Coucou ! ^^
Voici votre fameux chapitre 10, ou "la vérité sur l'affaire Sebastian". Je salue votre patience et votre gentillesse, moi qui vous ai torturés avec la fin du 9ème chapitre, alors voici pour vous récompenser 5300 mots tout beaux tous chauds ! :D
Comme d'habitude, je présente mes salutations pleines d'amour et de vénération à mon Alounet que je ne présente plus ! ;) Je t'annonce d'ores et déjà que ce chap' contient non pas une, non pas deux, mais trois scènes censurées à écrire ! Bon courage pour les trouver… :P
Pour les autres : bonne lecture ! =D
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Ski estival
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Chapitre 10 : L'aveu de la Baleine
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« Ferme-là ! »
Étonnamment, ce ne fut pas Sugar qui cria ces mots, mais Sebastian. Et il avait l'air vraiment perturbé.
« Tu ne sais pas ce que tu dis, Finn », poursuivit plus calmement le jeune homme. « Et ça ne concerne pas que toi. Si tu parles, tu vas apporter des problèmes à des gens qui n'y sont pour rien. Alors s'il te plaît, ne fais pas ça… »
Prononcée par lui, cette phrase était surréaliste ! Non seulement il avait demandé un service à quelqu'un, mais en plus il l'avait fait poliment, et apparemment pour éviter des ennuis à quelqu'un d'autre !
« Un problème, Warbler Trou Duc' ? », l'attaqua immédiatement Santana. « C'est toi qu'as foutu la merde, alors maintenant tu laisses la baleine s'exprimer ! Pour une fois qu'il a un truc intéressant à dire… »
« Oh non, il a pas intérêt à faire ça ! », s'indigna Sugar. « N'oubliez pas ce que je sais, vous deux… »
D'un geste dédaigneux, elle désigna Finn et Puck.
« Du chantage et des secrets, j'aime ! », s'extasia Sue qui alla s'asseoir avec les autres sur le canapé. « File le pop-corn, toi ! Je suis enceinte, j'ai besoin de prendre des forces. »
« Le jeunes, pourquoi ne pas régler vos comptes en privé, plutôt ? », suggéra William qui n'y croyait pas lui-même.
Le regard meurtrier de sa collègue le dissuada de poursuivre sur cette idée. Il finit par la rejoindre, histoire d'au moins pouvoir intervenir s'ils en venaient aux mains, ce qui arriverait probablement, connaissant certains tempéraments dans cette pièce.
« Alors ? », fit la rousse, son sourire victorieux cachant mal son anxiété. « Qu'est-ce que tu décides, Finn ? »
Le jeune homme eut un regard inquiet vers Puck, qui haussa les épaules avant de dire :
« Franchement Sugar, qu'est-ce que ça change qu'on parle ou pas ? T'as perdu d'toute façon, même en ayant tout gobé, ils sont toujours ensemble ! »
« Est-ce qu'on pourrait m'expliquer ce qu'il se passe, à la fin ? », demanda Sam, excédé de ne rien comprendre alors qu'il était quand même l'un des principaux concernés.
« Ben en fait », répondit Finn, « y a des choses que Puck et moi on a vues hier soir. Et Sugar sait qu'on savait. Sauf que comme elle aussi elle savait des choses sur nous qu'on voulait pas que vous sachiez, elle a menacé de répéter ce qu'elle savait sur nous si jamais nous, on répétait ce qu'on savait sur Sebastian et toi… »
« Et comme d'habitude, c'est le plus con des deux qui explique, histoire que personne comprenne quoi que ce soit ! »
« C'est bon Santana, j'ai compris ce qu'il a dit », opposa Sam. « Alors Finn, ce que tu sais ? »
« Un secret pour un secret ! », lui rappela l'énervante Sugar.
« Ouais mais si on a plus de secret, tu peux plus faire pression sur nous, pas vrai ? », remarqua soudain le brun.
Puck le regarda avec un mélange d'étonnement et de joie.
