Bonsoir tous le monde, comment allez vous?
Ayant une avance assez conséquente (j'ai commencé le chapitre 20), je vous poste le chapitre suivant dès ce soir. Pour éviter que cette fic ne fasse 200 chapitres, j'ai décidé de faire un bond dans le temps, en espérant que cela ne vous perturbera pas trop, et je préviens que j'en ferais d'autres dans les chapitres suivants...
Guest : Pourquoi Regina serait-elle louche? D'accord je n'en fais pas une psychopathe sanguinaire, mais de là à penser que sa recherche de rédemption cache quelque chose... Je ne l'ai pas transformée en Blanche-Neige quand même :-) C'est simplement une femme qui tente de se faire pardonner avec les moyens du bord, et qui pense que son bonheur ne se fera pas sans celui des personnes qu'elle a blessé dans le passé... J'espère que la Regina que je dépeins dans cette fic reste crédible malgré tout... En tout cas, merci d'avoir fait part de ton ressenti, et j'espère avoir d'autres commentaires de ta part auquel je me ferais un plaisir de répondre.
Regina Lily Swan : Comme toujours, merci de ta review. Contente que ce chapitre t'ai plu, cela me prouve que j'ai eu raison de le réécrire. Hâte de lire la suite? Et bien la voilà en avance, alors bonne lecture :-)
nda : j'ai réécrit le résumé de ma fic parce que je me suis rendu compte qu'il ne collait plus vraiment avec ce que j'avais écrit...
Sur cette longue introduction, je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre en vous souhaitant une agréable lecture :-)
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Chapitre 9 :
« Mamaaaann ! Mamaaaaaaaaan ! » entendit-elle Henry l'appeler à travers la brume du sommeil qui engourdissait encore son esprit.
En papillonnant des yeux, elle se redressa dans son lit et avisa son beau petit garçon qui lui souriait de son sourire édenté au pied de son lit.
« Déjà debout mon petit prince ? » sourit-elle en lui tendant les bras, l'invitant à la rejoindre.
« Oui » répondit Henry en se blottissant contre elle avec confiance « Le soleil brille et mon ventre m'a réveillé parce qu'il grognait » annonça-t-il de sa petite voix fluette.
Il allait avoir cinq ans et s'exprimait déjà comme un parfait petit homme, remplissant le cœur de Regina de fierté. Il était extrêmement éveillé et se montrait curieux de tout. Elle était tellement fière de lui, et elle ne doutait pas que son fils était le petit garçon le plus intelligent que le monde ait jamais connu. Le plus intrépide aussi, lui provoquant régulièrement de mini attaques cardiaques. Comme tous les enfants de son âge, il n'avait peur de rien et ne reculait devant aucun danger.
« Et qu'est-ce que mon petit ogre aimerait dévorer ? » le taquina-t-elle en le chatouillant doucement, provoquant des gloussements alors qu'il se lovait plus encore contre elle, dans une vaine tentative pour lui échapper.
« De la compote de pommes et des pancakes s'il te plaît maman chérie » sourit-il en la regardant avec espoir.
« Alors allons-y » sourit-elle, ravie de la relation complice qu'ils avaient tissée.
Dans une ambiance chaleureuse, elle prépara le petit-déjeuner, riant en voyant Henry se jeter dessus comme s'il n'avait rien avalé depuis des semaines, et s'amusa encore une fois de l'amour de son fils pour la nourriture.
« Tu as oublié la cannelle maman » soupira Henry en prenant une expression boudeuse.
Et elle réalisa qu'elle avait commis le sacrilège d'oublier de mettre de la cannelle sur la crème de son chocolat. Depuis que Mary Margaret lui avait fait découvrir sa passion pour le chocolat viennois à la cannelle, c'était la seule façon de le préparer qu'il acceptait. Et il pouvait se montrer sacrément têtu.
« Il faut vite nous préparer mon chéri, aujourd'hui tu dois recevoir tes vaccins » souffla Regina en avisant l'heure.
« Je vais avoir mal ? » s'inquiéta Henry en se figeant, le regard angoissé.
« Non bébé, tu es mon courageux petit garçon » sourit Regina, ne se sentant pas capable de lui promettre qu'il ne souffrirait pas alors qu'il allait se faire piquer le bras.
« Je serais fort, je te promets de ne pas pleurer ! » affirma Henry en bombant le torse.
