Hey! Bon finalement, y aura encore plusieurs chapitres ^^"" Vu que j'écris au jour le jour, c'est à chaque fois assez indéterminé mais là j'ai pas mal d'idées qui fusionnent dans ma tête ^^ Bref, enjoy!
La soirée touchait à sa fin, les invités commençaient à quitter les lieux et Winry s'apprêtait à partir en compagnie d'Havoc qui lui avait galamment proposé de la raccompagner. Alphonse et May étaient déjà partis depuis longtemps et Edward, assis négligemment sur une table, regardait avec lassitude la salle se vider.
Winry, prenant le bras d'Havoc, avançait vers la sortie quand Edward l'interpella. Se figeant, elle se retourna et retourna vers lui, accompagnée toujours d'Havoc qui attendait patiemment.
« Oui ? Lui demanda-t-elle tranquillement.
-Hum… Euh… Bredouilla Edward, les mots refusant de sortir de sa bouche. Et bien… Bonne nuit ! »
Pour toute réponse, Winry lui fit un petit sourire, et déposa un léger baiser sur sa joue, tout près de la commissure de ses lèvres. Puis elle quitta la salle, Havoc marchant gaiement à ses côtés. N'en revenant pas, Edward caressa lentement sa joue en feu tandis que Roy arrivait discrètement derrière lui.
« Tu es un idiot Edward Elric, lui soupira Roy avant de quitter la salle avec Riza qui lui lança un petit regard compatissant.
-Je sais… Murmura Edward pour lui-même, le visage fermé, en quittant à son tour la pièce. »
Une fois dans sa chambre, il se jeta sans attendre sur son lit et, posant sa tête sur ses genoux, il se laissa envahir par son flot de pensées. Il avait tout foiré. Il avait loupé toutes ses chances avec Winry, avec la femme qui hantait ses pensées depuis toujours. Elle devait sans doute être avec Havoc, mais que faisaient-ils ?... Non, il ne préférait pas y penser. Son cœur était aussi serré qu'un torchon qu'on essorait à fond. A travers ses yeux embués, il regarda par la fenêtre avant de retourner enfouir sa tête dans ses genoux. C'était comme si les étoiles dessinaient le visage doux de Winry dans le ciel, et le voir lui faisait mal.
Il ne parvint pas à fermer l'œil de la nuit et ce fut le premier à descendre dans la salle à manger pour le petit-déjeuner. S'interdisant de penser, il se concentra sur la recette des pancakes et s'installa silencieusement à table. Petit à petit les autres descendirent mais toujours aucune trace de Winry, confirmant ce que pensait Edward : elle était encore avec Havoc. Alphonse et May roucoulaient de bonheur et ne prêtait aucune attention à ce qui les entourait, et Roy et Riza parlaient avec entrain des préparatifs de leur mariage.
« Winry n'est toujours pas réveillée ? S'étonna alors Riza en sondant la pièce du regard tandis qu'Edward hochait non de la tête.
-Si, si, je suis là, fit alors une voix encore ensommeillée. »
Edward sentit alors deux bras s'enrouler autour de son cou, surpris, il tourna légèrement la tête et il constata que les deux bras n'étaient autres que ceux de Winry, qui, les cheveux en bataille, les yeux mi-clos, souriait joyeusement. Il rougit légèrement puis se concentra de nouveau sur son assiette tandis que Roy questionnait Winry sur sa nuit. Edward apprit avec joie qu'elle avait laissé Havoc à la porte et qu'elle s'était couchée immédiatement, exténuée. Le ventre de Winry commença à crier famine alors elle dénoua ses bras du cou d'Edward et s'assit à côté de lui, lorgnant avec gourmandise les quelques pancakes restantes dans son assiette. Celui-ci les lui donna avec plaisir et attendit patiemment qu'ils aient tous fini de petit-déjeuner. Ils devaient repartir chez eux le plus tôt possible, Pinako ne supportant pas d'être loin de chez elle.
L'heure du départ arriva alors et après des adieux larmoyants avec Havoc et Armstrong, ils finirent par quitter Central. Le trajet se passa calmement et Alphonse exprima à Winry le souhait de manger une de ses tartes aux pommes. Elle promit alors de s'y mettre dès qu'ils seraient rentrés et tenta de se remémorer la recette tout le reste du trajet.
« Bon. Alors, la pâte c'est fait… ça aussi… Ah oui ! Faut peut-être que je mette des pommes quand même! Marmonnait Winry pour elle-même, les yeux dans un livre de cuisine. »
Winry mettait tout son cœur dans la préparation de cette tarte aux pommes, elle lui rappelait tant de choses. Mr Hughes… Elysia, Gracia… Et puis elle avait promit à Alphonse de lui en faire une ! Il fallait qu'elle soit réussie ! Winry était toute tâchée, de multiples tâches de pâte un peu partout sur le visage, le tablier… La table aussi avait dégusté, mais au moins, la tarte et la glace qui l'accompagnait commençaient à prendre forme. Alors qu'elle remuait la préparation pour la glace à la vanille en chantonnant, May et Alphonse la regardaient, comme fascinés et Edward arriva silencieusement derrière elle. Puis, sans rien dire, il attrapa son poignet, Winry cessa de respirer, surprise. Pendant ce temps, Edward léchait gaiement la cuillère pleine de glace que tenait fermement la main de Winry que lui-même tenait fermement, toujours derrière elle, par le poignet. Rougissante, Winry osa enfin tourner la tête et croisa le regard enjoué d'Edward, qui leva le pouce en l'air.