« Me dis pas que tu veux… ? »
« C'était ton idée, et t'avais raison. On aurait évité toute cette merde si je t'avais écouté ! »
« Dios mío, ça y est ! », trépigna Santana sur le canapé. « La minute zoophile du jour est enfin arrivée ! »
« Santana, au lieu de dire des conneries, tu peux maintenir Rachel ? »
« Pourquoi ?! », s'offusqua la petite diva. « Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous cachez ? »
« Non mais regardez-là ! », gazouilla l'hispanique. « Compte pas sur moi Puckerman, ça à l'air trop marrant pour que j'la retienne. Si elle essaie de vous défoncer, j'vais plutôt la laisser faire et profiter du spectacle… »
« Quinn ? », tenta le jeune homme dans un dernier espoir.
« C'est bon Puck, elle est déjà dans mes bras, je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. »
« Cool… Bon, Finn, c'est quand tu veux là… »
« Okay… Alors on doit vous dire que… »
« Un mot de plus et je chante ! », hurla Sugar.
Un silence de mort s'installa dans le salon, tout le monde se regardant d'un air incertain. Sugar en train de chanter, c'était la menace suprême ! La preuve, c'est à peine s'ils osaient respirer. Mercedes se mit même les mains sur les oreilles, pour plus de sécurité.
Puck fit un clin d'œil à Finn qui, pour une fois, comprit parfaitement où il voulait en venir. Quoique même sans comprendre, il ne lui aurait de toute façon pas fallu longtemps avant de craquer face à l'expression volontairement tentatrice du jeune homme.
Finn s'approcha donc de Puck, beaucoup trop pour que ça soit décent, et déposa rapidement ses lèvres sur les siennes, avant de se reculer. Ou du moins, d'essayer de se reculer, car Puck ne semblait pas de cet avis. Il s'empara de sa nuque et prolongea le baiser, lui donnant plus de passion et d'intensité que prévu. Quitte à se donner en spectacle, autant faire les choses correctement ! Pas besoin de mots pour faire ce genre d'annonce, t'avais pas pensé à ça, hein l'écureuil ?
Un raclement de gorge de monsieur Shuester rappela aux deux amants qu'ils n'étaient pas seuls, et ils finirent par se séparer, se tournant vers leur petit public avec un petit sourire gêné pour Finn, et un immense sourire de fierté pour Puck.
Face au silence qui s'éternisait, William déclara :
« C'est bon, elle ne chantera pas. N'est-ce pas Sugar ? »
Cette dernière baissa la tête et baragouina quelque chose d'incompréhensible.
Pourtant, nos chers New Directions restèrent muets comme des carpes, bouche bée et les yeux écarquillés. Bref, le summum du glamour !
« Ben quoi ? Y a quelqu'un ici à qui ça pose un problème ? », attaqua finalement Puck.
« Non ! », répondirent en chœur le reste des personnes présentes.
« Y a plutôt intérêt… »
« Et quelle est exactement la nature de votre relation ? », s'enquit Mercedes, dubitative.
« C'est évident, non ? », répondit une certaine latino. « Comme tout le monde ou presque ici : ils baisent ! »
« Santana ! », la réprimanda inutilement Shuester.
« Pardon, ils ont des rapports sexuels… », râla la brune.
« Non, t'y es pas du tout. »
« Quoi ? T'as pas encore réussi à la lui mettre ?! Tu me déçois beaucoup, Puckerman… »
« C'est pas ça. Seulement, c'est pas juste pour le cul. Finn est mon petit-ami ! »
Le principal concerné sembla aussi surpris que les autres par cette annonce. Surpris et heureux. Être désigné comme le "petit-ami" de Noah Puckerman était encore plus merveilleux que ce qu'il aurait pu imaginer…
« Bah putain, si je m'y attendais ! »
Kurt et Joe, quant à eux, semblaient être en compétition pour le visage le plus traumatisé. Blaine frottait doucement le dos de son petit ami qui ressassait "toute une année à subir son homophobie pour en arriver là?!", et Brittany affirmait à notre Teen Jesus que c'était des licornes qui avaient aidé Moïse à ouvrir la Mer Rouge.
Bref, chacun réagissait tout à fait normalement à l'annonce de ce couple pas si étrange que ça…
« Au fait Noah, pourquoi tu pensais que j'allais m'énerver ? », intervint Rachel, très calme, toujours dans les bras de sa blonde bien aimée.
