Bonsoir tout le monde,
Comme promis voici la suite en avance, j'espère qu'elle vous plaira ! :)
Je voulais vous remercier pour vos adorables reviews, vos mises en favoris et toutes les alerts, ça me touche vraiment beaucoup ! Donc, merci ! :)
Réponses aux reviews des Guest
Elna : J'aime beaucoup tes suppositions et surtout tes reviews qui me font très plaisirs ! :D Malheureusement, pour voir si tes suppositions sont vraies, il faudra attendre les prochains chapitres. ;) J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes. Bisous bisous ! :)
Lililouna : Carrément flippant est super bien choisi comme expression ! :D Je me demande quelques fois où je vais chercher mes idées complètement tordues ! x) Amoureuse ? Non, malheureusement, ce ne sera pas pour tout de suite. ^.^ Merci beaucoup pour la review. J'espère que ce chapitre te plaira. Bisous ! (:
/!\ ATTENTION : la mention flash-back peut contenir plusieurs événements. Donc, faite bien attention. Ceci étant pour faciliter la compréhension du chapitre. :)
Sur ce, bonne lecture ! :)
CHAPITRE 10 : Solitude, tristesse et baiser
Drago Malefoy avait commencé à travailler, là où il devait faire des recherches pour la mission. La bourse de Vancouver était d'un ennui mortel quand on ne prenait pas goût à l'argent ou tout simplement à la vie. Il s'ennuyait, mais il essayait quand même de chercher quelques indices. Pour peut-être voir un jour la fin de cette enquête. De cette mission de tous les malheurs.
Il était à la cafétéria de la bourse en train d'essayer d'avaler quelques morceaux de son sandwich sans grande conviction à l'heure de midi. Le temps était maussade et pluvieux en ce début de mois de novembre, un peu comme l'esprit du jeune homme. Il était vrai que son humeur n'était pas au beau fixe avec les moments qu'il vivait en ce moment. Mais il continuait à avancer. Il essayait de garder la tête hors de l'eau comme Hermione Granger, la courageuse, l'aurait fait.
Il n'avait plus faim. De toute manière, il n'avait plus envi de faire grand chose, seul dans ce monde de terres inconnues. Il alla donc se chercher un café bien noir comme lui faisait sa pseudo femme le matin. Quand, il revint quelqu'un était assis à sa table. Il le reconnut, mais à vrai dire il aurait eu envi au plus haut point de fuir sa présence. Seulement, il y avait l'enquête, la mission et il fallait à tout prix la finir. Au plus vite, pour finir ce cauchemar. Il s'assit donc à sa table en face d'Aaron Gordon.
_ Salut, dit Aaron avec un sourire en plus tendant la main.
Drago la lui serra brièvement, mais ne dit rien. Il était fatigué et il se concentra sur son café dans l'espoir qu'il puisse se sentir mieux après. Il y avait du bruit et du monde à cette heure de point à la cafétéria, pourtant un silence de morts s'installa entre les deux jeunes hommes. L'ancien Serpentard avait la tête baissée sur son café. Il le faisait tourner et restait le fixer en espérant qu'il puisse trouver une consolation ou bien même une solution à ses problèmes.
_ Vous tenez le coup ? demanda le jeune Gordon.
Drago releva la tête vers l'homme qui lui faisait la conversation et hocha les épaules.
_ Toujours pas de bonnes nouvelles ?
_ Non, malheureusement, répondit l'ex vert et argent.
_ Toute ma famille est sincèrement désolée, conclut Aaron.
* Flash-Back
Le jeune homme était parti en colère. Dans une colère noire et s'en réfléchir, il avait pris ses clefs, était monté dans sa voiture et était parti loin sans vraiment savoir où il allait. Il voulait juste s'éloigner le plus loin possible du protagoniste qui était à l'origine de cette colère. Comment ne pouvait-elle toujours pas lui faire confiance ? Qu'est-ce qu'il avait de mal pour ne pas réussir à se faire pardonner de ses années de hontes passées ? Il était monté dans cette voiture. Il avait mis le contact et était parti. Malgré le fait qu'il eut détesté la voiture, i était parti tel un moldu en colère après sa femme. Après quelques heures de répit et dès qu'il eut retrouvé son calme et ses esprits, il prit le chemin du retour. Une fois arrivé devant la maison, il se gara, coupa le moteur et sortit de la voiture. Il n'eut d'ailleurs à peine le temps de sortir qu'il vit sa coéquipière sortir à toute allure de sa maison. Le visage fermé, les traits tirés par la fatigue. Il se dit qu'il était dans de beaux draps.
