Coucou! :D

Pourquoi je sens des regards meurtriers? ._.

Oui oui je sais, j'ai énormément pris de temps pour ce chapitre, mais j'avais une semaine de révision et une autre d'exams. (Miss Wrestlemania en est témoin! N'est ce pas? 8D)

Donc pour compenser mon retard je vous mets un un chapitre assez long qui j'espère vous allez aimer comme j'ai beaucoup aimé l'écrire. Cette fois on sort de l'ambiance morose du PV Lynda vers un chapitre beaucoup plus léger!

Je remercie mes lecteurs pour leurs reviews. Sincérement je vous adore!

ENJ0Y!

Je saisis cette occasion pour:

- Exprimer mes plus sincères condoléances aux amis et à la famille de William Moody alias Paul Bearer mort d'une crise cardiaque. Grand manager qui sera à jamais gravé dans nos coeurs et nos pensées.

- Remercier le groupe My Chemical Romance qui vient de se séparer le week-end dernier. #MCRforever.


Chapitre 10 : Friendship

Melina soupira d'aise, elle ferma doucement les yeux, et se laissa bercer par le rythme de la musique dans les bras de John. Celui-ci avait le menton dans la creux de son cou comme il aimait le faire. Cette soirée était on ne peut plus magique. Melina se considérait comme une fille très chanceuse qui avait achevé tout ce qu'elle voulait dans sa vie. On lui avait toujours dit qu'elle était trop grosse, trop courte, trop moche pour être catcheuse, mais la détermination était l'une de ses qualités les plus fortes, elle avait beaucoup sacrifié pour y arriver. Et les efforts ont porté leurs fruits. Ils étaient assis sur une table au fond du bar, Melina leva sa tête vers John pour l'embrasser avec douceur, et lui sourit. Elle l'aimait et ce depuis longtemps, elle avait passé une année parfaite, que ce soit au niveau sentimental ou professionnel. Sa seule peur, était que toute cette joie qu'elle vivait à l'instant disparaisse, parce qu'elle savait que son point faible était l'attachement. Elle s'attachait beaucoup à la routine, au succès, à l'amour. Et si un jour elle se voyait séparée de tout cela … Non elle préfère ne pas y penser.

La jeune femme se défit de l'étreinte de son amant pour lui faire face, un sourire épanoui sur le visage.

- Quand on se mariera. Commença t'elle. Parce qu'on se mariera !

Pensa t'elle utile d'ajouter, John lui jeta un regard amusé. Bien sûr qu'ils se marieraient. Il était convaincu qu'il n'aimerai aucune femme d'autre que sa douce Melina. Sauf que ce qui l'en empêchait de lui demander sa main maintenant était leurs travail. Tout les deux ils voulaient vivre un mariage normal, avoir une vie normale, ne pas être obligés de se séparer à cause d'une tournée mondiale, vivre dans leurs propre maison au lieu d'enchainer les chambres d'hôtels, avoir des enfants peut être et fonder une famille, Melina voudrait sûrement deux chatons , l'un brun , l'autre au pelage blanc, qu'elle appellerait Honey et Milk, ou peut être Choco et Creamy. Elle était toujours fan des noms de ce genre. John a malheureusement hérité de plusieurs d'entre eux.

- J'aurais deux chiots. continua t'elle avec des étoiles dans les yeux.

John leva un sourcil , surpris.

- Je croyais que tu préférais les chats.

- Exact, mais j'ai changé d'avis. Donc deux chiens, l'un brun et l'autre blanc, que j'appellerais…

- Honey et Milk, je sais chérie.

Continua John avec sourire amusé. Melina lui jeta un regard outré, mais ses yeux brillaient d'amusement.

- Bien sûr que non ! C'est les noms de nos deux chatons ça.

- Je croyais qu'on aurait des chiots au lieu des chatons.

- J'ai changé d'avis, je voudrai bien avoir les deux.

Dit t'elle avec une moue que John trouva tellement adorable. Il déposa un léger baiser sur le bout de son nez, sans se départir de son sourire en coin. Melina arborait un air fier et un sourire grand comme le monde.

- Je t'aime John.

Lui chuchota la belle brune dans son oreille, provoquant chez lui par la même occasion de délicieux frissons , comme réponse il s'empara de ses lèvres avec un désir non refoulé.