« J'en suis sûre, et après, nous irons au Granny's voir Mary Margaret et Charlotte » lui apprit Regina en le soulevant pour le ramener dans sa chambre.
« Ouais ! Aly ! » applaudit Henry avec un lumineux sourire.
Les deux enfants étaient inséparables et s'entendaient à merveille, pour le plus grand bonheur de leurs parents. Et lorsque Tyler, le fils de Belle et de Ruby se joignait à la partie, il devenait impossible de les séparer avant qu'ils ne tombent de sommeil. Comme maître Mendell le lui avait promis, il avait trouvé un fils à ses deux amies. Un bébé de six mois à l'époque. Et à l'instant où Belle l'avait tenu dans ses bras, Ruby les enlaçant tous les deux d'un geste protecteur, cet adorable petit rouquin était devenu leur fils. Les jeunes femmes se retrouvaient donc régulièrement, chez l'une ou chez l'autre, ou parfois au Granny's pour discuter et sociabiliser leur progéniture.
« Ty seras là aussi ? » demanda Henry pendant que Regina le lavait avec douceur.
« Oui, Ty sera là aussi » approuva Regina avec un sourire entendu.
« Trop bien » affirma Henry avec contentement.
Regina aurait pu le reprendre inlassablement sur son langage, mais ce n'était encore qu'un bébé, du moins à ses yeux, et elle aurait bien le temps de le réprimander lorsqu'il grandirait. Pour le moment, elle savourait à sa juste valeur leur complicité, et la façon dont Henry était clairement un fils à sa maman. Bon d'accord, il n'y avait pas d'homme dans leur vie, en dehors de David ou encore de Graham, mais tout de même. Penser à Graham arracha une grimace agacée à Regina. De tous ceux qui lui faisait régulièrement des avances, Graham était le plus obstiné. Elle aurait pu en être flattée, mais c'était loin d'être le cas. Graham était un chasseur, et cela se ressentait dans la façon qu'il avait de la regarder, comme si elle n'était qu'un morceau de viande dont il se serait volontiers repus.
Bien sûr elle ne niait pas qu'il était séduisant, mais il avait bien trop conscience de son charme, le rendant bêtement arrogant, et elle détestait qu'il puisse s'imaginer réussir à l'ajouter à son tableau de chasse. Elle était la Reine, et c'était elle qui chassait, et non l'inverse. Et le fait que Graham ne supporte pas la présence d'Henry jouait d'autant plus contre lui. O évidemment le chasseur faisait tout pour le cacher, mais parfois l'éclat de son regard et la moue contrariée qui barrait son visage lorsque Regina s'occupait de son fils le trahissait. Graham ne supportait pas la concurrence d'un enfant, et ce seul fait lui avait fait perdre toutes ses chances de séduire Regina, s'il en avait jamais réellement eu une. Parce que Regina n'envisageait même pas d'avoir une relation avec quelqu'un qui n'accepterait pas la présence d'Henry dans sa vie.
Son fils était ce qui lui importait le plus et sa priorité absolue. Elle l'aimait de toutes ses forces, et personne ne pouvait s'immiscer dans leur relation fusionnelle. Du haut de ses cinq ans, Henry était un fils aimant et protecteur, et il détestait que quiconque fasse du mal à la jeune femme. Il lui suffisait de voir le regard de Regina s'assombrir pour qu'il se mette en colère et hurle des mots bien sentis à la personne à l'origine de la tristesse de sa maman. Son comportement attendrissait énormément Regina et amusait grandement ses amis qui lui affirmaient en riant qu'elle avait là un preux chevalier prêt à défendre sa Reine. L'allusion mettait toujours Regina mal-à-l'aise, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être folle de bonheur face à l'amour inconditionnel que lui vouait son fils.
« Je suis tout propre ! » clama Henry, la ramenant à la réalité.
« Je te fais tout beau, et ensuite tu vas jouer dans ta chambre pendant que je vais me préparer, d'accord mon chéri ? » s'enquit-elle en l'habillant tranquillement.
« D'accord maman » approuva Henry en se laissant faire.
Satisfaite, Regina le souleva et alla le déposer sur le parquet de son immense chambre, souriant en le voyant ignorer cube et voiture pour prendre un livre. Henry était fasciné par les livres et lui demandait sans cesse de lui lire des histoires, suivant attentivement son doigt qui courait sous les mots. Et ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était les contes de fées. Ils le fascinaient littéralement et nourrissaient son imaginaire. Elle n'osait imaginer sa réaction s'il venait à apprendre qu'ils étaient les personnages de ses contes préférés.