Elle arriva à sa hauteur. Elle resta le fixer quelques instants. Elle avait un visage magnifique malgré la colère qu'elle avait dans les yeux. Elle baissa la tête comme fatiguée de ce qu'elle venait de vivre. Il eut envi de la prendre dans ses bras pour réconforter ce minuscule corps - qui s'était inquiété pendant des heures - pour s'excuser d'avoir été aussi bête et égoïste de l'avoir laissée seule après tout ce qu'elle avait vécu.
Quant elle eut remonté la tête. Il fut frappé par ses yeux azurs amplis de larmes de cristal. Mais, il ne put pas rester les admirer plus longtemps car il sentit la main de jeune femme s'écraser sur sa joue. Il venait sûrement de recevoir la gifle de sa vie. Il sentit la chaleur lui monter dans la joue. Il ne broncha pas. Il l'avait amplement méritée. Son corps était proche du sien pourtant il avait l'impression d'être à des kilomètres d'elle comme s'il y avait un mur de plus en plus grand, de plus en plus fort qui était en train de se construire entre eux. Avaient-ils tout perdu de ce qu'ils avaient réussi à construire sur les ruines du passé ?
_ Comment veux-tu que je te fasse confiance si tu me laisses sans aucunes nouvelles pendant des heures ? chuchota-t-elle en baissant la tête.
Elle avait raison. Elle avait toujours raison. Il n'était pas digne de confiance. Toujours trop immature et égoïste pour être digne de sa confiance. C'était son plus grand combat : essayer d'obtenir la confiance de quelqu'un et de la garder à jamais. Il essayait mais c'était si dur, si laborieux d'obtenir un bout de confiance de quelqu'un et de la garder bien précieusement. C'était dur, ô que oui. Mais, il comprit qu'avec Hermione, il fallait la gagner. Il avait n'avait pas répondu. Il l'avait laissée dire parce que c'était la vérité, même si ça l'avait profondément blessé.
Tout à coup, l'ancienne Gryffondor se mit à hurler. Les mains sur les oreilles, elle s'agenouilla à bout force. Elle criait d'arrêter ses bruits, ses hurlements. Elle pleurait de souffrance. Une souffrance telle qu'elle en suppliait de la laisser partir, de la laisser mourir.
Drago était paniqué. Il s'agenouilla à côté d'elle et essaya de l'apaiser, de la calmer. Mais il n'y arrivait pas. Elle continuait. Elle souffrait. Il regarda autour de lui pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un à l'origine de ce phénomène que subissait sa coéquipière. Il ne vit personne au premier abord. Son regard se passa sur la maison d'en face d'où la porte venait de s'ouvrir.
_ Qu'est-ce qui se passe ? s'écria Monsieur Gordon en courant vers Drago.
_ Je ne sais pas, chuchota-t-il plusieurs fois.
Les cris d'Hermione commencèrent à ralentir et à devenir plus qu'un murmure. Elle suppliait d'arrêter ses bruits, d'arrêter ses cris. Elle avait les yeux dans le vide. L'instinct du jeune homme se mit en action car s'il ne réagissait pas il allait la perdre et à jamais.
_ APPELER LES SECOURS, hurla-t-il à Hadrien Gordon qui courait déjà vers sa maison pour exécuter l'ordre du jeune homme.
Il avait peur. Elle devenait de plus en plus pâle, de grosses cernes violettes commençaient à se creuser sous ses yeux. Elle clignait lentement les yeux comme si elle luttait contre une force intérieure.
_ S'il te plaît, supplia-t-il la jeune femme. Reste avec moi. Bas-toi encore ! Tu peux le faire...
Le jeune homme regarda derrière pour voir où en était monsieur Gordon et son appel. Son regard se posa sur la fenêtre du deuxième étage. Il y avait quelqu'un à la fenêtre. Un petit être de peau blanche. Mais on regard fut attiré par un point lumineuse vert flamboyant autour du cou de l'enfant. Il comprit. Drago comprit que c'était l'enfant Gordon qui faisait du mal à Hermione.
