Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Edward/Jasper
Genre : Friendship/Romance/Drame
Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.
Béta correctrice : Vivi64
Note d'auteure : Bonjour à toutes et tous ! J'espère que vous vous portez bien ? ! Me revoici avec un chapitre tout neuf et réécrit (^-^)
Mais il y a plus important. Ce chapitre contient une scène qui peut heurter la sensibilité de certains lecteurs. Sachez juste que cette scène n'est pas là juste pour faire joli et même si elle n'a pas une incidence directe tout de suite, elle en aura une énorme par la suite. Je ne peux donc que vous encourager à ne pas passer la lecture.
Voilà, ayant tout dit, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture.
Chapitre 8 : Une longue journée
Pov Edward
Précédemment :
« Je venais de terminer mon sandwich. Je fis une bise à mes parents et montai me coucher.
Après mon petit discours, nous avions regardé la télévision ensemble. Voyant aussi mes cernes, mon père m'avait donné un somnifère léger pour m'aider à reprendre des forces. J'avais d'abord refusé mais il m'avait dit que je ne pourrais reprendre une vie normale que quand j'aurais récupéré toutes mes forces.
Quoi lui répondre d'autre que « oui papa, tu as certainement raison ».
Bref, je montais à présent les escaliers qui menaient à ma chambre. Je ne pris pas soin de me déshabiller et me jetai sous la couette pour m'endormir.
Demain, le lycée recommençait et je ne voulais toujours pas y aller.
Je ne fis que repenser à la veille, la réaction de Jasper…
Certes il m'avait sauvé mais que venait-il faire là ?
Avec la fatigue et le somnifère, mon sommeil ne fut pas long à venir. »
BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP
Une fois mon réveil éteint, je plaçai mon bras sur les yeux pour échapper à la lumière. Je me rendis vite compte que je ne m'étais pas réveillé en sursaut et que ma bite était au repos. Bref, un des meilleurs réveils depuis deux mois. Je pourrais remercier mon père pour son petit cachet.
Après avoir pris quelques minutes pour me réveiller à mon aise comme je ne me l'étais plus permis, je me levai pour aller prendre ma douche. Une fois dans celle-ci, je pris mon shampoing et en laissai tomber sur mes paumes et le fis mousser le plus possible.
Étrangement, aujourd'hui je ressentis l'envie de ravoir ma belle gueule. Et ce même si je voulais rester seul dans mon coin, car je ne voulais pas avoir une mauvaise image. J'avais toujours aimé le regard des gens sur moi et surtout celui des filles.
OoOoOoOoOoO
Je laçais mes baskets quand j'entendis ma mère me crier après.
- Ouais 'man, j'arrive.
Je courus dans le couloir ainsi que dans les escaliers, je pris mon sac en bas de ce dernier et rejoignis ma mère dans la voiture qui se trouvait dans le garage.
- Tu sais maman, le matin ce serait plus facile pour nous si j'avais ma propre voiture, dis-je plus pour la faire chier qu'autre chose.
Elle se retourna sur moi et me fit un sourire.
- C'est vrai ça… Vu que ton père est en congé cette semaine, je te laisse ma voiture.
Sur ce, elle en sortit et j'en fis de même. Je devais en cet instant avoir un grand sourire plaqué sur les lèvres.
- Juste une chose Edward, dit-elle en brandissant un doigt vers moi, reviens nous en entier.
Je courus vers elle et pris ses clés qui étaient dans sa main. Sans plus attendre, je m'installai derrière le volant de la voiture et partis dans un crissement de pneus volontaire. Prendre la voiture de ma mère sans sa permission était déjà jouissif même si j'avais été fatigué mais, avec son accord, c'était encore mieux.
Après quelques minutes, les pneus fendirent enfin l'asphalte de la quatre-voies qui menait au lycée. Rien qu'à voir la tête des étudiants, j'étais content, ils allaient enfin voir entrer en scène le vrai Edward Cullen ! Je descendis de la voiture et marchai vers les portes où un attroupement d'élèves se tenait. J'étais arrivé à mi-chemin quand la pluie se mit à tomber. Je courus alors pour me mettre à l'abri.
