Salut tout le monde! Je m'excuse vraiment pour ce retard, je n'avais pas mon ordinateur en vacances ... Je reprends un rythme normal à partir de ce soir c'est promis! Je vous poste donc le chapitre neuf qui j'espère vous plaire, le dixième sera publié dimanche!
Je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie pour les reviews et les lecteurs. Si jamais vous voulez donner votre avis sur la fiction, négatif ou positif, n'hésitez pas. J'adore avoir des reviews et c'est de moins en moins souvent! En tout cas bonne lecture, on se retrouve en bas! ;p
Le bruit de ses béquilles tombant sur le sol résonna dans le salon. Elles claquèrent sur le carrelage dans un bruit métallique. Son équilibre ne fut pourtant pas perdu. Elle avança le plus vite qu'elle pouvait, ignorant la douleur qui se propageait dans jambe plâtrée et dans ses cotes. Elle ne voyait que la personne assise au milieu de la pièce. Maura était ligotée sur une chaise et positionnée au centre du séjour tel une sculpture dans un hall d'entrée. La détective s'agenouille comme elle pût près de sa compagne inconsciente. La longue chevelure blonde tombait sur son visage, masquant une partie des hématomes qui parsemaient ses jours. Au coin de ses lèvres se trouvait un fin filet de sang séché. De sa main droite, Jane replaça les cheveux de la légiste et lui caressa le visage.
"Maura... Maura mon ange... Tu m'entends? "
La scientifique de répondit pas. L'instinct de policier reprit alors le dessus. Cherchant un pouls à sa compagne, elle plaça sa main gauche sur sa ceinture avant se réaliser que son arme ne lui avait pas été rendue.
Elle chuchota son mécontentement et rampa jusqu'au téléphone pour appeler Frost. Mais alors même qu'elle soulevait le combiné, la porte de l'arrière-cour s'ouvrit. Une silhouette sombre se dessina dans l'encadrement de la porte. Le danger s'insinua dans la pièce comme un courant d'air. Il referma derrière lui, laissant la pénombre reprendre possession de la pièce. La lampe n'était pas puissante, Jane distinguait à peine les traits du visage de l'inconnu. Il avançait calmement, s'il avait décelé la présence de la brune il ne le laissait pas paraître. Sans hésitation il se dirigea vers sa compagne, il évita avec beaucoup d'adresse le guéridon et elle se dit qu'il devait connaître la maison. Il n'était plus qu'à quelques mètres de Maura, il allait s'approcher d'elle, lui faire du mal. Elle ne voulait pas que ça arrive. Elle saisit sa béquille et s'interposa entre Maura et James.
"Ne bougez plus!
-Qu'est-ce que tu comptes me faire avec ta pauvre jambe cassée hein?"
Cette voix fit manquer un battement au cœur de la détective. Cette voix même qu'elle redoutait dans le grenier. Choquée de se retrouver en face de son ravisseur dans ces circonstances et si tôt, elle baissa sa garde. Il en profita pour la maîtriser rapidement. Aucune lutte n'était possible, ses cotes la faisait souffrir atrocement et ses jambes étaient flageolantes, tremblantes. En moins de deux elle se retrouva ligotée et assise au pied de la commode du salon.
"Qu'est-ce que vous voulez?"
Sa voix était tremblante, elle tentait en vain de la rendre assurée.
"Nous avons tout le temps pour en discuter, attendons que notre cher Maura se réveille."
Son sourire fit monter la rage dans le corps de Jane.
"Je t'interdis de l'appeler comme ça! Ce n'est pas ta Maura, elle ne le sera jamais!"
Il éclata d'un rire sonore qui était nettement teinté de haine.
"Comme c'est mignon! La flic qui protégé sa pétasse! Tu crois vraiment que tu es en position de m'interdire des choses?"
Il s'agenouille et pointa son arme sur le cœur de la détective.