Il regarda Hermione à qui toutes forces étaient parties. Elle semblait comme morte, pâle, immobile sur le goudron de leur allée. Elle avait le regard fixe vers le ciel. Elle ne clignait plus des yeux. Drago se demanda si elle ne l'avait pas abandonné. Si, cette sombre enfant ne lui avait pas pris sa coéquipière. Il ne connaissait pas les gestes de premiers secours. Il ne pouvait rien faire sans sa baguette. Il ne pouvait rien faire à part peut-être lui tenir la main et continuer à bredouiller quelques mots pour lui dire qu'elle pouvait encore le faire, des encouragements qui ne servaient sûrement à rien, mais ils permettaient à Drago d'y croire encore, de se dire qu'un enfant ne pouvait pas lui prendre sa coéquipière.
Elle n'était encore pas morte. Elle ne pouvait pas le laisser comme cela, sans rien, sans repère. Elle était finalement comme sa boussole dans ce monde moldu aux traditions inconnues. Même s'ils ne se connaissaient pas bien. Même si les années passées, ils s'étaient détestés, il voulait qu'elle reste. Il voulait continuer à lui enseigner son métier. Il voulait continuer à travailler avec elle, mais il voulait surtout la voir vivante.
La voir vivante. La sentir respirer. Humer son parfum. La regarder tout simplement mais animée...
Malheureusement, vouloir n'était pas pouvoir et il commençait à perdre espoir. Hermione tourna lentement, douloureusement, mortellement la tête vers Drago. Son visage était dépourvu de vie. Ses yeux n'avaient plus leurs petites étincelles. Elle avait l'allure d'une morte. Pourtant, elle tourna la tête vers Drago. Elle lui accrocha le regard comme un dernier au revoir. Un adieu déchirant à la dernière personne qu'elle allait voir. Le cœur du jeune homme se saisit. Il ne pouvait plus faire abstraction du sentiment de désespoir, de tristesse, d'injustice qu'il l'envahissait. Son regard. Ce regard qu'elle venait de lui faire tel un au revoir, tel un adieu sans retour.
_ Non, tu ne peux pas, la suppliait-il. Tu ne peux pas m'abandonner. Reste !
Il avait pris sa main dans la sienne et la collait à son cœur comme pour lui passer un peu de sa vie. A vrai dire, en moment-là, il lui aurait donné sa vie. Il lui aurait donné le monde entier pour ne pas la voir mourir. Sous ses yeux. Sans ne pouvoir rien faire.
_ C'est... elle... c'était...el..., murmura difficilement Hermione.
Drago avait redressé la tête comme pour comprendre la signification de ses paroles. Mais, il n'y réfléchit pas plus, car les yeux de la courageuse Gryffondor clignaient de plus en plus lentement. Et dans un hurlement du jeune homme, ils ne se rouvrirent plus.
Drago Malefoy enclencha le bouton pour rentrer dans leur pièce secrète. Ou plutôt, maintenant sa pièce secrète étant seul. En attendant l'ouverture de la porte. Il se regarda dans le miroir, il avait l'air fatigué, épuisé par la vie. Il entra dans la salle sans grande conviction. La pièce était toujours la même qu'il y avait quelques jours, pourtant, tant de choses avaient changé dans une durée si courte qu'il ne comprenait pas pourquoi le monde n'avait pas changé en même temps que lui.
Il vit les deux fauteuils qui trônaient au centre de la pièce donnèrent l'envie à Drago de pleurer. Un Malefoy pleurer était rare, mais c'était une sensation qu'il découvrait petit à petit et qu'il aurait préféré ne jamais connaître. Pourtant, même si l'envie était très présente, il n'en fit rien. Il resta impassible, neutre comme l'éducation qui l'avait reçue le lui avait appris. Bien sûr, il ne niait pas de n'avoir jamais pleuré. Il avait déjà pleuré de peur ou ayant mal, mais il n'avait jamais eu envi de pleurer de tristesse, de désespoir.
Il s'assit sur son siège habituel comme pour garder en sa mémoire la personne qui siégeait, il y a quelques jours encore, à côté de lui. La machine lui dit bonjour. Il n'y répondit pas après tout à quoi bon ce n'était qu'une machine. Elle lui demanda ce qui l'amenait ici. Il n'en pouvait plus d'expliquer, de raconter encore et encore les mêmes choses. Mais, surtout, là il ne voulait pas annoncer son échec. Il ne voulait pas leur annoncer cette terrible nouvelle. Il n'en avait pas la force. Il n'en avait plus la force. Pourtant, il le fallait pour le ministère, pour ses proches, pour le monde entier. Il demanda l'appel d'urgence au Ministère et plus précisément à Monsieur Bescon. Les minutes passèrent et son appréhension augmentait. Il avait peur de leur annoncer ce qui était peut-être irrémédiable. Son directeur avec sa bouille ronde de gentil bonhomme apparut sur l'écran et le salua, mais l'air préoccupé, car Drago avait déclenché l'appel d'urgence.
