Salut tout le monde !

Me revoilà avec un chapitre un peu spécial. On va un peu oublier le Brittana avec les POV de Brittany et de Santana et on va se concentrer sur un chapitre spécial Faberry avec un POV Rachel !

Si vous vous souvenez bien, dans le dernier chapitre (oui vous vous souvenez, vous avez une bonne mémoire tout de même !) Santana était parti chercher Quinn à l'aéroport. La voilà maintenant à New York où Rachel et elle vont se retrouver !

Rentrer dans la tête de ce personnage (c'est une métaphore, je ne suis pas réellement rentrée dans la tête de Lea, rassurez vous ! Ma blague était nulle, ne m'en voulez pas x) ) n'était pas du tout évident pour moi. C'est pourquoi, je ne sais pas ce que ce chapitre vaut mais j'espère qu'il vous plaira tout de même.

Ceci dit, je vous souhaite une bonne lecture ! :)


Ok tout était en ordre c'était bon. Elles n'allaient plus tarder à arriver maintenant. Il devait y avoir des embouteillages. Après tout, mon loft était quand même assez loin de l'aéroport.

Je ramassais la pile de vêtements qui traînaient dans la chambre d'ami et allais les mettre à la machine. Ohlala Santana qu'est-ce que tu pouvais être bordélique quelques fois ! Je ne savais même pas lesquels étaient propre et lesquels étaient sales. Je regardais un jean tout plissé et le mettais dans la machine. Tant pis pour elle, elle n'avait qu'à ranger sachant que Quinn venait ce soir et qu'elle devait retourner chez elle pour une nuit.

Le bruit de la clé qui ouvre la serrure me pétrifia. Elles étaient là. J'allais revoir Quinn. Je ne savais même plus depuis combien de temps je ne l'avais pas revu mais mon esprit pensait toujours autant à elle. Je me demandais si elle avait changé depuis le temps… Je me dirigeais vers la porte, un peu anxieuse.

« Vous êtes arrivé au loft de Rachel Berry, merci de ne pas oublier vos bagages sur le palier ! » Dit Santana en entrant.

Je ris en la voyant porter la grosse valise de Quinn et m'approchais d'elle.

« Attends San, je vais t'aider. »

Un petit rire me fit relever la tête. Elle n'avait pas changé non. Elle était toujours aussi belle avec ses beaux cheveux blond, son sourire rieur et sa silhouette si parfaite. Je ne pouvais retirer mes yeux de son visage. Elle me tendit un grand sourire auquel je répondis et me dit calmement :

« Salut Rachel. Tu n'as pas changé. »

J'ouvrais la bouche pour répondre mais aucun son n'en sortit. Pourquoi je ne pouvais plus parler ? Elle m'avait ensorcelé là, ce n'était pas possible de rester stoïque comme ça devant quelqu'un.

J'entendis Santana éclater de rire ce qui me fit revenir à moi. Merci San, tu me sauvais pour une fois ! Quinn et moi la regardâmes, se demandant ce qui lui prenais.

« Faberry acte 1. Je vais vous laisser toute les deux, je vais dans ma chambre. »

Elle se dirigeait vers la chambre d'ami en sifflotant tranquillement.

« Euh Santana tu oublies que Quinn est là pour le weekend donc que c'est SA chambre. D'ailleurs j'ai du tout ranger à ta place. »

« Quoi ? Vous ne dormez pas ensemble ? Je n'ai rien rangé car j'ai cru que tu partagerais ton lit Berry. Bon ok alors dans ce cas-là c'est moi qui dormirai avec toi Quinnie chérie. »

Elle la regarda et lui fit un petit clin d'œil complice. Elle recommençait, ce qu'elle pouvait m'énerver quand elle était comme ça !

« Non plus Santana. Tu prends tes affaires et tu retournes à ton appart. »

« Ok ! Je vois le genre là ! Vous voulez un peu d'intimité c'est ça ? Comme ça vous allez pouvoir… »

Je l'attrapais et la mis dehors en fermant à clé.

« Hey mes affaires Berry ! » Dit-elle en tapant de grands coups sur la porte.

Heureusement que j'étais seule au dernier étage sinon les voisins auraient porté plainte à cause d'elle ! Je pris son sac, rouvris la porte et lui renvoyais son sac à main en pleine figure.

« Tu reviens lundi à ce que je sache donc tu n'as pas besoin de tout reprendre. »

« Effectivement mais laisse-moi dire au revoir à Fabray au moins. »

Quinn n'avait pas bougé. Elle avait regardé toute la scène silencieuse, riant quelques fois.

« Vous êtes folle toute les deux vous savez ? »

Santana la prit dans ses bras.