"Et maintenant qu'est-ce que tu dis si je dis que c'est Ma Maura? Vous deux... C'est malsain! Tu ne mérites pas un seul instant cette femme, elle est brillante et magnifique! Elle serait bien plus utile avec moi... Mon plus beau trésor! Elle n'a rien à faire avec toi!"
La brune souriait.
"Incroyable n'est-ce pas? Qu'une femme aussi brillante, magnifique et incroyable ait accepté de s'enticher d'une femme comme moi."
Il sourit à son tour et se leva pour s'approcher de la personne en question.
"Ne la touche pas!"
Comme pour répondre à son interdiction, il passa sa main dans la chevelure blonde que Jane avait caressée quelques heures plus tôt. Il déposa un baiser sur le sommet du crâne de la légiste. L'italienne brûlait de rage, ces membres tremblaient tant ils voulaient étrangler cet homme qui touchait et menaçait sa compagne. Tout ce qu'elle pouvait faire était parler.
"Pourquoi elle? Pourquoi pas une femme qui était célibataire?
-Parce qu'elle est unique, célèbre et brillante. Tout comme chaque tueur à sa cible reine... Tout comme Hoyt vous a choisi vous..."
Elle ferma les yeux quelques secondes à l'évocation du souvenir ce qui fit frémir de joie le ravisseur.
"...des femmes, je peux en avoir autant que je veux. Regardez-moi, je suis beau et intelligent. Peu de fille me résistent, mais elles ne sont que des marchandises de bas étage qui ne me mérite pas. Le monde veut me voir avec une femme qui saura me satisfaire...
-Vous êtes malade! Comment vous pouvez penser aux femmes de cette manière, comment pouvez-vous ne serait-ce qu'apercevoir l'idée, que le monde s'occupe de vos histoires d'amour? Cette femme est beaucoup mieux que vous, vous ne lui arrivez même pas à la cheville! Je ne sais pas pourquoi elle m'a choisi moi, l'amour ça ne s'explique pas, mais une chose est sûre, elle préférerait jeter toutes ses paires de chaussures que de sortir avec toi!"
Il s'approcha d'elle et lui asséna un coup de pied dans ses cotes déjà cassées.
"Ta gueule! Tu vas la fermer maintenant! Ouvre la bouche et je te dézingue la tronche!"
Un gémissement se fit entendre.
"Jane..."
Les yeux de Maura s'ouvraient doucement pour croiser les prunelles sombres de la détective.
"Maura, tout va bien, je suis là mon ange!
-Bien tout le monde est là... On va pouvoir commencer!"
Les deux femmes continuaient de se fixer, cherchant du courage dans les yeux de l'autre.
"Qu'est-ce que tu veux James?
-Nous en avons déjà parlé, c'est toi que je veux et je t'aurais, vivante... Ou pas."
Jane sentit la bile lui monter à la gorge. Ces propos l'inquiétaient, et pourtant, la blonde continua calmement.
"Alors laissez Jane repartir, et je suis toute à vous.
-Non Maura! Ne fais pas ça!"
Elle chercha à croiser le regard de celle qu'elle aimait mais la légiste s'obstinait à regarder James. Les larmes qu'elle refoulait couleraient sans cela.
"Ferme-la toi! Et toi... Je ne peux pas laisser repartir la brune, elle irait tout de suite chez les flics! En plus... Je ne pourrais pas m'amuser sans elle...
-Qu'est-ce que tu veux dire?"
Les coins de sa bouche tressaillirent.
"Peut-être que je t'ai frappé trop fort... Tu ne te souviens pas ce que je t'ai dit? Je vais te faire souffrir Maura Isles, à tel point que tu me demanderas toi-même de t'achever!"
Le contrôle dont la blonde avait fait preuve s'évanouit. Jane, la femme qu'elle aimait plus que quiconque en ce monde allait mourir par sa faute.
"Tu ne peux pas faire ça, elle n'a rien à voir dans tout ça!
-Elle à ce qu'elle mérite."
Perdant espoir, elle lança une phrase désespérée...
"C'est moi qui l'ai entraînée dans cette histoire d'amour, elle ne le voulait pas! Tout est de ma faute, c'est moi qui doit souffrir!"
