Mes yeux s'ouvrent. Je suis allongée. Seul le plafond m'accompagne. Je suis dans une pièce qui me paraît sombre et je crois que je reconnais l'endroit… et les souvenirs reviennent : je suis… seule… ?
Toc toc. « C'est moi. ». une voix que je ne crois pas reconnaitre m'a atteinte, puis une silhouette entre et allume la lumière. Je crois devenir aveugle, ça doit faire une éternité que je n'ai pas vu une si forte lumière. Le flash est trop fort.
« Oh, tu es réveillée ? Tout le monde s'inquiète pour toi. Sosuke va mieux et Akira a été soigné dans le village des vampires. Il devrait revenir de sa chasse dans peu de temps. »
Je cache la source de mon aveuglement avec mon bras, en levant ma main au-dessus de mes yeux. Le visage près de moi ne me dit absolument rien.
« Qui… tu es ? arrivais-je à articuler.
-Je suis une survivante de l'attaque. Ton père, Rei, s'est occupé de moi parce que j'avais quelques connaissances en médecine. J'ai appris beaucoup de lui, j'ai survécu grâce à tout ce qu'il m'a fait apprendre et j'ai pu aider ceux qui étaient blessé. D'ailleurs, j'ai aussi soigné tes blessures.
-J'étais blessée ?
-Oui, au bras. Ça avait l'air d'une mauvaise infection, qui est apparue pendant ton coma.
-Pendant mon … coma ?
-Oui, tu es restée environ trente jours dans cet état. Au début ta vie était en danger mais ça s'est calmer.
Elle me tend un plateau contenant un verre d'eau et une assiette de purée étrange.
« Tu dois t'hydrater et manger quelque chose de consistant. J'arrivais à te faire ingérer tes nutriments et du sang… mais rien ne vaut un petit repas et à boire. Je vais en bas pour annoncer à tout le mond…
-Non ! Je vais leur annoncer moi-même, la coupais-je.
-Tu ne devrais pas… »
Je m'assois sur le bord du lit puis veux en descendre, mais un malaise me prend. La jeune fille m'aide à ne pas tomber et me remet sur le lit. Puis elle me tend à nouveau le verre d'eau et m'oblige à le boire.
C'est un peu sucré. Ça fait du bien. C'est frais.
Mon ventre gronde… j'ai faim… une faim d'humain, mais aussi une autre ''faim'' qu'un repas comme celui qu'elle m'a amené ne pourra pas combler. Ma gorge me brûle. Je mets ma main au niveau de mon cou et avale une gorgée de salive. Une vive brûlure me prend et empire. En plus, ma tête me cogne comme si quelqu'un s'amusait a frapper mon crâne avec un marteau…
Je me lève encore et réussi à avancer en m'accoudant au mur. J'attrape la porte. Je la passe à peine que j'entends des dizaines de voix différentes venant de partout, comme si je percevais les pensées de toutes les personnes environnantes et en même temps le moindre son aussi.
C'est atroce.
« Ça va ? me demande la jeune fille »
Je ne réponds pas et me dirige vers les escaliers. J'arrive à les descendre et je me tiens près de la porte d'entrée. Seulement deux pas me séparent d'elle mais je ne peux m'empêcher de regarder dans la cuisine….
C'est propre. Ils n'y sont plus. Pas une goutte de sang. Pas une trace des corps.
Elle me rejoint.
« Nous les avons enterrés dans le cimetière du village. Tu pourras aller t'y recueillir si tu en ressens le besoin.
-C'est quoi ton nom ? demandais-je presque en murmurant et sans lui donner un regard.
-Euh… Léona.
-Merci.
-Euh… De rien. »
Je sors. Le soleil est bien plus puissant que la lumière de la chambre ou dans la maison.
Et puis, je remarque que les voix et les sons que j'entendais ne sont plus là. Un immense silence s'est incrusté. Toutes les formes de corps que je perçois ont cessé leurs actions et leurs discussions.