OoOoOoOoO

*PV Jane*

Au fur et à mesure que Lynda me racontait ses dernières années vécues loin de moi, un tourbillon d'émotions indistinctes m'assaillit, la tristesse, la colère, l'exaspération, la culpabilité, et même de la joie. Ma meilleure amie, avait vécu selon elle un vie presque parfaite avec celui qui avait détruit la mienne. Comment pourrais-je lui en vouloir d'être heureuse ? De vivre enfin la vie qu'elle voulait ? Il y avait cependant quelque chose qui m'intriguait énormément : Ethan. Le nouveau Ethan. Elle le décrivait comme étant une personne tellement charmante que je n'arrêtais pas de me demander si on pensait à la même personne. Comment le pire humain que j'a rencontré tout au long de ma vie pouvait devenir la futur mari de ma meilleure amie ? Mais peut être qu'il a vraiment changé, peut être qu'il tenait à elle, il a quand même demandé sa main , c'est la plus grande preuve d'amour.

- Jusqu'à ce que tu viennes à nos fiançailles pour tout détruire.

Dans la voix de Lynda ne transparaissaient ni tristesse, ni colère, ni rancune. Elle l'a dit normalement, comme si elle parlait du climat du jour. Je ne savais quoi en penser, tout était tellement contradictoire. Ethan était supposé m'avoir rayée de sa vie, comme je l'ai rayé de la mienne, il était sensé avoir changé… Etait-ce de ma faute ? Si je n'avais pas assisté à leurs fiançailles se seraient-ils mariés, et vécu ensemble ? Heureux ? N'arriverai t'il pas un jour où il allait la rejeter comme une vulgaire chaussette comme il venait de faire ? Je ne comprenais pas. Ces pensées là m'étouffaient , je devais me calmer, et réfléchir posément. Mais dès que je me remémorais les paroles de Lynda, son visage apparaissait, et tout le reste suivait… Le jour où j'ai cru que tout était fini pour moi, la nuit de la fête de graduation.

Tout les mauvais souvenirs apparurent alors, comme un tourbillon d'images douloureuses, que j'avais gardées contre mon gré. A chaque fois que je voulais repousser l'une d'elles, d'autres apparaissaient de plus en plus pires. Je serra mon bras gauche avec force en faisant ressurgir la douleur de la brulure que je m'étais faite un peu plus tôt, mais tout cela semblait un souvenir lointain. Le lancement de ma chair mutilée m'aida à reprendre un semblant de control sur mes pensées. Je ne ressentais plus que de l'amertume, j'avais détruit le bonheur, même temporaire que vivait Lynda. Je n'osais même pas la regarder en face.

- Mais ça allait arriver tôt ou tard, tu n'as fait qu'accélérer les évènements.

Ajouta t'elle avec un petit sourire triste. Je ne savais pas comment le prendre.

- Tu ne m'en veux pas ?

Demandais-je cette fois en levant les yeux vers elle. Elle grimaça comme si elle venait d'avaler quelque chose de pas très appétissant.

- Si.

Lança t'elle de but blanc. Mon cœur se serra, je me sentais soudainement très mal. Tout en ne sachant quoi penser. Si elle m'en voulait pourquoi était-elle venue me voir à New York. Pourquoi ne pas simplement ne plus m'adresser la parole, m'effacer de sa vie ? Voulait-elle me faire culpabiliser ? Se venger peut être ? Je savais que je le méritais , tout ce que j'ai commis était irréparable, je n'aurais jamais du la rencontrer de nouveau dans ce parc, ni m'inviter à ses fiançailles. J'ai ruiné ce qui aurait pu être une vie de bonheur, si jamais Ethan ne m'avait revu, rien de cela ne se serait passé.

- Mais…

Mon cœur s'accéléra à l'entente de ce mot, et un mince filin d'espoir commença à se former dans mon esprit.

- Je te pardonne. Tu as commis la faute de ruiner tout ce que j'ai bâti. Et j'ai commis la faute d'aimer un être comme lui, après tout ce qu'il t'a fait. Nous sommes toutes les deux fautives. On peut donc nous considérer quittes maintenant.

