Disclaimer: Harry Potter appartient à J. K. Rowling et cette histoire à Raul Ficticious

Chapitre 10- Le pouvoir d'un elfe de maison et retour à Poudlard

Les elfes étaient autrefois réputés pour être les créatures les plus magnifiques présentes sur la planète. Apercevoir un elfe était considéré comme une bénédiction et une promesse de bonne fortune. La question reste à se poser, est-ce que les elfes de maison ont un lien avec ces elfes ?

Harry lisait un chapitre sur le mythe des elfes et sur l'apparition des elfes de maison.

Selon le livre, plusieurs siècles auparavant, les elfes et les humains vivaient ensemble en harmonie et la paix régnait. En général, les elfes n'interféraient pas dans les affaires humaines. Leur vision était supérieure à toute autre créature, ils pouvaient apercevoir un serpent bouger dans le désert à une grande distance et ils étaient également capables de juger un homme en regardant son âme. Ils se déplaçaient avec une telle grâce que l'on avait l'impression qu'ils étaient portés par la brise soufflant à travers les plaines. Leurs compétences en guérison ne pouvaient être égalées par les humains et ils acceptaient de soigner toute personne dans le besoin.

Mais la paix, comme toujours, n'est jamais faite pour durer. Un groupe d'elfe était attiré par le pouvoir des sorciers et décida de trouver un moyen d'obtenir ces pouvoirs dans le but de devenir encore plus puissant. Pour des créatures aussi pacifiques, la pensée même d'une telle chose était considérée comme un sacrilège. Ces elfes furent capturé avant d'avoir pu mener à bien leur plan et ils parurent devant les anciens, ceux qui dirigeait le Royaume des Elfes. Les elfes coupables eurent honte de leurs actions et ils implorèrent pardon.

Mais les anciens ne leur pardonnèrent pas. Ils décidèrent que le contact avec les humains avait corrompu leur race et qu'il était temps pour eux de quitter ces terres définitivement. Les elfes coupables, au lieu d'être exécuté, furent maudits à vivre une vie d'esclave, de devenir les esclaves des humains et de souffrir pour l'éternité.

Les descendants de ces elfes sont toujours parmi nous et connus sous le nom d'elfe de maison. Si oui ou non, ils ont hérité des pouvoirs de leurs ancêtres, reste un mystère.

Il s'agit de la légende des elfes de maison et la plupart des historiens ont conclu qu'il ne s'agissait que d'une histoire pour enfant. Un conte de fées pour empêcher les enfants de faire des bêtises. Aucune de ces théories/histoires n'avait de preuve concrète et personne ne sait comment sont apparus les elfes de maison.

Aujourd'hui, les elfes de maison ne sont que les esclaves des familles riches et un elfe ne peut pas quitter sa famille tant qu'il n'a pas été libéré, ce qui est considéré comme une disgrâce pour un elfe de maison. Il est dit que les elfes de maison possèdent une puissante magie, mais qu'ils ne l'utilisent rarement. Le maître d'un elfe de maison peut lui ordonner d'utiliser la magie, mais on ne sait s'ils peuvent l'utiliser sans être ordonnés.

Personne ne peut briser le lien unissant un elfe à son maître, à condition que le maître ne donne un vêtement à son elfe, de ce fait le libérant.

Harry soupira et ferma le livre, il n'avait pas besoin de connaître l'histoire des elfes, il avait besoin de savoir comment débloquer sa magie.

"Mon garçon !" Hurla son oncle. "Descends tout de suite !"

Harry soupira. Il mit le livre en dessous de son lit et il descendit en grommelant, se demandant ce que voulait son oncle.

"Oui, oncle Vernon ?" Dit-il poliment. "Tu m'as appelé ?"

"Oui, prend ton dîner et ne descends pas tant qu'on ne t'a pas appelé, ne fait pas un bruit et fais comme si tu n'existais pas ou sinon..."

Il laissa la menace flottait dans l'air.

Harry hocha la tête, un peu surpris qu'il ait décidé de lui donner son dîner, et retourna dans sa chambre.

Il entendit la sonnette et se dépêcha d'entrer dans sa chambre et de fermer la porte. Il se dirigea vers son lit, mais en fit presque tomber son assiette de choc.

Quelqu'un était déjà sur son lit. La petite créature assise sur le lit avait de grandes oreilles semblables à celles d'une chauve-souris, et des yeux verts globuleux de la taille d'une balle de tennis. Harry comprit aussitôt que c'étaient ces yeux-là qui l'avaient observé le matin même, cachés dans la haie du jardin.

Ils se dévisagèrent pendant un moment avant que Harry ne déballe, "Qui es-tu ?"

"Dobby, monsieur. Dobby l'elfe de maison !" Dit-il avec enthousiasme en sautant de son lit. "Il y a si longtemps que Dobby rêvait de faire votre connaissance... C'est un si grand honneur..."

"Je ne veux pas être impoli, mais que fais-tu dans ma chambre ?" Demanda-t-il en ignorant les compliments de l'elfe.

"Eh bien voilà, monsieur, " répondit l'elfe avec gravité. "Dobby est venu vous dire... Ah, c'est très difficile, Monsieur... Dobby se demande par où commencer..."

Harry posa son assiette et s'assit sur son lit. "Pourquoi tu ne réfléchis pas et me dis pourquoi diable es-tu dans ma chambre, " dit-il vivement.

"Harry Potter est tellement gentil et noble, " pleurnicha l'elfe de joie. "Tellement brave et doux, tellement beau..."

Harry dévisagea l'elfe, complètement perplexe, alors qu'il continuait à le complimenter. "Dobby, pourquoi es-tu là ?" Dit-il d'une voix cinglante quand l'elfe ne donna aucun signe de vouloir s'arrêter.

"Dobby a entendu dire que vous avez affronté le Seigneur des Ténèbres il y a quelques semaines... Et que vous avez réussi à lui échapper une fois de plus,"

"Oui, je sais, est-ce la raison de ta visite ?" Demanda Harry puis ajouta avec sarcasme, "Tu es venue me féliciter ou un truc dans le genre ?"

"Non, non, Dobby est venu pour vous avertir monsieur !" Couina-t-il en hochant la tête si fort que ses oreilles battaient comme des ailes.

"M'avertir ?"

"Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard."

"Q-Quoi !" Gronda Harry

"Il existe un complot, Harry Potter. Un complot qui provoquera des événements terrifiants à l'école de sorcellerie de Poudlard, cette année. Harry Potter ne doit pas mettre sa vie en péril !"

"Quel complot ?" Demanda aussitôt Harry. "Qui est à l'origine de ce complot ? Dis-le-moi !"

Un drôle de bruit s'échappa de la gorge de Dobby puis il se cogna frénétiquement la tête contre le mur.