« T-Tsuda ? s'exclame une voix masculine que je crois reconnaitre. Tu es réveillée ? Depuis quand ? Tu vas bien ?
-Hm… je crois. »
Il s'approche quand je le vois bien distinctement et mon cœur bondit.
Ses cheveux mi-courts noirs d'encre. Ses yeux de la couleur des profondeurs océaniques. Tout son corps et sa présence me font me sentir mieux, et en même temps je me sens gênée et légèrement agacée d'être près de lui, sans savoir pourquoi. Il m'apaise et en même temps m'énerve…
« S…Sosuke ? fais-je abasourdie. »
Il est tout près et me prend dans ses bras.
« Que ?
-Je me suis tellement inquiété quand j'ai repris mes esprits. On m'a dit que tu ne te réveillais pas. En plus, Léona nous a déconseillé de te rendre visite pendant ton inconscience.
-Ah… ?
-Tu vas bien ?
-J'ai… soif, hésitai-je en me doutant de sa réaction. »
Il se sépare de moi et me demande pardon.
« Léona ne t'as pas…
-Si, elle m'a fait boire un verre d'eau sucré… mais ce n'est pas ce que mon corps réclame. »
Il reste muet et à l'air dégouté.
« Tsuda ! intervient une autre voix masculine qui vient vers nous.
-Akira ! répondis-je immédiatement.
-Depuis quand es-tu…
-Quelques minutes seulement.
-Ça va ? Tu as besoin de quelque chose ?
-Hm… j'ai… besoin de… boire, dis-je tout bas.
-Oh ! Je crois qu'il y a ce qu'il faut dans la cave de Ren. Personne du village y a touché, évidemment. »
Je ne peux pas m'empêcher de l'observer.
Il va bien. Son bras n'est plus blessé et il a retrouvé le sourire si délicieux qui m'a soutenu jusqu'à ma disparition. Ses cheveux ont quelque peu poussé et sont aussi roux que son pelage de loup, sa peau a toujours ce teint légèrement mat. Ses yeux ont toujours cette couleur exquise bleu ciel pointé de sang. Ses vêtements détiennent encore cette même classe que le premier jour où on s'est rencontrés. Il est toujours aussi gentleman, malgré tout ce qu'il s'est passé. C'est cette présence-là qui me rassure et m'apaise sans un arrière-goût de malaise.
Il m'accompagne dans le sous-sol et se dirige jusqu'au frigidaire au fond de la pièce froide et relativement sombre. Une odeur m'attire et en même temps me repousse. Le garçon sort un sachet de sang, O+, l'un des meilleurs.
Je l'ouvre et met le coin du sachet à ma bouche pour pouvoir boire ce liquide écarlate qui nous sert de repas. Mais j'en avale juste une ou deux gorgée et je me sens mal, ma tête me cogne et j'ai l'impression de m'écrouler. Des dizaines d'images sanglantes défilent devant mes yeux, je revois le village en sang et mes parents blessé, couchés au sol dans la cuisine de leur maison, un des corps est gravement blessé et l'autre n'a même plus sa tête. Des flaques d'hémoglobines sont dispersées partout et l'odeur abonde tout autour de moi.
Je distingue près de moi la voix du rouquin qui me demande si je me sens bien. Je lui dis que je ne peux pas boire ça, que ça me donne la nausée rien qu'à l'odeur et que je me sens défaillir. Il me fait m'assoir et va chercher Léona.
Quelques minutes plus tard, je n'ai pas encore retrouvé tous mes esprits, j'ai eu un moment d'absence, j'ai dû m'évanouir à cause de la puanteur de sang. Je sens qu'on me déplace et qu'on m'adosse au mur. Quelqu'un remonte la manche de mon bras gauche et une aiguille se plante dans mon bras. Des milliers de picotements me prennent, j'ai l'impression qu'on m'injecte un liquide qui m'électrocute, comme si j'avais touché un câble qui ne fallait pas. Est-ce Léona qui fait des analyses ? Ou m'implante-t-elle quelque chose ?