Lynda s'arrêta de se tordre les doigts cela fait des heures, elle se leva lentement , s'avança vers moi en ouvrant ses bras et me serra contre elle. Cette étreinte voulait tout dire : Qu'on oublie le passé, qu'on vive le présent, qu'on se pardonne, qu'on rebâtisse notre amitié, qu'on se soude de nouveau. Je sentis les larmes de Lynda sur la peau de mon cou où elle nichait son visage. Comme elle le faisait avant. Bientôt je sentis mes yeux me picoter, pour verser un torrent de larmes après. Je me sentais tellement soulagée, comme si on avait enlevé un poids de mon cœur. Je souris heureuse d'avoir ma meilleure amie à mes côtés de nouveau.

Toutes ces histoires, ces émotions ressenties et cette crise de larmes nous avaient fatiguées au plus haut point, nous nous retrouvâmes vite entrain de dormir les points fermés, serrées l'une contre l'autre, réunies.

OoOoOoOoO

Je me réveilla le matin en bonne humeur, j'avais bien dormi, et je me sentais en très bonne forme, je me retourna dans mon lit, Lynda était déjà descendue, c'est compréhensible puisque contrairement à elle je ne suis pas vraiment une lève tôt. Je pris rapidement une douche froide, enfila le sweat-shirt de wwe 13 puisque une partie non négligeable de mes habits était de la marchandise de la wwe. Je pris mon sac de sport et descendis en trombe prendre mon petit déjeuner. Je repéra rapidement Melina et Lynda qui discutaient autour d'un café avec Phil et Mike. A la vue de ce dernier mes lèvres s'étirèrent en un grand sourire et je couru presque pour les rejoindre. Je fis la bise à tout le monde, et réserva à Mike un grand bisou bien sonore. Il leva le sourcil gauche tout en souriant joyeusement.

- Et que me vaut ce privilège ?

Demanda t'il, j'haussa les épaules amusée. Puis pris une expression faussement outrée.

- Tu m'as manqué c'est tout. Oh et puis je le retire mon bisou !

Mike hocha la tête horrifié et me serra contre lui dans une étreinte qui servait plus à me broyer les os qu'autre chose.

- Toi aussi tu m'as manquée ma Juliette.

Dit Mike en prononçant bien le dernier mot interdit, connaissant ma réaction. Je lui donna un coup de coude aux côtes qui le chatouilla au lieu de lui faire du mal.

- Ne m'appelles pas comme ça !

Mike éclata d'un rire sonore, mon surnom en fait n'avait aucun sens, un jour sur un coup de tête mon meilleur ami à décidé de me baptiser comme ça. Et ça m'agaçait puisque sans le vouloir ça me rappelait « Roméo et Juliette » de Shakespeare dont je ne suis pas mais alors pas du tout une grande fan, les souvenirs amers des cours de littérature étaient toujours gravés dans ma mémoire. J'ai un jour eu le malheur de prononcer cette pensée à haute voix devant John, je regrette ce jour atrocement.

- Bon tu dis à ton Roméo de la boucler là, j'aimerai bien manger tranquillement.

Lança John avec un sourire en coin. Je lui jeta un regard meurtrier et me servit un jus d'orange et quelques viennoiseries. Mike pouffait toujours dans son coin.

- En fait ça tombe bien que je te manque, on déjeune ensemble à midi ?

Proposa t'il en me beurrant une tartine qu'il me tendait comme signe de paix. Je fis semblant de réfléchir.

- Je suis tentée de dire non…

- Mais tu le peux pas.

Termina le lutteur à ma place, je souris et prit sa tartine.

- On va où ? Demandais-je

- Surprise, surprise ! Dit-il d'un ton mystérieux.

- Dis plutôt que tu n'y pas encore pensé. M'esclaffais-je

Sachant que j'avais raison Mike fit la moue et marmonna un truc du genre « arrête de me connaître aussi bien ». Le petit déjeuner se termina dans la joie et la bonne humeur. Et nous nous levâmes tous pour se diriger vers la gym. Je proposa à Lynda de nous accompagner pour ne pas qu'elle se sente seule, elle accepta avec joie et couru prendre ses vêtements de sport dans notre chambre. Nous y allâmes dans la voiture de Mike, Phil préférant y aller avec Melina et John. Je me changea dans les vestiaires, enfila un jogging et garda mon sweat pour masquer le bandage de ma brulure. Je ne voulais pas qu'on m'empêche de faire mon n°1 contender match contre Gail. Aussi amical que ce match était, l'enjeu était trop grand. Même si je connaissais déjà le résultat, on pouvait vite changer la storyline et donner à Gail mon championship match de peur que je ne réussisse pas à bien faire mon match à cause de la brulure de mon bras. Bien que Gail ainsi que beaucoup d'autres divas étaient mes amies, dans le business on ne pouvait laisser sa chance à l'autre, de peur de la perdre à tout jamais.