« Berry est folle de toi oui. »

« Santana ! »

La blonde se remit à rire en serrant mon amie contre elle.

« Pas autant que je suis folle d'elle. »

Le rouge me monta aux joues. Je savais qu'elle disait ça en riant mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m'empêcher de réagir comme ça.

« B-bon allé Santana tu devrais y aller, il se fait tard. » Dis-je, confuse.

« Oui. Au revoir les filles, amusez-vous bien ! » Nous dit-elle avec un clin d'œil en fermant la porte derrière elle.

Notre amie partie, nous nous regardâmes toute les deux. Elle était habillée sobrement comme la Quinn de l'époque. Une petite chemise blanche, un léger pull jaune et un jean bleu. J'avais toujours adoré sa manière de s'habiller.

« Euh tu veux peut-être manger quelque chose ? »

« Ne t'inquiète pas, je peux attendre de manger avec toi tout à l'heure. » Me dit-elle en souriant.

« D'accord. Je vais apporter ta valise dans ta chambre et te faire visiter alors. »

Je lui montrais les pièces du loft, déposais sa valise et lui dit de faire comme chez elle pendant que j'allais préparer le repas.

Nous mangeâmes tranquillement toutes les deux, se remémorant les années de lycée. Elle me raconta la vie qu'elle menait aujourd'hui et je devais admettre qu'elle avait quand même bien réussi. Enfin elle faisait ce qu'elle aimait. Peu de gens réalisaient leurs rêves maintenant et la photographie était un domaine qui lui plaisait énormément déjà au lycée. Les photographes que mon manager engageait pour les photos promotionnelles ou les couvertures d'albums étant toujours des incapables, je proposais à Quinn de devenir ma photographe personnelle. Avec elle, j'étais sure que les photos ne seraient pas ratées au moins et puis…ça me permettrait de la voir plus souvent. Elle accepta la proposition avec plaisir et nous dérivâmes sur moi. Ma vie ? Et bien j'avais réussi à devenir une grande chanteuse grâce à mon talent. Les amours ? Toujours dingue de toi depuis tout ce temps et le fait que tu sois ici avec moi n'arrangeait rien. Je ne désirais qu'une seule chose, te sauter dessus et t'embrasser. Oh non pas la peine de reparler de Finn, tu étais la seule à penser que c'était parce que j'avais du mal à l'oublier que je ne trouvais personne. Ouvre les yeux Quinn s'il te plait, je t'aime ! En plus ce grand nigot comme l'appelait Santana était revenu il y a deux mois, ivre mort, en me disant qu'il m'aimait toujours. Ok ça m'avait fait un léger pincement au cœur de le voir dans cet état mais je ne ressentais plus rien pour lui. D'ailleurs est-ce que j'avais déjà ressenti quelque chose ? Bon il fallait arrêter de parler de moi. Je me raclais la gorge, lui faisais un grand sourire faux, prenais une grande respiration et demandais :

« Et toi alors toi ? Tu as quelqu'un dans ta vie ? Un nouveau petit ami ? »

Ses joues rosirent avant qu'elle réponde :

« Non. Pas en ce moment. »

Woooohooooo ! Pas de petit copain ! La danse de la joie s'exécuta dans ma tête. J'essayais de ne pas laisser éclater ma joie pour ne pas que mon attitude paraisse trop suspecte et feignis d'être triste pour elle :

« Oh… Pourquoi pas en ce moment ? Tu arrêtes d'enchaîner les conquêtes ? »

« Je n'enchaîne pas les conquêtes Rachel, je ne l'ai jamais fait d'ailleurs. Je préfère me concentrer sur la photographie, je n'ai pas besoin d'un homme pour me prendre la tête. »

Je lui souris.

« Je te comprends Quinn. »

Je piquais un morceau de tomate avec ma fourchette, le mangeais, et la discussion repartit sur un autre sujet. Le repas fini, nous débarrassâmes la table en silence et nous nous installâmes sur le canapé.

« Alors… commence Quinn, Santana m'a un peu parlé de ce qu'il se passait dans ta vie. Cette histoire avec cet homme. Comment vas-tu par rapport à cela ? »

Je soupirais.

« Tu parles souvent avec San ? »

« Euh oui pourquoi ? » Dit-elle un peu déstabilisée

« Comme ça, juste pour savoir. »

Elle me sourit, s'approcha et s'assit juste à côté de moi. Puis elle pris ma main dans la sienne et la regarda.

« Si nous étions restés en contact j'aurais pu te parler autant qu'à elle… même plus souvent tu sais Rachel. Tu étais ma meilleure amie. »

Je regardais nos mains en souriant, rougissant légèrement de cette complicité retrouvée. Je serrais sa main légèrement et nouais mes doigts aux siens.