_ Monsieur, commença-t-il en regardant ses mains et la gorge serrée. Il faut que je vous annonce quelque chose de grave...
* Fin du Flash-Back
Drago Malefoy ou Dan Richard avait fini sa journée de travail. Il était fatigué sans vraiment avoir fait quelque chose d'utile, de pertinent. Depuis ce soir-là, il y avait maintenant deux semaines, il n'arrivait à rien. Il était seul dans sa vie, seul dans sa mission. Il était seul sans soutien à part les quelques regards ou mots compatissants. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il était aussi tourmenté.
Certes, c'était sa coéquipière. Il commençait à avoir un semblant de relation fragile entre eux. Mais après tout, elle n'était rien d'autre. Assis dans sa voiture éteinte sur le parking de son travail, il se maudit intérieurement de penser à des choses pareilles. Il était tout à fait normal d'être dans un état pareil. Et puis, de toute façon, au niveau de sa couverture, il était obligé de jouer au malheureux, d'être triste, mais il n'avait pas vraiment besoin de le jouer, car il était vraiment triste.
Sur la route, il pensa à ce qu'il aurait fait de ses deux semaines avec elle. Ils se seraient sûrement réconciliés et pardonnés les fautes de l'un et de l'autre. A vrai dire, Drago lui avait déjà pardonné. Il lui avait tout pardonné à partir du moment où il avait décidé de revenir après sa colérique fugue. Il voulait lui aussi se faire pardonner mais était-il trop tard ? Il ne savait pas. Il était pas dans une incertitude des plus sombres et profondes, celle où l'on ne voit pas le bout. Il aurait tellement voulu partir à sa place. Il n'avait pas eu de nouvelles de Bescon sur comment avait réagi ses proches et qu'est-ce qu'il faisait maintenant ? Il ne savait pas. Incertitude malsaine.
Il était perdu dans ses pensés. Il se rendit compte qu'il était déjà devant la porte bleu-ciel numéro 401. Il avait peur de cette porte, peur de ce qui pouvait se passer dedans. Il hésitait constamment à la franchir de peur. C'était toujours un grand stress de prendre la décision de traverser ce passage. Il n'aimait pas cette pièce. Elle était lugubre et sans personnalité, mais il faisait avec. Il posa la main sur la poignée et ouvrit la porte.
Il ne fit pas le tour de la pièce. Il connaissait trop bien à son goût. Il la côtoyait depuis deux semaines, chaque jour plus ou moins longtemps, pour faire acte de présence, pour se donner du courage et lui donner du courage, afin de continuer à garder espoir. Il s'assit sur le seul siège de la pièce en faux cuir marron beige, peu confortable. Il s'assit dedans et ferma les yeux. Il évalua le chemin parcouru. Il rouvrit les yeux, sortit le livre Roméo et Juliette et commença à lui faire la lecture.
* Flash-Back
Le temps était long par moment et tellement court à d'autre. Les mauvais moments étaient généralement longs. Il était long d'attendre le verdict, mais contradictoirement, il était aussi effrayé de l'entendre et il voulait retarder cet instant le plus possible.
Il regarda sa montre et vit que cinq heures s'affichaient dessus. Cela faisait trois heures que ça s'était passé. Trois heures et il ne savait toujours pas. Il attendait sagement, vidé de tous sentiments, dans la salle d'attente des urgences. Beaucoup de monde s'affairait autour de lui, mais il était déconnecté. Il était assis droit sur son fauteuil et regardait l'heure tel un automate ou un homme d'affaire pressé de classer une affaire urgente. L'affaire était urgente, mais Drago ne voulait surtout pas qu'elle soit classée à jamais.
Il n'était pas seul dans la salle d'attente, mais il avait l'impression d'être seul comme coupé du monde, mais il n'était pas seul. Certaines personnes discutaient, d'autres pleuraient, râlaient. Il y en a qui faisait les cents pas, qui s'impatientait. Mais personne ne restait s'en rien faire. Personne ne restait stoïque et calme telle une statue de marbre sauf l'ancien Serpentard, qui dans sa jeunesse avait appris à ne pas céder à l'émotion, à ne pas les montrer pour rester le plus fort aux yeux des autres. Mais, intérieurement, il bouillonnait, il n'en pouvait plus d'attendre sans savoir, d'attendre sans ne pouvoir rien faire.