« Tu sais bien, toute cette histoire avec Finn et toi… T'es même pas un peu jalouse ? »
La petite brune serra les dents.
« En fait tu avais raison, je suis tellement énervée que j'ai envie de te frapper ! », cria-t-elle.
« Quoi ? »
« Oser sous-entendre que je puisse être jalouse de qui que ce soit alors que j'ai Quinn Fabray dans ma vie, évidemment que je suis en colère ! », asséna-t-elle, provoquant un léger rougissement chez sa petite-amie.
Les deux jeunes filles se regardèrent tendrement et un autre silence, moi gênant cette fois-ci, s'installa.
Puis Santana posa la question qui lui brûlait les lèvres :
« Dis Puckerman ! Est-ce que la baleine aime se faire dominer ? »
« Hé ! », s'indigna ladite baleine.
« T'auras tous les détails graphiques plus tard, promis ! », fit-il avec un clin d'œil. « Là on a un Warbler et une fille à Papa à démolir… »
Cela rappela aux autres la présence de Sugar et Sebastian, seuls dans leur coin. L'une fulminait, et l'autre semblait fortement contrarié.
« Donc, maintenant qu'elle peut plus nous menacer de balancer notre couple, à nous de dire ce qu'on sait ! », commença Finn.
« C'est pas trop tôt », soupira Sam.
« Cette nuit, on était dans le couloir Puck et moi, et on a vu Sugar et Sebastian qui portaient Sam jusqu'à la chambre. Et ils s'engueulaient. Apparemment, elle lui fait aussi du chantage, du coup il était obligé de faire ça. »
« Ça prouve pas qu'il ne s'est rien passé », remarqua le blond.
« Tu dormais, Sam », répliqua Puck. « Même un prédateur comme lui s'abaisserait pas à coucher avec un mec qui dort ! »
« Y en a bien qui couchent avec des baleines, alors tout est possible ! »
« J'ai dû me réveiller, après, parce que je me souviens très bien de ce qu'il s'est passé », affirma Sam, lui et Rory grimaçant tous deux à cette pensée.
« Alors il t'a forcé ? », s'étonna Finn.
« Non, je… je crois que j'étais d'accord », admit le blond en baissant le regard. « Enfin, c'est flou dans ma mémoire, mais… »
Sam avait l'air purement et simplement dégoûté. Par lui-même et surtout, par ses souvenirs.
À la surprise générale, ce fut Sebastian qui intervint :
« Que ce soit clair, aucun des mecs avec qui j'ai couché n'en a de mauvais souvenirs ! Et surtout, ils étaient tous parfaitement consentants ! J'ai jamais forcé personne ou profité qu'ils étaient bourrés. Si je passe la nuit avec quelqu'un, c'est parce qu'il me veut ! Alors je sais que j'ai une réputation de merde, mais au moins j'ai des principes ! »
« J'étais pas parfaitement consentant, hier ! », l'agressa Sam. « Et j'étais bourré ! »
« Je sais bien, c'est pour qu'on a rien fait. J'suis pas un mort de faim, non plus ! »
« Quoi ?! Mais… et les souvenirs que j'ai ? »
« Pour la partie "drogues hallucinogènes", faut s'adresser à l'écureuil, moi j'y suis pour rien, okay ? »
Sam lança à Sugar un regard empli de tellement de haine et de mépris qu'elle en eut des frissons.
« Des drogues ?! », répéta-t-il.
La rousse étant apparemment incapable de répondre, Sebastian poursuivit :
« Bah ouais. Tu croyais qu'la vodka était venue à toi par magie ? Devine qui a mis les bouteilles bien en évidence dans la cuisine… »
« Qu'est-ce que j'entends ? », les interrompit une fois de plus Shuester. « Sugar, tu leur fournis de la drogue et de l'alcool, en plus ? »
« Les bouteilles d'eau d'hier soir, William… », lui expliqua Sue.
« Parce que tu savais ?! »
« Tu ne peux pas le prouver… »
« Sebastian, explique-toi ! », s'énerva Sam, lassé d'être interrompu dans un moment pareil.