Saleté de pluie ! Mes cheveux allaient être tout décoiffés maintenant, rouspétai-je dans ma tête.
Je foulai à présent le couloir et je fus vraiment frustré du peu de regards posés sur moi. Avant, je ne pouvais pas faire un pas sans entendre les rires niais des filles en chaleur, et cela même quand je marchais main dans la main avec Judith.
Je me stoppai net.
Non, je ne devais pas pleurer ici, pas devant tout ce monde.
Je repris alors mon avancée dans le couloir bondé d'élèves de plus en plus vite et une fois dans les chiottes, je pénétrai dans une cabine de toilette et enfouis mon visage entre mes mains. Les larmes coulèrent d'elle-même sans mon accord et j'en avais plus que marre de chialer à tout bout de champ.
J'entendis tout à coup la sonnerie annonciatrice des cours qui allaient commencer. Je séchai mes larmes du mieux que je le pus et me dirigeai en classe. Je n'étais pas le dernier mais je pus remarquer que Jasper n'était pas encore là. Ne voulant pas devoir subir quelqu'un d'autre qui pourrait être aussi bavard que cette salope de Laureen, je repris la même place que le vendredi.
Le prof arriva quelque minutes après et toujours pas de Jasper.
Lui était-il arrivé quelque chose ? Était-il toujours à la falaise ? S'était-il blessé là-bas ?
Je ne prêtai pas attention au cours, ayant trop de questions et étrangement d'inquiétude.
L'heure suivante ressembla bizarrement à la première sauf que je commençai de plus en plus à m'en vouloir de l'avoir abandonné dans son état.
OoOoOoOoOoO
L'heure de la pause de midi venait de sonner. J'hésitais vraiment à aller à la cantine, pour voir si Jasper était là, ou partir dans les chiottes, voire même mieux, partir dans ma caisse pour être seul.
Il aurait très bien pu demander un changement de classe après ce qu'il s'était passé samedi et peut-être même depuis vendredi car il m'avait quand même chopé en train de pleurer à deux reprises.
Envahi par mes pensées, je marchai d'un pas décidé, ayant fait mon choix, vers la cafétéria. Je poussai les doubles portes et dès que je fus devant tous les regards, je ressentis comme un malaise. Je savais que j'étais quelqu'un d'assez timide tant que je n'avais pas d'alcool ou de drogue dans le sang mais là, je me sentais vraiment mal.
Je dus me faire violence pour marcher vers la file d'attente et prendre un plateau où je mis juste une part de pizza et une cannette de soda quand ce fut à mon tour. Une fois mon plateau réglé, je me retrouvai comme un con à chercher une table sans personne, mais je constatai qu'elles étaient toutes occupées.
Mon choix était alors simple : aller manger dans la voiture.
Je pris ma pizza et ma cannette et déposai ensuite mon plateau à un emplacement pour, avant de filer vers le parking en pensant toujours à Jasper qui n'était pas là.
OoOoOoOoOoO
J'étais en route pour mon cours de biologie et j'espérais de tout cœur que cette salope allait au moins se la fermer.
Je pénétrai en classe et pris place à ma table. Laureen était déjà assise et je fus bien content qu'elle ne me dise rien.
Le cours avait déjà commencé depuis au moins un bon quart d'heure quand elle fit glisser un papier vers moi. Étrangement, cela me rappelait les petits mots doux que Jud et moi on échangeait en classe.
Je secouai la tête et pris le papier pour le lire.
« Tu étais sérieux l'autre jour ? »
Je ne pus m'empêcher de rire. Si elle croyait que je n'oserais pas faire ça, elle se gourait.
