Ouille, affreusement AFFREUSEMENT en retard !
Je voulais faire un chapitre assez long vu qu'il n'y en aura pas pendant 2 semaines (vacances) mais on dirait que c'est raté : encore par manque de temps.
Réjouissez-vous, il ne me reste plus qu'un contrôle de physique-chimie !
Reviews, merci à :
Sednareinedeseaux : « Accueillir Kanda » ? Faudrait déjà que celui-ci sache comment aller à Poudlard… XD
Kyle53 : Merci pour tes compliments : )
Tylia-sama : Encore un épisode de : « Kanda et le monde extérieur » !
Sat1 : Bon retour !
Mira nara : 'Faut bien que ça avance un peu ! Si je tue un des personnages, les (gentils) lecteurs me tombent dessus… Héhé… Bonne idée… Pour Kanda à Poudlard, j'ai un truc de prévu, néanmoins, ton idée est bien trouvée : ) Mes chapitres deviennent moins longs, c'est vrai (démasquée) mais je vais faire des efforts (euh, pas pour celui-là par contre).
BleachHitsugaya : Kandinou trace son chemin vers Poudlard, lentement, mais sûrement…
Sosomi : Pas de problème, ça me fait plaisir que tu sois devenue accro... !
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Chapitre 8 : Confiance et déception
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Pour la première fois depuis bien longtemps, Allen, Anna et Nils purent prendre leur petit-déjeuner ensemble.
Il n'y avait plus qu'une longue table dans la Grande Salle, table à laquelle étaient assis les dix-sept élèves qui restaient à Poudlard pendant les vacances.
Apparemment, les sorciers craignaient une attaque d'akumas dans l'école, puisque ceux-ci étaient certainement la création de Voldemort. La magie ne pouvait rien contre eux, ce qui voulait dire qu'Albus Dumbledore, bien qu'étant le plus grand sorcier du monde, était impuissant face à eux.
Parmi les dix-sept élèves, il y avait quatre Serpentards, trois Gryffondors, six Serdaigles et quatre Poufsouffles.
Beaucoup de professeurs étaient partis, exceptés McGonagall, Hagrid, Flitwick, Rogue et Dumbledore.
Dolores Ombrage « avait à faire » au Ministère de la magie.
L'exorciste était donc pleinement satisfait d'enfin pouvoir passer du temps avec ses deux amis sans être obligé de vérifier que Malefoy était dans les parages.
Il leur présenta Timcampy, qui en profita pour rafler tout ce qui se trouvait sur la table, et il décida ensuite de leur montrer les pièces insolites du château qu'il avait découvert alors qu'il errait sans but dans les couloirs.
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- Rosemerta ! Quelqu'un te demande en bas !
- Qui ?
- Je ne sais pas, il ne s'est pas présenté, mais il a l'air louche.
Ladite Rosemerta dévala les escaliers, en essayant de ne pas se prendre les pieds dans sa robe. Au comptoir de son bar se trouvait un homme à l'allure menaçante.
Elle s'approcha de lui avec précaution, sa baguette cachée derrière elle.
- Vous vouliez me parler ?
L'homme la dévisagea avant de prendre la parole.
- Vous connaissez une école de magie près d'ici ?
- Poudlard ?
- Sans doute… J'aimerai m'y rendre.
Rosemerta fronça les sourcils :
- Vous êtes un professeur ?
Elle espérait que non : il aurait terrifié les élèves avec un tel regard.
- Non, je connais quelqu'un là-bas, je dois lui parler.
- Mais vous ne pouvez pas entrer dans l'école si vous n'êtes ni un élève, ni un professeur.
- C'est vraiment urgent.
- Vous n'avez qu'à lui envoyer un hibou.
- Un hibou ? Pour quoi faire ?
Rosemerta eut un hoquet de surprise :
- Comment ça « pour quoi faire » ? Vous voulez lui parler oui ou non ? demanda-t-elle en posant les mains sur ses hanches
L'homme la regarda avec un air sceptique :
- Vos hiboux parlent ?
Etait-ce un moldu ? Impossible, il connaissait l'existence de Poudlard. Pourquoi ne savait-il pas comment marchait la poste ?
- Euh, vous pouvez les utiliser pour envoyer des lettres.
- Et comment on en capture un ? Avec ça ?
Son regard se porta successivement sur le visage de l'homme, puis sur l'épée qu'il venait de sortir et qu'il lui montrait, puis de nouveau sur l'homme, et sur l'épée, sur l'homme, sur l'épée et enfin…
- ALERTE ! UN MANGEMORT !
Yuu Kanda aurait probablement pu se demander ce qu'était précisément un mangemachin, sauf qu'à ce moment précis, il était beaucoup plus préoccupé par les dizaines d'yeux qui le dévisageaient d'un air hostile.
