Aujourd'hui 31 juillet 2015, joyeux anniversaire à J.K. Rowling, qui fête ses 50 ans !
Et à Harry Potter, qui lui aurait 35 ans!
Pour cela, le chapitre 10 que voilà !

Merci pour vos reviews, thanks again to Babylon Adenoide Lorina et Juliana, je ne peux vous répondre, mais le cœur y est.

Nihy


Chapitre 10 - Dépression Nerveuse

C'est seulement une demi-heure plus tard que ses deux amis arrivèrent à l'infirmerie. Ils regardèrent prudemment autour d'eux à la recherche de Madame Pomfrey.

"Ne vous inquiétez pas, elle n'est pas là et ne reviendra pas avant un moment. Elle a eu un appel urgent de St. Mangouste, elle est partie sur le champ." expliqua Harry pour calmer les nerfs de ses amis.

Ils approchèrent du lit, Hermione lui dit: "Tu as l'air mieux. Comment tu te sens ?"

"Je vais bien. Peut-être que Madame Pomfrey me laissera partir après le dîner, enfin, si jamais elle revient." répondit Harry. Mince, je n'avais pas pensé à ça. Peut-être qu'elle ne sera pas de retour à temps, je serais obligé de rester une autre nuit. Super ! C'est la punition parce que je me suis réjoui de son départ. J'étais tellement content de pouvoir parler à Ron et Hermione à propos de l'audience. Harry se sentit coupable.

"Chouette, donc tu reviens ce soir. C'était vraiment ennuyeux de dormir sans avoir à m'inquiéter que tu me lances un oreiller au visage dès que je ronfle." dit Ron gaiement.

Ok, il faut que je leur dise maintenant, pensa Harry en prenant une grande inspiration. Mais avant il devait répondre à l'éruption d'amitié de Ron, Hermione souligna, prétendant d'être choquée: "Tu ronfles ?"

"Bien-sûr que non! C'est juste l'imagination de Harry." répondit Ron en virant au rouge. Quand ils se retournèrent vers Harry, ils virent qu'il était encore plus pâle qu'auparavant. "Tout va bien Harry ? Tu veux qu'on appelle quelqu'un ?" s'inquiéta Hermione.

Harry souffla. Plus tôt je me lance plus tôt ce sera finit. "Non pas besoin d'appeler qui que ce soit. Asseyez vous et laissez moi vous dire ce que j'essayais de vous expliquer la dernière fois." On aurait dit que quelqu'un avait volé son poster préféré des Cannons de Chudley à Ron et Hermione avait un air tellement inquiet que Harry ajouta immédiatement: "Ce n'est pas si terrible, mais je ne suis pas certain de la façon dont vous allez réagir..."

"Par Merlin, cesse de nous torturer." dit Ron, toujours aussi soucieux mais impatient. Il s'assit au bord du lit et regarda Harry en attendant qu'il se lance. Hermione s'assit de l'autre côté de lui et plaça sa main sur celle de Harry. Harry prit une profonde inspiration et leur expliqua ce que Dumbledore lui avait dit. A la fin de son récit, la bouche de Ron était grande ouverte.

"Tu vas devoir vivre avec Rogue ? Cheveux gras ?" demanda-t-il, sous le choc.

"Il va vivre avec la famille Dumbledore-Rogue, Ron." le gronda Hermione, elle essaya de l'embarrasser en imitant sa réaction choquée pour qu'il arrête. Elle se tourna vers Harry, "Je pense que c'est une merveilleuse idée, Harry. Tu vas adoré vivre avec une vrai famille." Elle lui sourit chaleureusement mais elle semblait incertaine.

Ron ne serait pas Ron s'il était capable de comprendre les sous-entendus gestuels d'Hermione, donc il ne cessa pas. "Une bonne idée ? Tu as perdu la tête ? Tu ne peux pas revenir dans notre dortoir ? Mais ce n'est pas juste ! Pourquoi ils veulent pas te laisser revenir?" Il sauta hors du lit.

Hermione était furieuse. Elle jeta un coup d'oeil au visage surpris de Harry et se leva prête à rouspéter Ron. "Tu n'as rien écouté à ce que Harry nous disait la dernière fois ? Évidemment qu'ils ne vont pas le laisser revenir au dortoir ! Tu es tellement égoïste, Ron."