« Tu veux un livre particulier ? » voulut-elle savoir avant de le laisser.
« Blanche-Neige s'il te plaît » décréta Henry en tendant le doigt vers une étagère.
« Tu aimes cette histoire ? » s'enquit Regina en allant chercher le livre.
« Ouiiiiiiiiiiii » s'écria l'enfant en rebondissant d'excitation sur ses petites fesses.
« La méchante reine ne te fait pas peur ? » voulut-elle savoir, son cœur se serrant dans sa poitrine.
« Pas toujours méchante » affirma Henry en fixant un dessin où l'on voyait la méchante reine devant son miroir.
« Quoi ? » s'étonna Regina pas sûre d'avoir bien compris.
« La Méchante Reine n'a pas toujours été une méchante… » répéta Henry en haussant les épaules.
Perturbée, elle n'osa pas insister, même si elle se demanda où il avait pu avoir été chercher une idée pareille. Il n'avait que cinq ans, ce n'était sûrement pas quelque chose qu'un enfant de cet âge se disait spontanément. Même si Henry était un enfant précoce. C'était peut-être Belle ou Mary qui le lui avait dit pour atténuer ses craintes d'enfant. Ce ne pouvait qu'être ça. Secouant la tête, elle se décida à le laisser « lire » son livre en paix et alla se préparer, sans pouvoir chasser pour autant cette discussion de son esprit. Et elle n'arrivait pas à croire qu'elle puisse accorder autant d'importance à l'avis de son petit garçon.
« Tu deviens pathétique ma pauvre Regina » se moqua-t-elle d'elle-même avec humeur.
Secouant la tête, elle se lança un regard foudroyant dans le miroir et finit de se préparer. Henry n'avait pas totalement tort, mais ce n'était pas une raison pour se chercher des prétextes. Elle avait perdu la raison et n'avait aucune réelle excuse, même si elle s'en était trouvé des tonnes pour justifier l'inqualifiable. Blanche n'était qu'une petite fille qui avait habilement été manipulée par sa propre mère, et elle seule était responsable de son malheur. Blanche n'avait été qu'un bouc-émissaire acceptable comme exutoire à sa douleur, et cela n'avait même pas fonctionné. Et si elle avait longtemps refusé les offres de paix de la princesse, elle avait enfin compris et accepté ses erreurs, et était prête à tout faire pour se racheter. Plus jamais elle ne serait le monstre que dépeignait les livres de son fils.
Bien sûr parfois elle sentait ses instincts noirs remonter à la surface et menacer de la submerger, mais elle avait tant bien que mal réussi à se contrôler. Elle se rappelait notamment de ce moment où la pédiatre d'Henry lui avait parlé de ses soupçons concernant la maltraitance dont faisait l'objet un de ses petits patients. En tant que Méchante Reine, l'on pouvait lui reprocher beaucoup de crimes dont elle ne fuirait pas la responsabilité, mais jamais, au grand jamais, elle n'avait blessé un enfant. Parfois, elle avait flirté avec les limites, comme avec Hansel et Gretel, mais elle avait toujours fini par renoncer à leur faire du mal. Alors apprendre que des gens, qui avaient eu la chance d'avoir un enfant, puissent lever la main sur leur propre chair l'avait mise hors d'elle. Elle avait immédiatement ordonné à Graham de ramener la petite famille au commissariat, et s'y était rendue sur le champ.
Et lorsqu'elle avait aperçu l'enfant, elle avait failli perdre le peu de self-control qu'il lui restait. Parce qu'il était évidant que cet enfant était battu. Il était couvert de bleus, tremblait littéralement de peur, sursautait au moindre bruit, et se tenait le plus loin possible de ses parents. Dès qu'ils avaient vu Regina arriver, les deux parents s'étaient emporté contre l'enfant, l'accusant de tous les maux, et ulcérée, Regina les avait fait arrêter avant de prendre en charge le devenir du petit garçon. Pour la première fois depuis longtemps, elle avait ressenti la furieuse envie d'arracher quelques cœurs, et avait décidé d'appeler Mary pour l'aider à se calmer. Et à sa surprise, c'était ses trois amies qui étaient arrivées, toutes aussi dévastées et furieuses qu'elle que l'on puisse ainsi s'en prendre à un enfant sans défense.