« Qu'est-ce que tu fais ? articulais-je doucement.
-J'ai fait une prise de sang pour des analyses. Ainsi, je saurai si toutes tes fonctions sont normales. Les résultats seront visibles d'ici une ou deux heures. Je vous les amènerais en main propre.
-Merci, dit Akira.
-De rien. Ceci dit, reprend-elle, un repas ''humain'' te fera le plus grand bien. »
J'hoche la tête. De toute façon je ne compte pas reprendre du sang si c'est pour revoir toutes ces images ! Je préfère m'en passer et prendre de la nourriture juste humaine, au risque que ma gorge me brûle tout le temps.
« Ah oui ! Tu devrais monter dans ta chambre te reposer, Akira peut te préparer ton déjeuner, c'est un véritable cordon bleu ! »
Le garçon rit. Il est tellement étincelant ! J'avais oublié ce sentiment de bien-être quand il est près de moi… A quel point je me sens rassurée auprès de lui aussi… Je me sens… bien.
Après le départ de Léona, on entend quelqu'un dévaler les escaliers… dangereusement, et il fonce vers le rouquin !
« Toi ! s'exclame-t-il. A n'importe quel moment tu cherches à l'avoir pour toi !
-Du calme, dis-je en essayant de me lever. »
C'est Sosuke. Il est menaçant, et sérieux. J'ai l'impression qu'il veut déchiqueter Akira, qui reste silencieux et ne bouge pas.
« Tu l'a amené ici dans quel but ? Tu voulais encore l'amadouer ?!
-Hola, doucement, okay ? Je ne fais qu'essayer de prendre soin d'elle, se défend-il.
-Ahah ! c'est la meilleure ! Prendre soin d'elle alors que c'est ta faute si elle est dans cet état !?
-Tu rigoles là ? pouffe le rouquin. Il me semble que c'est moi qui l'ai soutenu quand tu tentais, en vain, de devenir l'alpha, non ? Si t'avais été présent le jour où Ils l'ont emmené, peut-être que t'aurais ton mot à dire, et peut-être que le village n'aurait pas été dévasté, tu ne crois pas ? »
Un fracas… Sosuke a frappé Akira et l'a envoyé à l'autre bout de la pièce, contre le mur. Je sursaute parce que ma vue est encore floue. Le roux se relève et s'apprête à attaquer le premier mais j'interviens en leur criant d'arrêter, avec ma voix d'alpha, qui les oblige de se stopper.
« Si vous voulez vous battre… respectez au moins ma maison et ma présence ! Allez dehors ! Sortez d'ici ! Et ne revenez pas me voir avant de vous être calmé, et que vous ayez fait la paix ! Ce n'est la faute de personne ce qui est arrivé. Alors cessez vos enfantillages ! »
Ils se calment un peu. Akira reste sur place alors que le brun s'approche pour m'aider à me relever. Mais je le repousse en répétant que je ne voulais pas les revoir avant qu'ils n'aient réfléchi, et tant qu'ils n'arrêteront pas de se battre pour n'importe quoi. Alors ils sortent, et je me retrouve seule, à nouveau.
Je me décide à bouger. Je me lève et arrive avec un peu de mal à l'escalier. Je réussis à monter les marches en me tenant à la rampe, et, en haut de l'escalier, je passe sous le porche de la cuisine pour me faire réchauffer un plat préparé. Je mets ensuite le plat chaud dans une assiette pour qu'il refroidisse un peu puis je m'assoie à la petite table du coin. Je me sers un verre d'eau et je commence à peine à me détendre pour manger que j'entends frapper à l'entrée…
Je vais donc à la porte et ouvre, pour découvrir un homme à la peau très pâle, aux cheveux noirs et mi-long, possédant des yeux bleus-océans pointés d'un petit quelque chose de différent, comme du sang…
« Sosu…
-Non, c'est Ketsu, me coupe-t-il.
