L'appel de l'innocence.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, shonen-ai, mystère et autre.
Couple : Je vous laisse la surprise.
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et Disney.
Note : Suite du gros délire avec Mikukearu basé sur une idée de… ben moi et avec son aide et ses conseils. Il s'occupe aussi de la relecture et de l'ortho :)
Note bis : Parce que je préfère le dire par respect : Il va y avoir beaucoup de spoil sur le Kingdom Hearts 2 puisque je suis cette courbe.
Chapitre 9 : Solutions en chaîne.
Axel serrait les dents. Son excuse pour réussir à pousser Sora à venir le voir venait de lui échapper. Il ne savait pas à cause de qui ou de quoi mais s'il le trouvait, il lui ferait payer. Il ne cherchait pas à voir le porteur de la Keyblade pour lui faire du mal. Pas directement en tout cas.
Il voulait pouvoir voir et/ou ressentir Roxas. La personne qu'il lui avait volé pour redevenir lui. D'un côté, il avait envie de faire souffrir Sora mais de l'autre, il se sentait tellement complet, vivant en sa présence, en la présence de Roxas qui était en lui.
Il ne lui restait plus qu'à faire tout ce qui était en son pouvoir pour récupérer cette Kairi, une nouvelle fois. Dire qu'il avait tout préparé depuis le début et que ce chien avait tout anéanti en seulement quelques secondes.
L'état de Sora ne s'était pas amélioré depuis qu'ils avaient quitté Port Royal. Il s'était efforcé de ne pas le montrer. Surtout que cette fois, ce n'était plus la même chose. Il avait la sensation que Dingo et Donald le regardaient toujours, posant sur lui un regard plein de sous-entendu.
Sora maudissait Peter Pan en son for intérieur. Comment avait-il osé dire un truc pareil en public ? Ce qui le faisait le plus honte, c'était bel et bien qu'il l'ait dit devant ses deux camarades car, pour être honnête, il ne regrettait pas ses mots et il était même prêt à les répéter à Riku.
Qu'importe que ce soit des mots plus ou moins « pervers » si ça pouvait attirer l'attention de Riku. Il n'avait pas voulu se l'avouer jusqu'à présent mais ce jour-là, il avait été jaloux de Kairi. De l'attention que son ami d'enfance lui apportait.
- Je me demande comment vont Jasmine et Aladdin. Sourit Dingo.
- Moi aussi. Et puis peut-être que Riku sera avec eux.
- Ou le Roi ! Renchérit le capitaine de la garde.
Sora s'arrêta en voyant le regard que lui lançait le canard et il rougit comme une pivoine à nouveau.
- Arrête à la fin !
- Moi, je n'ai rien dit. Fit Donald en prenant un air innocent.
- Ce que j'ai dit à Riku ce jour-là ne regarde que lui et moi. Personne d'autre ! Protesta le brun qui sentait encore que son cœur le tiraillait.
- Je n'ai rien dit. Continua le canard en se remettant à marcher.
Dingo posa sa main dans le dos de Sora et il lui sourit. Le brun répondit à son sourire et il accepta cette aide. La chaleur d'Agrabah n'était pas particulièrement bonne pour lui. Surtout qu'il faisait déjà de la fièvre.
- On va aller voir la princesse Jasmine et Aladdin… Tu pourras t'y reposer. Proposa Dingo.
- Et rêver de Riku. Lança le canard.
- Toi ! S'écria le porteur de la Keyblade avant de le courser dans les ruelles d'Agrabah.
- Ne l'épuise pas trop quand même ! Cria le capitaine de la garde.
Il se tourna en remarquant que quelque chose voletait autour de lui. Il chercha le nom de ce petit perroquet pendant une minute avant d'enfin le trouver.
- Iago. Tu es Iago, n'est-ce pas ?
- C'est exact.
- Oh… Mais où sont Donald et Sora ? Questionna le chien en regardant autour de lui.
- Viens, j'ai vu par où ils étaient partis. Incita le volatile.
Dingo le suivit en toute confiance. L'oiseau le mena jusqu'à l'endroit où étaient Sora et Donald déjà en pleine discussion avec Aladdin qu'ils venaient de croiser.
Riku sortit des ténèbres pour arriver sur le toit d'une maison, soupirant. Il n'avait pas eu facile de le retrouver cette fois-ci. Peut-être à cause de la distance ? Il ne voyait pas d'autres raisons.
Il était cependant plutôt content d'avoir enfin réussi à remettre la main sur lui. Il savait ce qui avait sévi ici et qui pouvait continuer d'y sévir sous une autre forme. Il n'aurait pas supporté de ne pas pouvoir le protéger ici.
D'un autre côté cette ville ne lui plaisait pas. C'était à cause de ce qu'il avait fait dans cette cité qu'il avait réellement commencé à sombrer dans les ténèbres au point qu'aujourd'hui, il n'était plus digne de se présenter face à lui.
Sora venait de se coucher dans la chambre que la princesse Jasmine lui avait assignée. Iago leur avait appris à la tombée de la nuit que la lampe qu'Abu avait essayé de voler était celle de Jafar. Maintenant, ils devaient attendre demain pour pouvoir aller voir le marchand qui avait déjà fermé boutique.