"Stop ! Pour l'amour du Ciel, mais qu'est-ce que tu fais ?" Siffla-t-il.

Dobby continua à se cogner la tête et à gémir à chaque fois que sa tête entrait en contact avec le mur.

Harry l'attrapa par ses vêtements et le retint de se faire du mal.

"Pourquoi diable as-tu commencé à cogner ta tête contre le mur !" Demanda Harry avec incrédulité.

"Dobby ne peut pas trahir son maître ou dire du mal de lui sinon Dobby devra se punir sévèrement."

"Ta famille ne sait pas que tu es ici ?"

Dobby secoua la tête, "Dobby va devoir se punir très sévèrement pour être venu vous voir, Monsieur."

"Qui es ton maître ?"

Dobby ouvra la bouche puis serra soudainement sa gorge en essayant de s'étrangler tout seul.

"Très bien stop ! Tu n'es pas obligé de me le dire !" Chuchota précipitamment Harry, en ayant peur que les Dursley n'entendent le bruit que faisait l'elfe.

Dobby lâcha sa gorge et tomba au sol en haletant, "Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard. Dobby ne peut pas laisser le grand Harry Potter se mettre en danger."

Harry inspira un grand coup et s'apprêta à refuser quand il aperçut le livre qu'il lisait plus tôt. Il se souvint du chapitre sur les elfes et leurs supposés pouvoirs de guérison. Et si cette elfe pouvait retirer son bloc ? Et s'il pouvait, le ferait-il ? Où est-ce qu'il insisterait pour que Harry ne retourne pas à Poudlard en échange de se faire guérir ?

Ne te donne pas de faux espoirs, pensa-t-il. Après tout, il ne savait pas si l'elfe était capable d'enlever le bloc.

"Dobby, " commença-t-il "Tu ne veux pas que je retourne à Poudlard parce que je serais en danger de mort, c'est ça ?"

Dobby hocha la tête.

"Eh bien ça ne t'avancera à rien, car je serais mort d'ici la fin de cette année, " dit-il en faisait de son mieux pour avoir l'air abattu. Ce n'était pas très difficile, car il savait qu'il mourrait si le bloc n'était pas retiré !

"Que dites-vous ! Harry Potter ne peut pas mourir, il sera sain et sauf ici !" Dit l'elfe en paniquant.

"Tu ne comprends pas Dobby. Ma magie a été bloquée par quelqu'un il y a des années et si le bloc n'est pas retiré, je mourrai dans quelque mois."

"Non, non Harry Potter ne peut pas mourir ! Il est bien trop précieux ! Il ne peut pas mourir, " dit Dobby en se couvrant les oreilles et en secouant la tête.

"Mais si le bloc est retiré, je serai sauvé Dobby, " dit-il en se baissant à hauteur de l'elfe. "Peux-tu m'aider Dobby, les elfes sont censés être puissant, n'est-ce pas ? Peux-tu m'aider à enlever le bloc et à sauver ma vie ?"

Dobby regarda Harry, des larmes coulant le long de ses joues, "Dobby peut essayer, mais Dobby n'essaiera que si Harry Potter promet de ne plus retourner à Poudlard."

"Je ne peux pas faire ça Dobby, mais je peux te promettre de faire attention et d'aller voir le directeur si quelque chose se passe."

"Non Harry Potter, pas même Albus Dumbledore ne pourra le stopper !"

"Retire d'abord mon bloc et après on discuteras de Poudlard, " dit Harry fermement, il allait retourner à Poudlard et ce n'était pas cette elfe qui allait l'en empêcher.

"Harry Potter doit d'abord promettre de ne pas retourner à Poudlard cette année !"

Harry soupira, "Je ne peux pas rester ici, ma famille me déteste et je les déteste. Poudlard est le seul endroit où je crois avoir des amis."

"Des amis qui n'écrivent même pas à Harry Potter ?" Dit Dobby d'un ton sournois.

"Eh bien Blaise doit être occupé et... Attends une minute, comment est-ce que tu sais qu'il ne m'a pas écrit ?" Demanda-t-il suspicieusement.

Dobby se tortilla sur place, visiblement mal à l'aise, "Harry Potter ne doit pas se fâcher contre Dobby. Dobby a voulu faire pour le mieux..."

"Tu as intercepté mes lettres ?"

Dobby marmonna quelque chose et tira une épaisse liasse d'enveloppes de sa taie d'oreiller.

Harry serra les dents de colère, mais d'une voix à peu près contrôlée il dit, "Les lettres ne sont pas importantes pour l'instant. Mais si tu peux retirer ce bloc, alors je te demande de le faire. Tu as dit que tu voulais me protéger et me sauver la vie, alors si tu es sincère, retire ce bloc s'il te plaît."

Dobby hésita avant acquiescer. Il fit signe à Harry de s'allonger sur le sol. "Dobby n'a jamais essayé ça, mais Dobby à le pouvoir de le faire. Cela va faire très mal, " dit le petit elfe d'un air appréhensif.

Harry hocha la tête et s'allongea sur le sol. Se préparant mentalement, il dit, "Très bien Dobby, fais le."

Dobby plaça ses mains sur l'estomac d'Harry. Il ferma les yeux et lentement, ses mains commencèrent à briller d'un éclat sombre. Il enfonça ses ongles dans l'estomac d'Harry, le faisant grimacer de douleur. L'éclat des mains de Dobby pénétra dans l'estomac d'Harry. Harry sentit soudainement une intense douleur dans tout son corps. Il essaya de crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il eut l'impression d'être paralysé excepté pour la douleur dans son corps.

Il ne remarqua pas les objets vibrants dans la pièce, il ne remarqua pas non plus Dobby retirer ses mains de l'estomac d'Harry et en retirer une sorte de fumée noire.

Dobby claqua des doigts et la fumée disparue. Harry sentit la douleur dans son corps diminuée, mais celle de son estomac demeura.

Harry ouvra lentement les yeux en essayant de reprendre contrôle sur sa respiration. Il vit l'air inquiet de Dobby et il réalisa qu'il était couvert de sueur.

"Est-c-ce q-que tu l'a retiré ?" Demanda-t-il en grimaçant.

"Oui Harry Potter. Dobby a senti le bloc et l'a retiré, votre magie est désormais sous votre contrôle total."

Harry ne savait pas quoi faire, il avait envie de hurler de joie, de danser et il avait l'impression de pouvoir faire ce qu'il voulait. Il essaya de se lever, mais il eut le vertige et tomba sur son lit. Il se sentit soudainement faible et impuissant.

"Vous devez vous reposer pendant quelques jours, puis vous serez en pleine forme."

Il se redressa et regarda l'elfe qui venait de lui sauver la vie, "Dobby, s'il y a quoique ce soit que je puisse faire, dis-le moi, " dit Harry sincèrement.