La détective regardait la femme qui était en face d'elle. Elle n'avait plus rien de la Maura timide et scientifique qu'elle connaissait, la peur la rendait inconsciente... En particulier lorsqu'il s'agit d'une personne proche.
"Maura, ça suffit maintenant..."
Le murmure de Jane était à peine audible et la légiste n'était pas persuadée qu'il venait d'elle avant de la regarder. Le sourire qu'arborait sa compagne l'étonna.
"Maura, que tu le veuilles ou non, dans la merde on y est ensemble. Hors de question que je m'en sorte sans toi. Putain, je t'aime trop pour ça!"
Les yeux de la scientifique étaient remplis de larmes. Dans un rire nerveux elle chuchota: "Langage Jane." Avant d'être coupée par James qui ne supportait pas ce manque d'attention.
"Amoureuses... Vous me dégoûtez! Tout va commencer, vous allez comprendre ce que c'est que la souffrance..."
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Le lieutenant Frost regardait les enfants jouer dans le parc en attendant que le feu passe au vert. Leurs sourires angéliques et leurs pommettes rosies par le froid le mettait de bonne humeur. Qui pouvait passer près de ce spectacle sans le trouver attendrissant? Il continua sa route, la joie se lisant sur son visage. Il se garait devant le commissariat lorsque son téléphone sonna.
"Frost?
-Bonjour lieutenant, c'est le docteur Flitch.
-Bonjour, il y a un problème avec Jane?
-On peut dire ça... Écoutez ce n'est peut-être rien...
-Je vous écoute.
-J'ai laissée partir le lieutenant Rizzoli quelques heures plus tôt ce matin... Je l'ai faite raccompagner par un de mes internes que je connais personnellement et elle m'avait promis de m'appeler une fois arrivée.
-Et elle ne l'a pas fait?
-Si mais j'attendais un appel de Maura, je lui aie laissé un mot que Madame Rizzoli devait lui donner sur le traitement. Elle devait m'appeler pour un dosage. Vous connaissait le docteur Isles, très précise et appelle des qu'elle a un message...
-Je vais aller au domicile du docteur Isles pour vérifier si tout va bien. Je vous tiens au courant.
-Merci. Au revoir."
Il ferma son téléphone et alla chercher Korsak pour effectuer sa vérification. Ils s'engouffrèrent dans la voiture et partirent vers Beacon Hill. Ils n'échangèrent pas un mot, trop inquiet sur ce qu'il pourrait arriver aux deux femmes.
Comme à son habitude, le quartier était calme et propre. Les allées étaient dégagées, les voitures garées et les volets encore fermés pour la plupart. Sans surprise, les deux lieutenants constatèrent que la voiture du docteur Isles était garée dans son garage, les volets étaient ouverts. Ils s'avancèrent et frappèrent à la porte. Ils attendirent, mais aucune réponse ne venait.
"Docteur Isles, c'est Frost!"
Personne ne répondit. Il croisa le regard de Korsak et en quelques secondes s'accordèrent pour entrer. L'aîné regarda par la fenêtre de ma cuisine et ne vit rien d'autre que le noir.
"Doc, on va entrer!"
Alors qu'il s'apprêtait à entrer un coup de feu retentit et traversa la porte. Les deux hommes plongèrent pour éviter la balle mais trois autres furent tirées. James tenait en joug la porte et ne comptait pas laisser entrer les deux hommes.
"Je ne vous conseille pas d'entrer!
-Bon d'accord, on ne va pas tenter d'entrer! Mais ne tirez plus!
-Appelez sur le portable de Maura!"
Ils se regardèrent inquiet, et reculèrent jusqu'à leur voiture. Korsak se précipita sur la radio et demanda une équipe d'intervention d'urgence pendant que Frost appelait le téléphone en question.
"J'ai appelé, je suis le lieutenant Frost et...
-Je me fous de qui vous êtes! Vous fichez tout en l'air!
-Qu'est-ce que je fiche en l'air?
-Peu importe!"
