C'est bon mon exposé oral est passé, je suis tranquille pour un petit moment maintenant et je vais avoir du temps pour écrire ! Vous remarquerez que les chapitres sont de plus en plus longs. Vous préférez ça ou que je publie plus souvent ? Dites et je m'exécute (dans la limite des stocks disponibles)

Clzmznce : Les profs c'est une espèce à part qui a des penchants sadiques ... je crois que c'est pour ça que je veux devenir prof lol. Une Bella maladroite est attachante et puis elle a de bonnes raisons pour se jeter dans les bras d'Edward !

li : Pour le moment je manque de temps. Écrire Mademoiselle Swan ne demande pas autant de temps et de travail qu'écrire Maybe Baby. J'ai préféré reporté un peut MB plutôt que de commencer et de ne pas poster pendant longtemps ou de bâcler les chapitres.

Tidinette : Ouaip interdit sinon elle mord (cocasse !). Moi, des murs qui rattrapent, ça m'attire pas vraiment ... je préfèrerai avoir un Edward. Avoue que ça serait plus plaisant, et il aurait d'autres utilités !

evid3n-ce : Pas de problème pour le retard ! Tu laisses un mot et ça fait super plaisir ! Contente que tu sois contente qu'Esmé soit là !

Lill : Bella se déprécie trop pour imaginer que quelqu'un s'intéresse à elle, et même si c'était le cas, elle ne s'attend surtout pas à ce que ce soit le docteur Cullen qui fait fondre le cœur de toutes les infirmières ...

flora : Tu es en fac ? Parce que ce que tu me raconte ça ressemble étrangement à la vie chaotique qu'on mène en fac (la difficulté évoluant selon l'organisation de la fac, évidemment !). Tu apprendras tout en temps et en heure en ce qui concerne ces pommes !

Loony : C'est déjà bien de laisser une review, rassure toi ! Je ne considère pas que tu sois mal placée pour faire des remarques même si tu n'écris pas toi-même. J'accepte toute critique du moment qu'elle est constructive. Si tu veux, dans ma première fiction (Bienvenue à Phoenix High School) j'ai changé beaucoup d'aspects des caractères (particulièrement de Bella) et je voulais être un peu plus fidèle ici. Leur rencontre reste un peu la même que dans fascination, si ce n'est le décor et le temps, mais le reste des évènements devrait pas mal changer. J'espère que les "défauts" se corrigeront plus tard pour que tu puisses apprécier pleinement cette fiction.

Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.


- Chapitre 10 -

- Pourquoi moi ? -

Pourquoi ?

C'était la question qui tournait et retournait dans ma tête depuis des heures.

Pourquoi, et surtout, pourquoi moi ?

Je n'avais rien d'exceptionnel, et j'avais cru qu'il était du même avis. Depuis qu'il était arrivé, il ne m'avait parlé qu'une fois avant de me tenir à distance et de faire comme si je n'existais pas. Et maintenant, sorti de nulle part, il venait et m'offrait son attention par ce geste récurant et touchant.

J'avais essayé de me dire que ça n'était qu'un fruit. Après tout il y avait des pommes partout en automne en Normandie, rien d'extraordinaire là-dedans … Ce qui l'était, c'était qu'il faisait l'effort d'aller m'en chercher chaque jour. Et qu'il m'apportait mon repas chaque fois que je dormais à l'hôpital !

Pourquoi faire ça ? Et pourquoi ne le faire qu'avec moi ?

Dans les minutes suivant son aveux, j'avais vite décidé d'écarter l'hypothèse de l'attachement ou de l'attraction. Au départ, j'avais cru avoir un admirateur, mais étant donné le comportement d'Edward à mon égard, l'idée s'avérait stupide. Mais je n'en avais aucune pour remplacer …

J'avais besoin d'explications, je devais l'affronter, mais chaque fois que je l'apercevais, même à plusieurs mètres de moi, je faisais demi tour et fuyais m'occuper d'autre chose.

Et lui ne faisait pas d'effort non plus. Il agissait exactement comme s'il ne s'était rien passé, il continuait à m'adresser ses petits sourires mais ne prenait pas la peine de venir faire la conversation.

Rapidement, l'infirmière en chef remarqua que j'étais distraite et elle me remonta les bretelles. Exactement ce dont j'avais besoin pour rendre ma journée parfaite … Je me remis donc au travail, chassant le docteur Cullen, ses sourires et ses maudites pommes au fin fond de mon esprit embrouillé.

La nuit était tombée depuis peu, signifiant que ma garde touchait à sa fin, et j'étais vraiment impatiente d'arriver à vingt-deux heures. Je voulais quitter cet hôpital, rejoindre un lieu où il n'y aurait pas de docteur Cullen et où personne ne m'apporterait le petit-déjeuner au lit.

Je m'afférais à changer les pansements d'un patient lorsque son voisin de lit se mit à gémir. Je tournai rapidement la tête vers lui et lui demandai d'attendre une minute que je termine. J'enroulais un bandage propre par-dessus la gaze lorsqu'il se mit à gémir et à appeler au secours dans des marmonnements presque incompréhensibles.