"Tout ce que veut Dobby, c'est que Harry Potter soit sauf. Il est bien trop important pour mourir. Il ne doit pas retourner à Poudlard."

"Dobby, si je reste ici ma famille va me tuer. Ne t'inquiète pas à mon sujet. Je ne suis pas un sorcier médiocre tu sais, " dit-il avec un petit rire. "Je retournerais à Poudlard quoiqu'il arrive."

"Dobby ne doit pas vous laisser retourner à Poudlard Harry Potter. Dobby doit vous faire renvoyer, " dit l'elfe avec fermeté. Il ouvrit la porte d'un claquement de doigt et se précipita au rez-de-chaussée.

"Attends, quoi ! Dobby, où va-tu ?" Demanda Harry en paniquant

Harry se précipita dans la cuisine. Lorsqu'il arriva devant la porte, il eut l'impression de recevoir un coup-de-poing dans l'estomac. Le chef-d'œuvre pâtissier de sa tante, la montagne de crème et de violettes en sucre, flottait dans l'air, près du plafond. Dans un coin, il vit Dobby accroupi sur le buffet.

"Dobby, qu'est-ce que tu fais !" Siffla Harry.

"Harry Potter doit promettre qu'il ne retournera pas à l'école..."

"Dobby, arrête cette folie ! Si tu fais ça, il n'y aura plus d'Harry Potter dans ce monde !"

"Promettez-le, Monsieur," dit l'elfe en ignorant Harry.

"C'est impossible !"

Dobby le regarda d'un air désespéré. "Dans ce cas, Dobby doit agir, Monsieur, pour le bien de Harry Potter." Dit-il en disparaissant avec un bruit sec. Harry resta figer alors que le gâteau tombait au ralenti. Au moment où le gâteau allait toucher le sol, Harry leva ses mains et le stoppa. Il le lévita sur la table au moment où Vernon entra dans la cuisine.

"Que fais-tu ici !" Siffla son oncle dangereusement.

"Rien, j'avais faim et je suis descendu manger un morceau," mentit Harry.

Vernon plissa les yeux et son visage devint rouge de fureur, "Il y a du jambon dans le frigo, prends le et va-t'en," dit-il en serrant les dents.

Le fait qu'il ne l'ait pas menacé montrait à quel point cette affaire était importante pour Vernon. Il attrapa rapidement la nourriture et retourna dans sa chambre. Il s'aperçut qu'il n'avait pas mangé la nourriture que sa tante lui avait donnée. Il attrapa les deux assiettes et mangea avec vigueur.

En mangeant, Harry pensa à Dobby, l'elfe psychotique, qui lui avait sauver la vie et qui avais essayé de la détruire. "Quel genre de danger pourrait-il y avoir à Poudlard ?" Se demanda-t-il.

15 minutes plus tard, si quelqu'un avait jeté un coup d'œil dans la chambre d'Harry Potter, ils auraient vu une chambre replis de livres, quelques gouttes de sang sur le sol et Harry Potter endormis complètement habillé et serrant sa baguette contre son cœur.


La lumière du soleil le réveilla d'un sommeil confortable. En grognant, il ouvrit les yeux et vérifia l'heure... Il était neuf heures. Il bailla et se leva en se frottant les yeux.

Il se demanda pourquoi il était habillé quand le souvenir de la soirée d'hier lui revint. Son visage se fendit en un sourire et il fut envahi par un sentiment de joie. Dobby avait débloqué sa magie ! Il se leva d'un bond et décida de tester sa magie.

Il pointa sa main droite vers son lit et se concentra pour le léviter. À sa plus grande surprise, le lit s'éleva comme une flèche et percuta le plafond. Il retomba avec un bruit énorme.

Harry était absolument abasourdi. Mais il fut arraché à ses pensées quand sa porte s'ouvrit brutalement et son oncle entra le visage écarlate et respirant comme un fou.

"QUE DIABLE AS-TU FAIT POUR FAIRE TREMBLER LA MAISON !" Beugla-t-il.

Harry fit semblant d'être confus, "Faire trembler la maison ? Mais de quoi est-ce que tu parler oncle Vernon ?" Dit-il d'un air perplexe.

"Ne fais pas l'innocent mon garçon, " grogna Vernon en serrant les dents "Je sais que tu as fait quelque chose de bizarre ici."

"Désolé oncle Vernon, je ne vois pas de quoi tu parles, " dit-il innocemment. "Je viens juste de me réveiller parce que j'ai cru que mon lit tremblait et puis après tu as débarqué ici comme un hippopotame donc j'ai cru que c'était toi, " dit Harry en essayant désespérément de ne pas éclater de rire.

Le visage de Vernon vira aux pourpres et il serra ses poings de colère, c'était assez effrayant, mais Harry n'était pas du tout intimidé. Il était habitué à ce regard depuis longtemps.

"Il y a dû avoir un tremblement de terre, tu devrais regarder les infos pour voir s'il n'y a pas eu de séisme à proximité, " dit-il d'un air sérieux.

Vernon blanchit et déguerpit en appelant Pétunia alors qu'il se dirigeait vers la cuisine. Dès qu'il sortit, Harry éclata de rire. Il rit jusqu'à ce qu'il ait les larmes aux yeux. "Bouffon, " hoqueta-t-il en essuyant ses larmes. Lorsqu'il eut repris son sérieux, il dévisagea ses mains avec émerveillement. Il n'avait pas réalisé que débloquer sa magie aurait un tel effet.

Harry ferma les yeux et se concentra sur tous les objets de la pièce. Instantanément, tous les objets s'élevèrent dans les airs. Il continua à les faire s'élever jusqu'à ce qu'il entendît un cri perçant venant du rez-de-chaussée et son oncle qui hurlait quelque chose à propos de monstres.

Il ouvrit les yeux et réalisa que tous les objets dans la maison étaient en train de léviter. Il regarda par la fenêtre et vit que quelques objets flottaient à l'extérieur. Il se concentra et reposa tous les objets avant que quelqu'un à l'extérieur ne remarque.

Il attendit que son oncle ne vienne pour lui crier dessus, mais personne ne vint et le silence régnait aux 4 Privet Drive. Harry avait du mal à y croire. Les Dursley manquant une chance de lui crier dessus ? Peut-être qu'ils avaient finalement réalisé qu'ils ne pouvaient rien lui faire quand il avait le pouvoir de la magie à portée de main.

Harry soupira de bonheur et se dirigea vers la salle de bains. Une autre surprise l'attendait quand il se lavait le visage.

À chaque fois que ses mains touchaient l'eau, des gouttes restaient accrochées à ses doigts et il était obligé de secouer ses mains vigoureusement pour les enlever. Il fronça les sourcils devant ce nouveau développement et il découvrit que la même chose se passait quand il prenait sa douche. C'était comme si l'eau voulait rester avec lui, mais le plus bizarre, c'est que ça lui faisait du bien. Il ne savait pas quoi penser.