Comment allait-il faire si le verdict était négatif ? Il ne savait pas. Il ne voulait pas y penser, pourtant il allait devoir y penser si cela se réalisait, mais il continuait à garder espoir, à croiser les doigts pour se dire que ça ne pouvait pas être pire, qu'ils allaient forcément remonter la pente ensemble. Il ne voulait pas penser tout court, néanmoins le film des récents évènements lui revinrent continuellement en tête. Il se passait et repassait les moindres détails pour savoir comment, pourquoi, par qui... Mais rien n'était vraiment clair dans sa tête. Il se souvint de sa dernière phrase « c'est elle. » puis malheureusement c'était devenu « c'était elle » comme si Hermione savait déjà son destin. Sa fin ?
Le « elle » paraissait tout à fait logique pour Drago. Le « elle » était la jeune fille Gordon. Enfin, il supposait. Il ne faisait que le lien entre l'être pâle et la pierre verte derrière la fenêtre des Gordon qu'il avait aperçu et ce que lui avait dit sa coéquipière. Si, c'était vraiment cette enfant... Pourquoi en voulait-elle autant à Hermione ? Comment pouvait-elle faire ça ? Il se dit qu'un enfant ne pouvait pas faire cela, donc c'était certainement la pierre qui était à l'origine de tout cela ? Il ne savait pas. Tant de questions et aucune réponse ne lui vint à l'esprit à part que la famille Gordon avait un lien avec cette sombre histoire.
Son nom d'emprunt retentit dans la salle d'attente et le sortit de ses réflexions. Il se dirigea machinalement vers le comptoir comme les autres personnes l'avaient fait quand ils avaient été appelés. La secrétaire lui donna l'endroit où il allait pouvoir rencontrer le médecin et enfin pouvoir savoir à quoi il pouvait s'en tenir. La salle était numérotée 401. Son corps s'y rendit à cette chambre. En fait, ses jambes bougeaient toutes seules sans qu'il ne leur demande rien car intérieurement Drago était partagé entre le fait de si rendre ou non, de partir sans rien dire pour éviter de souffrir. Fuir, il avait fuit toute sa vie. Mais, en ce moment précis était-il possible de fuir ? Peut-être pas et sa raison en était consciente et c'est pour cela qu'il avançait dans le couloir calme aux portes bleues-ciel alignées aux mêmes intervalles. Il n'y avait pas de bruit dans le couloir. Seul, le bruit de ses pas résonnait dans le couloir au silence de mort.
Il se retrouva devant la porte numéro 401, bleue-ciel. Il avait une main sur la poignée et comme bloquée elle refusait de s'actionner pour ouvrir la porte comme si l'effort était trop grand à surmonter. Pourtant, il devait faire face à ce qui l'attendait dans cette pièce aussi néfaste et dur que ce moment allait être. Il le devait pour elle, pour Hermione, pour garder espoir ou qu'il puisse la garder en mémoire.
_ Vous pouvez ouvrir la porte, vous savez, dit une voix douce derrière lui.
Drago se retourna et vit une petite femme aux cheveux grisonnants dans une blouse blanche. Il acquiesça et comme un point de non retour, il entra dans la pièce suivit la petite femme. Il découvrit une pièce sobre et impersonnelle dans les tons blanc et bleu-ciel. Il sut qu'il était dans une chambre car il avait un lit, de nombreux appareils qui lui étaient inconnus, et un fauteuil qui avait l'air peu confortable. La salle était silencieuse mise à part un son désagréable et régulier. Drago chercha d'où pouvait devenir ce bruit, mais il ne trouva pas.
_ Ce bruit est plutôt bon signe, commença la femme doucement. Il veut dire que le cœur de votre femme bat toujours. Je me présente, je suis le docteur Aubin, dit-elle en lui tendant la main.