Constatant que le petit garçon, qui s'appelait Alan, semblait mort de faim, elles l'avaient entraîné au Granny's où il se jeta sur la nourriture que la grand-mère de Ruby lui apporta. Un peu plus loin, Marco qui avait entendu leur conversation, avait fait savoir qu'il serait heureux de s'occuper du petit garçon. Regina savait qu'il avait toujours voulu devenir père, au point de fabriquer Pinocchio. Sachant qu'Alan serait entre de bonnes mains, Regina donna son accord, et sa signature faisant force de lois à Storybrooke, il lui suffit de signer une attestation confiant la tutelle d'Alan à Marco pour que dès l'instant, le vieil homme puisse ramener le jeune garçon chez lui, ce dont Alan avait paru ravi. Regina avait noté qu'il semblait un peu dépassé par les évènements, mais quand il avait compris que plus jamais il ne subirait les coups de ses parents, il avait pleuré de gratitude.
Depuis, Regina avait régulièrement de ses nouvelles et constatait qu'au contact de Marco, Alan était devenu un enfant en bonne santé et qui réapprenait à faire confiance. Quant à ses parents… Regina les avait tout simplement chassés de la ville. Elle ne les avait pas tués directement, mais elle n'arrivait pas à leur pardonner ce qu'ils avaient fait. Alors les chasser lui était apparu comme l'acte le plus charitable dont elle était capable. Elle voulait bien être devenue une « gentille », mais il ne fallait quand même pas pousser trop loin. D'autant que ce couple de rustres, n'avait même pas fait montre du moindre remords. Le seul regret qu'avait exprimé cette femme, avait été d'avoir mis au monde Alan ! Comment pouvait-on regretter d'avoir eu un enfant ? Elle ne comprenait pas, elle qui donnerait n'importe quoi pour avoir un jour cette chance, connaître un jour ce grand bonheur. Et c'était-elle la Méchante ! Le monde ne tournait décidément pas rond !
« Maman ! J'ai fini mon histoire ! » cria Henry, la ramenant au présent et lui rappelant qu'elle était attendue à l'hôpital.
« Allez mon petit prince, il est l'heure d'y aller » clama-t-elle en revenant dans la chambre d'Henry qui feuilletait toujours son livre, comme s'il n'arrivait pas à s'en détacher.
Et elle remarqua qu'il revenait souvent à l'image de la Méchante Reine, les sourcils froncés de concentration. D'un air blasé, Regina songea que ce n'était pas avec la façon dont elle y était représentée que son fils risquait de faire le lien entre elle. Encore moins lorsqu'elle apparaissait sous les traits de cette hideuse vieille femme au dos voûté, au nez crochu et avec une immense verrue sur le menton. Bonjour le stéréotype de la méchante ! Et puis franchement, ce n'était pas pour se jeter des fleurs, mais elle n'avait jamais eu aucune raison d'envier Blanche pour sa beauté ! Elle avait tout de même plus de classe que ça ! Il n'y avait vraiment que des enfants pour croire que l'on puisse tenter de tuer une personne pour ce motif ! Cela dit, elle n'était pas la seule méchante qui en prenait pour son grade dans les versions Disney des contes de fées…
« Maman est-ce que je peux avoir un cheval ? » demanda le petit garçon en pointant un superbe pur-sang monté par le prince Charmant, la tirant une fois encore de ses pensées.
« Pourrais-je avoir un cheval » le reprit machinalement Regina, sous le regard indifférent de son fils « Quand tu seras plus grand mon chéri » approuva Regina, déjà impatiente d'apprendre à son fils à monter et pouvoir partager avec lui sa passion pour l'équitation.
« Coooooooool ! » s'écria Henry en battant des mains.
« Ne parle pas comme ça Henry ! » le réprimanda Regina en roulant des yeux, songeant qu'elle devrait dire à Ruby de surveiller la façon dont elle s'exprimait devant son fils.
« Pardon maman » murmura Henry en baissant piteusement la tête, arborant cette expression de chiot triste qui la faisait toujours craquer.
« Ce n'est pas grave Henry, c'est tata Ruby qui a une très mauvaise influence sur ton langage » grogna Regina en roulant des yeux, faisant glousser son fils.
« Je l'aime » affirma Henry avec tendresse « Mais je t'aime encore plus » ajouta-t-il précipitamment, comme pour ne pas faire de peine à sa mère.
