Bonjour,

La suite... Et c'est d'ailleurs bientôt la fin... Quelque peu déçue de l'absence de reviews... Mercii tout de même à Alexandra07! Si je ne publie pas rapidement alors que j'ai fini d'écrire cette fic, c'est tout simplement parce que je suis passée à d'autres et que je l'oublie un peu... :s Bisous!

CHAPITRE 10

Bonsoir professeur !

Bonsoir Mélie ! Que me vaut le plaisir de ta visite ?

La jeune fille s'avança dans la pièce et prit place dans un fauteuil, face au directeur.

Je pense que vous devez vous en douter…

Le vieil homme soupira :

Je dois t'avouer que les recherches avancent lentement. Je n'ai toujours pas situé les cachettes du médaillon et de la bague, même si je dispose d'indices plus nombreux que la dernière fois que l'on s'est parlé… Quant au journal… Pénétrer dans la maison des Malefoy, même pour moi, n'est pas une mince affaire…

Ecoutez professeur, j'ai bien réfléchi, et je pense avoir un plan.

Mélie dévoila donc ce qu'elle avait en tête, attendant anxieusement la réaction de Dumbledore. Celui-ci prit le temps de réfléchir avant de répondre :

Tu ne sembles pas te rendre compte du danger que tu encourrais si tu retournais vers Voldemort pour le tuer toi-même. Ce serait se jeter dans la gueule du loup…

Peut-être, mais qui serait plus apte que moi à le faire. Personne ne peut l'approcher lui ou son serpent comme si de rien n'était.

Je vais accepter la première partie de ton plan… Mais pour le moment, je réserve ma décision pour ce qui est de la suite, quand nous aurons détruit tous les Horcruxes, si jamais nous y parvenons un jour…

Naturellement je vous aiderai dans votre quête !

Le directeur ne répondit pas tout de suite. Il était évident qu'il n'approuvait que très moyennement cette idée…

Je ne servirai donc à rien… Je suis tout aussi capable qu'un autre. Et cette histoire me touche de près. Je connais bien Voldemort et je pourrai sûrement vous être utile !

Pour le moment Mélie, concentre-toi sur tes Aspics...

Vous n'avez donc que ce mot là à la bouche ! Aspic, aspic, aspic ! Il y a des choses bien plus importantes !

La Serpentard croisa le regard bleu et froid en cet instant du vieux professeur. Elle se tut instantanément :

Jouer les gamines capricieuses ne me fera pas changer d'avis, au contraire…

Mélie quitta le bureau directorial, d'un pas furieux. Pourtant, elle prit la décision de suivre ce conseil. Obtenir les meilleurs résultats possibles à ces examens, prouverait au vieil homme qu'elle était une sorcière compétente…

Les premiers jours, Sirius et Mélie avaient été exposés aux regards curieux et avides de ragots de leurs camarades mais plus le temps passait et plus l'histoire se tassait. Mélie avait reçu une réponse de son père qui approuvait son choix et la félicitait de son initiative. On allait donc ainsi tranquillement vers des journées plus chaudes et par la même occasion vers les Aspics… Les élèves de septième année disposaient de peu de temps libre entre les révisions et la charge de devoirs demandée par les professeurs…

Les maraudeurs, Lily et Mélie avaient tout de même fini par s'offrir une petite heure de liberté en un dimanche après-midi qui annonçait les prémices de l'été. Ils étaient donc étendus tranquillement sur l'herbe près du lac, se dorant au soleil. Quelques uns comme Lily et Rémus tenaient un livre à la main qu'ils lisaient d'un air distrait tandis que les autres discutaient lascivement :

Alors Cornedrue tu es prêt pour le match de samedi prochain contre les Serpentard ?

Ce ne sera qu'une formalité et après à nous la coupe des quatre maisons.

Mélie sauta sur l'occasion pour entrer dans la conversation :

Tu feras moins le fier quand mon équipe aura ratatiné ta belle petite gueule !

S'il te plaît James, évite de te faire abîmer, je n'ai pas le temps de me trouver un nouveau petit copain en ce moment !

Le jeune homme prit un air outragé :

Il n'y a pas que le physique qui compte !

Tu sais moi je suis à ta disposition, ma belle !

SIRIUS !

James et Mélie avaient crié le nom du pauvre Gryffondor à l'unisson.

Ma chérie tu sais bien que je rigole !

Il lui fit un grand sourire innocent, auquel elle ne répondit pas, se contentant de se redresser légèrement, étant ainsi en parfaite position pour exercer une pression de son genou sur les parties intimes de son petit-ami.

Cornedrue aide-moi !

Ce dernier se retourna vers l'affreuse scène qui se jouait dans son dos et retenant un fou rire, il déclara :

Mél, n'abîme pas ce pauvre Patmol, sinon comment fera t-il pour te faire monter au septième ciel ?

Tu voulais dire tenter je suppose, parce que pour l'instant je reste un peu sur ma faim. Tu ne veux pas échanger avec moi Lil ?