« Edward ! Il ne faut pas tout manger maintenant ! Bouda-t-elle tandis qu'Edward lâchait son poignet en riant avant d'aller rejoindre les deux autres. »
Winry mit alors la tarte à chauffer tandis que Pinako prenait la relève pour préparer le reste du dîner.
Comme l'espérait Winry, sa tarte fut un vrai succès, Alphonse la remercia chaleureusement et réclama qu'elle en fasse une chaque dimanche à partir de maintenant. Après que Pinako soit partie se coucher, ils montèrent tous dans la chambre d'Ed afin de passer une soirée tranquille à papoter de tout et de rien. Ils ne discutèrent cependant pas très longtemps tout les quatre ensemble, Alphonse et May passèrent leur temps à s'embrasser en rêvant de leur futur tandis qu'Ed lisait un livre sur son lit, Winry adossée contre son dos et tout deux parlaient vaguement de choses et d'autres. La nuit était déjà bien installée quand Edward se rendit compte que Winry ne lui répondait plus depuis déjà un certain temps. Tournant légèrement la tête, il constata qu'elle s'était endormie contre lui, il eut un sourire attendri qu'il partagea ensuite avec Alphonse et May qui trouvaient la scène tout à fait adorable.
Mais au bout d'un moment, il commença à avoir mal au dos et, à regret, il changea de position, il sortit de son lit et y allongea Winry qu'il couvrit à l'aide de sa couette. Soudain, celle-ci, dans son sommeil, agrippa alors la main d'Edward qu'elle enferma entre les siennes. Gêné, en feu et ne sachant pas comment se dégager, Edward se résolut à rester assis à côté du lit jusqu'à ce que Winry daigne le lâcher. Alphonse et May dormaient déjà depuis longtemps, roulés en boule l'un contre l'autre, sur le tapis qui faisait face au lit. Malheureusement pour lui, Winry ne lâcha pas une fois sa main de la nuit.
Winry ouvrit les yeux aux premières lueurs du jour, elle gloussa de plaisir quand elle vit Alphonse et May endormis l'un sur l'autre puis soudain, elle se rendit compte qu'elle tenait quelque chose de chaud. Surprise, elle découvrit que c'était la main d'Edward. Se redressant lentement, elle se pencha au bord du lit et y trouva Edward, endormi par terre, sa main toujours dans la sienne. Morte de honte, elle lâcha la main d'Edward et sortit du lit en un bond. En deux bonds, elle fut dans le couloir et elle se précipita dans sa chambre pour se changer, les joues en feu. Elle enfila son habituel haut tube noir, sa combinaison qu'elle noua autour de ses hanches puis descendit rejoindre Mamy Pinako dans la cuisine.
Lorsque les autres vinrent les rejoindre, Edward lui fit part de l'incroyable lumbago qu'il devait avoir à cause d'elle. S'excusant, elle lui servit double portion de céréales tout en rougissant puis partit s'occuper des autres.
Quelques heures plus tard, Edward surprit Winry en grande conversation téléphonique, à moitié assise sur une des tables collées au mur. Curieux, il écouta de loin sa conversation et se crispa lorsqu'il comprit que c'était avec Havoc qu'elle parlait. Alors comme ça, même ici, Havoc trouvait le moyen de poursuivre Winry de ses assiduités ? Pensa-t-il, énervé.
Repensant à la promesse que Roy lui avait faite de pousser Winry dans les bras d'Havoc, Edward attendit patiemment que celle-ci raccroche avant de venir la voir, l'air décidé.
« Winry… Murmura-t-il simplement en s'approchant d'elle. »
Il plaqua ses bras de chaque côté de Winry, l'un contre le mur à hauteur de sa tête, l'autre sur la table. Elle le regarda, incrédule, puis Edward, posant son genou contre la table, se rapprocha encore plus d'elle, à tel point qu'elle était maintenant complètement bloquée. Winry rougit de plus belle, allait-il vraiment… ?
Leurs visages étaient très proches l'un de l'autre, leurs fronts se touchant presque, elle pouvait sentir le souffle chaud d'Edward sur ses joues. Leurs respirations à tout deux étaient saccadées et leurs cœurs battaient à la chamade. Winry regardait toujours Edward, son visage se rapprochant de plus en plus du sien, elle ne pouvait pas reculer davantage. Edward ferma les yeux, leurs nez se frôlèrent… Quelques millimètres seulement séparaient encore leurs lèvres…