« Attendez une minute. Je vais voir et je viendrai finir votre bandage. » Dis-je au militaire devant moi.

« Bah … y a pu qu'à emballer. J'peux m'débrouiller mam'selle. » Répondit-il en haussant son épaule valide.

J'acquiesçai brièvement avant de me tourner vers le lit adjacent. L'homme était allongé sous ses draps, se tordant en grimaçant et en gémissant. Une de ses jambes était retenue en l'air, enveloppée dans un plâtre jusqu'à mi-cuisse. Son visage était atrocement pâle et son front couvert de sueur.

« C'est votre jambe qui vous fait souffrir ? » Demandai-je en posant ma main sur son front pour voir s'il avait de la fièvre.

« Mon ventre. » Grogna-t-il.

J'attrapai le drap et le descendit jusqu'à sa taille pour dégager son abdomen. Outre un bandage autour de ses côtes surement brisées, il ne semblait pas avoir de blessures qui auraient pu s'infecter.

« Où exactement ? » Insistai-je et il grimaça davantage en tortillant sa tête. « Dites-moi lorsque j'y suis. »

En essayant d'être délicate, je déplaçai mes mains sur son abdomen pour localiser la douleur. Les médecins n'aimaient pas vraiment être dérangés pour de simples brûlures d'estomac, et je ne voulais pas me faire réprimander une fois de plus aujourd'hui.

Lorsque j'atteignis son côté droit, il hurla de douleur en se contorsionnant pour éviter la faible pression que je lui infligeais. Aussitôt, je retirai mes mains et appelai un docteur en criant par-dessus mon épaule.

« Je suis désolée. » Soufflai-je d'une voix aiguë. « Ne bougez pas, vous allez vous faire encore plus mal. »

« Qu'est-ce qu'il se passe ici ? »

« Il s'est plaint du ventre alors j'ai voulu définir la zone et il s'est mit à hurler. » Expliquai-je avant de relever la tête.

Le docteur Cullen était face à moi, son attention portée sur le patient entre nous. Voyant que je ne continuais pas mes explications, il releva les yeux vers moi et me pressa à continuer.

« Son côté droit le fait souffrir. J'ai eu l'impression qu'il était un peu plus chaud de ce côté-là que de l'autre. » Indiquai-je.

Il posa rapidement la main sur le front de l'homme et frôla son abdomen pour vérifier mes propos. De nouveau, le militaire se mit à hurler et à se tortiller dans son lit.

« Allez chercher un brancard. Dépêchez-vous ! » Lança-t-il.

Sans réfléchir, je fis demi-tour et traversai la salle en courant. Arrivée dans le couloir, j'agrippai les rebords d'un des brancard qui longeaient les murs et repartis en courant vers la salle de soins. Lorsque je rejoignis mon blessé, je plaçai le brancard entre les deux lits et me tournai vers le docteur Cullen.

« Prenez ses pieds. On le déplace à trois. » Dit-il en se plaçant à côté de sa tête et en l'agrippant sous les bras.

Au compte, je soulevai les jambes que j'avais dégagées et les déplaçai sur la civière. Ça n'était pas la partie du corps la plus lourde mais avec le plâtre, j'eu tout de même un peu de mal.

« En salle d'opération. » Lança Edward assez fort pour couvrir les hurlements de l'homme.

J'acquiesçai et me mis à pousser le brancard vers la sortie de la salle. Lui s'était placé au pieds et tirait la couchette roulante en la dirigeant entre les personnels soignants.

Lorsque nous arrivâmes dans le couloir, un autre médecin s'approcha de nous. Je le reconnus comme étant un des américains qui était arrivé en même temps que les docteurs Cullen. Le docteur Peterson, qui ne parlais pas un mot de français d'après ce qu'il se disait.

« What happened to him ? » Lança-t-il en nous suivant vers la salle d'opération.

(Que lui ait-il arrivé ?)

« Internal bleeding I think. Near the liver as it seems. » Répondit Edward.

(Hémorragie interne je pense. Près du foie il me semble.)

« Oh mon Dieu. » Soufflai-je alors que mon estomac se retournait d'horreur.

« Mademoiselle ? » Demanda le docteur Peterson avec un lourd accent Américain.

Encore une rumeur démentie, il connaissait un mot en français !

Une hémorragie interne impliquait forcément une opération. Et beaucoup de sang. Et peut-être même la mort du patient. Et j'allais devoir assister à ça. L'idée me révulsait et me donnait une nausée terrible.

« Miss Swan, are you alright ? » Insista Edward, ne se rendant surement pas compte qu'il continuait à parler anglais.

(Mademoiselle Swan allez-vous bien ?)

« It's fine … I'm fine. Keep going. » Répondis-je en poussant le charriot plus énergiquement.

(Ça va ... je vais bien. Continuez à avancer.)


Bon beh on est partis pour un Edward en mode Sexy American doctor et une Bella en mode infirmière paniquée !

Avec tout ça, Bella a oublié ses histoires avec Edward, mais qu'en sera-t-il quand ils auront terminé leur travail ?

La suite dimanche 7 !