« Je suis contente que San t'en ai parlé car grâce à elle on a pu se retrouver mais… Tu sais Quinn, il vaut mieux pour toi que je garde ça pour moi. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Je ne sais pas jusqu'où cet homme peut aller. »

« Je n'ai pas peur de lui, tu peux m'en parler. »

Elle me regarda d'un air déterminé, ce qui me déstabilisa un peu. Je me raclais la gorge et répondis :

« Moi si, c'est pourquoi je ne t'en parlerai pas Quinn parce que je sais qu'avec Santana vous seriez capable de faire quelque chose d'insensé. »

« C'est ton choix Rachel et je le respecte. Cependant je serais toujours là pour toi et tu peux me demander ce que tu veux. »

« Ce que je veux… » Je fis semblant de réfléchir. « Je veux revenir au bon vieux temps. Quand nous passions des après-midi ensemble à regarder des films et à commenter tous les dialogues… »

« On regarde « Funny Girl » ? » Me dit-elle en souriant. « En souvenir de ton premier rôle à Broadway. »

« Oui. »

Je la regardais dans les yeux et sourit aussi. Nos visages étaient vraiment très proches. Si je m'approchais un peu je pouvais l'embrasser, je pouvais faire ce que j'avais eu envie de faire depuis toutes ces années. Juste quelques centimètres. Je la vis se mordre la lèvre. Oh qu'est-ce que c'était sexy quand elle faisait ça. Hey mais attendez ! Elle en avait peut-être autant envie que moi. C'était peut-être un signe. Un signe qui disait « aller Rachel embrasse-moi ». Peut-être que si je m'approchais et que je posais mes lèvres sur les siennes elle répondrait à mon baiser. Peut-être qu'elle aussi n'attendait que ça. Peut-être qu'elle aussi éprouvait des sentiments forts à mon égard. Bon stop, il fallait que tu t'arrête là Rachel, c'était des conneries. Elle était seulement ton amie, elle l'avait toujours été et elle le serait toujours.

« Funny Girl alors ? » Redemanda-t-elle avec un grand sourire pour rompre le silence.

« Oui je vais chercher le DVD. »

Je me levais et cherchais le DVD, rangé parmi les autres comédies musicales dans le placard sous la télévision. Une fois trouvé, je l'installais dans le lecteur et je me retournais vers Quinn, un grand sourire sur le visage. Je m'asseyais sur le canapé à côté d'elle et lançais le film.

« On peut prendre ta couverture Rachel ? » Me dit-elle en regardant la couverture posée sur un meuble.

« Bien sûr. » Je me levais, attrapais la couverture et la lui donnais. « Tu as froid ? Tu veux que je monte le chauffage ? »

« Non non ne t'inquiète pas, ça n'a rien à voir. »

Elle déplia la couverture et la posa sur nous deux. Je la regardais dans les yeux et la vis rougir légèrement.

« Tu..tu voulais revenir en arrière alors… comme avant. »

« Oui, c'est parfait. » Lui dis-je en souriant.

Elle me rendis mon sourire et passa son bras autour de mes épaules. Je me collais à elle et posais ma tête dans le creux de son cou. Je me sentais tellement bien dans ses bras que j'en oubliais de commenter le film et de citer les répliques comme je le faisais avant. J'avais l'impression d'être des années en arrière. C'était comme si Quinn et moi étions toujours restées amies, comme si nous ne nous étions jamais éloignées. Nous étions de nouveau ces deux jeunes filles en dernière année de lycée. Je restais silencieuse et je profitais de ce moment, souhaitant qu'il ne s'arrête jamais. Je levais les yeux pour voir son visage mais l'expression que j'y vis me sidéra. Celui-ci était envahi par ce qu'il me semblait être une immense tristesse. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Même quand Finn l'avait quitté pour ce mettre avec moi elle n'avait pas cette expression. Cela me fendit le cœur. J'approchais ma tête doucement de la sienne, la regardant dans les yeux et lui demandais d'une petite voix :

« Ça va Quinnie ? »