Il décida d'étudier cette nouvelle capacité plus tard parce que là, il était affamé.


Quelques jours plus tard, le 31 juillet, une chouette arriva par la fenêtre et lâcha un paquet sur la tête d'un jeune sorcier, le dit sorcier était en pleine concentration et tenait une petite sphère d'eau tourbillonnante dans sa main.

"Qu'est-ce que...!" Glapit-il alors que le paquet atterrit douloureusement sur sa tête et que la sphère d'eau s'écrasa sur son lit.

"Foutue chouette... Aurait pas pu lâcher le paquet autre part," grommela-t-il en ouvrant le paquet.

Il retira une lettre et vit que c'était de la part de Blaise.

Salut Harry

Tu réponds enfin à mes lettres ! Joyeux anniversaire ! J'espère que la chouette a déposé le paquet sur ta tête (sourire machiavélique). Enfin bref, le cadeau en vaudra la peine, c'est un set de livres rare de défense, sortilège et métamorphose que j'ai trouvé dans ma libraire. Personne n'y va jamais. Ils contiennent plein de sorts avancé et des trucs compliqués auquel j'ai rien compris mais je suis sur que ça va te plaire.

J'espère que tu vas bien et ne laisses pas les moldus te tyranniser,

Blaise

"Foutu Blaise, " dit Harry en déchirant le papier cadeau, "Il sait vraiment ce je veux !"

À l'intérieur, il y avait cinq gros livres à l'air ancien. Harry regarda les livres avec ébahissement en se jurant de les finir avant de retourner à Poudlard.

Une autre chouette arriva par la fenêtre et déposa une lettre qui portait le seau de Poudlard. "Ma liste de livres arrive enfin," murmura-t-il en ouvrant la lettre.

LES ÉLÈVES DE DEUXIÈME ANNÉE DEVRONT SE PROCURER LES OUVRAGES SUIVANTS :

Le Livre des sorts et enchantements (niveau 2), par Miranda Fauconnette.

Flâneries avec le Spectre de la mort, par Gilderoy Lockhart.

Vadrouilles avec les goules, par Gilderoy Lockhart.

Vacances avec les harpies, par Gilderoy Lockhart.

Randonnées avec les trolls, par Gilderoy Lockhart.

Voyages avec les vampires, par Gilderoy Lockhart.

Promenades avec les loups-garous, par Gilderoy Lockhart.

Une année avec le Yéti, par Gilderoy Lockhart.

"C'est quoi ce délire ? C'est qui ce Lockhart ?" Se demanda Harry. Il agita sa baguette et envoya les livres que Blaise lui avait offerts, dans sa valise. "Hum et comment suis-je censé aller au Chemin de Traverse ?" Pensa-t-il " Est-ce que tante Pétunia voudra bien m'y emmener...?" "Oh merde !" Jura-t-il "Est-ce que je viens de faire de la magie !" Glapit-il en se levant d'un bond.

"Merde, je viens de faire de la magie !" Dit-il frénétiquement, en regardant autour de lui, cherchant la chouette lui annonçant son renvoi "Qu'est-ce que je vais faire ! Qu'est-ce que je vais faire !" Dit-il en paniquant. Il continua à faire les cent pas ne réalisant pas qu'aucune chouette n'était arrivée et qu'elle n'arriverait pas. "Je sais ce que je vais faire, je vais m'enfuir, je peux dire qu'un autre sorcier à voler ma baguette ou un truc dans le genre ou peut-être..."

Il s'arrêta soudainement, réalisant qu'aucune chouette n'était arrivée. Il se calma et attendit d'un air confus, "Pourquoi est-ce qu'aucune chouette n'est arrivée ? Est-ce qu j'ai le droit de faire de la magie ?" Il attendit une autre quinzaine de minutes et quand aucune chouette ne vint, il leva sa baguette et lanca un sort de nettoyage. Immédiatement, sa chambre se rangea et toute la poussière disparue.

Harry attendit en retenant sa respiration, mais aucune lettre ne vint. Il regarda sa baguette avec incrédulité, "Comment est-ce possible ! McGonagall m'a dit que si nous utilisions la baguette en dehors de l'école, nous serions expulsés !" Dit-il en attendant une réponse, mais sa baguette resta silencieuse.

Harry fronça les sourcils en réfléchissant rapidement, "C'est grâce à toi n'est-ce pas ? Tu ne peux pas être détectée parce que tu es très ancienne et très puissante ?" Dit-il en regardant sa baguette, mais il ne reçut aucune réponse.

Quelques minutes plus tard, le visage d'Harry se fendit en un sourire radieux, "Je peux faire de la magie en dehors de l'école !" Dit-il avec ahurissement. "C'est vraiment le meilleur des cadeaux d'anniversaire de tous les temps ! Maintenant, j'ai plus qu'à convaincre tante Pétuna de m'emmener à Londres.

"Disparaît, " dit-il et sa baguette disparue dans un flash de lumière.

Harry entra dans la cuisine alors que sa tante préparait le déjeuner. "Qu'est-ce que tu veux ?" Dit-elle d'une voix cinglante en le voyant "Je suis occupé là."

"Je m'excuse tante Pétunia, " dit Harry poliment.

Elle plissa les yeux avec suspicion, " Qu'est-ce que tu veux ?"

"Je me demandais si tu pouvais m'emmener à Londres dans la semaine, je dois acheter mes affaires d'école."

"Va-y tout seul, je n'ai pas le temps de t'y emmener, " dit-elle sèchement en retournant à son travail.

"Je voudrais bien, mais ça ne serait pas bizarre de voir un enfant de 12 ans faire ses courser tout seul ? Les gens pourraient se demander dans quel genre de famille il vit," dit Harry, en savant quelle importance les Dursley attachaient à leur image.

Pétunia le fusilla du regard, mais Harry était imperturbable, "Très bien, je dois aller faire des courses demain et tu peux me suivre."

"Merci tante Pétunia, "

"Mais je ne veux pas que tu reviennes avec moi, tu n'as qu'a rester dans la maison d'un de tes amis et revenir l'été prochain, " dit-elle avec un ton de finalité.

Harry fut abasourdi pendant un moment avant de répondre rapidement, "Très bien tante Pétunia, si c'est ce que tu veux, " répondit-il en sortant de la cuisine. "Je n'ai qu'a rester au chaudron baveur, je pourrais acheter d'autres livres et pratiquer plus de magies," pensa-t-il en montant les escaliers.


Harry se tenait devant le Chaudron Baveur et regardait son oncle et sa tante s'en allait, content d'être débarrasser de lui.

"Idiots," se moqua-t-il en entrant dans le pub. "Excusez-moi, je voudrais louer une chambre, " dit-il en attirant l'attention du propriétaire.