- Tss, qu'est-ce que…
- Stupéfix !
Il évita le sortilège de justesse en roulant sur le côté.
Au bout d'un quart d'heure, il s'était débrouillé pour sortir entier de cet endroit peuplé de fou-furieux.
Satané moyashi… Cette fois, il y avait de fortes chances pour qu'il se fasse trucider en bonne et due forme…
Il ne restait plus au kendoka qu'à se dégoter un hibou et de trouver le moyen d'envoyer une lettre via ce volatile…
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- Comment ça : « vous passerez Noël à Poudlard » ?!
Les enfants Weasley, ainsi que Harry, et Hermione qui venait d'annuler ses vacances à la montagne, se trouvait dans la cuisine de la maison de Sirius.
En face d'eux, les mains croisées, se tenait Molly Weasley.
- Ce soir, vous retournez à Poudlard, répéta celle-ci
- Mais pourquoi ? demanda Ron stupéfait, je croyais qu'on était censés passer Noël ici ?!
Sa mère agita machinalement sa baguette pour réduire le feu de la gazinière.
- Votre père et moi avons changé d'avis.
- Et quelle est la raison ? demandèrent les jumeaux à l'unisson
- Vous vous êtes enfin décidés à nous abandonner parce qu'on vous tapait trop sur les nerfs ? fit Fred
- Ou… Vous voulez passer un Noël en tête-à-tête ? renchérit son frère
- Ne dites pas de sottises ! répliqua-t-elle sèchement tandis qu'une vague rougeur se répandait sur ses joues, c'est pour votre propre sécurité.
- Pour les monstres ? s'étonna Ginny, mais quelle différence y a t-il entre rester ici ou aller à Poudlard ? Dumbledore ne peut rien contre eux.
Molly fut prise au dépourvu.
La raison pour laquelle elle voulait que ses enfants restent à Poudlard était qu'elle savait que l'école était plus sûre que n'importe quel endroit, pas à cause de Dumbledore bien sûr, mais à cause d'Allen. D'ailleurs, la décision avait été prise au moment même où celui-ci avait franchi le seuil de la porte.
Elle se demandait comment il se portait…
- Vous serez certainement plus en sécurité avec Dumbledore qu'avec nous. Et puis, je ne vois pas pourquoi nous sommes toujours en train d'en discuter, je ne vous demande pas votre avis : c'est comme ça un point c'est tout.
Les adolescents retournèrent en bougonnant dans leurs chambres pour faire leurs valises : on ne remettait pas en cause l'excellence de l'autorité de madame Weasley.
- Départ à 18 heures ! annonça Molly de la cuisine
Ron et Harry montèrent les escaliers et entrèrent dans leur chambre.
Ron se laissa tomber sur son lit :
- Mais qu'est-ce qui lui prend, tu peux me le dire ?
Le Survivant haussa les épaules pour exprimer son ignorance, puis, il avisa sa valise, grande ouverte.
- Wingardium leviosa !
Ses chaussettes se posèrent en tas dans son bagage.
- Elle est inquiète, voilà tout, décréta-t-il lorsqu'il se rendit compte que Ron attendait toujours la réponse à sa question, les yeux levés vers lui
Une heure après, les deux jeunes hommes entendirent frapper à leur porte.
Hermione entra :
- Vous êtes prêts ?
- Presque, lui répondit Ron assis à califourchon sur sa valise, tandis que Harry essayait désespérément de faire glisser la fermeture, juste le temps de fermer cette fichue valise.
La jeune fille soupira :
- Perto.
Aussitôt, la fermeture glissa des mains du brun et la valise fut bouclée.
- Waou, merci ! s'exclama Ron soulagé
- Je vous attends en bas.
Un quart d'heure plus tard, les bagages avaient été descendus et tout le monde était regroupé en bas, dans le hall d'entrée.
Sirius regardait son filleul avec un pincement au cœur : il aurait aimé passer du temps avec lui.
- Bon, lui fit-il en le prenant par les épaules lorsque le moment des adieux fut arrivé, ne fais pas (trop) de bêtises, elle à l'œil sur toi.
Harry hocha la tête, il était parfaitement au courant qu'Ombrage le surveillait.
Madame Weasley les embrassa ensuite tour à tour.
- Je vous enverrai une lettre pour vous dire comment va votre père, promit-elle
Harry, Ron et Hermione s'apprêtaient à franchir le perron quand elle les rattrapa :
- Envoyez-moi un hibou quand vous serez arrivés.
- Maman ! On a plus six ans !
- Ronald, je te prie de faire un peu plaisir à ta vieille mère.