Il sentait la nervosité dans la voix de l'assaillant et préféra jouer la carte du gentil flic.
"Si vous commenciez par me dire comment vous vous appelez?
-C'est ça, comme ça vous pourrez me retrouver ou que j'aille!
-C'est pas grave, on oublie le nom."
Il essayait de garder une voix calme et douce pour ne pas énerver le criminel. Ils n'avaient aucune idée de la situation à l'intérieur et ne voulait pas risquer de l'aggraver.
"Est-ce que le docteur Isles est avec vous?
-Ouais, et plutôt mal en point... Comme la fliquette d'ailleurs."
Il éclata de rire et manqua de faire perdre son sang-froid à Frost. Il serrait les poings et les jointures de ses mains blanchissaient tant il se retenait.
"Qu'est-ce que vous voulez?
-Je ne sais pas... Néanmoins, n'essayez pas d'entrer, les portes sont piégées et les fenêtres aussi... Je vous rappellerais."
Il raccrocha, laissant les deux policiers et les brigadiers qui arrivaient dans l'ignorance et l'inquiétude.
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Jane regardait l'homme avec consternation. Il gardait son calme alors que les meilleures unités d'intervention encadraient la maison.
"Qu'est-ce que vous comptez faire maintenant? Des dizaines de policiers vont encercler la maison... En quelques minutes ils vont rentrer et vous tuer!
-Tu n'as pas entendu ce que j'ai dit? Les portes sont piégées, ils ne peuvent pas entrer sans faire exploser cette maison et celles des voisins.
-Quoi? Les maisons voisines?"
Maura lisait la peur dans les yeux de sa compagne, la vie de trop d'innocents était en jeu.
"C'est un très beau quartier. Très ancien également. Les conduites de gaz de toute la rue sont aménagées de façon très rurale bien que l'on soit en ville, ce qui fait qu'elles ont un point de rencontre. Juste en dessous du garage de Maura. Une flamme et quelques bidouillages sur les conduites et tout saute!"
Il tapa des mains, faisant sursauter les deux femmes.
"Je suis un génie!
-Et après? Vous allez mourir aussi si ils le font, vous n'y gagnez rien."
La voix de la légiste était tremblante mais les mots étaient lancés sur un ton de défi. Il s'approcha d'elle et colla presque ses lèvres à son oreille. Il susurra ses mots:
"Si... Je vois la peur danser dans tes yeux quand je m'approche de ta femme et ce sentiment d'incapacité te ronger. Je gagne quoiqu'il arrive..."
Il déposa un baiser sur la tempe en sueur de la blonde.
"Ne la touche pas sale ordure!"
Jane tirait sur ses liens à s'en faire saigner les poignets. Elle ne pouvait pas rester sans rien faire. Il lui assena un coup dans le visage qui la laissa étourdie quelques instants.
"Jane! Ça va?
-O-oui, c'est rien."
Elle essayait de sourire mais ne parvenait qu'à laisser paraître une grimace de douleur. James regardait par la fenêtre entre les pans du rideau.
"Bon, ils sont nombreux. On dirait qu'ils accordent de l'importance à vos vies finalement.
-Tu t'attendais à quoi?
-À ça plus ou moins, je prévois tous mes gestes. Je vous précède toujours de dix coups.
-La modestie fait partie de tes qualités à ce que je vois! On va t'écraser et sortir d'ici tranquillement."
Il sourit avant de reprendre:
"Ça m'étonnerait!"
Le brun s'approcha du téléphone et composa le numéro du portable de Korsak.
"Capitaine Korsak.
-Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je veux un hélicoptère dans la rue dans cinquante minutes et peut-être que vous reverrez les otages en vie..."
La détective assimila ses mots et les trouva aussitôt absurde. Aucun hélicoptère ne pourrait arriver ici en cinquante minutes, n'importe qui le saurait. Les pensées de Jane se tournèrent vers les deux solutions possibles: la bêtise ou alors... Il souhaite les éliminer coûte que coûte.