"Louer une chambre hein, tu n'es pas un peu jeune pour vivre tout seul ? Où sont tes parents ?" Demanda Tom, le barman, avec suspicion.

"Ils sont partis pour les vacances, je ne voulais pas y aller donc ils ont accepté que je reste ici," mentit Harry, il portait une casquette de Baseball qui cachait sa cicatrice, pour que personne ne le reconnaisse, de toute les chose qu'il détestait, être vénéré par le monde sorcier était en haut de la liste.

Tom le dévisagea quelque instant avant d'agiter sa baguette et de faire un apparaître registre. "Signe ici et la date à laquelle tu t'en iras, " grogna-t-il.

Harry pris la plume et signa uniquement son prénom et il écrit 1er septembre comme date de départ.

"Élève de Poudlard, n'est-ce pas ?" Demanda-t-il. Harry acquiesça.

"Bien suis moi, je vais te montrer ta chambre."

Harry suivit Tom jusqu'au 3e étage, il se dirigea vers la chambre 321 et l'ouvrit avec sa baguette. "Très bien fiston, c'est ta chambre jusqu'au 1er septembre. Tu peux payer maintenant ou avant de partir, c'est toi qui vois. Si tu as besoin de quelque chose, tapotes cette boule noire près de ton lit de ta baguette. Tes repas seront directement envoyés dans ta chambre et la dame de ménage viendra tous les jours à 8h00. As-tu des questions ?"

"Non, merci monsieur, " dit Harry poliment "si cela ne vous dérange pas j'aimerais m'installer," dit-il en entrant dans la chambre. Tom ferma la porte et s'en alla.

Harry sortit une petite boite de sa poche et passa sa baguette au-dessus. Là où il y avait une boite se tenait maintenant sa valise. Il attrapa un des livres que Blaise lui avait offert et il commença à lire, impatient d'apprendre de nouveaux sorts.


Une semaine plus tard, Harry se trouvait dans le bureau d'un gobelin. Il avait décidé de visiter Gringotts et de s'assurer du montant total présent dans son coffre. Le gobelin avait l'air âgé et il avait des lunettes en demi-lune, similaires à celle du directeur

"Oui ?" Dit le gobelin, ne levant pas les yeux de ses dossiers.

"Euh... On m'a dit de venir voir si je voulais connaitre la solde de mon compte," dit Harry, se demandant pourquoi on l'avait envoyé chez un gobelin qui avait l'air de ne s'occuper que des familles riches.

"Nom ?"

"Harry James Potter."

Le gobelin leva enfin les yeux et observa Harry, "Asseyez-vous Mr. Potter, " dit-il en attrapant un dossier.

"Vous êtes ici pour vous informer de la solde de vos coffres ? Est-ce bien cela ?"

"Oui, mais que voulez-vous dire par coffres au pluriel ?"

Le gobelin eut l'air énervé, "Apparemment, on ne vous a pas mis au courant de votre fortune Mr. Potter. Sachez que je ne m'occupe que des familles riches et anciennes et votre famille est une des plus anciennes dont je m'occupe."

Harry continua de dévisager le gobelin d'un air idiot.

"Bien, en ce qui concerne votre solde," dit le gobelin, irrité de s'occuper d'un petit enfant. "Vous avez trois coffres, le coffre principal de la famille, un coffre en fidéicommis contrôlé par votre tuteur et un autre coffre qui contient tout les objets rares amassé par les Potter au cours du temps.

Le compte en fidéicommis est rempli chaque année de 50 000 Gallions et votre coffre familial contient un total de 900 000 Gallions et un nombre de mornilles et de Noises.

"Q-Quoi !" Bégaya Harry "Mon coffre principal contient presque un million de Gallions !"

"Oui Mr. Potter et vous avez également deux propriétés. La première est votre manoir familial, dont je ne connais pas la location, et la deuxième et Godric's Hollow qui n'est plus qu'un tas de ruines aujourd'hui. Avez-vous des questions ?"

"Des tas," murmura Harry, faisant froncer les sourcils du gobelin.

"Pourquoi n'ais-je pas été informé de tout ça la première fois que je suis venue à Gringotts ?"

"Il s'agit de la responsabilité de votre tuteur magique Mr Potter, pas celle de Gringotts, " dit le gobelin d'une voix claquante.

"Qui est mon tuteur magique ? Autant que je sache, je n'ai pas d'autre tuteur que les Dursley et ils sont loin d'être magique, " dit Harry un peu confus.

"Votre tuteur magique est Albus Dumbledore, qui a obtenu votre tutelle après la mort de vos parents. Il s'agit de sa responsabilité de vous informer de votre héritage quand il le souhaite. Mais ça ne veut pas dire qu'il contrôle un de vos coffres, ils sont totalement sous votre contrôle peu importe votre âge étant donner que vous êtes le dernier Potter."

"Vous avez parlé d'une maison de famille ?"

"Oui, le manoir Potter."

"Comment puis-je me rendre là-bas ?"

"Je vous ai dit que je ne sais pas où c'est. Seul un Potter peut en découvrir la location. Peut-être qu'en visitant vos coffres, vous trouverais votre réponse, " dit le gobelin avec irritation.

"Ok, donc je peux visiter mes coffres ?" Demanda Harry.

"Proudfeet !" Appela le gobelin, et un petit gobelin arriva en trottinant.

"Emmenez Mr Potter dans son coffre et montrez lui comment l'ouvrir. Prenez les Tintamars et partez tout de suite," dit le gobelin.

Proudfeet fit signe à Harry de le suivre et ils quittèrent la pièce en passant par une autre porte. Cette fois, le voyage dura plus longtemps. Après 10 minutes, ils s'arrêtèrent près d'un dragon géant !

Harry était à la fois émerveillé et terrifié

"Reste derrière moi humain, " dit le gobelin avec un sourire narquois.

Le gobelin sortit un instrument de métal qui, lorsqu'il le remua, produisit un vacarme retentissant. Le bruit résonna sur les parois rocheuses, considérablement amplifié, au point qu'Harry eut l'impression de sentir sa tête vibrer de l'intérieur. Le dragon poussa un rugissement tonitruant et recula.

"Suivez-moi, rapidement, " ordonna le gobelin et ils entrèrent dans un couloir que le dragon ne pouvait atteindre.

"À l'intérieur se trouvent vos coffres. Il vous suffit de poser votre main sur l'entrée. Si vous êtes un Potter, vous pourrez entre, dans le cas contraire, vous mourrez et je vous donnerais à manger au dragon. J'attendrais ici."

Harry déglutit et posa sa main sur l'entrée. Il ressentit des fourmillements dans le bras et une seconde plus tard, la porte s'ouvrit. Le gobelin eut l'air déçu.