Elle me sourit légèrement pour me rassurer. Un sourire qui voulait dire « oui je vais bien Rachel » alors qu'au fond c'était tout le contraire. Je savais que c'était un de ses fameux sourires faux, un de ceux qu'elle utilisait quand elle était Cheerios au lycée et qu'elle faisait du mal aux gens alors qu'au fond d'elle elle détestait ça. D'ailleurs elle m'en avait fait du mal. Je faisais partie de ses victimes quotidiennes. Elle m'avait brisé à petits feu à coup de slushies jetés au visage ou d'incessantes réflexions concernant ma personnalité ou mon physique… Puis elle était tombée enceinte. Pas mal pour la présidente du club d'abstinence ! Elle avait perdu son statut de capitaine des Cheerleaders combiné à sa réputation car la coach, Sue Silvester, ne voulait pas d'une fille comme elle à la tête de l'équipe ou au sein de l'équipe même et elle s'était un peu calmée avec moi. Elle était devenue gentille et s'était beaucoup impliquée dans le Glee club. Mais quand je lui avais pris Finn, cela avait été le pire. La méchante reine des glaces était réapparue et, avec Santana, elles m'avaient pris mon téléphone et m'avaient enfermé dans les toilettes des garçons pendant tout le weekend. Je ne pouvais même pas appeler mes papas pour leur dire où je me trouvais. J'avais dû attendre le lundi, que le concierge ouvre, pour pouvoir sortir. J'avais passé plus de 48 heures dans des toilettes sales, sans nourriture et sans aucune hygiène alors que mon rituel à ce sujet était très strict. Mes papas s'étaient fait un sang d'encre et ils avaient exigé un rendez-vous avec la direction. Le principal Figgins avait donc convoqué ses parents qui n'avaient pas voulu venir puisqu'ils ne voulaient plus rien avoir à faire avec leur fille du fait qu'elle était enceinte et les miens qui avaient exigé des excuses de sa part à mon égard.

Après cet épisode et après ses excuses, la blonde avait tenté de se rapprocher de moi. Au début je ne savais pas si c'était une nouvelle tentative pour me faire du mal ou non mais j'avais laissé faire. Elle s'était mise avec Puckerman qui était en fait le père de son enfant et se confiait beaucoup à moi pour me raconter ses problèmes. Oui elle en avait énormément. Entre ses parents qui l'avaient mise à la porte du fait de sa grossesse, sa réputation qui était passé du statut « winner » à « loser », ses relations désastreuses avec les garçons et plus tard sa petite passe « Punk » où elle s'était teint les cheveux en rose et s'était mise à fumer (pas que des cigarettes), elle n'avait pas une vie facile pour une fille de 18 ans. Nous nous étions rapprochés au fil des années jusqu'à ce que l'on devienne meilleure amies. Nous passions tous nos après-midi de libre ensemble puis nos soirées le weekend puis tous les soirs de la semaine. Avec elle je me sentais bien, je m'amusais, je chantais, je dansais,… c'était parfait. J'étais ensuite devenu amie avec Santana qui se sentait exclu puisque je lui avais un peu volé sa meilleure amie. Le courant avait eu un peu plus de mal à passer entre nous au début. Nous avions voulu l'intégrer à nos après-midi rigolades et à nos soirées tv mais elle ne pouvait pas passer une heure sans dire une réflexion blessante à mon sujet. Quinn lui avait donc dit qu'elle préférai que l'on se voit uniquement toute les deux et la latina avait alors commencé son petit jeu en l'appelant Fabgay et en criant Faberry à tout bout de champs. Ça paraissait innocent, pour nous en tout cas, nous nous fichions de ce qu'elle disait, mais Finn et Puck, nos petits-amis de l'époque, l'avaient mal pris. A la fin de notre dernière année de lycée, Quinn et Santana étaient devenu rivales pour être élue « Reine du lycée » pour notre 3ème et dernier bal de promo. Pourquoi, comment, je n'en savais rien mais ce fut moi qui fus élue. Les gens avaient dû enfin s'apercevoir de tout mon talent et avaient dû se dire qu'une future star se devait d'être élue reine du lycée.

Puis j'avais dû quitter ma ville, Lima, pour partir faire le reste de mes études à la NYADA, la plus prestigieuse école d'art dramatique, qui se situait à New York. Ici quoi. Nous nous étions donc un peu éloignés puisqu'elle était partie à Yale. Non en fait on s'était beaucoup éloignée. Elle me manquait énormément contrairement à Finn qui était parti, comme un pauvre idiot, s'engager dans l'armée. L'immensité de ce vide que Quinn avait créé en moi du fait de son absence me fit prendre conscience d'une chose : … Non en fait ce n'était pas à ce moment-là que j'avais découvert que j'avais des sentiments pour elle, l'élément déclencheur était... On allait reprendre cette soirée depuis le début !

« Ça sonne ! » Chantonna la voix de Kurt.

« J'y vais ! » Lui répondis-je sur le même air.

J'ouvris la porte d'un air enjouée, m'attendant à voir un bel homme brun, musclé, à la silhouette élancée avec un sourire divin nommé Brody, un ami que je m'étais faite à la NYADA et qui venait nous voir régulièrement. La personne qui se trouvait derrière la porte correspondait aussi bien que Brody à cette description mais ce n'était personne d'autre que Finn. Mon ex. Celui qui m'avait largué comme une pauvre poire à la gare, le jour de notre mariage, avant que je ne parte pour New York. Le même que celui qui ne m'avait pas donné de nouvelles pendant 5 mois. Celui qui revenait me voir et sonnait, tout sourire, un bouquet de fleurs à la main. J'ouvris grand la bouche en le voyant et un grand sourire de soulagement apparut sur mon visage.

