Chapitre 10 - Amour véritable ou amour magique

Ronald Weasley ouvrit péniblement les yeux, la lumière l'aveugla. L'infirmerie? Encore!

Il s'assit douloureusement dans son lit, une douleur atroce le traversa.

-Tu es un idiot.

Ron se tourna vers cette voix. Blaise Zabini était assis sur le lit vide à sa droite, le foudroyant du regard. Ron se détourna, honteux. Il se rappelait les actes l'ayant amené dans ce lieu.

-Si tu m'avais détaché, tu n'aurais pas eu mal, pas longtemps du moins. Je désirais te faire l'amour, tu aurais aimé, j'aurais été tendre. Pourquoi?

-Je voulais agir de mon plein gré et pas parce qu'une potion guidait mes hormones.

-Tu es un abruti.

-Je confirme...Mon cul aussi le confirme.

Blaise soupira.

-J'aurais dû débander, mais je...

-Je ne t'en veux pas.

-J'espère bien! Ce n'est pas de ma faute, techniquement oui, mais...

-Je ne t'accusais pas. Je sais que je suis le seul responsable. Je t'ai fais bander, je t'ai attaché et je me suis empalé. Je voulais agir avant de devenir gay...

Blaise soupira, il se leva et s'assit sur le bord de son lit.

-Tu n'as aucune preuve que la potion rend gay.

Ron ouvrit la bouche et la referma. Blaise glissa sa main dans celle du griffon et il poursuivit en le regardant droit dans les yeux

-Seamus est amoureux de Dean depuis des années. Théo et Londubat ont tellement de points communs, que je suis étonné qu'il ne sont pas en couple depuis longtemps. Potter et Draco et bien...la ligne entre la haine et l'amour...Tu connais? Je crois que Draco est amoureux de Potter depuis qu'il la vue sur le chemin de traverse. Il a toujours été obsédé à son sujet.

-Harry aussi est obsédé par Malfoy.

-La potion leurs a ouvert les yeux. Elle ne les a pas contrôlée ou rendue gay.

Ron regarda le drap à ses pieds, ne voulant pas supporter le regard accusateur de Zabini.

-Je comprends ton acte, la peur t'a guidée. Cependant, j'aurais voulu que tu me désires réellement, parce que moi je te désire. J'aurais voulu te donner du plaisir, j'aurais...

-Je te désire aussi...

Blaise le regarda surpris.

-Ne refait pas ta pute Weasley.

-Je suis sérieux. Quand je t'ai embrassé dans les toilettes, j'ai adoré ce baiser. J'ai bandé, mais lorsque j'ai senti ton érection contre ma hanche...j'ai paniqué. Tu es agréable à regarder...tu es magnifique, mais tu es un homme et je n'ai jamais désiré d'homme auparavant et je...

Blaise plaça sa main sur la bouche de Ron, il rapprocha lentement son visage de celui du rouquin et remplaça sa main par ses lèvres.

Les deux adolescents crurent qu'une décharge électrique les traversèrent. Ce n'était qu'un effleurement, un simple baiser, mais aucune magie dans l'univers ne pouvait être aussi puissante.

Ils éloignèrent leurs visages et s'observèrent quelques instants. Ils glissèrent leurs mains dans les cheveux de l'autre et ils rapprochèrent leurs visages. Sans se contrôler, ils dévorèrent férocement la bouche de l'autre, ils s'embrassaient comme si leur vie en dépendait.

Un toussotement se fit entendre derrière eux. À contre-cœur, ils mirent fin au baiser, pour se tourner vers l'inopportun osant les déranger.

Les deux adolescents sursautèrent et s'éloignèrent l'un de l'autre.

-Quel surprise! N'est-ce pas Severus? Nous venons de trouver monsieur Zabini.

Albus Dumbledore avait prononcé ces mots avec une joie mal dissimilée. Derrière lui se tenait Severus Snape, le visage déformé par le dégoût et Madame Pomfresh, les yeux exorbités.

Ce qui avait terrifié les deux étudiants, était les six élèves derrière eux, les regardant mi-amusés, mi-surpris.

-Comme tout le monde est présent nous allons pouvoir commencer notre petite réunion.

OoOoO

Les couples étaient assis sur les lits de l'infirmerie, un couple par lit. Il n'y avait que Draco Malfoy qui était seul dans son lit, Harry Potter était debout à ses côtés.

Albus Dumbledore observait attentivement ses étudiants, croyant durant quelques instants, être revenu cinq mois en arrière.

-Nous vous avons tous réunis ici, parce que nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

Quatre adolescents posèrent une main sur leurs ventres, paniqués. Pomfresh le remarqua et elle voulue les rassurer immédiatement.

-Cela ne concerne pas vos enfants. Vos grossesses se déroulent parfaitement.

-Merci Pom-Pom. En effet, cela ne concerne pas vos progénitures, mais...leurs géniteurs.