Harry entra précautionneusement et la porte se referma aussitôt. Des torches s'allumèrent. Le coffre était un dôme circulaire. Le plafond avait l'air de pouvoir s'effondrer à tout moment.

'Doit être soutenu par magie' pensa Harry.

Dans un coin du coffre se trouvait une grande étagère remplie de livre, dans un autre coin il y avait une douzaine de portraits somnolant dans leur cadre. Il y avait plusieurs bustes étalés dans la pièce et au centre se trouvait un grand nombre de colonnes avec de nombreux objets dessus.

Il ne se serait jamais attendu à voir des livres et des peintures dans son coffre.

Il se dirigea vers le centre de la pièce. Il y avait des bagues, des vêtements, des objets bizarres qu'il ne reconnut pas, des épées, des pierres précieuses, des coupes gravées d'inscription et plein d'autres objets dont il n'avait jamais entendu parler. Il y avait une petite biographie à côté de chaque objet.

Un objet attira son attention ; c'était une bague en argent munie d'émeraude. Le nom Salazar Serpentard était gravé dessus en lettre d'or.

Il attrapa la bague et essaya de l'enfiler, mais la bague rapetissait à chaque fois qu'il l'approchait de ses doigts. Il finit par abandonner et mit la bague dans sa poche.

Il explora le reste du coffre et essaya de parler à quelques portraits, mais ils l'ignoraient et continuaient à somnoler. Harry laissa tomber les portraits et se dirigea vers les livres.

Une demi-heure plus tard, Harry sortit du coffre avec un sac plein de livres. Il se dirigea vers le coffre familial dans l'espoir de trouver sa maison ancestrale.

Le coffre de famille ressemblait à son coffre en fidéicommis, mais avec beaucoup plus d'argent. Dans un coin, il y avait un bureau en or remplit de feuilles.

En s'approchant, il vit une inscription sur le bureau, "Bienvenu, demandez le parchemin que vous souhaitez voir pour pouvoir le consulter."

"Location de la maison ancestrale des Potter," dit-il d'une voix claire.

Un parchemin apparu instantanément devant lui. Harry le prit, mais à son plus grand désarroi, il était rédigé dans une autre langue. Il soupira et mit le parchemin dans sa poche.

Il réfléchit à un autre document qu'il voulait voir quand il eut une idée. En prenant une grande inspiration, il dit, "Testament de James et Lily Potter."

Après quelques secondes, un parchemin apparu. Il était écrit; Testament de James et Lily Potter perdus.

Harry fronça les sourcils et se demanda comment est-ce qu'un testament pouvait être perdu dans un tel coffre. En réalisant qu'il n'y avait plus rien d'intéressant dans le coffre, il prit quelque pièces qu'il mit dans sa bourse et il quitta le coffre.


Harry se baladait dans le Chemin de Traverse. Il visitait les magasins au hasard sans aucune raison. Il avait décidé d'acheter ses livres avant d'aller manger. Il se dirigea vers Fleury et Botts, mais fut surpris de voir une foule compacte amassée devant le magasin. En fronçant les sourcils, il se fraya un chemin en poussant toute les grosses dames autour de lui.

Il y avait une grande pancarte devant l'entrée.

GILDEROY LOCKHART, signera des copies de son livre aujourd'hui de 12h30 à 16h30

'Voilà pourquoi il y a tout ce monde,' pensa Harry.

"Ça pourrait être intéressant de rencontrer ce gars, " murmura-t-il. "Après tout, il a écrit pratiquement toute notre liste de livres."

"Qu'est-ce que t'as à marmonner gamin ?" Dit une sorcière avec irritation, quelque pas derrière lui.

"Ferme-la vielle peau, " cracha-t-il, puis il se retourna en ignorant son air outragé. Dix minutes plus tard, il avait tout ses livres et avait décidé de manger une glace.

Il s'assit en dehors de la librairie en mangeant sa glace à la cerise. Il regardait les gens se pousser les uns les autres pour pouvoir avoir un autographe de Lockhart, qui était assis quelque mètres plus loin.

En baillant, il mangea sa glace, appréciant les frissons que cela lui procurait le long du dos. Puis il reconnut un groupe de visages familiers courant vers la librairie. Il écarquilla les yeux en reconnaissant les Weasley, Austin et Granger.

Granger et Weasley mère crièrent et sautèrent de joie quand Lockhart se leva pour commencer la séance.

"Pathétique, " murmura-t-il en levant les yeux au ciel. Non mais franchement, pas besoin d'air comme un bouffon, pensa-t-il. Mais quand il eut un bon aperçu de Lockhart, il commença à douter de sa réputation. Il ne ressemblait vraiment pas à un homme qui aurait pu maîtriser un loup-garou. Sa glace était presque finie quand il vit Drago et un homme qui ne pouvait être que son père, se diriger vers les Weasley. Il vit Malfoy Sr prendre un livre du chaudron de la petite Weasley et regarder Mr Weasley d'un air méprisant.

Harry ricana ; faites confiance au Malfoy pour insulter tout ceux qu'ils n'aiment pas. Soudain Weasley père se jeta sur Malfoy Sr et commença à le marteler de coup de poing. Les deux hommes roulèrent sur le sol et percutèrent une étagère de livre qui se renversa.

Quelques minutes plus tard, après que les deux hommes aient été séparés, Malfoy gronda quelque chose à Weasley et jeta les livres dans le chaudron de la fille. Il sortit du magasin la tête haute.

Harry ne put s'en empêcher, il éclata de rire. C'était juste trop marrant de voir des adultes se battre comme des enfants de cinq ans.

"Qu'est-ce qui te fait rire Potter ?"

Harry sursauta et regarda autour de lui pour voir qui l'avait reconnu. Il se tourna vers la gauche et il l'aperçut ; ses cheveux bruns brillants au soleil, des taches de rousseur éparpillées sur son visage et debout les bras croisés en le regardant avec les sourcils froncés.

Harry plissa les yeux et répondit froidement, "Freckles, comment est-ce que tu m'as reconnu ?" Dit-il avec un sourire narquois en la voyant s'énerver quand il dit son surnom.

"Je reconnaîtrais ce rire n'importe où, l'ayant entendu plusieurs fois moi-même," dit-elle en fronçant les rires.

"Tu voulais un truc en particulier ou alors je t'ai tellement manqué pendant les vacances que tu n'as pas pu résister à l'envie de venir me voir," dit en levant un sourcil.

Elle fronça encore plus ses sourcils, "Tu ne m'as pas..." Commença-t-elle froidement, mais elle fut interrompue par la voix de Ron.

"Eh Mary ! Mary, " cria-t-il alors que tout le clan Weasley et Granger se dirigeaient vers elle. Harry grogna.

"À qui tu parles ?" Lui demanda Ron.