QUOI ?

Le cri de bête outragée que venait de pousser Sirius fit sursauter toute l'assistance.

Tu es la première à te plaindre !

Comme quoi… Ce monde est peuplé d'hypocrites…

Le jeune homme se renfrogna, blessé dans sa virilité. Amusée, Mélie se colla à lui et l'embrassa langoureusement avant d'ajouter d'un ton mielleux particulièrement accentué :

Mais non, tu es merveilleux mon amour, je ne pouvais rêver mieux…

Ouh ouh, on est toujours là !

Ça, c'est sûr, on ne risque pas de t'oublier Cornedrue !

Et les semaines s'écoulaient ainsi, entre match de Quidditch, que remportèrent les Gryffondor et révisions assidues pour les Aspics. Malgré l'amour qu'ils portaient à leur école, aucun n'avait envie de se voir inviter à commencer une nouvelle année à Poudlard. Mélie moins qu'aucun autre. Elle se devait même de faire partie des meilleurs pour que Dumbledore ne doute pas de ses capacités. Alors, pendant qu'elle révisait, entourée de livres plus épais les uns que les autres, Sirius tournicotait dans sa chambre, attrapant un parchemin par-ci, un livre par-là :

Bon, histoire de la magie, c'est bon, c'est enregistré !

Sirius, tu n'as lu que le premier paragraphe de la guerre des Trolls.

Tout est dans la tête,… mon cerveau est un véritable bloc-notes.

Mélie se tourna vers lui, sceptique et se permit de remarquer :

Comment veux-tu retenir quoi que ce soit, si tu n'écoutes rien en cours ?

Bon, pour te faire plaisir, je relirai vite fait tes notes la veille de l'épreuve.

Elle soupira mais n'insista pas, il s'en sortirait probablement très bien, comme à son habitude… C'en était écœurant… Il misait tout sur la pratique, où il excellait, ce qui lui permettait de délaisser quelque peu la théorie…

Par contre, je veux bien que tu m'aides en potion, parce qu'il parait que c'est important pour être auror et j'avoue que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé.

Si au moins tu observais ce que je fais en cours, tu serais sûrement déjà beaucoup plus avancé !

Je préfère t'observer toi, c'est bien plus agréable.

Sirius !

Et leurs conversations continuaient ainsi, prenant toujours la même direction. Autre sujet de discussion récurent : Alexis :

Pourquoi ne puis-je la voir dès maintenant ?

Parce que tu n'as pas la permission pour sortir de l'école…

Eh bien, allons la demander à Dumbledore !

Je ne souhaite pas le déranger avec tes caprices !

Il faut bien que ta fille s'habitue à moi, je vais tenir le rôle du père pour elle…

Sur ces belles paroles, il se permit un petit sourire arrogant, qui n'avait d'ailleurs pas lieu d'être.

Si tu continues comme-ça, ça risque de ne pas être longtemps le cas…

Elle accompagna ses paroles d'un petit sourire malicieux qui n'échappa pas au jeune homme :

Tu ne pourrais pas te passer de moi, de toute façon !

Si je pourrais !

Non tu ne pourrais pas !

Si !

Non !

Et ça continuait ainsi pendant plusieurs minutes. Epuisés par leurs chamailleries incessantes, à ce moment là, leurs amis ne leur prêtaient plus guère attention.

Finalement, ce ne fut pas les examens qui angoissèrent le plus Mélie mais plutôt sa prochaine confrontation avec Voldemort. L'assurance qu'elle avait affichée devant Dumbledore n'était qu'une façade. Elle avait peur… Elle mettait trop de choses en jeu… beaucoup trop…

Le train allait partir mais Mélie voulut voir une dernière fois Poudlard, englobant de son regard les ailes du château, le lac immense, la forêt interdite, la cabane d'Hagrid… Il n'était pas certain qu'elle y reviendrait un jour…

Mélie, dépêche-toi, où le train va partir sans nous !

J'arrive, Sév, j'arrive… J'étais juste en train de penser que cette école allait me manquer…

Eh bien, au moins, ce n'est pas mon cas… Finis les insultes, les moqueries… Ce qui est certain c'est que je ne remettrai jamais les pieds ici !

Sa cousine ne répondit pas, trop absorbée par ses propres pensées. Elle se décida enfin à suivre Séverus.

Bon on risque d'avoir du mal à se trouver un compartiment vide maintenant…

Mélie toussota, gênée, ce qu'elle allait dire, risquait de ne pas plaire au jeune homme :

Je pensais qu'on pourrait aller avec Lily…

Et donc, les maraudeurs je suppose ?...

Euh… oui…

Tu sais que je les déteste !

C'est peut-être l'occasion d'enterrer la hache de guerre ! S'il te plaît Sév !

Bon… ok…

Ils cherchèrent leurs amis pendant plusieurs minutes avant de les trouver enfin :

Ah, enfin, on se demandait, si tu n'étais pas restée au château !