Il répondit à la main tendue. Mais, il était plus réoccupé à écouter ce son qui signifiait qu'Hermione était encore vivante, que son cœur battait encore. Depuis, qu'il était entré dans la pièce, il n'avait pas remarqué ou plutôt osé regarder la personne qui était sur le lit. Il resta la fixer pendant quelques instants. Elle avait l'air de dormir paisiblement, et malgré les fils qui sortaient de partout, elle était belle. Drago ne trouva jamais une personne aussi belle de sa vie, mais cela il ne se l'avouerait jamais. Elle avait l'air de dormir pourtant quelques choses dans l'attitude du docteur inquiéta le jeune homme. Elle lui demanda de s'asseoir et il s'exécuta sans poser de question.
_ Monsieur Richard, débuta-t-elle le regard attristé. Je déteste annoncer ce genre de nouvelle surtout à un jeune couple comme le vôtre, mais cela fait parti de mon métier, malheureusement. Votre femme est dans un coma de stade deux. Un coma est une perte de conscience de l'individu, de sa sensibilité et de sa motricité en quelques mots. Le stade deux n'est pas le plus grave, mais est à prendre en considération quand même suivant sa longueur. A ce stade, il y a la disparition de la capacité de l'éveil même si le corps répond encore aux stimulus douloureux, l'individu n'est pas apte à la communication.
Drago la considéra quelques instants désorienté et paniqué parce qu'il venait d'entendre et essayer d'assimiler tant bien que mal.
_ Elle est un peu comme dans un profond sommeil ? demanda-t-il en se levant et s'approchant du lit pour mieux voir le petit corps endormi.
_ En quelques sortes, répondit-elle paisiblement. Sauf que nous ne savons pas la réveiller...
_ Et combien de temps, il peut durer ? s'enquit-il maladroitement.
_ Il peut durer quelques heures, quelques mois comme quelques années voire plusieurs années, affirma-t-elle tristement. Je suis désolée pour votre femme, Monsieur. Si vous avez la moindre question n'hésitez pas. Au revoir.
Le jeune homme ne répondit pas trop abasourdi. Il avait l'impression d'avoir reçu un coût de massue. Le docteur sortit de la pièce le laissant seul, avec une Hermione endormie qui ne se réveillerait peut-être jamais et ce son régulier agaçant. Il s'appuya sur le pied du lit essayant de digérer la nouvelle et resta ainsi fixer la jeune femme profondément endormie jusqu'au lever du jour.
« Monsieur et Madame POTTER,
Je suis intimement confus et désolé de vous apprendre la nouvelle par une telle forme.
En effet, Mademoiselle Hermione GRANGER qui domiciliait chez vous avant son départ en mission et aussi, je le sais, était une proche amie de vous, a subi un grave accident dont nous ne pouvons par encore en déterminer la raison exacte.
Elle est actuellement dans un coma de stade deux pour une durée indéterminée. Les médecins de l'hôpital moldu où elle se trouve ne connaissent ni les raisons, ni si elle va pouvoir se réveiller un jour. Son coéquipier reste sur place avec elle pour des biens professionnels.
Je suis sincèrement désolé. Mademoiselle GRANGER était une grande femme et un grand nom dans l'Histoire de la Magie. Je sais amplement que ces quelques mots ne changeront rien à ce qui lui est arrivée.
Le Ministère de la Magie et moi-même, nous vous adressons nos sentiments les plus sincères.
Monsieur BESCON, Directeur des aurors et de leur formation. »
Harry ne put que s'asseoir sur la première chaise venue. Il était dérouté, perdu, déconnecté de la réalité qu'il venait d'apprendre. Il connaissait les risques du métier, mais il n'aurait jamais pensé que cela aurait pu réellement arriver et par dessus cela à sa meilleure amie celle qu'il considérait comme sa propre sœur. La jeune enfant, l'adolescente, la jeune femme, la femme qui avait toujours su l'aider, l'épauler, le conseiller était dans le coma et ne pouvait peut-être plus jamais se réveiller. Le mot « jamais » sonnait comme une torture dans la tête du jeune père. Elle ne pouvait pas le quitter, le laisser seul, sans amie, sans sa sœur de cœur. Il ne put pas réfléchir plus car quelqu'un arriva comme un fou dans le salon où se trouvait Harry.
_ TU AS VU ?s'écria Ron rouge de colère en brandissant la même lettre qu'avait reçu les Potter. COMMENT OSENT-ILS NOUS ANNONCER CELA PAR LETTRE ?
_ Calme-toi, dit le petit bout de femme qui courait derrière lui.
Harry n'avait plus la force de Ron, celle de se battre contre le régime, de crier au scandale. Jeanne, la femme de Ron, essaya tant bien que mal de calmer le grand homme aux cheveux de feu.
