ce que vous faite là vous ?!

— Je me promenais et je me suis dit que c'était préférable que je vous réveille avant qu'un de vos compagnons ne le fasse, lui expliqua-t-elle toujours avec ce sourire vif qui n'avait plus rien n'avoir avec la gêne.

— Oui… Vu comme ça… Marmonna Sanji, quand à lui très embarrassé.

— D'ailleurs ceux-ci risquent de ne plus tarder avant de se réveiller, vous feriez mieux de rentrer », conseilla-t-elle en se retournant.

Elle bredouilla aussi quelque chose d'incompréhensible avant de disparaître dans les feuillages de la vaste forêt, laissant seuls les deux amants.

Sanji poussa un autre soupir, cette femme était déjà plus ou moins au courant pour eux, mais quand même, bien qu'elle soit aveugle, c'était des plus gênants. Il se frotta les yeux et étudia les alentours. C'était bien le bateau qu'ils avaient pu distinguer hier soir au loin.

L'air doux balaya légèrement ses cheveux et sa peau dénudée où les grains de sable y étaient encore collés. Cette sensation était étrange, presque dérangeante, mais aussi si agréable.

Il passa furtivement une main dans son cou où une ou deux morsures subsistaient encore, souvenirs de cette nuit brûlante.

Puis après son observation des lieux, le cuistot tenta de se relever mais les bras de son amant l'enlacèrent, le gardant prés de lui.

Il tenta sans conviction de se dégager, puis abandonna l'idée et se blottit à son tour contre l'escrimeur. La chaleur de ce corps contre lui était tellement rassurante et plaisante.

Ils auraient pu se rendormir ainsi si la perceptive d'être découvert ne les en avaient pas empêchés. Ils se relevèrent alors silencieusement, et cherchèrent leurs vêtements éparpillés autour d'eux. Puis après les avoir frottés, essayant d'enlever un maximum de sable, ils les enfilèrent, ce qui n'était pas très agréable.

Puis, une fois prêts, ils repartirent en direction de la petite maisonnette. Ils marchèrent silencieusement entre les arbres de la forêt, entre eux les mots n'étaient plus nécessaires. Ils savaient aussi bien l'un que l'autre que cette nuit fut des plus magiques et des plus uniques.

Chacun était prit dans un tourbillon de pensées, où planait encore le goût du fabuleux plaisir qu'ils avaient partagé.

Puis, après un long moment de marche, connaissant alors bien le chemin, ils arrivèrent à la chaumière et y retrouvèrent leurs compagnons faisant leurs adieux à la vieille femme. Ils s'avancèrent vers eux discrètement, ne souhaitant ne pas avoir à s'expliquer pour leur absence. Mais leur retour et donc leur disparition n'échappa pas à la navigatrice.

« — On peut savoir où vous étiez vous deux ? Questionna la rousse les mains sur les hanches, prête à mordre.

— On s'est battu et comme je ne voulais pas que les cris de douleur de Sanji vous réveillent on s'est éloigné, expliqua l'escrimeur, ne mentant qu'à moitié.

— Comment ça mes cris ?! S'énerva le blond, comprenant le double sens de cette phrase.

— Hum, hum, tes cris », affirma le sabreur, un petit sourire taquin aux lèvres

Nami soupira, ne comprenant vraiment pas ces deux imbéciles qui lui servaient de nakamas. Puis elle se tourna vers la prophète et prit un air désolé :

« Excusez-les, mais quand ils commencent on ne peut pas les arrêter… S'excusa-t-elle à leur place, ils étaient bien trop occupés à s'expliquer.

— Exactement, répliqua celle-ci très sérieusement, leur portant pourtant un regard amusé.

— Cependant il est temps pour nous de rentrer, nous serions bien restés plus longtemps… Commença Nami.

— Mais l'aventure nous appelle ! Au revoir Mamie Magique ! La coupa Luffy, tout guilleret.