Ça n'avait pas l'air de t'angoisser plus que ça !

Elle jeta un regard faussement réprobateur à son petit-ami et ajouta :

J'ai amené Séverus avec moi.

Un grand silence se fit, les garçons se retenant de faire le moindre commentaire. Lily quant à elle, semblait toute heureuse. Ils s'installèrent donc tous les sept et commencèrent à papoter joyeusement. Rogue lui se mit à bouquiner sans plus se soucier de ceux qui l'entouraient.

Alors Rogue qu'est-ce que tu lis ?

Mélie jeta un regard d'avertissement à Sirius mais ce fut son cousin qui déclencha les hostilités :

Comment se débarrasser des parasites !

Oh, tu as des poux ?

Oui, en effet, il y en a même un qui s'appelle Black !

J'admets que Bella a toujours été nuisible !

Je ne parlais pas de ta cousine, mais de toi !

Arrêtez vous deux vous êtes ridicules !

Lily avait cessé un instant de roucouler avec James pour intervenir. Mélie se permit de renchérir :

De toute façon, faîtes un effort, car Sév viendra prendre le thé chez nous tous les jours mon chéri !

QUOI ? TU RIGOLES J'ESPERE !

Le Gryffondor et le Serpentard semblaient plus que d'accord pour une fois. Ils continuèrent ainsi de s'envoyer des piques durant tout le voyage annonçant la couleur des prochaines années. En y songeant, il vint à l'esprit de Mélie que son histoire avec Sirius n'allait peut-être pas durer. Après tout, cela ne faisait que quelques mois qu'ils étaient ensemble. Pourtant, elle faisait des projets d'avenir, pour après la mort de Voldemort… N'était-elle donc pas naïve ? Elle avait revu Dumbledore quelques jours plus tôt. Ils iraient donc tous deux habiter chez les Weasley, quelque temps, après qu'elle ait rendu visite à Voldemort naturellement. Il avait même plusieurs fois sous-entendu qu'elle l'aiderait à chercher les derniers Horcruxes.

Mélie pénétra dans le manoir lugubre et silencieux de Tom Jédusor. Un elfe de maison s'approcha d'elle pour la mener à son maître. Une voix rauque et basse au ton traînant l'accueillit :

Mélie… Quel plaisir de te voir ! Cela faisait longtemps… Mais je ne crois pas t'avoir fait demandé !

Non, en effet, je suis venue de mon propre chef…

Et que me veux-tu ?

La jeune fille s'approcha de lui, jusqu'à être proche, très proche… Elle murmura :

Tu as une petite fille…

Le visage du Lord resta impassible mais elle vit dans ses yeux une lueur étrange s'allumer :

Que dis-tu ?

Tu as une fille, seulement, je voudrais te demander une faveur…

Tu me dois d'abord quelques explications, ne crois-tu pas ?

Mélie lui dévoila alors une partie de la vérité : elle était tombée enceinte un an et demi plus tôt et avait ensuite caché l'enfant.

Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu ?

Mettant en action son plan, elle joua la jeune fille peureuse :

Je crois… Je crois que j'ai pris peur… Je ne voulais pas te rajouter de soucis en plus…

Jédusor hocha la tête. Elle sentit qu'il pénétrait dans son esprit, et elle lui envoya les images qu'il voulait voir.

Quelle est cette faveur que tu souhaites me demander ?

Mélie hésita, mais elle devait le faire :

J'aimerais élever ma fille, loin de tout ça…

Je ne comprends pas !

Je souhaite juste la préserver de ce monde quelque temps, un ou deux ans tout au plus.

Je ne comprends toujours pas !

A nouveau, il pénétra dans son esprit… Elle lui montra une petite fille qui jouait dehors, en plein soleil, heureuse. Elle tentait de lui faire croire qu'elle ne voulait pas que sa fille doive se cacher, qu'elle est à craindre les aurors, au moins pour le moment… A son grand soulagement il la crut…

Tu sais que je n'accepterai pas cela. Tu as une autre proposition n'est-ce pas ?

Je pourrais continuer d'espionner l'Ordre du Phénix, pour ton compte. Père t'as parlé de cette histoire, il me semble !

Oui, c'est vrai… Cela pourrait être utile, on ne sait jamais...

Il prit le temps de réfléchir, durant de longues minutes.

Bien, j'accepte… Mais après ce laps de temps, je prendrai en main cette enfant, et tu n'auras plus ton mot à dire, c'est bien compris ?

Mélie acquiesça, avant d'ajouter :

Elle s'appelle Alexis !

Que m'importe ? Ne m'embête pas avec pareilles sottises !

Elle avait réussi. Elle ne pouvait croire que cela ait pu être aussi simple. Il devait vraiment avoir d'autres soucis en tête pour se laisser convaincre, berner même, aussi facilement. Elle se sentait bien, elle voyait le bout du tunnel…