« Drogues hallucinogènes dans ta bouteille. C'est pas compliqué, merde ! Ça rend très sensible à toute forme de suggestion. Du coup j'ai passé une demi-heure à te baiser rien qu'avec des mots, c'est pas mignon ? Je t'ai raconté en détail à quel point t'avais envie de moi, et tout ce que je t'aurais fait si t'avais pas été bourré et amoureux de ton fichu lutin. Après, il suffisait de te foutre à poil et de te laisser y croire… »
« Mais c'est dégueulasse ! », s'époumona Rory. « Tu te rends compte de ce qu'il a dû ressentir à cause de toi. On a failli se séparer pour ça ! »
« Bah c'est pour ça que j'suis là, gros malin ! C'est dingue que personne ait remarqué : même avion, même station de ski alors qu'on est en été, Sugar qu'insiste pour que je reste. Sans compter que pour être dans un domaine Motta, il faut avoir été invité personnellement par un membre de la famille… Mais bon, vous pouviez pas faire gaffe à ce genre de détails, vous avez passé quatre jours à niquer un peu partout dans cette baraque ! »
Il y eut un énième silence, puis Rory regarda Sugar de la même manière que Sam un peu plus tôt.
« T'as de la chance d'être une fille, parce que sinon toi aussi je t'aurais frappée. Comment j'ai pu vouloir sortir avec quelqu'un d'aussi égoïste ? T'es vraiment un monstre ! »
La rousse sembla extrêmement blessée par cette remarque du garçon qu'elle convoitait. Mais Santana, qui n'en avait strictement rien à foutre, revint mettre son grain de sel :
« Attends ! Mon lutin irlandais a usé de violence physique sur Warbler Trou Duc' et je suis même pas présente ? Mais c'est quoi ce monde de merde ?! Rory, tu peux le refaire, steuplaît… »
Le jeune homme ne l'écoutait pas, déversant toute sa haine et sa rancœur sur son ex par la seule force de son regard. Et c'était terriblement efficace, vu l'inhabituelle discrétion de la jeune fille.
« Bien ! », fit William en se levant. « Vu la situation, j'imagine que le séjour s'arrête ici… »
« Evidemment ! », cracha Rory. « Hors de question que j'habite chez elle un jour de plus ! »
« Moi non plus ! », appuya Sam.
« Hop hop hop, on se calme tout le monde ! », tempéra la coach. « Vous êtes tous des crétins finis, ou quoi ? En rentrant à Lima, c'est nous que nous punirions. Alors que c'est à elle qu'il faut en faire baver ! Je suggère qu'on la condamne à une demi-heure quotidienne d'obligation à regarder Barbie Boy et Lutin Irlandais, en train de mélanger leurs salives, et ce jusqu'à la fin du séjour. »
« Nous ne sommes pas au tribunal, Sue », soupira Will.
« Dis juste que tu acceptes ma sentence, qu'on en finisse ! »
William se prit la tête dans les mains avant de céder :
« Très bien, mais tu en assumeras les conséquences… »
« Parfait ! Pour Smythe c'est moins compliqué : condamné à abstinence absolue jusqu'au départ. Et quand je dis absolue, ça concerne aussi ta main droite, bonhomme ! Je te surveille, et crois-moi, j'ai déjà placé des micros et des caméras un peu partout ici… »
Cette annonce plaça tout le monde dans un embarras sans précédent, et Blaine eut le malheur de s'étouffer avec un pop-corn, attirant sur lui l'attention de la coach :
« Pour ta gouverne, Gay Numéro 2, il y en a aussi dans la réserve de la cuisine. Donc oui, je sais que Porcelaine n'est pas que passif, et que tu aimes beaucoup être… »
« Sue, s'il-te-plaît ! », s'impatienta son collègue.
« Mais quel coincé tu fais, William ! Je suis quelqu'un d'intense, ne l'oublie pas. »
« Pas de danger… »
« Donc nous restons ici ? », demanda Rory.