-Ah désolée, je t'ai… confondu, marmonnai-je étonnée.
-Ouai… normal…
-Ah ? Pourquoi c'est normal ?
-Hum… mon village natal, c'est ici. Là où vit ma famille, c'est dans ce village… ou du moins c'était ici qu'ils vivaient. Ma maison est toujours ici, mais personne n'habite l'intérieur.
-Ah… »
Quelqu'un approche, et un visage presque similaire apparaît… c'est Sosuke ?! Je suis… interloquée par leur ressemblance !
« Que faites-vous ? T'es qui ? demande-t-il au vampire qui détourne le visage pour ne pas que le loup le distingue.
-Je repasserai plus tard, dit Ketsu. »
Puis il s'en va en quelques secondes. L'autre garçon reste planté là, devant ma porte, bouche bée.
Et moi… je viens de faire le rapprochement : Ketsu et Sosuke doivent être des frères jumeaux pour se ressembler autant ! Il n'y a que la couleur de la peau plus pâle du vampire et ses cheveux un peu plus longs qui les distingue, et la pointe de sang dans le regard qui différencie les deux garçons !
« Sosuke-kun, tu devrais laisser pousser un peu tes cheveux : tu serais bien plus charmant, lui dis-je un sourire aux lèvres puis je ferme la porte. »
Je m'installe à nouveau dans la cuisine et mange le plat, qui est maintenant à la bonne température. Je bois le verre d'eau et vais m'installer devant la télévision du salon. Je me sens un peu fatiguée…
Je me réveille, assez brutalement, sans raison apparente. Et l'instant d'après, je perçois la présence de quelqu'un derrière le canapé, là où mon père rangeait ses livres de médecine… une bibliothèque, véritable puit de connaissance pour les intéressés de médecine en tout genre. Je me retourne. Il y a quelqu'un qui fouille dans celle-ci, comme à la recherche de quelque chose qu'elle ne devrait pas (oui, c'est une femme… ou plutôt une adolescente). Je me lève et décide donc de l'interrompre.
« Jusqu'à maintenant, c'est ma maison, et ce qui est ici m'appartient à présent. Alors je te prierai de ne pas rentrer sans ma permission, en particulier si c'est pour fouiller dans les affaires de mon père ! dis-je calmement mais fermement. »
La jeune fille sursaute. Elle se retourne, et c'est face à Léona que je me retrouve.
« Ah, excuse-moi. J'ai toqué à la porte mais personne ne m'a répondu, du coup je suis entrée. J'ai vu que tu te reposais, je ne voulais pas te réveiller…
-Alors, tu en as simplement profiter pour fouiller dans la bibliothèque de mon père ?
-Oui, j'avais besoin d'un des livres de Ren-sensei… Je me suis permise de…
-Ça va… j'accepte cette fois. Mais que je ne te revois pas dans cette maison ! Je ne le ferai pas deux fois, d'accord ? Je refuse ce genre de choses !
-Désolée. »
Elle prend un livre sans prêter attention au titre, courbe l'échine et sort.
J'ai eu des doutes sur elle dès que je l'ai vue, mais je ne pensais pas qu'elle les confirmerait aussi rapidement. Il ne faut pas lui faire confiance ! A faire ça, c'est comme si elle me criait qu'il y a quelque chose qui cloche…
Et pourtant, tous les habitants actuels du village lui accordent aveuglément leur confiance et lui disent tout. Ils lui accordent tout, puisqu'elle se dit douée en médecine… Cette situation… c'est avouer nos secrets et inviter l'ennemi alors qu'on est dans une position fragile !
Je vais vers la bibliothèque et regarde les titres des livres qui sont sortis…. Mon regard s'arrête sur deux titres : ''L'art du mensonge'' et ''Comment injecter du poison lent par prises de sang ?''.