"Tu me vexes Weasley, tu ne reconnais pas ton meilleur ami ?" Dit Harry d'un ton moqueur.

"T'es qui ?" Demandant grossièrement Ron.

Harry enleva sa casquette et ses cheveux lui retombèrent sur les yeux. "Ta da," dit-il en s'inclinant.

"Toi !" Cracha-t-il "Qu'est-ce que tu fais ici ?"

"On se calme Weasley, je n'ai pas besoin de me justifier devant toi, " il se tourna vers la mère, "Vous devez être Mme Weasley, enchanté de vous rencontrer, " dit-il, poliment en inclinant la tête. "Et vous devez être Mr Weasley, " dit-il en lui serrant la main "Je dois dire monsieur ; vous avez un méchant crochet du droit."

Mr Weasley rougit d'embarras.

"Je suis désolé, mais je ne connais pas votre nom, " dit Mr Weasley.

"Non ? Ronald ne vous l'a pas dit ? Je suis Harry Potter, " dit-il.

La fille avec le chaudron poussa un petit cri et Mr et Mme Weasley pâlirent.

"Alors tu es Harry Potter, " dit nerveusement Mr Weasley "Ron nous a beaucoup parler de toi."

"Pas en mal, j'espère."

"Non, non, bien sûr que non, " dit Mme Weasley avec un rire nerveux. "Allons-y les enfants, on doit rentrer, " dit-elle rapidement.

"Maman...," commença la petite fille.

"Tout de suite Ginevra, " dit brusquement Mme Weasley.

"Tu entre à Poudlard pour la première fois Ginevra ?" Demanda Harry avec gentillesse.

La fille hocha la tête et rougit jusqu'à ce que son visage soit assorti à ses cheveux.

"Eh bien, j'espère te voir à Serpentard alors, " dit Harry joyeusement alors que la famille partaient aussi vite qu'elle était arrivé.

"Bon bah à plus tard Harry, " dit Lillian avec hésitation avant de rejoindre la famille de roux.

Harry la regarda bizarrement. Il ne comprenait pas cette fille. Une seconde, elle serait hostile envers lui et la seconde d'après elle aurait l'air d'avoir envie d'être amie avec lui et elle lui parlerait gentiment et la seconde d'après elle serait de nouveaux hostile. "Elle est encore plus dingue que Dobby celle la," murmura-t-il en rentrant au chaudron baveur.

"Je t'avais dit qu'il était maléfique maman," murmura Ron.

"Non mais franchement, il n'a rien fait Ron, il était juste en train de parler. N'écoutez pas Ron, Mme Weasley, il déteste juste Harry c'est tout," dit Lillian.

"Oui oui ma chérie, maintenant allons-y, " dit-elle d'un air distrait.

Personne ne remarqua le livre en plus dans le chaudron de Ginny Weasley. Un petit livre noir dégageant une présence malveillante.


Le 1er septembre à 10.20, Harry avait rapetissé sa valise, l'avait mis dans sa poche et était à partir pour Poudlard. Il était resté au Chaudron Baveur pendant presque un mois et il n'avait pas gaspillé son temps. Il avait fait plusieurs voyages à Gringotts et à la librairie de son coffre plus particulièrement. Il avait lu le plus de livres possible et pas seulement des sortilèges mais aussi d'autres branches de la magie, les rune étant son favoris.

Il avait aussi entraîné sa capacité à contrôler l'eau sans baguette. Ça avait commencé après que cette elfe de maison complètement taré avait débloqué sa magie. Il avait essayé de contrôler ce don et il y était arrivé à un certain degré.

Il se tourna vers Hedwige et dit, "On se voit à Poudlard, Hedwige, " et il descendit pour payer sa note.

"Ça a été un plaisir de t'avoir ici Harry, " dit Tom.

"C'est réciproque, peut-être que je pourrais rester ici l'année prochaine aussi, " dit Harry en souriant. "Dis Tom, tu sais comment aller à King's Cross d'ici ?"

"Bien sûr, tu peux prendre le magicobus ou utiliser de la poudre de cheminette," dit-il.

"Poudre de cheminette ? C'est quoi ?" Demanda Harry.

"Tu n'en as jamais entendu parler !" S'exclama Tom avec incrédulité. Quand Harry secoua la tête, il expliqua, "C'est un moyen de transport par le feu. Je suis surpris qu'avec des parents sorciers, tu n'en as jamais entendu parler."

Harry eut un petit rire nerveux, "Mes parents préfèrent les moyens de transport moldu, tu pourrait me dire comment l'utiliser ?"

"Bien sûr, alors tu prends une pincée de poudre de cheminette, tu l'a jette dans le feu, tu rentre dans la cheminée et tu crie ta destination." Expliqua-t-il.

Harry hocha la tête et jeta une pincée de poudres dans la cheminée. Le feu vira au vert.

"Tu sais, je n'ai jamais su ton nom de famille, " dit Tom avant qu'Harry ne rentre dans la cheminée.

Harry sourit et dit, "Potter," avant de rentrer dans la cheminée et de crier plate-forme neuf-trois-quarts

"Par la barbe de Merlin, c'était Harry Potter, le Survivant dans mon pub," murmura-t-il avant de s'évanouir.

Pendant ce temps Harry eut l'impression d'être aspiré dans un tourbillon géant. Il lui sembla qu'il tournait sur lui-même à toute vitesse dans un grondement assourdissant et il s'efforça de garder son petit-déjeuner à l'intérieur de son corps. Après quelques minutes, il fut éjecté de la cheminée et tomba sur le sol.

Il avait la tête qui tournait et son dos lui faisait un mal de chien. Il se leva et regarda autour de lui. Il était près de l'arrière du train.

"C'est la dernière fois que j'utilise la poudre de cheminette," croassa-t-il, grimaçant en se dirigeant vers le train. Il entra dans le train et s'installa confortablement dans un compartiment vide. Il décida de prendre une sieste.

Personne ne le dérangea pendant tout le voyage, mais il n'arrêtait pas de se demander où était Blaise. Ils s'étaient mis d'accord pour se voir dans le train.

Bientôt le train s'arrêta et Harry sortit sur le quai, pressé d'être à Poudlard. Soudainement, il entendit quelqu'un l'appeler. Fronçant les sourcils, il se retourna et vit un grand Blaise Zabini se dirigeant vers lui d'un calme olympien.

"Eh Harry, ça faisait longtemps, " dit-il en souriant.

"Ouais, c'est vrai Mr le géant, " dit-il. Blaise avait certainement grandi pendant l'été, il mesurait maintenant 1 mètre 70 comparé à Harry qui faisait 1 mètre 60.

"Hum, on dirait que tu as rapetissé à part pour tes cheveux. On dirait un morceau de gazon qu'on aurait collé à ta tête, " dit-il avec un sourire narquois.