Huit regards inquiets se posèrent sur le mage blanc.

-Après l'incident qui est arrivé à monsieur Weasley et les discutions que nous avons eus avec monsieur Zabini. Nous sommes venus à la conclusion que la potion créé par messieurs Londubat et Nott était plus complexe que ce que nous avons crus.

Les étudiants prirent la parole en même temps.

-SILENCE!

Ils lui obéirent tous. Dumbledore fit un signe au professeur Snape, pour qu'il poursuivre.

-Nous ignorons les conséquences exactes de la potion. Elle vous met enceint, mais nous croyons qu'elle crée un lien entre les deux géniteurs, une attirance puissante. Nous ne savons pas si ce lien se brisera après l'accouchement ou s'il perdura durant la vie de l'enfant.

-Cela veut dire que...

Dean ne finit pas sa phrase, il posa son regard sur Seamus, avant de le détourner et d'observer les draps devant lui.

-Tu ne m'aimes pas.

Conclu Seamus à sa place. Dean voulu répondre, mais rien ne sortit.

-J'avais raison depuis le début.

Six regards haineux se tournèrent en direction de Ronald Weasley. Harry regardait son meilleur ami avec regret, il aurait dû l'écouter.

Un reniflement se fit entendre, tous se tournèrent vers Seamus, ce dernier essayait en vain de camoufler les larmes coulant sur ses joues.

Dean plaça une main dans son dos, voulant le consoler, mais Seamus le chassa violemment.

-Ne perd pas ton temps à me consoler, dans moins de quatre mois tu vas me regarder avec dégoût.

-Monsieur Finnigan calmez-vous. Comme votre professeur de potion l'expliquait, la naissance de l'enfant annulera peut-être pas l'attirance qui vous...

-Et vous croyez que cela va me consoler! L'homme que j'aime, ne m'aime pas. Il m'a fait l'amour sous l'effet d'une potion. Comment voulez-vous que je le regarde en face à présent? Je t'aimais Dean et je t'aimerais toujours.

Seamus se leva et sortit précipitamment de l'infirmerie. Dean le suivit.

L'infirmière sembla hésiter et sortit à son tour.

Snape attendit que la porte soit refermé avant d'ordonner aux six autres étudiants, commençant à se relever de se rassoir. Les deux professeurs échangèrent plusieurs regards étranges avant de poursuivre.

-Nous n'avons pas terminés. Cela est une bonne chose que messieurs Finnigan et Thomas soient parties, puisque nous croyons, que leur amour est sincère.

Zabini ne put se retenir et pour la première fois de sa vie, parla avec rage à son professeur favoris.

-Pourquoi vous ne l'avez pas dit? Vous avez vu l'état émotionnel dans lequel se trouve Seamus? Il est amoureux de Dean depuis des années, depuis quatre mois il vit le parfait bonheur avec l'homme qu'il aime et vous lui annoncez que c'est un mensonge. Seamus ne...

-Nous avons nos raisons monsieur Zabini.

«Des raisons merdiques!», pensa Blaise. Il croisa les bras et se rapprocha inconsciemment de Ron.

Dumbledore se racla la gorge et regarda Snape.

-Nous avons des questions de niveau personnelle à vous demander. Monsieur Zabini a déjà répondu à certaines de nos questions. Nous savons déjà que Blaise est bisexuel et que messieurs Nott et Malfoy sont gays...

-Quoi! Je ne suis pas gay!

Tous se tournèrent vers Malfoy.

-Présentement, j'ai des tendances homosexuels, mais je ne suis pas gay.

-Draco, tu ne vas pas recommencer.

-Pourquoi tu lui as dit que j'étais gay Blaise? Tu n'es qu'un...

-Nous avons compris, les serpentards sont attirés par les serpents. Nous pouvons passer à un autre sujet.

Ron soupira et croisa les bras.

Severus Snape leva les yeux au ciel.

-C'est vrai que les gryffondors sont des modèles d'hétérosexualités. Quand j'avais votre âge, moi et Siri...

-Toutes les personnes dans cette pièce ont déjà expérimentés sexuellements avec un homme et après...

Les six élèves restèrent sans voix.

Les deux professeurs arrêtèrent de parler, rouge de honte. Ils se regardèrent, réalisant ce qu'ils venaient de révéler devant leurs étudiants. Les deux hommes se raclèrent la gorge, gênés.

-Nous allons vous laisser discuter entre vous, des derniers évènements.

-Nous reviendrons plus tard, continuer cette conversation.

Les deux hommes sortirent de l'infirmerie.

Un silence pesant s'installa.

Fin chapitre 10

Ce chapitre est extrêmement court, je le sais, mais je voulais vous mettre quelque chose sous la dent, si vous aviez sauté le chapitre 9.

Plein de bisous à tous et nous nous revoyons dans le chapitre 11.