Que veut-elle bon sang ?! Que nous cache-t-elle ? Qu'attend-elle de nous en restant dans notre village ? Et surtout… Pour qui travaille-t-elle ?
Je vais attendre avant de parler de mes suspicions aux garçons… il faut que je sois sûre de ce que j'avancerai quand j'en parlerais, que mes soupçons soient réels et fondés. Elle va certainement commettre d'autres erreurs. En attendant, je vais aller voir pour contacter un médecin en lequel j'aurai confiance au village vampire.
Je range les livres et garde celui du poison avec moi. Je monte ensuite à ma chambre pour prendre quelques affaires, au cas où j'en ai besoin, et dépose le livre à l'intérieur d'un sac à dos, puis j'ajoute quelques vêtements.
En sortant je pense à fermer la porte à clé, si à mon retour c'est débarrer, je La questionnerai…
Je préviens une ou deux personnes de mon départ vers les montagnes, et que je reviendrai dans quelques jours. Je croise Akira et le mets au courant.
Je commence enfin à courir, et ça me fait du bien, mais quand je veux me transformer, je ressens comme un blocage…
Environ une vingtaine de minutes plus tard, j'arrive à l'entrée du village des vampires. C'est le garde blond de Shin, Matheus, qui m'accueille. Il n'a pas l'air content de me voir ici…
« Pourquoi vous revenez là ?
-J'ai besoin de parler à un médecin digne de confiance.
-Ah ? Pourtant le demi-loup m'a dit qu'il y avait une jeune fille médecin…
-Oui, mais justement… j'ai certains doutes à propos de cette fille. Je ne la connais pas mais elle prend un peu trop de liberté au village.
-Hm, fait-il pensif. D'accord je t'accompagne. Je t'amène au médecin de notre Prince, c'est le meilleur de notre clan.
-Je n'en doute pas. »
Il fait signe à deux hommes de prendre sa relève de garde. Puis nous entrons dans le couloir menant au centre du village.
Peut-être vais-je croiser Shin ? J'espère en tout cas, ne pas croiser sa peste de petite sœur !
« Vous paraissez fatiguée, de quand date votre réveil ? me demande le blond en m'observant légèrement.
-Seulement quelques heures…
-Oh, je vois. Vous avez été endormie assez longtemps, reprend-il après un moment de silence. Que s'est-il passé ?
-Tu es trop curieux pour un garde, dis-je un peu sèchement en évitant sa question.
-Pardonnez-moi. »
Un nouveau silence s'installe et nous entrons alors dans le bâtiment royal, là où résident la fratrie, bien qu'il n'y ait que Naname et Shin maintenant.
Les couloirs sont toujours aussi froids que lors de mon dernier séjour, et tout aussi sombres malgré la blancheur des murs.
Au bout du couloir, je crois reconnaitre le couloir pour se rendre au bureau appartement du Prince. Nous arrivons face à une grande porte à laquelle le garde frappe trois fois. Derrière celle-ci nous entendons une voix de jeune fille qui fuse et attaque une autre voix plus mature et masculine… que je crois me souvenir.
« Prince-sama, Tsuda-sama est ici. »
Là, une interruption des voix. Je m'approche de Matheus et lui demande pourquoi il m'amène ici au lieu de m'emmener directement au médecin, et il me donne comme réponse qu'il lui faut l'accord de son 'supérieur'. J'ai quelques doutes mais pas de choix.
La porte s'ouvre. Un homme aux cheveux argentés apparaît. Il est neutre, sans sourire, il me donne même l'impression de s'être durci et d'être encore plus froid qu'auparavant… et aussi glacial que les murs du couloir ! Il fait signe au garde de disposer et celui-ci s'exécute sans riposter. Il me dit ensuite d'entrer. Mon regard croise les yeux de la cadette à qui appartenait la voix de jeune fille.
Un profond silence s'installe et me rend assez mal à l'aise…