« Finn ! »

« Salut Rachel. »

Je lui sautais dans les bras et l'embrassais passionnément, comme à l'époque, sans grande conviction cependant. Il me repoussa doucement.

« Rachel… »

Je le regardais dans les yeux, attentive au moindre clignement de paupières, attendant qu'il me dise que je lui avais manqué, qu'il regrettait que nous nous soyons séparé, que nous étions LE couple du lycée, que notre histoire était la plus belle histoire qu'il n'avait jamais vécu,… J'aperçus alors une petite silhouette rousse s'approcher derrière lui. La jeune fille se stoppa devant moi et me tendit la main.

« Mon nom est Jane. Je suis la petite amie de Finn. »

Je regardais la petite femme qui se tenait devant moi. La réplique exacte de mademoiselle Pillsbury. Courte sur pattes (c'était moi qui disais ça...), rousse, de grands yeux pétillants avec un petit air de folie dans son regard. Cependant niveau fringues… on aurait dit moi…avant…à l'époque où Santana me disait que je me fringuais comme une bibliothécaire… Je fixais la petite main blanche qu'elle me tendait puis je regardais Finn, perdue. Pourquoi était-il venu avec sa petite amie. Pourquoi ne m'avait-il pas prévenue ? On ne ramenait pas sa nouvelle copine à son ex qu'on n'avait pas revu depuis des mois comme ça. Encore moins chez elle. Je ne pris pas la peine de serrer la main de cette « Jane » et je fusillais Finn du regard en lui demandant :

« Qu'est-ce que tu viens faire ici Finn ? »

« Je-euh… » Il bafouilla et m'exaspéra déjà…

« On vient voir son demi-frère pour qu'il me présente à sa famille. Finn et moi allons-nous marier ! » Elle me montra la bague accrochée à son doigt et me lança un grand sourire sournois.

Je me tournais vers Kurt qui n'avait pas encore ouvert la bouche depuis le début. Il se tenait debout, le téléphone à la main, la bouche grande ouverte et ne réagissait pas. J'attrapais ma veste et mon sac à main à la volé, regardais Finn dans les yeux et lui dis :

« Au moins maintenant ça a le mérite d'être clair, on est plus ensemble pour de bon ! »

« Rachel… »

Il me regarda de ses petits yeux bruns. Je tournais le regard vers Kurt qui n'avait toujours pas dit un mot.

« Envois moi un texto quand ces deux-là seront parti, je serai chez Brody si tu me cherches. »

Puis je lançais un dernier regard à mon amour de jeunesse et à sa copine avant d'ajouter méchamment :

« Je savais que tu admirais Mr Shue Finn, mais de là à choisir une copine qui est le portrait cracher de notre ancienne conseillère d'orientation tu es tombé bien bas. »

Je sortis en furie en frôlant sa grande carrure de sportif sans un regard en arrière et je descendis les escaliers en ruines de notre appartement. J'entendis sa rouquine me crier :

« Fiancée, je suis sa fiancée ! »

Je ne répondis pas. Arrivée dehors je m'assis par terre, mis ma tête entre mes genoux et me mis à pleurer. C'était fini entre lui et moi, complètement fini. La fin de trois années à être en couple. Je pris mon téléphone et envoyais un message à la seule personne qui pouvait me redonner le sourire, Quinn. Elle me manquait terriblement depuis le lycée, je ne passais pas une journée sans penser à elle, sans penser à nous. A nos moments privilégiés rien que toute les deux, nos fous rires, nos discussions si intenses parfois. Depuis que j'étais parti de Lima, elle était la personne qui me manquait le plus… Je levais la tête et regardais le ciel de mes yeux, noyés par les larmes, en attendant sa réponse. Les lumières de la ville m'empêchaient d'apercevoir les étoiles et je ne vis qu'un ciel orangé, pollué par le jour artificiel. Le vibreur qui se déchaîna et qui m'indiqua que quelqu'un m'appelait me sortit de mes pensées. Je baissais les yeux vers l'écran pour voir le prénom de Quinn s'afficher. Je souris, reniflai, décrochai et lui répondis avec la voix la moins triste possible :

« Hey Quinn… ça va ? »

« Embrassé ? Tu l'as embrassé Rachel ?! Non mais qu'est-ce qu'il t'a pris ?! »

« Qu-quoi ? »

« Kurt m'a envoyé un message Rachel, ne te fatigue pas à essayer de nier les faits. »