Harry était pris de panique. Il l'a mal pris. Il est en colère, il viendra jamais me voir dans les donjons. Je vais perdre son amitié. Harry commença à se sentir étourdi et sa respiration accéléra. Il eu la sensation que son esprit ralentissait et que ses pensées s'embrouillaient. De loin, il pouvait toujours entendre Hermione se disputer avec Ron. Il arrivait à comprendre de quoi ils parlaient, mais ce qu'il réussit à comprendre redoubla son angoisse. Ron était en train de dire quelque chose à propos de Rogue, qui était un salaud inexpressif, et que Harry n'était pas un monstre ou un psychopathe. Le mot "monstre" faisait écho dans sa tête, impossible de l'enlever. Le sentiment familier d'un sortilège relaxant se fit ressentir dans sa poitrine et dans son crane, il commença à s'apaiser. La tête de lit fut relevé et Harry pu respirer plus librement.

"C'est finit Harry, calme toi. Tout va bien." La voix calme et profonde de James pénétra l'esprit embrouillé de Harry.

Harry essaya de secoué sa tête. Non, rien ne va. Il ne veut plus de moi à présent. Des larmes roulaient sur ses joues, et sa respiration se fit saccadée. Il essaya d'arrêter les larmes. Mon dieu, c'est tellement affreux, j'ai honte, je suis monstrueux, Monstrueux. Un Monstre. un Monstre. Monstre

"Ça va, Harry. Laisse sortir. C'est seulement James et moi." Harry pu entendre la voix d'Ivy et la sentir attraper sa main. "J'ai fait sortir tes amis."

Harry éclata en sanglot. "Pas d'amis. Je suis un monstre." croassa-t-il désespérément.

James augmenta le flot de magie et dit avec douceur, "Ce n'est pas vrai, Harry. Tu as toujours tes amis et tu n'es pas monstrueux. Tout sera plus clair quand tu leurs parleras la prochaine fois."

"Non!" répliqua Harry, toujours dans le désespoir. Mais le sortilège apaisa ses sanglots, et il se calma lentement.

Ivy commença à caresser ses cheveux au moment ou James enleva sa main de son front. "Harry, tu connais Ron. Il ne pensait pas ce qu'il a dit. Je suis certaine qu'il le regrette."

Harry sentit son esprit se clarifier, et il pensait logiquement à présent. Il se mit à réaliser ce qu'il l'entourait et regarda Ivy en premier, puis James, qui était toujours en train de lancer des flots de magie dans sa poitrine.

"Mieux ?" demanda James gentiment. Il regarda Harry, et le voyant acquiescer, il enleva sa main de son torse.

Harry essuya ses larmes sur son visage avec sa main libre et sentit son cou humide. Par Merlin, j'agis comme un gamin. Il essaya également d'essuyer son cou et fut surpris de voir qu'il était entièrement sec d'un coup. Quand il regarda James, il pu voir qu'il tenait sa baguette, il venait de sécher les habits, le visage et le lit d'Harry avec un sortilège. Il ferma les yeux agacé par son propre comportement, les réouvra en disant, "Madame Pomfrey ne me libérera jamais après ça." Il sentit presque les larmes lui revenir.

"Pas d'inquiétudes, Harry. Ça n'a rien à voir avec ta sortie de l'infirmerie. Tu vas avoir des troubles émotifs comme cela pendant un certain temps. C'est totalement normal. On t'apprendra à les contrôler en thérapie. Pour l'instant, j'aimerais que tu boives cette potion pour te relaxer." James tendit le remède à Harry.

"Est ce que je vais devoir dormir encore ?" dit il en regardant la potion.

"Non, ça ne va pas t'endormir, ça empêche les idées noires de s'installer pendant un moment." expliqua patiemment James.

Harry avait confiance en lui. C'est dingue que je me sente autant en sécurité avec eux. Il y a deux jours j'avais la sensation que je ne pourrais jamais retrouver ce genre de sentiment. Il bu la potion et lui rendit la bouteille vide.

James fut content de voir qu'il s'était calmé et qu'il l'avait laissé l'aider. Il posa la potion vide sur la table de nuit et pris le pouls d'Harry à son poignet. Harry se détendit. La potion laissait ses pensées flotter sur la surface de son esprit. Aucune réflexions profondes n'étaient possible, donc il pouvait se concentrer sur le présent. Ivy continuait à tenir sa main et à caresser doucement ses cheveux. James relâcha le poignet d'Harry et il avait l'air pensif.

"Comment te sens-tu ? Tu penses que tu pourrais dîner avec nous ?" demanda James à Harry.

"Je vais bien. La potion marche très bien" dit Harry, rassuré.

"Oui, c'est plutôt bien, mais ça ne change pas le fait que tu devras parler de ça plus tard, Harry." dit il avec sérieux.

"Je sais..." répondit Harry d'un air maussade en baissant les yeux.