« Affirmatif, Lutin ! D'ailleurs je vais demander aux autres d'évacuer le salon, la séance de torture de notre cher écureuil friqué commence maintenant. J'espère que vous êtes en forme, toi et ta blonde, parce que c'est une demi-heure non-stop ! »
Connaissant le tempérament très instable du coach Sylvester, tous s'exécutèrent, laissant Sam, Rory, Sugar et Sue seuls dans la pièce.
« Tu es sûr qu'on devrait l'écouter ? », demanda Rory à son petit-ami alors que tous deux prenaient place sur un fauteuil.
« Elle m'agace, mais sa présence est supportable. Surtout si c'est pour une bonne cause… », répondit le blond avec un sourire carnassier. « Et puis, j'ai envie de prendre ma revanche… »
Il regarda Sugar, assise sur le fauteuil face au sien, sous la surveillance rapprochée de cette chère Sue, et lâcha :
« Autant que tu le saches, Rory ne seras jamais à toi ! Parce qu'il m'appartient… »
Le brun rougit, appréciant beaucoup la possessivité de Sam. Et vu qu'il était toujours aussi énervé contre la rousse, il décida de faire d'une pierre deux coups :
« Bien sûr, Sammy ! Je suis à toi et rien qu'à toi… », murmura-t-il.
« Hum… dis-le encore… »
« Je vais plutôt te le montrer… »
Sur ce, il s'agrippa à ses épaules et commença à l'embrasser, s'asseyant sur ses genoux. Sam souriait contre ses lèvres, savourant encore plus l'instant après cette horrible journée qu'ils avaient tous deux passée.
De vagues couinements qui donnaient vraiment sens au surnom "écureuil" de Sugar se firent entendre, mais ils n'y prêtèrent pas attention.
Même Rory, habituellement si pudique, se laissait complètement aller dans les bras de son amant, qu'il serrait fortement contre lui de peur de le voir s'éloigner. Ce qui ne risquait pas d'arriver, évidemment, mais les vieilles habitudes ont la dent dure.
Et Sam s'assurerait bien d'offrir à son irlandais chéri une nuit qu'il n'était pas prêt d'oublier. Voir même une après-midi, si les choses continuaient à progresser dans ce sens. Il n'était même pas dix-sept heures, et tous deux crevaient déjà d'envie de se ruer vers la chambre pour ne plus en sortir avant le lendemain ! Hum, en voilà une perspective tentante…
Après un petit quart d'heure à ce rythme, ils durent interrompre leur baiser, plus haletants que jamais. Rory était écarlate, et son état ne s'arrangea pas lorsqu'il croisa le regard, chargé de désir, que Sam posait sur lui. Le blond ne tint plus, et supplia plus qu'il ne demanda :
« Coach, on peut y aller maintenant ? »
« Mais vous avez même pas rempli la moitié du temps ! », s'indigna Sue. « L'écureuil ne va pas être punie correctement si elle n'a pas la totalité de sa sentence… »
« S'il vous plaît… », appuya Rory avec les yeux de chien battu qui faisaient toujours craquer son petit ami.
C'était légèrement moins efficace sur Sylvester, mais ça marcha un peu tout de même. Enfin, ce fut surtout l'expression de Sugar, à mi-chemin entre la torture et le désespoir, qui convainquit la femme.
« Bien, je vous libère à deux conditions. La première, vu que j'ai cru comprendre que votre chambre était un champ de ruines, est que vous alliez dans la sienne. »
Sugar poussa un cri indigné, mais le regard noir de la coach la dissuada de développer sa pensée.
« La deuxième condition », ajouta Sue, « est que pour compenser le quart d'heure en moins, vous lui disiez précisément ce que vous avez l'intention de faire. Tous les deux. Blondie, tu commences ! »
Trouvant un plaisir sadique considérable dans cette consigne, Sam déclara :
« Mon petit ami et moi allons monter ta chambre, je vais l'allonger sur ton lit, et je vais lui faire l'amour jusqu'à ce qu'on en perde la tête tous les deux. On va passer un long moment à éprouver la solidité de ton sommier, et à tester les limites de l'insonorisation... Et on va adorer ça... »
Rory devint encore plus rouge, si c'était possible. Et il sentit une chaleur diffuse envahir son corps à l'entente de ces mots, prononcés par la voix tellement sexy de Sam. Il était si troublé qu'il lui fallut un moment pour comprendre qu'on attendait qu'il parle, lui aussi. Ce qu'il finit par faire :
« Je vais... Je vais suivre Sam et le laisser me faire tout ce qu'il voudra, parce que j'en meurs d'envie au moins autant que lui. Je ne vais pas arrêter de lui répéter à quel point je l'aime et je le désire. Et je ne penserai pas à toi un seul instant, j'oublierai même qu'on est dans ta chambre, je ne penserai qu'à lui et ne verrai que lui… »
Ce fut au tour du blond d'être transporté par les mots de son amant, faisant déjà un effort surhumain pour ne pas se jeter sur lui, ici et maintenant.