Flash back (Il se déroule le vendredi 10 mars 2000)
Je n'avais pas arrêté de me rappeler que cette sale pute de Jane avait parlé sur mon dos, alors j'avais demandé à Luke d'organiser une petite soirée le vendredi pour enfin faire comprendre à cette connasse qu'elle devait fermer sa gueule à mon propos.
Et c'était ainsi que le jeudi je lui avais glissé à l'oreille, au détour d'un couloir, que je voulais qu'elle vienne à notre soirée. Elle avait bien sûr accepté.
Présentement, c'était le troisième verre que je lui offrais, et moi je ne comptais même plus. Je pensais que nous étions prêts pour notre petit moment.
- Jane… ma belle… tu veux aller en haut ? Demandai-je la voix pleine de sous-entendu.
- Oui, répondit-elle avec un sourire.
Je lui pris la main et montai en vitesse dans une chambre que je fermai à clé, je ne voulais pas être dérangé… quoique avec la musique, personne n'entendrait.
- Bon… vu que tu voulais absolument que je te baise, allons-en au fait directement, dis-je en déboutonnant mon jeans.
Deux minutes plus tard, j'étais à poil et elle aussi. Je la vis s'allonger mais je lui pris son bras :
- Tu voulais que je te baise alors je vais te baiser mais à ma façon, dis-je avec un sourire que je voulais diabolique.
Je la vis écarquiller ses jolis yeux et sans délicatesse je la retournai et pressai ma bite contre son cul.
- Jane… ma petite Jane… je vais tellement défoncer ton joli cul que tu n'oseras même plus dire mon prénom en public.
- Non… non… pas ça Edward… s'il te plaît...
Elle se mit à pleurer mais j'en avais rien à foutre… elle avait voulu ce qu'elle allait recevoir.
- Ta gueule ou je te jure que je te baise aussi violemment que je le peux.
Mais non, elle n'écouta pas et continua à chialer comme une gosse. Je la frappai alors en pleine gueule et lui susurrai à l'oreille :
- Tu l'auras voulu...
Je passai la main sur son cul et glissai un doigt dans sa fente. Elle me supplia d'arrêter mais je bandais déjà comme un taureau alors je n'allais pas abandonner. En plus, le fait de lui faire mal me plaisait, étrangement. Je lui mis un doigt dans le cul et elle se contracta.
- Si tu ne te détends pas Jane, c'est toi demain qui n'arriveras plus à marcher, lui dis-je, content qu'elle souffre.
Je pris ensuite ma bite en main et la présentai devant son trou du cul. Mon gland le pénétra et je pouvais dire qu'elle allait avoir mal. Je poussai en elle de toutes mes forces. Dire que je n'avais pas eu mal moi-même aurait été mentir mais la douleur était supportable.
Elle hurla et chiala de plus en plus mais j'étais certain que personne ne nous entendrait et tout le monde savait que cette sale pute s'était déjà faite baiser par tous les mecs du lycée, donc j'avais carte blanche.
J'allais l'enculer et rien que ça me fit durcir encore plus car je n'avais jamais fourré ma bite dans un cul.
Mes mains se posèrent d'elle-même sur ses hanches et je commençai alors avec une petite difficulté au départ, à aller et venir en elle. Je ressortais ma bite et la défonçais d'un seul coup.
Petit à petit, le sang dû à mes coups de bite brutaux et une sécrétion inconnue, je ne savais pas qu'on mouillait du cul, permettaient à ma queue de glisser de plus en plus facilement en elle alors, j'accélérai mes coups de butoir. Je la niquais sans ménagement et même si elle hurlait, me suppliait d'arrêter, je ne pouvais que rire et continuer de la baiser. Sentant que j'allais éjaculer, mes mains écartèrent ses fesses, qu'elle contractait sous la douleur, pour me permettre d'aller encore plus loin.
Je me vidai ensuite en elle et quand j'eus fini, je lui dis :
- Écoute, je vais être gentil et dire à Luke et Kyle de ne pas venir te faire la même chose si tu me fais la meilleure pipe de ma vie.