"Ferme-la crétin," grommela Harry. "Dépêchons-nous d'aller aux diligences avant qu'elles ne soient toutes prises."

En atteignant les diligences Harry s'arrêta net. "Qu'est-ce qu'il se passe Harry ?" Lui demanda Blaise.

"Regarde devant les diligences et dis moi ce que sont ces choses ?" Dit-il en pointant les créatures postées devant les diligences. Si Harry avait dû leur donner un nom, sans doute les aurait-il appelées des chevaux mas elles avaient aussi quelque chose de reptilien. On aurait dit qu'elles étaient dépourvues de toute chair. Leur pelage noir collait à leur squelette dont on voyait chaque os se dessiner. Leurs têtes rappelaient celle des dragons et leurs yeux blancs sans pupilles avaient un regard fixe et vide. Elles étaient également dotées d'une paire d'ailes à la hauteur du garrot - de grandes ailes noires à la surface lisse comme du cuir, qui auraient pu appartenir à des chauves-souris.

"Hein ? De quoi tu parles ? Il n'y a rien devant les diligences, " dit Blaise d'un air perplexe.

"Qu'est-ce que tu veux dire il n'y a rien ! Ils sont juste devant les diligences, tu ne peux pas les rater," dit-il en dévisageant les créatures.

"Je vois rien du tout mon vieux, " dit Blaise, "Eh Tracey, tu vois quelque chose tirant les diligences, " demanda-t-il.

"Hein, non. De quoi est-ce que tu parles ?" Demanda-t-elle d'un air confus.

"Rien, laisse tomber, " dit Blaise, puis se tourna vers Harry. "Tu vois il n'y a rien du tout. Maintenant allons-y."

"Mais..."

"Moi aussi, je les vois Potter, " dit une voix silencieuse derrière lui.

Harry et Blaise se retournèrent pour voir Nott debout derrière eux. "Seuls ceux qui ont vu la mort peuvent les voir, si tu peux les voir c'est que tu as vu quelqu'un mourir."

Harry le dévisagea en repensant à Quirell qui avait été réduit en cendres.

"Ne t'inquiète pas ils sont inoffensifs ," dit-il alors que Blaise emmenait Harry dans un diligence et ils furent suivis par Nott et Daphné Greengrass.

Quelques minutes plus tard, ils atteignirent Poudlard et ils se dirigèrent vers leurs tables où ils attendirent le début de la répartition.

McGonagall entra et plaça le choixpeau sur un tabouret en face de la Grande table. Elle ressortit et revint avec les premières années.

Harry se pencha vers Blaise et murmura, "On dirait qu'ils vont se faire dessus."

"On était pareil," répondit Blaise.

"Parle pour toi, je n'avais pas peur moi, " dit Harry avec un sourire narquois.

"Ouais c'est ça, je t'ai vu te diriger vers le choixpeau tu sais," dit Blaise en levant les yeux au ciel "On aurait dit que t'allais t'évanouir à tout moment."

"Nan, c'est faux !" Murmura Harry en le fusillant du regard.

"Si c'est vrai."

"Nan, c'est faux, espèce d'abruti."

"Tu peux nier tant que tu veux Harry, mais tu sais que t'avais peur, " dit Blaise en ricanant.

"Je n'avais pas..."

"Fermez-la, vous deux, la répartition va commencer, " murmura Daphné.

"Quoi ! Et la chanson alors ?" Demanda Harry, surpris qu'ils aient sautés la chanson.

"Tu l'as manqué crétin, t'était occupé à te disputer avec Blaise."

Harry regarda Blaise d'un air surpris, mais ce dernier haussa les épaules. Ils décidèrent de regarder la répartition.

"Amberline, Charles, " appela McGonagall.

"POUFSOUFFLE," cria le choixpeau.

"Crivey, Colin."

"GRYFFONDOR !"

"Lovegood, Luna."

"SERDAIGLE !"

La répartition continua et Serpentard avait gagné trois filles et deux garçons jusque-là.

"Weasley, Ginevra."

"Weasley ?" Dit Harry, son intérêt réveillé. "Regarde Blaise, c'est la Weasley rougissante ! Dans quelle maison, tu penses qu'elle ira ?"

"Gryffondor à tous les coups, c'est une Weasley."

Cinq minutes plus tard, le choixpeau ne s'était toujours pas décidé.

"Elle prend presque autant de temps que toi," murmura Blaise.

.

.

.

Soudainement le choixpeau cria, "SERPENTARD !" Abasourdissant la Grande salle.

Même McGonagall avait l'air choqué même si elle enleva le choixpeau et poussa gentiment la fille vers la table Serpentard. Ginny se dirigea vers la table dans un état d'hébétude, ses yeux s'humidifiant. Elle s'assit loin de tout le monde et commença à pleurer silencieusement en tenant son visage dans ses mains.

Harry regarda Blaise d'un air choqué, "Une Weasley à Serpentard... Est-ce que le choixpeau à perdu la tête !"

"Je ne sais pas mon vieux, je ne sais pas."

L'air choqué d'Harry se transforma en un air de joie, "Je suis impatient de voir les Weasley de Gryffondor, " dit-il en se frottant les mains avec anticipation. "Sa sœur à Serpentard !" Dit-il en ricanant. Harry regarda du côté des Gryffondor et vit tous les Weasley assis la bouche grande ouverte. Ron le fusillait du regard comme si c'était de sa faute qu'elle était à Serpentard.

Harry lui lança un sourire narquois avant de commencer à manger la nourriture qui venait d'apparaître.

"Cela va être une année intéressante, " murmura-t-il en regardant Ginny qui avait arrêté de pleurer et qui manger d'un air misérable.

"Tu comptes l'aider ?" Demanda Blaise.

"L'aider à quoi ?"

"S'adapter à Serpentard. Tu sais comment tout le monde va la traiter."

Harry ricana. "Si c'est une vraie Serpentard alors elle ne devrait pas avoir de problème. Mais c'est vrai qu'elle aura peut-être besoin d'être protégée des seniors, " dit-il d'un air pensif.

"Je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal pour elle." Dit Blaise en regardant Ginny avec sympathie. Cela n'allait pas être une année facile pour elle. Blaise n'avait pas idée à quel point il avait raison.

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Voilà j'espère que le chapitre vous a plus. N'hésitez pas a me donner votre avis. J'essaierais de finir l'année 2 le plus vite possible (Elle ne dure que cinq chapitres) pour qu'on puisse attaquer l'année trois où les choses deviennent vraiment intéressantes. Bon Voilà à plus.

Next : Première attaque de l'héritier et Lockhart décide d'ouvrir un Club de Duel. Mais il ne s'attendait pas à voir la Grande salle presque détruite à la première séance.

Chapitre 11 - Attaques et Club de Duel