"Mais enfin, c'est impossible d'obtenir un hélico en si peu de temps!
-Débrouillez-vous! Si vous refusez je tue les deux femmes qui sont assises à côté de moi!"
Il raccrocha le téléphone et s'avança vers Maura.
"Tu vois ma belle, plus qu'à attendre le cheval blanc.
-Ils ne te le donneront pas!
-Ils seront bien obligés, et nous partirons tous les deux en laissant la détective ici."
L'italienne se retourna brusquement et fixa l'homme des yeux.
"Non mais ça va pas! Tu crois qu'une Rizzoli va te laisser lui piquer la plus incroyable et parfaite femme du monde?
-Tu n'auras pas le choix! S'ils refusent je vous tue toutes les deux.
-C'est bon Jane. Si il le fallait pour te sauver, j'irai avec lui..."
Le ravisseur s'esclaffa.
"Bien, très bien. Elle est sérieuse! Il leurs reste quarante minutes, je vais vérifier l'installation des fenêtres. À tout de suite!"
Et de son pas lourd et traînant, il quitta la pièce par le couloir laissant les deux femmes seules. Elles ne se regardaient pas et un silence de mort s'installa entre elles pendant quelques secondes. Secondes qui paraissaient des heures.
"Arrêtes-ça Maura. Je t'en supplie arrêtes-ça."
Les yeux émeraudes de la blonde cherchèrent à croiser les prunelles sombres de sa compagne, en vain.
"De quoi tu par...
-Tu le sais très bien. Tu n'es pas obligée d'être forte, de te plier à ses quatre volontés ou même de me protéger!
-C'est à cause de moi que...
-Que je me suis faite enlevée, que je suis dans un sale état, que ma vie risque de s'achever maintenant! Oui, c'est à cause de toi!"
Les yeux de la légiste étaient emplis de larmes.
"Mais tu veux que je te dise Maura Isles?"
Elle avait peur de savoir ce que pensait Jane, peur d'être brisée si elle perdait son amour. Contre toute attente la brune souriait.
"Je m'en contre fous. Parce que c'est aussi à cause de toi, non plutôt grâce à toi que je ris, que je vis, que je continue d'avancer et que j'ai découvert l'amour. Alors arrêtes de me protéger comme tu le fais alors que tu ne peux même pas te préserver toi! Et n'oublie pas une chose: jamais je ne te laisserais partir avec un malade qui te ferait du mal comme lui! Il n'a pas encore compris à qui il a affaire."
Elle ne répondit pas, laissant les larmes couler le long de ses joues.
"Il faut qu'on trouve un moyen de nous sortir de là!
-Je ne vois pas ce qu'on peut faire... J'avais presque réussi à me libérer grâce à une bouteille de vin cassée mais...
-Mais il t'a attrapé et c'est là qu'il t'a mis K.O."
Elle hocha tristement la tête.
"C'était bien joué, j'aurais fait pareil!"
La brune lui donna un sourire avant de reprendre.
"Si les ouvertures sont effectivement piégées, notre seul moyen de sortir est de désamorcer les bombes...
-J'ai quelques notions d'électronique et des connaissances en chimie mais je ne suis pas sûre de pouvoir t'aider...
-Ça ne fait rien. Pour sortir, il doit avoir une télécommande, il suffit de la prendre.
-Il l'a sûrement avec lui.
-Mince, et moi qui pensais que ça serait facile!"
Elles se jetèrent un regard complice.
"C'était de l'ironie?"
L'italienne souffla désespérée.
"Oui Maur', c'était de l'ironie.
-Comment peux-tu penser à faire de l'ironie dans un moment pareil?
-Je ne sais pas, l'habitude peut-être... Bon on continue ou on prend le thé?
-Tu as raison, je suppose qu'il faut neutraliser James avant de..."
Elle coupa sa phrase à l'entente des pas dans le couloir. Le bruit des chaussures sur le parquet des chambres donna une idée à la détective. À voix basse elle reprit:
"Il y a quoi dans ce meuble?
-Des tas de choses, des bougeoirs, des...