S'il s'était senti mal toute la journée, bien qu'il s'était montré fort joueur, il se sentait à nouveau bien depuis une grosse demi-heure. Il se couchait ainsi dans des draps chauds et soyeux avec une sorte de regain.
Il regarda le médaillon de Peter Pan qu'il avait sorti, le mit sur la table de nuit et il soupira. S'il avait su que quelqu'un entendrait ces mots… Des mots qui, pour lui, signifiait beaucoup.
Il n'arrivait pas à savoir pourquoi ça signifiait tant pour lui et ce qu'il ressentait vraiment pour Riku mais il savait qu'il avait des sentiments fort. Plus fort qu'il n'en avait jamais eu pour Kairi, d'ailleurs.
Il soupira et se tourna dans le lit. Il serra sa main sur son cœur non pas à cause d'une de ses sensations qui le dérangeait si souvent mais parce qu'il ressentait le manque. Le manque de Riku.
- Où est-ce que tu es ? Je t'ai retrouvé pour te perdre à nouveau…
Il serra un peu plus sa main avant de tirer les couvertures sur lui. Probablement pour cacher les larmes qui menaçaient de perler.
Les recherches de Merlin avançaient. Ça faisait presqu'un mois qu'il avait découvert l'étrange maladie de Sora. Il ne lui restait plus qu'à trouver une solution, quelqu'un qui pourrait aider.
Après avoir cherché ce que pouvait être cette maladie sans arrêt, ou presque, pendant trois semaines, il avait commencé à chercher après une personne qui pourrait aider. Les grands sages des mondes.
Il n'y en avait pas tellement mais tous étaient au courant des autres mondes qui existaient et avaient une grande connaissance. Chacun avait la sienne. Il était vrai que pour certains d'entre eux, elles pouvaient paraître quelque peu obsolète mais quand il s'agissait de la santé d'un être qui nous était cher, on faisait tout et n'importe quoi.
Merlin passa encore un livre en revue avant de sourire. Il se leva de la chaise devant son bureau et il se téléporta pour arriver dans la maison de Léon qui dissimula un sursaut en voyant le nuage, signe de l'arrivée de l'enchanteur, apparaître.
- Il se peut que j'ai une solution. Informa le vieil homme à peine fut-il atterrit dans le salon de l'homme.
- Pour Sora ? Questionna-t-il.
- Oui ! Je vais de ce pas rejoindre la Reine Minnie. Tic et Tac pourront informer Sora, Donald et Dingo.
- Quel est la solution ?
- Je ne sais pas… Mais Rafiki, un ami qui vit dans la Terre des Lions, lui, pourrait être au courant.
- D'accord.
Merlin lui sourit avant de disparaître à nouveau dans un nuage mais, cette fois, direction le Château Disney.
Pat suivait depuis un moment Sora et sa petite bande. Il avait réussi à être extrêmement discret et il les espionnait à présent. Récoltant plus d'informations qui ne lui seraient nécessaire.
Il allait pouvoir récupérer les bonnes grâces de Maléfique, elle qui était si déçue de lui. Il savait ainsi qu'il lui fallait la lampe de Jafar mais pour lui, hors de question de lui trouver un merveilleux trésor. La violence serait suffisante. Dans son cas, la violence était toujours la réponse.
Il leva la main pour claquer les doigts et provoquer une attaque de sans-cœur, destinée à ralentir les autres, mais il sentit son poignet être encerclé.
- À ta place, je ne ferais pas ça. Lui souffla une voix froide et inquiétante.
Pat retint difficilement un petit cri de peur et il essaya de s'enfuir. Le propriétaire de la voix lui lâcha le poignet et il put le voir tomber sur le sol. Il eut un sourire froid en le voyant se redresser et détaler comme un lapin.
Il se tourna vers la salle et remarqua que quelqu'un le regardait aussi. Si lui était capable de plonger ses yeux dans le merveilleux océan bleu qu'était les siens, l'autre n'en était pas capable.
Il était cependant figé sur place, le fixant. L'homme en noir avait la sensation d'avoir le cœur bouillant.
Sora sourit avant d'ouvrir la bouche mais avant que quoi ce soit ne put en sortir, Donald s'était tourné et hurlait :
- L'Organisation XIII !
L'homme en noir ouvrit un portail et disparu dedans alors que le brun retrouvait ses esprits. Il battit des paupières et regarda autour de lui. Donald et Dingo avaient déjà foncé vers l'endroit où, il y avait quelques secondes, se tenait cet étranger. Par contre, Aladdin, trésor en main, était à côté de lui.
- Ça ne va pas Sora ?
- J'ai cru… Non rien… Allons payer ce marchand.
Il sourit au voleur et il le regarda partir avant de fixer cet endroit où son regard avait dû croiser celui de cette étrange personne.
Pourquoi est-ce qu'il avait senti son cœur battre si vite ? Pourquoi avait-il sourit ? Pourquoi avait-il était si heureux de voir, à priori, ce membre de l'Organisation.