Je me mis alors devant elle tout en prenant ma bite en main. Je commençai à me masturber pour me redonner envie, il ne fallut que quelques minutes pour y arriver. Tout le long, je l'avais retenue en la maintenant sur le lit avec mon pied.
- Suce-moi salope, lui ordonnai-je quand ma bite fut dressée.
Je la pris par les cheveux et plaquai sa petite bouche sur mon gland. Sage comme elle était, elle ouvrit cette dernière et je m'enfonçai en elle avec brutalité. Elle fit un effort pour ne pas vomir.
- Si tu vomis salope, je ne serai pas le seul à te défoncer le cul ce soir et si tu me mords, tu ne sauras même plus marcher demain, affirmai-je sûr de moi.
En sachant très bien que Kyle et Luke se feraient une joie de se joindre à moi.
Elle se mit alors à sucer comme une grande.
Putain que c'était bon.
Je ne pouvais m'empêcher de m'enfoncer par des coups de hanche en elle tellement c'était bon. Quelques coups de bite plus tard, je fus secoué par une vague de plaisir et me vidai en elle en laissant échapper un gémissement. Elle fit un geste de recul mais je maintenais son visage par ses cheveux.
- Avale sale pute, grognai-je.
Je donnai alors un coup de bite en elle et elle fut obligée d'avaler. Quand je fus nettoyé de sa langue, je sortis ma queue de sa bouche et me laissai tomber sur le lit. Je pouvais l'entendre vomir mais tant que je n'en avais pas sur moi, cela m'était égal.
Je m'étais ensuite finalement rhabillé et je lui avais balancé :
- Téléphone-moi quand tu veux remettre ça, sale pute !
Et j'avais rejoins les autres, qui étaient en bas, encore quelques minutes pour ensuite rentrer chez moi. Étrangement, Jane ne s'était plus présentée au lycée et c'était tant mieux. Encore aujourd'hui, je ne pouvais avoir de remords à comment je l'avais défoncée et baisée comme un animal en rut car même si j'étais un fils de pute de la dernière espèce, elle avait eu ce qu'elle méritait et encore, j'avais été doux. Et puis, j'avais pris un pied d'enfer !
Fin du flash back
- Monsieur Cullen… revenez parmi nous je vous prie.
Je regardai ma prof avec un regard d'excuse et ensuite portai les yeux sur le mot de Laureen. Si elle pensait vraiment que je n'étais pas capable de lui faire ça, elle ne me connaissait pas !
Je décidais de jouer franc jeu avec elle.
« J'étais on ne peut plus sérieux ! Pourquoi ? Tu veux que je t'encule à t'en faire hurler ? »
Je lui repassai le mot étant sûr qu'après ça, elle allait me foutre la paix mais elle me le repassa.
« Pourquoi pas ! Tu es canon et franchement j'ai hâte de te sucer »
Je ne pus m'empêcher de la regarder avec des yeux de pervers. Eh bien, au moins si je voulais à nouveau baiser, je savais vers qui aller.
Comment lui faire comprendre que je ne voulais pas d'elle. Je pris une bonne minute pour réfléchir à ce que j'allais écrire. Je devais être direct et blessant pour qu'elle me laisse en paix.
« Écoute, moi je n'ai pas hâte de voir ta chatte, ni ton cul alors du calme ! Et arrête de m'écrire des mots ».
Je vis du coin de l'œil qu'elle me regarda avec un regard de tueur après sa lecture.
Putain, si elle continuait comme ça, j'allais refaire le coup comme avec Jane… et elle s'en mordra les doigts cette sale pute.
Je fus heureux quand la sonnerie du cours retentit. J'avais encore deux heures de gym et après, j'étais libre.
OoOoOoOoOoO
Je venais de sortir des vestiaires et je n'avais pas pu arrêter de penser à ce petit con qui n'était pas là aujourd'hui. Putain, il fallait que je sache s'il allait bien sinon j'allais devenir fou.