Je mis mes écouteurs, et me dirigea vers le tapis pour m'échauffer, Lynda monta sur un tapis à côté du mien puisqu'elle ne connaissait pas grand monde dans la compagnie. Après 20 minutes, elle était essoufflée et en sueur. Je me moqua un peu de sa condition physique qui n'était pas au top de sa forme, elle me tira la langue et alla s'asseoir une bouteille d'eau à la main. Je continua à m'entrainer, passant du tapis aux poids, des poids aux abdos, des abdos au vélo. Je retardais le moment où j'allais travailler sur le sac de sable, puisque j'y allais souffrir à cause de mon bras, mais têtue comme je le suis , je décida de le faire quand même, je devais me préparer pour mon match qui allait être pire que quelques punchs dans un sac de sable. Je commença à donner quelques coups basiques, en essayant de ne travailler que mes pieds et mon bras droit, grimaçant déjà du picotement atroce que je ressentais à cause de la brulure. Je continua ainsi quelques secondes avant de frapper par réflexe le sac du bras gauche, c'était comme si je m'étais brulée de nouveau, la douleur était plus vive que jamais, je retins un gémissement les larmes aux yeux. Je jeta un regard autour de moi, toutes les superstars étaient occupés à s'entrainer, seul un coach qui passait par là me regardait curieusement ayant déjà remarqué mon attitude bizarre. Je ravala mes larmes, et mordu l'intérieur de ma joue jusqu'au sang pour ne pas crier. Je recommença le même processus chaque fois que mon bras gauche touchait le sac de sable. Jusqu'à ce qu'une main se posa sur mon épaule. Je sursauta en me retournant. C'était Phil.

Il prit ma main et m'entraina vers la couloir qui menait aux vestiaires. Je le suivais sans rien dire, et en même temps soulagée de ne plus avoir donner des coups dans ce maudit sac de sable. Phil toqua dans la porte du vestiaires féminin, aucune réponse ne lui parvint. Il entra en m'y tirant avec lui.

- Mais Phil c'est les vestiaires des femmes ça. Dis-je d'une voix épuisée.

- Ouais et bien je m'en fiche tu sais ? Il y a personne de toute façon.

Me répondit-il d'une voix légèrement énervée. Je haussa les sourcils de son ton mais ne dis rien.

- Tu as ta pommade ici ?

J'acquiesça, je l'avais amenée spécialement pour en mettre une bonne dose après l'entrainement, qui je savais allait être une atrocité. Phil me demanda de la lui apporter, je me dirigea alors vers mon sac et lui tendis le tube.

- Enlève ton sweat-shirt.

- Mais j'ai pas encore fini l'entrainement ! Protestais-je.

- Et bien moi je te dis que tu l'as fini.

Dit-il d'un ton catégorique assez impressionnant. J'enleva mon sweat en grimaçant au moment où je tirais la manche gauche. Je me retrouva en débardeur à grelotter. Phil me remit le sweat shirt sur les épaules. Et commença à défaire mon pansement avec douceur, en grimaçant à chaque fois que je serrai les dents de douleur. Je poussa une exclamation d'horreur à la vue de mon bras mis à nu, j'avais la peau toute rouge allant jusqu'à devenir blanche au milieu, une espèce de liquide rougeâtre et brillant l'entourait. Phil soupira.

- C'est encore pire qu'hier non mais qu'est ce qui t'as prit d'aller mutiler ton bras contre ce sac de merde ?!

Ma gronda t'il furieux, je baissa les yeux comma une enfant qu'on aurait prise sur le fait.

- J'ai pensé qu'en m'entrainant avec j'arriverai à supporter la douleur pendant le match. Dis-je d'une petite voix.

- Et bien pour tes nouvelles tu empires les choses au lieu de les améliorer !

- Oui d'accord j'ai remarqué et arrête de me crier dessus !

M'exclamais-je, ma fierté n'acceptant pas d'avoir été une idiote sur ce coup là. Phil sembla se rendre compte du ton de sa voix et ses yeux prirent une expression désolée.