- Hum, au fait, j'ai entendu dire qu'il y avait un nouvel élève de votre âge ?
- Ouais, un Serpentard, grogna son fils, pourquoi ?
- Euh pour rien…
Lorsqu'ils furent partis, elle se tourna vers Sirius qui haussa les épaules avec un sourire à peine dissimulé.
- Que veux-tu Molly, ce sont tes enfants…
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- Tiens, qu'est-ce qu'ils font là eux ?
Allen se détourna de son bœuf en sauce avec regret pour voir ce qui avait provoqué la surprise de Nils.
Les enfants Weasley ainsi que Harry et Hermione avaient fait leur entrée dans la Grande Salle, et allèrent s'installer à la table en compagnie des autres Gryffondors.
L'exorciste échangea un sourire surpris avec Hermione, ravi de voir qu'elle était revenue. La jeune fille lui désigna ses deux amis de la tête, comme pour lui dire qu'elle aurait aimé s'installer auprès de lui mais qu'eux n'en avaient pas décidé ainsi.
Ron surpris cet échange.
- Hermione ? Tu fraternises avec l'ennemie maintenant ?
Elle leva les yeux au ciel.
Elle n'avait pas encore eu l'occasion de leur parler de ce qui s'était passé pendant leur absence.
- Je crois qu'il va falloir qu'on parle ce soir, fit-elle tranquillement en se servant un verre de jus de tomate
Harry et Ron lui jetèrent un regard surpris, mais elle ne paraissait pas vouloir en dire plus.
Après être sorti der table et avoir demandé à Nils et à Anna de l'attendre un instant, Allen se dirigea vers Hermione, toujours installée auprès de ses amis.
- Tu restes à Poudlard finalement ? lui demanda-t-il alors que les Gryffondors le regardaient avec des yeux ronds
- Oui, répondit-elle sans se soucier des nombreux regards rivés sur la scène, je n'aime pas trop le ski, et mes parents ont bien voulu que je revienne ici.
- Tant mieux, on pourra se voir. A demain !
Il fit un signe de main adressé à l'ensemble des Gryffondors et quitta la Salle.
Une fois qu'il fut parti, Harry se tourna vers Hermione :
- Tu nous expliques ? Qu'est-ce qui s'est passé exactement pendant deux jours ?
- Un tas de choses.
Elle dissimula son sourire en voyant que Ron fixait toujours avec une indignation muette l'endroit où se trouvait le Serpentard quelques secondes auparavant.
Dans leur salle commune, elle se décida à expliquer à ses amis ainsi qu'à Fred, Georges et Ginny qui avaient assisté à la scène, ce qui s'était passé avant les vacances.
- Allen et moi nous…
- Allen ?! Tu l'appelles par son prénom maintenant ?
- Chut, laisse-la finir, fit Harry à Ron, curieux de savoir ce qui avait pu provoquer un tel revirement de situation
- Merci Harry, reprit-elle alors que la moutarde lui montait au nez devant l'attitude du rouquin, je disais donc, avant que Ron m'interrompe grossièrement, qu'avant les vacances, Allen et moi avons eu une discussion.
Impossible qu'ils s'imaginent comme tout cela s'était passé, autant passer les détails.
- En bref, il n'a pas la même mentalité que les Serpentards, et m'a demandée de le croire et de lui faire confiance. C'est ce que je fais.
Sa déclaration fut suivie d'un long silence.
- C'est ce que tu fais… répéta Ron, mais… tu as perdu la tête ?
- Pour une fois, intervint Georges, je pense, et je dois avouer que ça me déchire le cœur, qu'il n'a pas tort. Il a été certifié et approuvé qu'un Serpentard, quelles que soient ses origines sociales et ses habitudes alimentaires, reste un Serpentard.
- Mais si lui était différent ! Il n'est clairement pas accepté par les autres Serpentards !
Harry décida d'intervenir.
- Ecoutez, fit-il, je pense que durant les vacances, on pourrait essayer de déterminer s'il a dit la vérité ou pas. Il peut très bien jouer la comédie, et paraître différent, mais si c'est le cas, il finira bien par se trahir un jour ou l'autre.
Ginny et Hermione acquiescèrent silencieusement.
- Vous pouvez essayer d'être ami avec ce type, mais ne comptez pas sur moi pour lui lécher les bottes.
- Très élégant Ronald, répliqua Hermione avec férocité, je dois reconnaître que tu fais preuve d'une certaine finesse et ouverture d'esprit.
Alors qu'une nouvelle dispute débutait, Fred et George décidèrent de monter au dortoir, se demandant toujours si Allen Walker avait réussi d'une façon ou d'une autre à lancer un sortilège de confusion à Hermione.
Ils furent suivis bien plus tard par Ginny, Harry, et enfin Ron et Hermione, qui étaient toujours en désaccord.
