Chapitre plus court que les autres je crois bien mais pas forcément moins intense...

Bonne Lecture °0

Le soleil se levait apparemment très tôt sur cette planète. Il devait être au bas mot 6h et nos deux compères n'avaient pas vraiment eu le temps de récupérer de leur nuit.

Rodney fut le premier à ouvrir les yeux. Les idées bien emmêlées il se leva la mine grognon à la vue de l'aveuglante luminosité qui émanait de l'entrée de la grotte où ils avaient passé la nuit. Et quelle nuit ! Il se rappelait de tout, affreusement de tout ! Le seul mot qui lui vint à l'esprit fut « Carson ». Il le murmura à demi-mot.

Il ne pouvait pas non plus ne pas être satisfait de la folle nuit qu'il venait de passer dans les bras du militaire. Comment oublier ! C'était impossible ! Nier qu'il avait pris du plaisir comme jamais il n'en avait eu l'occasion auparavant, c'était contre nature.

Il jeta un rapide coup d'œil à son compagnon qui dormait visiblement encore à point fermé. Tête d'ange qu'il ne pouvait s'empêcher de penser en le regardant. Il décida d'aller faire un petit tour dehors pour s'éclaircir les idées, il en avait grand besoin.

°°O°°

L'obscurité que lui apportait la forêt l'aida à se sentir plus à l'aise au contact de la lumière. Il ne râlait plus. Et se souvient que John avait parlé d'une soi-disant cascade ou fontaine d'eau la veille. Il partit donc à sa recherche, le sens de l'orientation inné qu'il se disait posséder n'avait pas l'air d'avoir envie de lui ce matin. Il se retrouva nez à nez avec des buissons de petites baies rougeâtres après un long moment de marche. Il essaya de revenir sur ses pas mais peine perdue, la terre était trop sèche pour garder trace d'un quelconque passage. Néanmoins il trouva le point d'eau, derrière deux grands pins sûrement centenaire ou même millénaire. La botanique n'est pas vraiment l'amie du scientifique (1).

Il s'accroupit sur une petite avancée de terre qui bordait le petit marais, son reflet illuminant la surface de l'eau. Un rapide brin d'eau très frais inonda son visage, l'espace d'un instant il sentit ses idées s'éclaircirent et décida de s'asseoir un petit moment. Il contempla les rayons du soleil qui balayaient le calme plat de l'eau, deux petits cailloux à la main pour s'occuper sans ses petits joujoux de technologie qui lui manquaient déjà tant. Faisant semblant d'esquisser un sourire quand il regardait son image se refléter dans l'eau.

Carson, Carson, Carson, …. John !

Deux personnes qui comptaient énormément dans son cœur depuis un moment, surtout un plus que l'autre mais une nuit pouvait changer la donne. Passer de la profonde solitude invivable au partage de sentiments si vivants et inoubliables avec deux personnes. Pas une mais deux. Le hic du siècle pour lui qui n'avait jamais à proprement parlé eu de choix si difficile et douloureux dans la vie à faire. Il l'a prenait comme elle venait et n'avait pas le choix avant. Pas de question à se poser, tu vis, tu vis.

Perdu dans son flot de pensées qui devait l'aider à être plus lucide, et tant qu'à faire à choisir. Il sentit deux bras lui encercler les épaules et un baiser se poser délicatement sur sa bouche. Relevant la tête, il vit la mine plus que réjouit de John arborer un sourire intimement chaleureux. Il avait compris que ça n'allait pas être tout de suite qu'il pourra avoir un moment avec soi-même.

Il lui répondit également par un sourire, Sheppard trouvait qu'il ressemblait à un heureux garnement comme cela et il adorait. Il s'assit juste derrière lui histoire de pouvoir le serrer dans ses bras le plus fort possible. Et ils continuèrent leur petit échange de bisous câlinés. La mine inquiète de Rodney avait disparu des traits de son visage, il prenait du bon temps tant qu'il le pouvait encore.

Ils restèrent là un bon moment, le temps passait sans qu'ils s'en rendent compte. Se retrouvant tantôt allongés dans les bras l'un de l'autre, tantôt étalés de tout leur corps juste leurs deux mains liées pour ne pas perdre le contact de l'autre. John s'était retourné sur le côté en direction de son ami pour pouvoir discuter tout en l'admirant, lui le regard fixe contemplant le ciel bercé par la seule voix de son compagnon. Il fermait les yeux de temps à autre pour mieux apprécier la musicalité des paroles qui arrivaient jusqu'à ses oreilles.