- Je m'inquiète Jane. Dit-il doucement. Tu es sûre de pouvoir faire ce match ?

- Non, mais je dois le faire. Je ne peux pas les laisser m'enlever ma chance de devenir championne pour une brulure superficielle.

- Elle n'est pas si superficielle que ça.

Corrigea t'il amusé. Il commença à étaler précautionneusement de la pommade sur ma peau.

- Tu es vraiment têtue toi ! S'éclaffa t'il. Mais ça me rappelle moi-même. Sourit-il.

- Et monsieur se permet de me crier dessus alors que s'il était à ma place il aurait fait la même chose !

Boudais-je avec un ton faussement outré. Phil fini de bander mon bras. On se leva et nous nous dirigeâmes vers la salle de sport.

- Donc voilà sois tu t'assois gentiment ici en attendant que les autres finissent. Sois tu prends la voiture de Mike et tu vas à l'hôtel.

- Non je reste, je ne peux pas rater l'occasion d'admirer The Best in the world s'entrainer en direct. Ca a quelque chose de tellement … divin !

M'exclamais-je avec un regard émerveillé. Phil sourit amusé, et je resta à côté de lui pendant qu'il levait du poids.

- Mon pauvre tu dois faire plus de body building t'es tout mince !

Le taquinais-je amusée. Il me bouda tout le reste de la séance, n'appréciant pas les critiques sur son physique qui ne correspondait pas vraiment aux caractéristiques d'un catcheur traditionnel grand et bourré de muscles.

- Oh la la je rigolais c'est bon !

Abandonnais-je en soupirant. Il arbora un sourire victorieux, je lui donna une tape sur la tête en le traitant d'idiot.

- En fait merci.

Lui dis-je à l'oreille, il me sourit et hocha la tête. Midi arriva vite, et je salua Phil pour aller rejoindre mon ami qui avait fini de prendre sa douche et de se changer. Je fais de même pendant qu'il m'attendait devant le vestiaires. Après quelques minutes à galérer sous la douche pour ne pas mouiller mon bandage, j'enfila un pull blanc qui me tombait au dessus des fesses, un collant noir et des bottines, je pris mon sac de sport que je posa dans le coffre de la voiture du lutteur. Mike me demanda si je voulais prendre le volant, chose que je déclina pour ne pas être obligée de bouger mon bras, il haussa les épaules et mis le contact. Nous arrivâmes bientôt à destination, je fronça les sourcils devant l'insigne M grand et jaune.

- McDonald's ? T'es sérieux Mike ? Dis-je moqueuse.

- Bah quoi ? Je savais pas où aller.

Se défendit Mike en riant. Nous mîmes nos lunettes de soleil pour garder un minimum d'intimité et franchîmes la porte du fast-food. Je m'assis pendant que Mike partait prendre nos commandes. J'envoya un message à Lynda pour lui signaler que j'allais tarder et qu'il valait mieux qu'elle déjeune avec les autres. Mike revint après un grand sourire enfantin aux lèvres en portant deux boites constellées d'images de dessins animés. Je me frappa le front de la main affligée tout en sentant un sourire naitre sur mon visage.

- Et un HappyMeal pour la miss !

Annonça Mike fièrement en posant la boite devant moi. J'hocha la tête en riant.

- Des fois je me demande si j'ai un gamin de dix ans pour meilleur ami.

Me dis-je plus à moi-même qu'a lui, il me fit une de ses moues adorables et déchira presque le papier carton de son HappyMeal tellement il était affamé. Je posa mon coca à part, puisque j'avais renoncé au sodas et limonades cela fait longtemps, sans se gêner Mike le prit normalement et commença à boire. Cela étant presque un rituel chez nous deux. Après avoir entamé notre déjeuner, Mike enleva ses lunettes de soleil et me dévisagea avec son regard bleu perçant, signe que quelque chose n'allait pas bien. Ce regard de sa part était tellement rare, je ne l'aimais pas, ça voulait dire que quelque chose le blessait, quelque chose que j'ai faite. Je pris soudainement panique quand j'aperçu ses lèvres remuer pour prononcer quelque chose.

- En fait la raison de ce déjeuner n'était pas seulement parce que tu m'as manquée.

Commença t'il doucement, je commença à triturer la manche de mon pull, inquiète.

- Jane je sais que tu me caches quelque chose.