« J-je ne nie pas. Et pourquoi tu m'appelles par mon prénom ? Où est passé mon surnom ? »

« Mais bon sang Rachel pourquoi t'as fait ça ?! Tu te souviens de l'état dans lequel tu étais quand il t'a laissé tomber ? Tu te souviens qui était là pour te ramasser à la petite cuillère ? Moi Rachel ! C'était moi ! J'ai toujours était là pour toi et toi tu embrasses cet abruti ! »

« Mais Quinn qu'est-ce qu'il te prend de crier comme ça ? Je sais que tu as été là pour moi et merci mais pour cette foi je n'ai pas réfléchi, j'ai agi bêtement et j'en suis désolé ! »

« Dis pas que t'es désolé, je suis sure que tu as adoré l'embrasser ! »

« Pas du tout ! J'ai détesté ça ! Je préfèrerais 1000 fois t'embrasser plutôt que lui tu sais ?! »

…. *bip bip bip…*

« Quinn ? »

L'écran de mon téléphone m'indiqua que la communication était terminée. Elle avait raccroché ou… ? Je la rappelais et tombais sur son répondeur après avoir entendu deux sonneries. Elle ne voulait pas me parler. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Une rafale de vent froid s'engouffra dans mes vêtements et me fit frissonner. Je refermais ma veste grossièrement et croisais mes bras contre ma poitrine pour tenter désespérément de me réchauffer. Je ne pouvais pas rester ici sinon j'allais attraper une angine et ma voix en prendrait un coup. Après je pouvais dire adieu à la représentation de « Funny Girl » qui me permettrai de trouver une maison de disque ou de décrocher une audition pour une autre comédie musical et donc qui détruirai tous mes rêves… Je me levais donc et me dirigeais vers le bar le plus proche, celui au coin de la rue. J'arrivais au comptoir et portais ma main à ma poche pour voir combien j'ai sur moi. Comme par hasard je n'avais absolument rien et je n'allais pas aller à l'appartement et risquer de voir Finn qui n'était surement pas encore parti. Une main se posa sur mon épaule et un jeune homme brun au sourire charmeur me demanda :

« Je peux peut être vous offrir quelque chose… »

Je lui souris et m'apprêtais à refuser son offre car je savais qu'après il m'aurait collé toute la soirée et que je n'aurais pas pu me débarrasser de lui. Cependant, une petite voix dans ma tête me dit qu'il pourrait être judicieux d'accepter car un peu d'alcool ne pourrait pas me faire de mal et me permettrai d'oublier Finn, Quinn, la NYADA et tous les autres trucs chiants de la vie. Était ce le petit ange ou le petit diable qui était en moi qui venait d'entrer en communication avec moi ? Ah, peu importais, j'allais l'écouter.

« Avec plaisir. »

Il sourit et demanda un verre pour moi au barman. Il paya et me le tendit.

« Merci. »

« Je t'en prie. »

Nous nous assîmes dans un coin et nous commençâmes à parler de choses et d'autres.

Après 1h à répondre à des questions banal et trois-quatre verres, ma vessie commençait à avoir de plus en plus de mal à tenir le choc. Je bus une petite gorgée de mon cocktail, m'excusais et partis me « rafraîchir ». Le miroir des WC reflétait mon visage avec mes joues rougies par l'alcool. J'avais toujours toute ma tête et pas de vertiges, je tenais mieux l'alcool qu'avant tout de même ! Je retournais dans la pièce principale et le retrouvais toujours à la même place, un immense sourire aux lèvres. Je lui souris timidement en me rasseyant. Je pris une gorgé de mon breuvage en m'excusant pour ma courte absence. Il sourit et reprit ses questions.

Le grésillement d'un appareil électrique me réveilla. J'ouvris les yeux et je réalisais que je n'étais pas dans ma chambre. Un papier peint à carreaux marron et beige grotesque recouvrait les murs et une peinture blanche qui s'effritait couvrait le plafond. Je me levais à moitié et posais ma main sur mon front. Ma tête me lançais terriblement et me faisait horriblement mal. Je réalisais soudain que j'étais complètement nue et que seulement un drap blanc, comme à l'hôpital, bordait mon corps. Je le remontais légèrement pour être sûr qu'il cache bien tout. Mais où étais-je ? Et comment avais-je atterri là ? Je craignais le pire, où étaient passé mes vêtements ? Pourquoi ? Je commençait à paniquer et je me levais en emportant la couverture. J'allais dans l'autre pièce et ne trouvais qu'une douche et un toilette en piteux état. Je m'approchais du meuble où trônais une des plus vieilles télés que je n'avais jamais vu quand je vis un petit papier avec marqué « bed and breakfast motel ». Je le reposais et me retournais en regardant le lit défait. Je déglutis difficilement quand je vis quelque chose ressemblant à un préservatif usager par terre. Je m'approchais pour confirmer mon hypothèse. Mon dieu qu'est-ce que j'avais fait ? Une manche de ma veste grise dépassait de sous mon lit. Je me baissais et trouvais tous mes vêtements. Je les ramassais et les enfilais le plus vite possible tandis que des larmes chaudes et incontrôlables roulaient sur mes joues. Je sortis de cette pièce au plus vite, sans même voir où j'allais. Je pris le premier bus qui vint, espérant qu'il m'emmènerait loin d'ici…