« Et je t'aime aussi mon petit prince, plus que tout au monde » souffla tendrement Regina en passant une main caressante dans les doux cheveux de son bébé.
« Nous sommes à l'hôpital » grimaça Henry en jetant un regard noir au bâtiment, faisant rigoler Regina.
« Oui, et ensuite nous irons au Granny's » lui rappela-t-elle en le sortant de la voiture, prenant au passage le sac contenant son carnet de santé.
« C'est vrai » sourit Henry en se blottissant contre elle, enserrant son cou comme s'il ne voulait plus jamais la lâcher.
« Tout va bien aller mon cœur, tu sais que je ne laisserai jamais personne te faire de mal » le rassura Regina en faisant courir une main apaisante dans son dos.
« Je sais » approuva Henry en se détendant légèrement.
Une fois dans le cabinet, la pédiatre les reçut rapidement, et en quelques minutes, la piqure était réalisée sans qu'Henry n'ait eu le temps de sentir quoi que ce soit, témoignant de l'expérience et de la douceur de la jeune femme.
« Son carnet est à jour, et je vous fixe la date du prochain rendez-vous… » lança la doctoresse avant de refermer le carnet avec une expression soucieuse.
« Un problème ? » s'inquiéta immédiatement Regina en craignant pour la santé de son fils.
Sentant que la femme voulait lui parler sans témoin, elle déposa Henry à terre et le laissa aller jouer dans le coin prévu à cet effet, avant de se concentrer sur la praticienne.
« Que se passe-t-il ? » insista-t-elle, son ton plus sec qu'elle ne l'avait voulu, faisant légèrement sursauter son interlocutrice.
« Voilà, il y a quelques jours, j'ai constaté que ma banque de données avait été consultée… » lui apprit-elle sombrement.
« Quelqu'un a eu accès aux dossiers de vos patients ? » s'étonna Regina en se raidissant instinctivement.
« J'ai creusé un peu et j'ai constaté que le dossier d'Henry était le seul à avoir été ciblé » souffla la femme avec anxiété.
« Henry ? Mais qui voudrait consulter le dossier de mon fils ? » s'étonna Regina, même si une soudaine intuition répondit à sa question.
« J'ai réussi à remonter à la source, et j'ai découvert que c'était un policier de Boston qui avait eu accès au dossier » poursuivit la pédiatre en fronçant les sourcils.
« La police ? » pâlit dangereusement Regina en voyant son intuition se confirmer.
« Si j'en crois ce que j'ai découvert avant d'être repoussée du réseau sécurisé, cette personne se prénomme… » commença-t-elle avant de chercher sur son bureau.
Elle poussa plusieurs dossiers, remua quelques papiers avant de pousser un cri triomphal et d'exhiber une liasse de documents sous le regard fermé et glacial de Regina qui avait l'impression d'avoir plongé en plein cauchemar.
« Swan… Emma Swan » déchiffra-t-elle avant de tendre les feuilles à Regina « Ce n'est peut-être rien, mais vous avez le droit de savoir » conclut la jeune femme en se mordillant nerveusement la lèvre.
« Merci de m'avoir prévenue, je vais chercher à savoir pourquoi la police s'intéresse à mon fils de cinq ans » ironisa Regina avec détachement comme si elle pensait que ce n'était pas inquiétant.
Mais intérieurement, elle bouillonnait. Alors son intuition première avait été la bonne. La façon dont cet avocat dégotait les enfants qu'il « vendait » à ses clients n'avait rien de légal. Et si c'était le cas, alors non seulement elle pourrait perdre Henry, mais pire encore, Mary et David pourraient se voir retirer la garde de Charlotte, tout comme Belle et Ruby celle de Tyler. Et elle ne pouvait pas laisser une telle chose se produire. Pas alors qu'ils étaient tous si heureux. Elle devait agir et rapidement, se traitant d'idiote de ne pas avoir réagi plus tôt. Voilà où cela la menait de s'être ramollie de la sorte. Elle s'en serait flanqué des baffes de rage. Machinalement elle se rendit au Granny's et dès qu'elle entra, elle croisa le regard de Mary dont le sourire se fana en avisant son expression. Sans un mot, Regina laissa Henry aller rejoindre ses petits camarades et ressortit, sachant que Blanche la suivrait.
« Regina ? Qu'y a-t-il ? On dirait que tu as vu un fantôme… » lança Mary en la rejoignant comme elle s'y était attendue.