Annonça t'il en baissant les yeux. Bien sur que je lui cachait quelque chose, il n'était pas au courant de ce qui s'est passé à Chicago, il ne connaissait Ethan que par mon ex dont la relation ne s'est pas terminée joyeusement, il ne connaissait Lynda que par une meilleure amie avec laquelle j'ai perdu contact. Non en fait à part Lynda personne ne connaissait vraiment ce qui c'était passé. Mike était mon meilleur ami , mon confident, mon frère que j'aimais plus que tout. Et pourtant je n'ai jamais réussi à lui avouer la vérité, pas que je ne lui fasse pas confiance au contraire je ne voulais juste pas que ma nouvelle vie soit tâchée par ce qui s'était passé avant. Mike et moi entretenions une relation fusionnelle, on arrivait tout les deux à lire en l'autre facilement, on ne se cachait rien. Et je savais que tôt ou tard il allait remarquer mon changement d'attitude. J'eus un pincement au cœur.

- Depuis ton arrivée de Chicago j'ai remarqué que quelque chose n'allait pas bien, tu étais triste ça se voyait bien, toujours perdue dans tes pensées, les yeux dans le vague, ne parlant à personne. Même Phil avait l'air soucieux quand il te voyait. Il sait n'est ce pas ?

Demanda t'il en me regardant tristement avec ses prunelles bleues, il était sûrement blessé que Phil sache alors que lui qui était la personne la plus proche de moi ne savait rien. Je me sentis atrocement mal à cet instant. J'hocha la tête.

- Il était juste au bon endroit et au bon moment. Il ne connait qu'une partie de l'histoire.

Avouais-je la voix cassé, je sentais déjà une boule de plomb se former dans mon ventre. Mike se mordit la lèvre inférieure.

- Ecoute je… Je ne suis pas là pour te mettre la pression, ou t'obliger à te confier. Je veux juste t'aider Jane. Je sais que tu ne vas pas bien et je m'inquiète c'est tout. Je comprends que c'est difficile à raconter et que ça te fait souffrir. Donc je veux juste te dire que si tu te sens prête un jour à me raconter, je serai toujours là pour t'écouter. Toujours.

J'ouvris la bouche et la referma sans savoir ce que j'allais dire. Mes yeux masqués par mes lunettes de soleil me picotaient. Je me leva de ma chaise et j'alla vers Mike pour l'enlacer tendrement. Il répondis à mon étreinte avec quelque petites tapes réconfortantes sur le dos.

- Merci Mike. Je … Je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait sans toi. Chuchotais-je.

- Moi je sais. Tu n'aurais jamais atteint le bureau de Vince à temps pour ton premier rendez vous, tu n'aurais peut être pas décroché ton contrat de développement et tu seras toujours restée à la ROH ! Ca serait dommage n'est ce pas ?

Rigola Mike pour alléger l'ambiance. Il ne m'en voulait pas. Je lui déposa un baiser sur la joue tellement j'étais reconnaissante et heureuse qu'il soit si compréhensif.

- Très ! Approuvais-je. Tu es mon héro ! Rigolais-je aussi.

- Ah mais j'ai presque oublié le cadeau !

Se désola Mike en cherchant dans sa boite du HappyMeal et la mienne. Les cadeaux s'avérèrent être deux petits monstres en guise de porte clés, celui de Mike était un petit dragon mauve, le mien était plutôt quelque chose de blanc que je ne reconnaissais pas mais ce qui me fit rigoler le plus était sa touffe de poil roux que Mike prit plaisir à comparer avec Stephen.

- Oh mais c'est The Miz et Alyson!

Cria une adolescente qui était à quelques tables de nous. Probablement une fan puisqu'elle venait vers nous à grands pas joyeux avec sa bande d'amies. Je souris aux filles qui me rappelaient mon moi avant d'être catcheuse, la fan qui faisait tout pour avoir un billet de Raw, celle qui suivait sans relâche chaque show de lutte les yeux plein d'étoiles en rêvant chaque jour de pouvoir toucher les fameux rings de la wwe. Mike comme à son habitude leurs offrit un regard charmeur qui fit rougir l'une d'elles jusqu'à la racine des cheveux, je lui mis un coup de coude bien placé pour l'obliger à arrêter. Les filles nous adressèrent quelques compliments polis, prirent des autographes de nous deux et s'en allèrent avec des cris de joie.

- Allez on y va ?