— Au revoir mon cher Luffy, continua la vieille femme.

— J'espère que nous vous recroiserons madame, assura gentiment Robin, tout ce qu'il y a de plus sincère.

— Moi aussi, se serais un plaisir, répondit la femme. Souhaitez-vous que je vous raccompagne ? Oh mais j'y pense, vos deux compagnons connaissent bien la route », s'amusa-t-elle.

Les deux concernés s'arrêtèrent et lancèrent un regard des plus noirs à la femme.

« Pardon ? S'étonna Nami.

— Rien, répondirent rapidement les deux hommes en même temps.

— Sûr ? Insista la rousse.

— Sûr, on y va, cette femme me fout la trouille, somma le bretteur en commençant à s'avancer vers la forêt.

— Pour une fois il a raison », opina le blond, en l'imitant.

Ils furent suivi de Luffy, Ussop et Chopper qui venait de faire ses adieux à Tyl. Nami, quant à elle, soupira encore une fois et les suivit ne souhaitant pas qu'ils s'attirent des ennuis. Robin, elle, resta quelques minutes de plus.

« Je suis encore désolée pour les problèmes que nous avons pu vous occasionner, entama la brune.

— Ce n'est rien, au contraire, ce n'est pas tous les jours que je croise des personnages aussi intéressants que vos compagnons, lui expliqua le vieille dame.

— En effet, ils ne sont pas anodins. Je crains que ce fusses l'heure pour moi de partir, ce fut un honneur de vous rencontrer.

— Moi aussi, jeune femme, à bientôt, je l'espère.

— A bientôt », conclut Robin avant de se retourner à son tour.

La vieille prophète l'observa s'enfoncer dans la vaste forêt de son île. Puis après que Tyl se fut posé sur son épaule elle murmura :

« Quel drôle de bande. »

~ .Après plusieurs kilomètres. ~

« — C'était une femme charmante, mais nous n'avons pas pu acheter de provision, confia Nami en montant sur le bateau avec l'aide de Sanji, preux chevalier.

— Ce n'est pas très grave, durant le repas elle m'a expliqué que la prochaine île serait commerciale, expliqua Robin en montant à son tour, elle aussi aidé de Sanji.

— Et il faut combien de temps pour y arriver ? S'interrogea Zoro, commençant à remonter l'encre.

— Un ou deux mois, lui répondit la navigatrice. Mais elle a eu la gentillesse de donner de l'eau et quelque légume de son jardin, ajouta celle-ci.

— Légume ? S'étonna Luffy. C'est quoi ça ?

— Quelques choses d'excellant pour la santé, souligna Chopper.

— C'est délicieux en potage, garantit Ussop.

— Non, j'connais pas… Soupira le capitaine avant de monter sur la tête de Merry.

— Aller, allons-y ! C'est parti ! » Somma finalement Nami.


Moi : C'est fini !

L'autre : Sans blague…

Moi : Quoi ? Je tenais à le préciser !

L'autre : D'accord…

Moi : Aller je vous laisse, j'ai rendez-vous avec Bourriquet et Bibifoc, on est super potes maintenant.

L'autre : Mais oui, si tu veux… Aller à bientôt (j'espère) pour le prochain chapitre "Juste du sexe"


(1) : Tout cela ce passe avant Water Seven, donc ils n'ont pas encore rencontré les contremaîtres, les vilains du CP9, Iceberg… Ils ne sont pas encore allés à Thriller Bark et ne connaissait pas Laura… Pareil pour l'île céleste.

(2) : Zoro c'est fait un nouveau copain.

(3) : Oh mon dieu ! Zoro a trouvé le chemin, c'est tellement OOC… J'ai honte…


Petites explications supplémentaires sur les noms propres :

För : Vient vaguement du Suédois : " Förutsägelse " qui signifie prédiction.

Sophie : Vient du Grec : " Sophie " signifie la sagesse.