« Je dois me rendre à Boston » dit-elle sans regarder son amie, les yeux braqués sur un point invisible.
« Maintenant ? » s'étonna Mary en tentant de sonder l'expression fermée de celle qu'elle aimait comme une sœur.
« Oui, et je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir… » soupira Regina en pinçant les lèvres.
« Tu as des ennuis ? » s'inquiéta Mary en posant une main sur l'avant-bras de la Reine.
« Je ne sais pas encore… » avoua à contrecœur Regina « Je n'ai rien fait d'illégal, mais quelqu'un a fait des recherches sur Henry et moi, et je veux comprendre pourquoi » justifia-t-elle en avisant le regard surpris de la jeune institutrice.
« Prends le temps qu'il te faut pour résoudre la situation, nous nous occuperons très bien d'Henry le temps que durera ton absence » la rassura Mary en priant pour que tout se termine bien et qu'il s'agisse d'un malentendu.
« Je n'ai jamais été séparée de lui…. » murmura Regina, se maudissant de se montrer si faible « Mais je ne peux pas l'emmener avec moi, pas sans savoir quelles sont les intentions de la personne qui enquête sur moi… » souffla Regina en crispant les poings de colère.
« Henry sera en sécurité ici, personne ne vient jamais dans notre ville » la réconforta Mary, inquiète qu'une personne mal intentionnée fasse irruption dans leur petite ville paisible.
« Je sais, mais j'ai peur qu'il pense que je l'abandonne… » avoua faiblement Regina en jetant un regard angoissé vers le restaurant.
« Henry sait que tu l'aimes Regina. Tu lui manqueras, mais il sait que tu reviens toujours » affirma fermement Mary.
« Je vais aller lui préparer son sac et le déposer chez vous et je partirai dans la foulée. Autant en finir le plus tôt possible » gronda Regina, une lueur implacable faisant briller son regard.
« Appelle-nous régulièrement pour nous tenir informés de la situation » lui intima Mary, ne voulant pas que la jolie brune traverse seule cette situation.
« Je le ferais, merci Mary Margaret » soupira-t-elle avant d'enlacer spontanément la petite brune.
« Les amies sont là pour ça Regina » se contenta de répondre Mary en lui rendant volontiers son étreinte.
Durant quelques précieuses minutes, Regina se laissa aller à la douceur du moment, puis consciente qu'elle n'avait pas vraiment de temps à perdre, se détacha en adressant un sourire reconnaissant à Mary. De tous les changements qu'avaient connues son existence depuis qu'elle avait décidé de devenir mère, son amitié retrouvée avec son ancienne belle-fille était probablement un de ceux qu'elle appréciait le plus. C'était si réconfortant d'avoir une personne sur qui compter en toutes circonstances et qui était présente pour vous soutenir quelque soient les problèmes rencontrés.
« Merci Mary, pour tout » sourit sincèrement Regina en enlaçant spontanément la jeune femme, comme cela était devenu habituel entre elles.
Elles restèrent ainsi quelques minutes, savourant cette douce étreinte amicale, puis se séparèrent sur un sourire encourageant de Mary qui percevait la fébrilité de Regina en la comprenant parfaitement, partageant sa peur de se voir un jour arraché son enfant. Les deux femmes retournèrent dans le restaurant, et Regina expliqua à Henry qu'elle devait partir pour le travail et qu'il resterait chez Mary et David. Le petit garçon fut attristé du départ de sa maman, mais ravi de savoir qu'il allait passer plus de temps avec son amie Aly. Après un long câlin et une flopée de bisous mouillés, Regina laissa le petit garçon retourner à ses jeux et quitta vivement le dîner pour ne pas craquer.
« Tu es folle Regina ! » cria-t-elle à son reflet alors qu'elle roulait vers chez elle « Qui que soit cette femme, elle ne peut pas venir ici, et toi tu vas à sa rencontre ! » s'apostropha-t-elle avec colère.
Mais elle ne savait pas pourquoi, elle sentait que cette Emma Swan ne la laisserait pas tranquille. Après tout, elle avait bien réussi à entrer dans les dossiers de la ville, ce qui aurait dû être impossible, ne serait-ce qu'à cause de la malédiction. Storybrooke était une ville fantôme après tout, qui n'existait sur aucune carte des Etats-Unis. Pourtant cette femme avait réussi à les trouver. Alors soit la barrière les séparant du monde commençait à disparaître, ce qui était très inquiétant, soit cette femme était une plus grande menace qu'elle ne l'avait pensé au départ. La magie avait disparue dans ce monde, mais elle y avait existé, il y avait très longtemps. Et si leur venue avait provoqué une réaction en chaine amenant au réveil de cette magie ancestrale ? Et si cette femme avait des pouvoirs ? Comment pourrait-elle lutter et protéger ceux qu'elle aimait alors qu'elle avait perdu sa propre magie ?