Une trentaine d'appels manqués avec une dizaine de messages sur mon répondeur et une cinquantaine de textos apparaissaient sur mon téléphone. Tous de Kurt. Il n'y avait que lui qui pensait à moi sur cette terre ? Même Quinn ne m'avait pas laissé de messages… Je rentrais au plus vite à l'appartement, essayant de ne pas me perdre dans les bus et le métro. Kurt devait être à la NYADA à cette heure-ci. Ses partiels commençaient aujourd'hui donc je ne risquais pas de le croiser. Chez nous, un mot m'attendait sur la porte d'entrée :

Rachel,

Quand je rentrerais tu auras le droit à la plus grosse dispute que tu n'as jamais eu de ta vie. Je sais que c'est dur de voir son ex mais ça passera ne t'inquiète pas. J'ai demandé à Finn qu'il ne passe plus ici.

PS : sa copine est la fille la plus bête que je n'ai jamais vu !

Je ris en lisant la dernière phrase et sortis mes clés pour entrer. Je me dirigeais directement dans la salle de bain. Il fallait que je prenne une douche, je me sentais sale.

Après je ne sais pas combien de shampoings et de coups de savons sur tout le corps, je sortais de la cabine, me sentant toujours aussi sale que quand j'y était entrée. Je n'avais pas cessé de pleurer et mes yeux ressemblaient à deux énormes boules rouges. J'envoyais un texto à Quinn pour qu'elle m'aide mais je ne reçus aucune réponse. Je l'appelais. Son téléphone était éteint. Elle ne voulait plus me parler c'était sûr. Je laissais un mot à Kurt, lui indiquant que j'étais bien rentrée pour ne pas qu'il s'inquiète et je sortis. Le vent froid m'arracha un frisson...

Me sentent frissonner, Quinn resserra l'étreinte de ses bras sur moi.

« J'aimerai retrouver ce qu'on avait avant en fait. Je souhaiterai que ce moment n'ai pas de fin et que je puisse rester avec toi comme ça jusqu'à la fin de mes jours. Malheureusement je regarde ta pendule et les secondes qui passent à tes cotés me rapproche du moment où je devrais te quitter et je redoute ça plus que tout au monde. Je ne veux pas partir, je ne veux pas te laisser seule avec ce fou qui rode Rachel, je ne veux pas qu'il te fasse de mal… »

Je posais ma main sur la sienne.

« On s'est retrouvée Quinn, maintenant on pourra reprendre là où l'on s'est arrêtée et redevenir amies comme avant. Santana veille sur moi, il ne me fera rien tu peux en être certaine, ne t'inquiète pas pour moi. »

« Comment tu veux que je ne m'inquiète pas pour toi ? Tu es la personne qui compte le plus pour moi Rachel. »

« Alors pourquoi tu m'ignores depuis plus d'un an Quinn ? Si je suis, comme tu dis, la personne qui compte le plus pour toi, pourquoi tu n'as plus répondu à mes messages alors que je n'avais besoin que de toi quand j'étais dans une mauvaise passe ? »

« Je le regrette Rachel, si tu savais comme chaque jour je m'en veux pour ça… »

« Et chaque jour je t'en veux de m'avoir ignoré sans aucune raison. »

« Détrompe-toi, j'avais mes raisons… »

« Ah ouais ? Et je peux savoir quelles étaient-elles ? A part le fait qu'après toutes ces années tu étais sans doute encore jalouse du fait que je t'ai volé Finn. » Dis-je en me retournant et en plantant mes yeux dans les siens.

« Ça n'a rien à voir avec Finn. » Répondit-elle en baissant les yeux.