« C'est bon, vous pouvez y aller ! », autorisa enfin la coach Sylvester. « Surtout, ne retenez pas vos ardeurs, même si elles sont… salissantes. »
« Ça n'a jamais été dans notre intention ! », déclara Sam alors qu'il saisissait la main de Rory, le guidant vers la sortie d'un pas précipité.
Une fois les deux garçons partis, Sugar s'en alla à son tour, anéantie. Sue finit par la suivre, souhaitant monter dans sa chambre afin de prendre ses, désormais célèbres, hormones bovines. En chemin, elle eut le déplaisir de croiser un paillasson humain.
« William, que me vaut cette expression d'animal décédé ? »
« Qu'as-tu fait à Sugar ? »
« Je m'en suis tenue à la sentence… enfin, la punition prévue. Je l'ai même réduite à un quart d'heure au lieu du double, par bonté d'âme, sans doute ! »
« Elle avait l'air complètement dévastée. Et je ne l'ai jamais vue aussi… calme. Ça m'inquiète, je sens qu'un drame se prépare. »
« Admets que tu es simplement jaloux de mes méthodes radicales ! Jamais tes pauvres verbes irréguliers n'ont réussi à démolir un élève à ce point, pas vrai ? »
« Notre rôle d'enseignant n'est pas de démolir nos étudiants ! »
« Le tien peut-être pas… Moi, c'est précisément pour cette raison que j'ai choisi ce métier. Allez, on se voit au dîner ! »
Agacé mais néanmoins réaliste, Shuester décida de ne plus y penser. Il était un peu trop parano. Et pourtant, son intuition serait bonne, cette fois : un drame se préparait réellement. D'ailleurs, Sugar tambourinait déjà à la porte de Sebastian.
« Bien, je crois qu'on a vraiment besoin de faire le point », déclara Mercedes d'un air grave.
Les ND qui n'étaient pas en train de s'adonner aux plaisirs de la chair – Sam et Rory – ni d'incendier un Warbler – Sugar – s'étaient réunis dans la cuisine, espace neutre et plus ou moins calme, afin de mettre au clair leurs idées embrouillées par le "salon des révélations ", comme ils l'avaient baptisé.
« Pas très compliqué », nota Puck. « Smythe n'a pas couché avec Sam, qui couche actuellement avec Rory, qui ne veut plus de Sugar, qui avait embauché Smythe pour le récupérer. Ah si, en fait c'est compliqué… Mais bon, vous me suivez ! »
« On ajoute que tu as une relation plus qu'amicale avec Finn », fit Mike. « Ce qui ne dérange personne ici, sache-le ! », s'empressa-t-il d'ajouter.
« Si, moi ça me dérange. Finn, on est frères et tu m'as caché ça ?! »
« Dis-moi, Kurt, combien de temps ça t'a pris pour lui dire que t'étais amoureux de Blaine ? », remarqua Puck.
« C'est complètement différent ! »
« Je vais te le dire quand même : ça t'a pris tellement de temps que tu as attendu qu'il le devine tout seul pour que vous en parliez. Et vu la perspicacité de ton frangin, ça a dû prendre un moment... »
« Hé ! », grogna Finn, ressortant inlassablement sa réplique fétiche.
« Alors Kurt ? On est bien d'accord sur le fait que Finn n'a rien à se reprocher. À moins que tu veuilles que je lui raconte ce que j'ai vu tout à l'heure, dans la réserve… »
« Non, ça ira ! », s'empressa de répondre le châtain, rougissant à ce souvenir.