Proposa Mike, j'hocha la tête, prit mon sac et le suivit d'un pas souple. Le voyage du retour se faisait dans la joie et la bonne humeur. Mike ayant finalement retrouvé son tempérament enjoué me racontait ses dernières aventures, coureur de jupons qu'il était.

- Une certaine blonde au yeux bleus, Julie ?… Heu Julia ?… Juliet peut être.

Dit Mike un doigt sur les lèvres pendant qu'il se creusait la tête pour retrouver le prénom de sa dernière conquête, chose qui est normalement impossible en vue du nombre incalculables des filles avec lesquelles il était sortit. Le fait qu'il se souvienne de la première lettre du prénom de la soit disons blonde constitue en sois même un exploit pour un tombeur de ses dames aussi réputé que le beau lutteur est.

- Et la pseudo relation a duré combien de temps ?

Demandais-je avec un sourire moqueur et amusé, en sachant déjà que la réponse ne serait constituée que d'un seul chiffre.

- Trois jours !

S'exclama Mike avec une once de fierté, j'étais moi-même les sourcils vers les hauteurs la bouche ouverte en un mi-sourire étonné.

- Chapeau à Julia alors ! Ou Juliet ou Julie…

Mike éclata de rire pendant qu'il garait sa voiture devant l'hôtel New Yorkais où on résidait pour le prochain Raw. Nous entrâmes souriants au hall de réception , je crois même que je n'ai jamais été aussi souriante depuis mon retour de Chicago. Je repéra Lynda assise tranquillement dans l'un des fauteuils beiges du salon , elle aussi probablement puisqu'elle s'est levé vers nous, un petit sourire aux lèvres. La première chose que je remarqua furent ses cheveux, jadis ternes et sans vie, étaient lissés et d'un noir brillant lui tombant galamment au dessus des oreilles. Ce me faisait plaisir de voir qu'elle avait décidé de passer à autre chose en commençant par soigner son apparence. J'ouvris les bras pour la serrer contre moi, elle fit au début semblant de venir vers moi puis changea soudainement de chemin pour faire la bise à Mike.

- Salut Mike ! Comment s'est passé le déj ?

Dit elle normalement un grand sourire au visage. J'ouvris la bouche un moment pour la refermer après, indignée d'avoir prit un vent aussi monumental.

- Et moi alors je compte pour du beurre ?

M'exclamais-je en détournant la tête d'un geste que je voulais outré, attendant des excuses. Au lieu de ça ce fût une pichenette que je reçus sur le front, je cria en me massant le front en adressant un regard noir à Lynda qui avait la main toujours levée. Elle eut un sourire moqueur.

- Ca t'apprendra de me laisser toute seule la prochaine fois.

Dit-elle en me tirant puérilement la langue, elle prit le bras de Mike avec lequel elle s'entendait le mieux jusqu'à maintenant. « Viens je veux te montrer un truc ! » Ils se dirigèrent tout les deux vers un fauteuil où Lynda prit un magazine pour montrer à Mike quelque chose d'intéressant dedans. Quand à moi je décida de monter dans ma chambre et chercher quelque chose à faire pour la soirée. Je pris l'ascenseur qui me conduisit à mon étage et fut contente d'y trouver Stephen et Ron qui discutaient vivement. Je sortis de l'engin métallique en prenant soin de fouiller mon sac à la recherche du petit monstre blanc à la crinière carotte. Et me dirigea vers les deux lutteurs qui sourirent en remarquant ma présence.

- Dia dhuit !

Me salua l'irlandais dans sa langue natale. Non je ne parlais pas irlandais, mais cette expression était tellement utilisée par le lutteur qu'il était difficile de ne pas la retenir. Je pris le petit animal en peluche et l'arbora fièrement devant Stephen.

- Cadeau !

M'exclamais-je toute contente. Stephen leva un sourcil interrogateur alors que Ron se tenait déjà les côtes ayant rapidement compris la blague. Je m'éclaircis la gorge donnant l'impression de vouloir prononcer un discours important.

- Je te présente. Mini-Stephen ! Tadaaa !

Chantais-je en présentant la créature qui ressemblait tellement à l'irlandais, celui-ci ayant enfin compris, se joignit au rire de Ron qui dura plusieurs de secondes, avant de se tourner vers moi essoufflé et me serrer dans ses bras, mais je reste persuadée que c'était pour me casser les côtes.