John eut une petite idée en tête, un petit rire malicieux sortit de sa bouche. Rodney rouvrit automatiquement les yeux surpris par l'attitude de John qui ne put s'empêcher de regarder le scientifique avec un regard désireux. Il avait une envie à l'esprit, ils allaient la partager.

John se releva rapidement et tendit sa main vers celle de son amant, celui-ci toujours aussi curieux de savoir quelle pensée avait encore pu avoir son ami. Depuis la nuit dernière, il pouvait s'attendre à tout et n'importe quoi. Surtout à n'importe quoi qu'il aimait d'ailleurs plus que tout !

Le militaire eu un petit regard en direction de la source d'eau qui s'offrait à eux depuis tout à l'heure, Rodney ne mit pas longtemps à comprendre ce qui allait se passer ensuite. Il eut même un petit rire joueur aux coins des lèvres qui n'échappa pas à son ami.

Sheppard commença à se déshabiller, les chaussures en premier puis son T-shirt encore tout marron de terre et Rodney suivit le mouvement ne manquant pas de jeter quelques coups d'œil sur le torse toujours aussi suave de son homme. Arrivé au déboutonnage de son pantalon, le scientifique s'approcha de son militaire et lui déposa quelques baisers dans le cou et sur les joues tout en commençant à lui caresser le haut du dos. Poitrine contre poitrine, avec le petit brin de vent qui s'agitait, à l'orée des arbres, ils frissonnaient tout les deux de froid et d'envie, augmentant les sensations que chacun pouvait ressentir à travers l'autre.

Dans un puissant mouvement d'excitation, ils se retrouvèrent à terre. Rodney avait senti le contact du sol dur sur son dos et avait émis un fort cri douloureux que John avait essayé d'apaiser par quelques baisers au niveau de son torse. Ça n'avait pas déplut au scientifique mais qui sentait encore l'effet désagréable sur les os de sa colonne vertébrale. L'eau allait lui soigner tout ses bobos.

John continua quand même son exploration du corps de son ami, trop paresseux pour devoir se relever à nouveau. Il arriva à son nombril et entreprit de le savourer avec insistance sentant bien l'effet que cela produisait un peu plus bas à son amant.

Rodney se décala tranquillement des griffes de son ami, il n'avait pas l'intention de rester par terre une éternité et ne se détachant pas des lèvres de John il se releva lui faisant apparaître une petite mine grognon. Heureusement leur baiser continuait avec ardeur, leurs deux langues se chevauchant avec insistance. Ils n'arrivaient jamais, à se lasser des lèvres de l'autre, toujours une saveur à y découvrir toujours une petite flamme à essayer de garder allumer.

Rodney lui agrippa sauvagement la lèvre supérieur de ses dents et il entendit un petit râle de la part de John, diable que c'est excitant qu'il se disait. L'eau commençait à encercler leurs deux corps, un peu fraîche au début mais ils arrivèrent vite à se réchauffer l'un l'autre. S'amusant comme de vrais gamins n'ayant pas encore dépassé le stade de l'enfance (2), ils se perdirent encore une fois dans le temps qui n'avait plus vraiment de sens à leurs yeux depuis très longtemps.

°°O°°

Sentant le soleil au zénith dans le ciel, ils décidèrent de se rapprocher de la cascade d'eau qui leur devait offrir une atmosphère plus ombragée (3). L'eau y coulait avec force et abondance, le contact entre la surface de l'eau plane et le débit d'eau de la cascade offrait à nos deux amis des petites gouttes d'eau fraîche sur leurs deux corps enflammés.

John perçut du regard comme une présence derrière la cascade d'eau transparente. Curieux, il s'approcha de celle-ci, se faisant asperger d'eau fortement et n'oublia pas son ami qu'il tenait encore par la main. L'échange buccal avait dû être interrompu, il s'en voulait un peu mais quelque chose l'intriguait. Avide de curiosité, il n'avait pu s'empêcher d'aller y regarder de plus près et tout deux passèrent à travers le rideau d'eau glacial et se retrouvèrent de l'autre côté dans un long couloir rocheux qui semblait ne pas avoir de fin.

TBC

(1) voilà pourquoi ça à coupé court avec Katie Brown, on peut pas être un génie en tout.

(2) il manque plus que le coin-coin jaune en plastique et ils arrivent au comble de l'extase.

(3) le stock d'huile de coco contre le soleil à été épuisé la veille au soir apparemment...