« C'est tellement chou de te voir prendre sa défense comme ça ! », s'extasia Tina, croyant lui faire un compliment.
« Ne répète jamais ça ! Finn et moi on est sexy, canons, beaux, irrésistibles, mais on est pas… chou ! »
L'asiatique préféra ne pas préciser à quel point son énervement était adorable. Elle tenait à la vie, tout de même !
« Une autre chose qu'on ne sait pas », remarqua Mike, « c'est pourquoi Sebastian a accepté le marché de Sugar. Il n'a pas l'air de l'aimer beaucoup, et n'a pas besoin d'argent… »
« Pour les conquêtes ? », suggéra Quinn. « C'est la seule chose qui l'intéresse, et la perspective d'ajouter ses adversaires – les garçons, du moins – à son palmarès a dû l'enchanter. »
« Mais il n'a pas réussi ! », fanfaronna Tina en regardant tendrement on petit ami. « Nos mecs sont fidèles, dans les New Directions ! »
« Pourquoi il a fait ça à Sam, alors ? », se demanda Mercedes. « Il a l'air d'avoir des principes. Etranges, mais il y tient. »
« Non mais t'as écouté ce qu'on a dit, tout à l'heure ? Sugar le tient par la peau des couilles ! »
« T'as pas dit ça. Je m'en serais souvenue… »
« C'est vrai, j'ai dit qu'elle lui faisait du chantage à lui aussi », précisa Finn.
« Peut-être qu'elle sait pour qui brille sa corne », proposa très sérieusement Brittany. « Mais elle doit être très forte pour voir ça, parce que Sebastian, il s'arrange toujours pour que son arc-en-ciel ne le relie jamais à personne… »
« Manquerait plus que ça ! », soupira Mercedes. « Paix à la pauvre âme qui est au bout de son arc-en-ciel, alors ! »
« Pourquoi tu dis ça ? Quand les licornes sont liées, elles sont heureuses pour la vie. »
« Smythe rendra jamais personne heureux », contra la diva, bien qu'elle espérait sincèrement que Brit ait raison.
« Moi y a un autre truc qui me chagrine », fit Santana, pensive. « On sait comment vous avez su pour Sebastian et Sugar, mais elle, comment elle a su pour vous deux ? »
« Heu… c'est vraiment marrant que tu dises ça… parce que tu vois… on sait vraiment pas… c'est vrai, on a été tellement discrets… »
« Franchement Finn, tu fais pitié. Puckerman, la vraie réponse ? »
« On a dit qu'on les a vu parce qu'on était dans le couloir. On a pas dit ce qu'on y faisait. Et… bon, j'vais pas te faire un dessin, on était bourrés, on a déjà eu de la chance d'être à l'intérieur à ce moment-là… me regarde pas comme ça ! T'as déjà essayé d'ouvrir une porte de chambre quand tu vois quatre mains droites devant toi ? »
« Alors que baiser, c'est plus facile, peut-être ? », ironisa la brune.
« Y a des choses qui se font d'instinct », déclara-t-il avec un clin d'œil. « C'est pas dans mon instinct d'ouvrir une porte, c'est tout ! »
Santana soupira.
« En fin de compte, je plains sincèrement Sugar d'avoir dû assister à ça… »
« Arrête, j'suis sûr qu'elle s'est bien rincé l'œil, plutôt », ricana Puck.
« La vraie surprise », poursuivit l'hispanique, « c'est que Rachel vous ait laissé en vie tous les deux. »
« Dis aussi que c'est mon genre de m'énerver pour rien ! », s'indigna la concernée.
« Tu m'ôtes les mots de la bouche, Berry ! Oh mon dieu, que je hais cette expression, je la prends toujours au sens propre. Pourquoi il a fallu que j'imagine Berry en train de m'embrasser ? Vite, Brittany, aide-moi à enlever cette vision d'horreur ! »
« Cool, séance de bisous ! », se réjouit la blonde en se jetant sur les lèvres de sa copine.
« Je te signale que Rachel embrasse très bien ! », s'offusqua Quinn.