_ Ils n'ont pas le droit de nous l'enlever, chuchota-t-il en boucle maintenant dans les bras de sa femme.
_ Il faut que j'aille l'annoncer à Ginny, souffla Harry en se levant d'un bond.
Il avait les traits tirés, le visage blême. Il se demandait comment il allait pouvoir annoncer une telle nouvelle à sa chère femme dont Hermione était sa meilleure amie. En montant les escaliers, il voulu abandonner, lâcher prise. Il en avait marre. Il avait déjà assez souffert de nombreuses pertes durant toute sa vie, il fallait que ça cesse. Mais, il fut arrivé dans la chambre de James, il vit son fils et sa femme, les deux êtres qu'il aimait profondément. Ils étaient sa famille. Il avait enfin réussi à construire une famille et il ne pouvait pas les laisser. Il ne connaissait trop bien qu'elle était la peine de se construire, de grandir sans des parents, sans un père pour reproduire la même chose.
Il entra dans la chambre lumineuse, prit James et le mit dans son lit. Il emmena Ginny jusque leur chambre et la fit assoir sur leur lit. Elle voulait savoir ce qui n'allait pas car elle voyait et ressentait dans les traits de son mari que quelque chose n'allait pas. Mais il ne céda pas et l'emmena jusque dans leur chambre. A vrai dire, il voulait comme perdre du temps ou essayer de trouver les mots justes pour le lui annoncer. Mais il comprit vite que les bons mots n'existaient pas pour révéler une telle nouvelle.
_ Bon, tu vas me dire ce qu'il ne va pas à la fin ! s'énerva-t-elle en asseyant sur le lit sous l'insistance de son mari.
Le jeune homme s'assit à ses côtés, lui prit les mains et lui accrocha le regard, un regard ampli de tendresse et de désespoir.
_ Les mots sont toujours difficiles à trouver, commença-t-il maladroitement serrant de plus en plus fort les mains de la jeune femme pour rester fort, pour se dire qu'il y avait toujours un espoir. Hermione a eu un accident dans la mission où elle se trouve. Elle actuellement dans le coma pour une durée indéterminée. Ils ne savent pas si elle va se réveiller un jour...
Harry guetta anxieusement la réaction de sa femme. Elle resta immobile quelques instants le regard vide comme éteint. Soudain, elle se leva d'un coup et commença à se diriger vers la porte. Il l'appela, elle se retourna. Ses yeux connaissaient à briller de larmes. Il s'approcha doucement d'elle pour la prendre dans ses bras.
_ NON ! hurla-t-elle tapant du point sur le torse de son mari. ILS N'ONT PAS LE DROIT !
Elle répéta sans cesse la même chose en hurlant de rage, en pleurant son désespoir. Elle n'avait plus de force. Elle était démolie. Elle avait peut-être perdu sa meilleure amie. Elle allait peut-être perdre sa meilleure amie. Peu importait, le verbe « perdre » était présent dans les deux phrases, à son plus grand désespoir. Elle s'écroula sur elle-même à bout de force, mais toujours accompagné des bras de son cher et tendre.
_ Pourquoi ? demanda-t-elle en pleurant dans le cou de son mari.
_ Je ne sais pas ma chérie, répondit-il en enfouissant son nez dans ses cheveux. Je ne sais pas, répéta-t-il plus pour lui en laissant une larme couler sur ses joues.
* Fin du Flash-Back
Quand Drago eut fini sa lecture à voix haute. Il referma le livre et regarda Hermione pendant de longues minutes. Puis, il se leva, s'approcha du lit de la belle endormie. Il approcha son visage du sien pour déposer ses lèvres sur son front. A ce contact, il entendit le bip de l'appareil mesurant les battements du cœur de la jeune femme s'accélérer. Il releva la tête, sourit et partit.
Cela faisait maintenant deux semaines et à chaque fois qu'il déposait ses lèvres sur son front, le cœur de la jeune femme s'accélérait. C'était le seul signe, le seul espoir qu'il restait au jeune homme qu'elle puisse être encore vivante, qu'elle puisse un jour se réveiller.
Alors ? Le verdict est-il bon ? N'est-elle pas mignonne ma petite fin ? Alors, Hermione va se réveiller ou non ? x)
J'attends avec impatience vos avis et vos suppositions pour la suite.
Donc, à vos claviers et, à très bientôt ! ;)