Dans la salle commune des Serpentards, en revanche, Allen affrontait une autre difficulté à laquelle il ne s'était pas attendu.
Après avoir salué Hermione dans la Grande Salle, il avait rejoint Anna et Nils.
Sur le moment, rien n'avait semblé suspect.
Plus tard, pourtant, Nils lui avait posé une question qui lui avait glacé le sang :
- Dis Allen…
- Oui ?
- Qu'est-ce que tu lui as dit, à cette sang de bourbe ?
L'exorciste avait dévisagé son ami avec une mine interloquée :
- Qu… quoi ?
- Granger, tu lui as parlé tout à l'heure.
Il avait regardé Anna, mais celle-ci semblait également attendre la réponse. Il s'était alors éclairci la gorge, espérant qu'il avait mal compris.
- Déjà, Hermione n'est pas une sang de bourbe. Ensuite, je lui ai seulement demandé si elle restait à Poudlard pendant les vacances.
La mine de ses amis s'était soudainement assombrie.
- Alors c'était ça…
- Comment ça ?
Anna s'était tournée vers le feu crépitant dans la cheminée.
- On nous avait raconté que tu lui avais parlé plusieurs fois, mais nous en voulions pas le croire.
- Ca pose un tel problème ?
- Les sangs purs ne trainent pas avec les sangs de bourbe.
D'abord sonné par ce qui venait de sortir de la bouche de son amie, Allen était resté interdit. Puis, reprenant son calme, il avait dit :
- Si c'est ce que vous pensez, nous n'avons rien à faire ensemble.
Et il était parti.
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Allen ouvrit un œil ensommeillé.
La première pensée qui lui vint fut : quelque chose me tire l'oreille.
Il étouffa un bâillement et se redressa.
- C'est bon Tim, je me lève.
Le golem cessa aussitôt de lui mordiller le lobe de l'oreille.
Le jeune homme se vêtit et descendit les escaliers qui menaient à la Grande Salle.
En chemin, il revit la scène qui s'était déroulée la veille.
Comment aurait-il pu se douter qu'Anna et Nils avaient une telle mentalité vis-à-vis des enfants de moldus ?
De vrais petits Serpentards.
La table du petit-déjeuner était vide.
Enfin…
Pas tout à fait.
- Bien dormi ?
La surprise passée, Allen s'installa auprès du professeur Dumbledore qui lisait la Gazette du sorcier.
- Oui.
Le mage replia son journal et aussitôt, la table se couvrit de mets délicieux.
- Ah, ils ont fini les préparations. Juste à temps on dirait.
Allen se servit, sous le regard bienveillant du directeur.
- Quelque chose me dit que tout ne se passe pas parfaitement bien.
- C'est que, commença l'exorciste les yeux rivés sur son assiette, certaines personnes m'ont…
- Déçu ?
Dumbledore soupira :
- Hélas, ces choses là arrivent de temps à autre… Il faut juste espérer que les personnes qui nous ont déçu sauront se faire pardonner.
- Ou changer d'avis…
Après un moment de silence, le sorcier reprit la parole :
- As-tu eu des nouvelles de ton ami ?
Allen mit quelques instants avant de comprendre de qui il parlait, tout en imaginant comment cette personne aurait réagi en entendant cette phrase.
- Kanda ? Non, je ne sais même pas où il se trouve.
- Tant qu'il n'est pas dans les environs, cela veut dire que Poudlard ne court aucun danger pour le moment.
Timcampy goba un chou à la crème que lui tendait son maître.
- Je ne sais même pas s'il reste des akumas. Je ne détecte rien depuis plusieurs semaines.
- Cela te manquerait-il ? demanda Dumbledore avec un soupçon d'amusement dans la voix
- Je ne sais pas, c'est juste que… Je ne me sens pas vraiment à ma place ici. Je sais que dans mon monde, mes amis se battent peut-être en ce moment et je me sens… Enfin… Je pourrai être avec eux en ce moment, les aider. Ici, il n'y a pas d'akuma, je ne sais pas à quoi je sers.
Il eut un sourire désolé.
- Je ne veux pas dire que je n'aime pas votre école mais…
- Minerva m'a pourtant dis que tu avais fait des merveilles il y a quelques semaines. Tu as sauvé une élève.
Allen ne répondit rien.
- Il se pourrait que nous n'ayons pas exactement la même conception de l'inutilité. Sur ce, je te laisse. J'ai un tas de choses à faire, totalement rébarbatif évidemment, mais néanmoins nécessaire…
- Au revoir !
Le professeur transplana.
Et Hermione, Harry et Ron arrivèrent…
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Prochain chapitre : dimanche 8 novembre