« Mmmmmh… ouais, c'est ça », grogna Santana en se décollant à regret de sa moitié. « Pas comme une certaine baleine, en tout cas… »
« Finn aussi embrasse très bien ! », imita Puck. « Et franchement, il y a pas que ça qu'il fait très bien. C'est juste toi qu'es trop lesbienne pour voir son potentiel ! »
« Qu'est-ce que t'as dit ? », hurla la brune enragée.
« J'ai dit quelque chose de faux ? Sérieux Santana, venant de moi c'est presque un compliment ! Et puis c'est mon droit de défendre mon mec quand son honneur est en jeu. Que ce soit clair, c'est un très bon coup ! »
« Pfff, ça doit être toi qui fait tout le travail, et lui qui gémit comme une grosse truie transpirante pleine de foutre… »
« Heu, Santana ? », hésita Quinn. « Tu devrais te calmer sur les comparaisons, je crois que Joe est en train de faire un malaise… »
En effet, le fameux Teen Jesus avait le front plaqué contre le frigo, les mains sur les oreilles, et répétait « Je n'ai rien entendu, je n'ai rien compris, je n'ai rien imaginé… », avant que sa litanie incessante ne devienne « Qu'ils arrêtent, mais qu'ils arrêtent ! »
« On devrait le reconduire dans sa chambre en attendant le repas », proposa Rachel, qui savait que Quinn voudrait le rassurer.
« Bonne idée », acquiesça la blonde. « Allez, viens avec nous, Joe. Promis, on fera attention à ce qu'on dira… »
Mis en confiance par son amie, le jeune homme consentit à la suivre. Mais avant que la porte ne se referme, il entendit Santana lancer :
« Cinquante dollars qu'il sera toujours puceau en dernière année ! »
« Tenu ! », ricana Puck. « Ne jamais sous-estimer les hormones d'un adolescent ! »
« Tu connais bien ça, toi ! »
« J'crois me rappeler que t'en a bien profité, à une époque… »
Et alors qu'il progressait dans le chalet avec les deux jeunes filles, son esprit luttait contre la pensée que Puck et Santana avaient été amants. Du moins, essayait de lutter… Cette bande de tarés finirait bien par le tuer !
« Sugar, je t'en supplie, ne fais pas ça ! », hurlait Sebastian en la poursuivant dans le couloir.
La jeune fille, toute retournée par sa séance de "punition" avec le Coach Sylvester, avait bien évidemment décidé de se venger sur lui. Et c'est qu'elle courrait vite, la rouquine !
« Arrête, tu m'as donné ta parole que s'ils se séparaient, tu dirais rien ! »
« Ils se sont remis ensemble, donc tu as échoué. Et de toute façon, j'ai aucune parole ! »
« Là, tu vas t'en prendre à quelqu'un de profondément gentil, et qui en plus n'a rien à voir avec ça. C'est pas moi que ça va emmerder ! »
« Si. Ça t'emmerde forcément, sinon t'essaierais pas de m'en empêcher. Et ce que tu supportes pas, c'est justement que ça t'emmerde. Tu préfèrerais n'en avoir rien à faire, mais tu culpabilises et ça te met hors de toi… »
« Même moi j'ai plus d'honneur que toi », cracha le Warbler avec mépris.
« À quoi sert l'honneur, quand on a de l'argent ? »
« Sale garce ! »
« Je m'en fiche, j'ai plus rien à perdre… »
Ils étaient arrivés devant la chambre de William, où se trouvaient leurs trois enseignants, et Sebastian, dans une dernière tentative, attrapa Sugar par la taille pour l'empêcher d'ouvrir la porte. Ce qui n'empêcha pas l'héritière Motta de tambouriner comme une folle sur ladite porte.
Par la plus cruelle des ironies, ce fut David Martinez qui vint leur ouvrir. Sebastian eut un moment d'arrêt, et Sugar en profita pour lui échapper, se ruant à l'intérieur de la pièce.
« Je suis désolé », fit simplement Sebastian.
Le regard d'incompréhension de David laissa bien vite place à du regret, quand ils entendirent Sugar couiner :
« Monsieur Shuester, vous saviez que Martinez couchait avec Sebastian ? »
À suivre...
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