- Merci Jane. Il fallait vraiment pas. Ca doit être difficile de trouver quelque chose qui me ressemble autant !

Me remercia t'il d'une voix émue. Je pouffa.

- En fait non pas vraiment, je l'ai trouvé dans mon HappyMeal !

Lâchais-je rapidement avant de courir me cacher derrière Ron alors que Stephen s'apprêtait à me sauter dessus. Je lui tira la langue en utilisant toujours le corps de Ron comme bouclier. Soudain mon bouclier de fortune s'évapora et je pus voir avec horreur Stephen sourire machiavéliquement.

- Ah non j'veux vraiment pas faire partie de vot' jeu moi !

Dit Ron avant de s'écarter et de me laisser face à un irlandais vengeur.

- Traitr..aaaaaaah !

Criai-je en la direction de Ron, outrée, avant de sentir mes pieds quitter le sol et ma vue couvrir soudainement tout le couloir. Je me retrouva sur l'épaule de Stephen comme un vulgaire sac de patate. Apparemment le lutteur n'avait eu besoin que d'un seul bras pour me soulever. Je détestais qu'on me soumette à une position pareille, ça me donnait l'impression d'infériorité et de faiblesse, ce qui en même temps était tellement vrai puisque cela faisait une minute et demi que je soumettais le dos de Stephen à mes coups de poings… Sans résultat. J'ai compris, ça a servit plus à lui masser les muscles qu'à autre chose. J'abandonna et essaya plutôt d'utiliser ma voix.

- Noooon lâ…che moi ! Stepheeeeen ! S'il… Te…Pl…ait!

Ma phrase était entrechoquée tellement je riais et que Stephen dévalait le couloir en trottinant pour me malmener le plus. J'avais depuis longtemps perdu espoir d'une aide venant de Ron puisque le pauvre était déjà écroulé par terre tellement il riait. Ce manège dura trois minutes dans lesquels un Stephen qui ne fatiguait pas s'amusait à me faire vouloir rendre mon déjeuner. J'entendis le bruit d'une porte s'ouvrir en dévoilant un Phil surpris.

- Mais qu'est ce qui se passe ?!

Demanda t'il en commençant déjà à rire de ma position. Je tendis ma main vers lui sans le toucher pourtant.

- Phil aide moi !

Criai-je dramatiquement au lutteur qui fit semblant de réfléchir posément avant d'acquiescer et de venir vers Stephen qui sautait toujours et moi-même pas la même occasion. Je lui fis un grand sourire de gratitude. Mais il s'arrêta à un mètre de nous. Il tendit les deux bras vers l'Irlandais. Je fronça les sourcils ne comprenant pas. Les deux jeunes hommes se sourirent avec complicité. Mais avant que je puisque sortir un cri d'horreur ayant enfin comprit l'échange muet des lutteurs je me retrouva balancée comme un ballon dans les bras de Phil, qui aussi facilement me mit sur son épaule et imita Stephen.

- Non nooon ! Phil ! Arrêteee !

Criai-je à son encontre, cri qu'il ne sembla même pas entendre tellement ma voix était couverte par les rires des lutteurs présents. Je décida alors de garder le peu de dignité qu'il me restait en ne criant plus mais essayant plutôt de ne pas rendre mon repas. Les garçons se lassèrent vite de jouer non pas avec moi mais de moi. Stephen sur l'épaule duquel j'étais au final marcha vers sa chambre avec un « Vous venez ? » à Ron et Phil. Les deux jeunes hommes le suivirent souriant toujours. Et Stephen me déposa sur son lit en allant chercher quelque chose dans son armoire. Je pris le temps de retrouver mon souffle en respirant bruyamment tout en me tenant les côtes. Stephen revint enfin avec un film de zombies en lançant à Phil un regard complice. Je m'assis entre Stephen et Phil alors que les premières scènes gores du film commençaient. Fatiguée, je n'ai pas tardé à m'endormir sur l'épaule d'un des jeunes hommes à côté de moi.


Voilà! :D

Maintenant que mes vacances approchent je vous promets des chapitres beaucoup plus fréquemment. Merci d'avoir tenu x)

Merci à Miss Wrestlemania qui m'a obligée (en utilisant du chantage au passage ._.) à terminer ce chapitre.

J'attends impatiemment vos avis et réactions (Reviews ! Reviews! *-*)