Un long frisson d'angoisse la traversa, et elle crispa ses mains autour du volant, ses phalanges blanchissant dangereusement. Qui que soit cette femme, et quelle que soit la menace qu'elle représentait, Regina ferait tout pour éviter qu'elle ne leur nuise. Quoi qu'elle ait à affronter, elle y ferait face. Elle allait peut-être devoir reprendre ses anciennes habitudes et redevenir la Méchante Reine dans ses plus sombres années, mais elle le ferait si elle n'avait pas d'autre choix.
« Si c'est le prix à payer pour protéger notre bonheur à tous, je le ferai » marmonna-t-elle entre ses dents serrées.
Se garant en bataille devant chez elle, elle courut presque jusqu'à la chambre d'Henry et rassembla des vêtements pour plusieurs jours, ses jouets et livres préférés, ainsi que sa petite couverture de bébé sans laquelle il ne pouvait dormir avant de préparer une valise pour elle. Un sac dans chaque main, elle posa les bagages devant la porte d'entrée avant de se ruer dans son bureau. Elle réserva une suite dans un des hôtels les plus luxueux de la ville, et entreprit ensuite de faire des recherches sur cette fameuse Emma Swan. Elle aurait pu demander à Sydney Glass de s'en charger, mais elle ne supportait pas le regard de cocker en mal d'amour qu'il lui lançait en permanence. Comme s'il y avait la moindre chance pour qu'elle lui cède un jour ! Elle n'était pas désespérée à ce point !
« A nous deux Mademoiselle Swan… » marmonna-t-elle en attendant que son ordinateur lui livre le fruit de ses recherches.
Elle détestait ces appareils, mais avait dû se résoudre à apprendre à s'en servir pour ne pas dépendre de quiconque en la matière. Enfin plusieurs résultats s'affichèrent, et elle cliqua sur le premier lien.
« Emma Swan… Lieutenant de la police de Boston… » lut-elle en arquant un sourcil intrigué en avisant la photo qui joignait l'article.
Et le moins qu'elle pouvait dire, c'était que cette femme était une vraie beauté. Une magnifique blonde aux yeux d'un vert envoûtant. Et en y regardant de plus près, Regina remarqua des nuances bleutées dans le regard troublant de cette femme. Vraiment sublime. Elle avait des traits fins, presque aristocratiques pour ne pas dire royaux, un regard franc et brillant d'intelligence, des lèvres sensuelles et pulpeuses qui s'étiraient dans un sourire espiègle et séducteur. Bref, cette femme devait avoir brisé plus d'un cœur. Et elle n'arrivait pas à croire quelle fantasmait sur une simple photo. Elle était vraiment en manque si une parfaite inconnue parvenait à l'émouvoir de la sorte. D'autant plus si l'on tenait compte du fait que c'était cette même femme qui menaçait son bonheur…
« Reste concentrée Regina ! » s'apostropha-t-elle en secouant la tête d'agacement.
Poursuivant ses recherches, elle finit par mettre la main sur l'adresse de la blonde, dans un quartier bohème et chic de la ville, témoignant du niveau de vie assez aisé de la jeune flic, et referma son ordinateur avec satisfaction.
« Qui que vous soyez lieutenant Swan, préparez-vous à faire ma connaissance… » gronda Regina, son masque de froideur bien en place.
Sur ces mots, Regina quitta son bureau, enfila son manteau et attrapant les deux sacs quitta son manoir, priant pour que ce ne soit pas la dernière fois qu'elle y mettrait les pieds…
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Voilà, j'espère que cette suite vous a plu...
Quand je vous disais qu'en ce moment les idées de fanfic ne cesse de me venir. Mais bon, je veux finir celle-là avant de me lancer dans une autre fic, donc ne vous inquiétez pas...
N'hésitez pas à me faire part de vos réactions qui sont toutes les bienvenues.
A samedi pour le chapitre suivant :-)
Bonne fin de semaine à tous, bisous :-)