Ce n'était pas le moment de parler à Harry de sa réaction après la discussion avec ses amis. James et Ivy avait entendu Hermione se disputer avec Ron quand ils étaient devant l'infirmerie. Et quand ils sont entrés, ils ont entendu Ron parler de Severus et du statut mental de Harry. Je pense que le mot monstre a perdu Harry dans sa dépression et qu'il a débuté une crise de panique. analysa James. Je vais devoir parler avec Ron et Hermione après.

"On se met tous à table ou c'est mieux pour Harry de rester au lit ?" demanda Ivy à James

"Il n'est pas handicapé, Ivy. Une robe de chambre et des pantoufles et nous pourrons dîner tous ensemble à table. Qu'est ce que tu en penses, Harry ?"

C'était agréable de voir que James ne le traitait pas comme un psychotique ou un monstre. Harry hocha la tête gaiement et s'assit pendant que Ivy lui donnait un coup de main pour s'habiller.

Ils avaient à peine commencer à manger quand la porte de l'hôpital s'ouvrit et qu'Alastor Maugrey entra dans la salle. Il regarda surpris le petit groupe attablé. "Oh, Vous profitez du repas ?" il boita jusqu'à eux. "C'est bon de te revoir, James. Il semblerait que toi et ma femme aillez fait des prouesses sur le jeune Harry ici." Il posa sa main sur l'épaule de Harry et lui sourit. "Comment te sens-tu ?"

"Ca va." dit Harry, après un rapide coup d'oeil à James, il ajouta, "Du moins, maintenant, ça va."

"Des soucis ?" demanda Alastor, inquiet.

Harry soupira profondément. Avant de pouvoir en parler avec le Professeur Maugrey, avec qui il ne souhaitait pas spécialement discuter, le vieil homme dit: "C'est pas grave si tu ne veux pas en parler. Sache juste que tu pourras si tu as envie de papoter, d'accord ?"

Harry hocha la tête. Cela semblait étrange que tant de personne soient soucieuses de lui et lui propose leur aide. Peut-être aurais-je du réellement leur en parler plus tôt. Ça m'aurait épargné pas mal de problèmes.

Pour changer de sujet, Professeur Maugrey, sa main toujours sur l'épaule de Harry, questionna James, "Comment va Severus ? Tu as eu besoin de l'attacher au lit ?"

"Il va bien, Alastor. Mais je dois avouer que j'ai été obligé de le droguer un peu pour pas qu'il ne bouge. Demain il se sentira bien mieux, et je suis certain qu'il aura sa revanche." rigola James. "Pourquoi ne pas te joindre à nous?"

"Non non, je voulais juste voir Poppy. Elle est dans son bureau ?"

"Elle a été appelé à Sainte Mangouste pour une urgence." expliqua James. "Elle ne savait pas quand elle serait de retour. Tu peux rester dîner, elle arrivera peut-être bientôt."

Alastor réfléchit brièvement et dit: "Ok, juste pour une tasse de thé alors. J'ai pas faim." Il s'assit sur une chaise libre à côté d'eux.

James fit apparaître une nouvelle tasse, une assiette et des couverts. Avant qu'Alastor ne pu protester, il dit: "Ne pas manger régulièrement ne t'apporte rien de bon. Tu ne vas pas être un mauvais exemple pour Harry, n'est ce pas ?"

Alastor regarda James. Tous les arguments qu'il avait sur le fait qu'il était plus vieux que James et donc assez grand pour savoir ce qui était bon pour lui furent discrédités par la phrase de James. Sacré manipulateur de magicomage, pensa Alastor.

Harry sourit parce qu'il savait que son professeur de Défense contre les Forces du Mal avait été contré par l'argument de James. Marrant de voir l'effet que fait James aux professeurs les plus craints de Poudlard.

"Voilà, voilà, Alastor." dit gentiment Ivy en tapotant son bras. "Poppy sera tellement contente quand tu vas lui dire que tu as mangé avec nous."

"Ah non, pas toi aussi, jeune fille! J'ai changé tes couches quand tu n'étais qu'un bébé et maintenant tu crois que tu vas pouvoir me manipuler comme ce roublard de magicomage ici présent ?" grogna Alastor en montrant James du menton.

Harry faillit recracher son thé en entendant les mots d'Alastor.

"Regarde, tu mets Harry en colère en refusant de manger avec nous." dit Ivy innocemment. "Tu ne veux pas qu'il soit en colère, non ?" continua-t-elle en remplissant sa tasse de thé et en lui proposant la panière à pain.

Alastor lança un regard assassin à Ivy mais pris tout de même une tranche de pain en boudant.

Ils mangèrent ensemble en paix jusqu'à ce que Poppy revienne.