-Y'a quelque chose qui coupe sur l'étagère du bas ou non?
-Euh... Oui, oui! Il y a le hachoir à salade pour Bass!"
Elle hocha la tête et se tut lorsqu'elle aperçut leur ravisseur.
"Alors, ça discute?"
Le silence fut sa seule réponse.
"Pas envie de parler hein? Tant pis. Je vais rappeler les flics... On va voir si vos petits copains sont obéissants.
-Korsak.
-Capitaine, ou est mon hélicoptère?
-En chemin, mais il nous faudrait une heure de plus au moins.
-Hors de question, si vous refusez, je les tue sur le champ!
-Non non, on va y arriver!
-Capitaine, une dernière chose... Si vous voulez limiter les pertes, dites à l'équipe tactique de se retirer. Il y a des bombes sur chaque entrée de cette maison, de quoi faire sauter le quarter.
-Quoi?
-Vous m'avez bien entendu!
-Bon écoutez, l'équipe se retire mais retirez les bombes. Il y a trop de vies en jeu.
-Pas question. Si mon hélicoptère est là, alors rien n'explosera. Si dans trois heures je ne suis pas sorti, la minuterie fera tout sauter. Bonne chance!"
Il raccrocha et se retourna vers les deux femmes.
"Je suis plus prévoyant que ce que vous ne pensiez n'est-ce pas? Je le lis dans vos yeux!
-Tu es sur que ce n'est pas du dégoût ou du mépris que tu vois dans mes yeux?
-Un jour tu m'aimeras Maura...
-Ce jour-là ce sera parce que tu seras mort."
Il lui sourit et pris une chaise.
"Maintenant on va pouvoir discuter, on a tout le temps devant nous."
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Le lieutenant Frost se battait avec Cavanaugh pour le retrait de l'équipe tactique.
"Capitaine, de toute façon ils ne peuvent rien faire. Laissez une équipe en retrait et laissez-nous gérer ça.
-On ne peut pas faire ça, vous le savez aussi bien que moi.
-Il y a trop de vie en jeu...
-Vous savez très bien vous aussi qu'un hélicoptère est impossible à obtenir en si peu de temps et avec un motif pareil...
-Nous n'avons pas le choix!"
Il souffla avant de reprendre:
"Très bien, retirez l'équipe tactique. Mais je veux cinq hommes au croisement en civil avec du matériel de désamorçage!"
Il hocha la tête et se dépêcha de donner les instructions. Depuis le temps qu'il travaillait avec Jane, il avait vu son tempérament fort et directeur. Un contrôle parfait de la situation, une très grande empathie et un amour inconsidéré pour son travail. Seule femme à la criminelle, et portant avec plus de brio que tous les hommes la responsabilité de son insigne. C'était sur elle qu'il avait calqué ses démarches, pris confiance en lui et appris à mener les opérations.
"Bon les gars, merci d'être venu! On ne prend aucun risque, je ne veux plus voir personne à moins de deux kilomètres!"
Sa voix était forte et autoritaire. Aucun des hommes ne discuta et tout le monde se retira. Les quatre voitures quittèrent en file indienne les lieux. Seule une voiture fut placée en retrait, attendant les ordres. Le téléphone sonna à nouveau et Frost aperçut Korsak décrocher, il s'approcha et écouta.
"Bien, je vois que vous m'avez écouté.
-L'hélicoptère ne sera peut-être pas là à temps.
- Si il n'est pas là, elles mourront. Vous n'avez pas le choix. Il ne vous reste plus beaucoup de temps. Dépêchez-vous."
La tonalité leur indiqua qu'il avait raccroché. Ils se fixèrent pendant quelques secondes avant de se remettre en quête d'une solution.
Voilà voilà pour ce chapitre neuf! J'espère qu'il vous aura plus! Je vous souhaite un joyeux Noël (en retard) et une TRES BONNE ANNEE 2014 ! Plein de bonheur et de bonnes choses, dans les amours, le travail, la famille et l'argent!
Gros bisous !