Je me dirigeai donc vers l'accueil pour essayer d'avoir son adresse. J'avais attendu toute la matinée son arrivée tardive mais rien. J'avais pensé qu'il avait pu avoir voulu changer de classe alors je l'avais cherché des yeux à la cantine, mais rien et l'après-midi avait été pareille : pas de Jasper.
- Que puis-je faire pour toi jeune homme ? Me demanda la vieille.
- Bonjour… heu en fait, mon compagnon de cours est malade et j'aimerais savoir où il habite pour lui apporter mes notes.
Elle me regarda étrangement. Bon, j'aurais pu trouver mieux mais…
- Qui est-ce ? Me demanda-t-elle.
- Jasper… heu…
- Monsieur Whitlock… hum…
Elle nota quelque chose et me tendit un papier :
- Voilà !
Je le pris et la remerciai. Je me dirigeai ensuite vers mon casier pour y laisser mes bouquins. Je n'allais pas chez Jasper pour lui donner mes notes, et d'ailleurs, je n'en avais pris aucune tellement mon esprit avait été en ébullition avec toutes sortes de scénarios possibles dû à son absence.
Je marchais désormais sous la pluie en direction de ma voiture. Une fois à l'intérieur, je lus l'adresse. Je ris car la vieille m'avait fait un petit plan en partance du lycée. Les gens ici étaient très différents de New York car là-bas, j'aurais encore pu tourner en rond pendant quatre jours que personne ne m'aurait aidé sans argent en contrepartie.
Je mis le contact et enfonçai l'accélérateur pour quitter ce lycée de malheur.
En plein chemin, une chose me frappa, ma retenue !
Putain, manquait plus que ça, mon esprit avait tellement été troublé par son absence que j'en avais oublié cette putain de foutue retenue.
Avec un peu de chance, mes parents ne seront pas au courant, à New York, il n'était même jamais au courant de mes frasques au lycée mais ici, c'était différent, tout était différent.
Je freinai brusquement car j'étais arrivé. Il y avait une voiture verte devant, donc il y avait au moins quelqu'un. Je sortis alors de l'habitacle et marchai en direction de la porte d'entrée.
J'allais lui dire quoi ?
Je décidai que je verrais au moment venu.
Plus je me rapprochai, plus j'entendis des pleurs et des cris très légers. Il avait peut-être un frère ou une sœur, ou peut-être regardait-il la télévision. Oh et puis merde, je vérifiais qu'il était bien chez lui ou qu'il était bien rentré samedi soir et repartais comme j'étais venu.
J'appuyai sur la sonnette. Je dus à peine attendre une minute qu'un homme m'ouvrit la porte. J'allais parler quand il me poussa pour sortir en bougonnant que l'on n'était jamais tranquille chez soi. Il avait laissé la porte ouverte.
J'allais repartir car je ne voulais pas rentrer comme ça chez des gens que je ne connaissais même pas, quand des pleurs très nets se firent entendre. Curieux comme j'étais, je fis un pas à l'intérieur et vis qu'il n'y avait personne dans le salon. J'avançai encore quand je vis que les bruits venaient de l'étage.
Inconsciemment, je montai les escaliers et arrivai devant une porte ouverte. Je vis Jasper, le dos ensanglanté. Il pleurait et je pouvais voir à la couleur blanche de ses mains qu'il serrait très fortement sa moquette.
Venait-il de se faire taper dessus par l'homme qui m'avait ouvert ?
- Jasper, dis-je d'une voix compatissante.
Il se retourna brusquement sur moi et je pus voir qu'il était surpris de me voir ici. Moi, je restais dans l'encadrement de la porte.
- Je suis désolé, la porte était ouverte et… et…
Il se releva et frotta son nez qui pissait le sang. Il s'avança ensuite vers moi et j'eus peur tout à coup. Qu'allait-il me faire ? Je fis un pas en arrière pour plus de sécurité.