« Oh si, tu ne pourras pas me mentir à ce propos Quinn, je sais très bien ce qu'il t'a pris ce soir-là, j'ai embrassé Finn et la garce du lycée est remontée à la surface. »

« Je ne suis plus cette fille Rachel ! » Elle se recula et releva ses yeux vers les miens. « J'ai changé. »

« En quoi tu as changé ? En laissant tomber tes amis ? Tu sais quoi ? Je m'en fiche de tes raisons, c'est ta vie après tout, si tu étais encore amoureuse de Finn il fallait me le dire… »

Des lèvres chaudes plaquées soudainement contre les miennes m'empêchèrent de finir ma phrase. J'écarquillais les yeux, étonnée, avant de fermer doucement les paupières et de répondre tendrement à son baiser. Cela faisait si longtemps que j'attendais ça. Qu'est-ce qu'il lui prenais tout à coup ? C'était la seule solution qu'elle avait trouvé pour me faire taire ? En tout cas son stratagème fonctionnait à la perfection. Ses lèvres abandonnèrent les miennes, elle baissa la tête et regarda le sol en prenant bien soin de ne pas croiser mon regard.

« Désolé. »

Je posais un doigt sous son menton et le relevais légèrement jusqu'à ce que son regard croise le mien.

« Ne le sois pas. »

Je déposais délicatement mes lèvres sur les siennes et l'embrassais tendrement en mettant tout l'amour que j'avais pour elle dans ce baiser. Elle y répondis et l'approfondit amoureusement. Je posais ma main sur sa joue et la caressais avant de rompre le baiser et de la regarder dans les yeux.

« J'ai encore moins envie de partir maintenant. » Me dit-elle en soupirant et en posant son front contre le mien.

Je souris.

« Tu n'es pas obligée de partir, tu peux rester là tout le temps que tu voudras. »

Elle me rendit mon sourire et prit ma main dans la sienne. Elle retrouva soudainement son air sérieux et me regarda dans les yeux l'air gênée.

« Rachel… Je crois que je t'aime. »

Je ris légèrement en entendant la tournure de sa phrase et levai un sourcil en demandant :

« Tu crois ? »

Elle sourit et fit une petite grimace pour me montrer qu'elle n'appréciait pas le fait que je me moque d'elle mais qu'elle ne m'en voulait pas.

« Tu trouves ça drôle toi ? »

« Plutôt oui. » Dis-je en reprenant mon sérieux. « Je crois que je t'aime aussi Quinn. »

« Vraiment ? »

« Oui. Je t'aime Quinn Fabray. »

J'approchais mes lèvres des siennes et elle s'en empara délicatement. La position sur le canapé n'étant pas très confortable, je l'allongeais et me mettais au-dessus d'elle. Elle sourit dans le baiser et passa sa main derrière ma nuque pour me rapprocher encore plus d'elle. Pour plus de confort pour elle vu que je devais l'écraser totalement, je passais ma jambe de l'autre côté de la sienne pour pouvoir prendre appuie sur mon genou et donc l'alléger un peu de mon poids. Celui-ci frôla le canapé avant de tomber dans le vide et de m'entraîner dans sa chute sous le petit rire amusé de Quinn qui ne s'enquit pour moi qu'après en me demandant si je ne m'étais pas fait mal. En guise de réponse, je l'attrapais par la taille d'un geste vif et la tirais vers moi. Nous étions maintenant toute les deux par terre, riant comme des folles. Elle s'écarta de moi et me regarda dans les yeux avant de m'embrasser de nouveau. Je passais ma main délicatement entre les mèches blondes de ses cheveux avant de rompre le baiser et de me lever. Puis je pris ses mains et l'aidais à se relever elle aussi. Elle s'approcha de moi, dans le but de m'embrasser encore surement mais je reculais, ses mains toujours accrochées aux miennes, l'entraînant avec moi. Un sourire et des yeux interrogateurs sur son visage, un regard derrière moi, un petit « o » étonné avec sa bouche en voyant où je l'emmenais, ses yeux retrouvant les miens dans un regard empli d'amour et un sourire timide apparaissant sur ses lèvres, son visage s'approchant du mien,… Je ne me reculais pas quand elle retenta de m'embrasser, je fermais les yeux, unissais mes lèvres aux siennes, passais mes mains autour de sa taille et fermais la porte de la chambre derrière nous…


Wanky ! Bref, qu'en avez vous pensé ?

Le petit flash-back vous a plu ? Ouais non, le plus important c'est...le Faberry vous a plu ? :D

Chapitre assez conséquent oui, c'est pour m'excuser d'avance du hiatus qui arrive... Je pars en vacance, je ne pourrait malheureusement pas publier la suite... Mais on se retrouve dans trois semaines pour un chapitre Brittana !

En attendant vous pouvez m'harceler de reviews, faire de la pub pour mon histoire auprès de vos amis et tout, vous pouvez la follow comme ça vous serez les premiers au courant de la mise en ligne du prochain chapitrre, me follow pour avoir toutes les histoires que je publie, ça ne me pose aucun soucis, faites ce que bon vous semble !

Passez de bonnes vacances pour les personnes concernées ou alors bon courage pour le boulot pour les autres !