- Pourquoi es-tu là ? Demanda-t-il encore la voix tremblante.
- Je ne t'ai pas vu en cours alors j'ai eu peur… je n'aurais pas dû te laisser samedi alors je voulais voir si tu étais bien rentré.
Il s'avança vers moi et je reculai encore d'un pas. J'avais atteint la rampe d'escalier. Je jetai un coup d'œil en bas et je priai de toutes mes forces qu'il ne me pousse pas.
- Tu veux bien me rendre un service ? Demanda-t-il tout sérieux.
Je hochai la tête.
- Garde ça pour toi.
Je ne pus qu'hocher la tête une fois de plus.
- Maintenant, barre-toi d'ici !
Sur ce, il sortit de sa chambre et rentra dans une salle de bains. Moi, j'étais là comme un con, ne sachant que faire.
- Écoute mec… mon père est médecin, commençai-je.
Je le vis ouvrir la porte en colère et il vint se poster devant moi.
- Je viens de te dire d'oublier et de dégager, alors barre-toi… BARRE-TOI !
Je fis ce qu'il me dit et deux minutes plus tard, j'étais dans ma voiture en route pour chez moi.
Je ne pouvais empêcher mon esprit de revoir ce dos rempli de coups.
Devrais-je le dire à mon père ? Devrais-je en parler à quelqu'un ?
Il m'avait demandé de ne rien dire et d'oublier mais que faire… ?
OoOoOoOoO
J'étais à table et franchement je n'avais pas d'appétit, ou encore moins que d'habitude.
- Edward, il y a quelque chose qui ne va pas ?
Je levai les yeux de mon assiette et regardai ma mère. Oui, il y avait bien un truc qui n'allait pas, mais je ne pouvais pas leur dire… alors je réfléchis pour trouver quelques chose.
- Heu… en fait, j'ai oublié de me présenter à ma retenue de vendredi qui était reportée aujourd'hui, dis-je heureux d'avoir trouvé un moyen de leur dire pour ma colle tout en dissimulant la vérité pour ma visite chez Jasper.
- Oh… et l'as-tu fais exprès ? Ajouta mon père.
Je me retournai vers lui et répondis :
- Non, non. Je n'y pensais plus c'est tout.
Et c'était la stricte vérité pour une fois.
- Alors, tu la feras certainement demain, ajouta-t-il avec un sourire.
Mais où étaient mes parents ?
Pas que je m'en plaigne mais leur gentillesse n'était pas commune.
Était-ce mon escapade de samedi qui les avait rendus comme ça ?
Je mangeai encore deux fourchettes et ensuite, demandai si je pouvais sortir de table.
OoOoOoOoOoO
J'étais dans mon lit à essayer de trouver le sommeil.
Mon père ne m'avait pas reproposé sa petite pilule et je devais dire que j'aurais bien aimé pourtant. Je n'arrêtais pas de penser à ce que j'avais vu aujourd'hui. Allait-il être là demain ? Est-ce que cela lui arrivait souvent ? Est-ce qu'il pouvait au moins en parler à quelqu'un ? Est-ce que cela lui était arrivé à cause de moi, au fait qu'il ait passé toute sa journée de samedi avec moi sur cette falaise ?
Plus les minutes passaient, et plus je m'en voulais de l'avoir écouté, j'aurai dû rester et lui poser toutes mes questions.
Ce fut décidé, demain, s'il était là, je les lui poserai.
Il me fallut ensuite en tout et pour tout au moins deux bonnes heures pour trouver le sommeil.
Voilà, le chapitre 8 est publié. Il fait 12 pages et 3.970 mots.
J'espère qu'il vous a plu !
Mais aussi que la scène avec Jane n'était pas trop choquante. Mais je devais l'écrire pour la continuité de cette histoire.
Prochain chapitre : Rencontre inattendue
Merci d'avoir lu jusque là !
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 8 republié corrigé le 08 avril 2012
