Eva reprit lentement connaissance alors que la drogue quitté son organisme. Seule sa conscience semblait être éveillée, elle se battait pour se réveiller, reprendre le contrôle, mais la jeune Marquée n'arrivait pas à se rappeler pourquoi. Aucun de ses sens ne semblaient vouloir fonctionner, mais son esprit était encore trop embrumé pour s'en rendre compte. Elle n'avait aucune notion du temps, une minute pouvait en fait être une heure, mais ça n'ont plus elle ne s'en rendait pas compte. La seule chose dont elle avait conscience, c'était son esprit qui se battait pour reprendre le contrôle. Eva n'était pas encore assez réveillée pour ressentir des émotions, et encore moi pour former une pensée, alors elle n'y porta pas attention.
Le premier sens qui lui revint fut l'ouïe. Il lui semblait entendre des bruits, mais aucun qu'elle n'arrivait à analyser. Puis ce fut le toucher, alors qu'elle était à nouveau consciente d'avoir un corps. Il lui semblait sentir une surface dure et froide sous ce dernier. Elle n'arrivait pas à ouvrir ses yeux, n'y à bouger d'ailleurs, elle ne se rappelait pas comment et n'essaya même pas de se rappeler. À quoi cela lui servirait ?
Eva serait bien repartit dans un doux état d'inconscience, mais son esprit se battait toujours, ce qui provoqua une première émotion chez elle : énervement. Elle la sentait se répendre dans son esprit, ravageant les dernière barrières que la drogue avait érigé dans son esprit. Ses yeux s'entrouvrirent finalement. Cela ne lui suffisait pas pour voir, alors elle les força à s'ouvrir, utilisant cette nouvelle émotion. Aucune lumière ne l'accueillit, rien ne l'éblouit au point de l'obliger à fermer les yeux. Eva ouvrit grand les yeux et forma finalement sa première pensée : où-est-ce-que je suis ?
Elle resta dans cette position pendant ce qui lui semblait un bout de temps, réapprenant à cligner des yeux et à sentir l'air entrer et sortir de ses poumons. Elle commença à bouger ses yeux – n'étant toujours pas sûre de pouvoir contrôler son corps – et observa ce qui l'entouré. Des murs et un plafond d'une couleure sombre, peut-être fait de roche. Sa deuxième pensée se forma alors qu'elle ne pouvait pas répondre à la première : Comment je suis arrivée ici ?
Le flot de ses pensées reprit brutalement une allure normale. La partie de son cerveau qui gardait tous ses souvenirs semblait s'être réactivé alors qu'ils s'écrasaient contre son esprit, lui rappelant tout ce qui s'était passé. Ses émotions se transformèrent en une tornade, arrachant toutes les pensées logiques qu'elle avait pu avoir jusque là – donc pas beaucoup... Une seule néanmoins était plus présente que les autres : la colère, la rage qu'elle ressentait pour Lek et ce qu'il avait osé lui faire.
Tout cela la fit oublier de respirer normalement et elle avala sa salive de travers. Je savais que j'avais oublié quelque chose ! Pensa-t-elle alors qu'elle crachait ses poumons. Son dos s'arca, et elle se coucha sur le côté pour éviter de s'étouffer encore plus. Ses toussotements s'arrêtèrent rapidement et elle pu à nouveau observer l'endroit où elle se trouvait. Elle se mit difficilement à quatres pattes. Ses yeux allaient comme trop vite pour son cerveau, lui donnant l'horrible impression d'être soûle. Eva détestait être soûle. Elle plissa les yeux et regarda autour d'elle, et les murs et plafond fait de pierre rencontrèrent à nouveau son regard. Elle fronça les sourcils quand elle vit néanmoins de la lumière dans la pièce. Où la source de lumière alors ?
Elle regarda sur sa gauche, et sur le côté droit du mur se trouvait une ouverture, une porte fait de barreaux verticaux. Sans même avoir à se lever elle savit qu'elle était enfermée. La peur commença à monter lentement en elle. Et cela n'arrangea rien quand elle se rendit compte que Kay et Roks n'étaient pas avec elles. Elle devait sortir d'ici.
Eva se leva maladroitement, n'ayant pas totalement reprit le contrôle de son corps. Elle s'écrasa contre les barreaux de métal, s'accrochant à eux pour éviter de tomber. Ils étaient rouillés sous ses doigts, pourtant elle avait beau tiré, ils ne lâchaient pas. Elle les secoua, poussa, tira à nouveau, utilisa sa nouvelle force, mais rien n'y faisait, ils ne bougeaient pas d'un centimètre. La jeune fille poussa un cri de frustration et donna un coup de pied dans la porte. Sans qu'elle ne puisse l'empêcher des larmes se formèrent dans ses yeux. Sa respiration se fit irrégulière. Qu'est-ce-que je fais là ? Pourquoi suis-je là ? Ces questions étaient dans son esprit depuis des mois. La peur lui tordait les entrailles. Elle n'était pas censée être là. Elle n'était pas censée être dans ce monde, dans cette prison, et encore moins dans cette situation. C'est vrai ça ! Pourquoi cela devrait être moi ? Des dizaines d'autres personnes auraient pu tomber sur ce foutu œuf ! Pourquoi fallait-il que ce soit elle ? Pourquoi elle ?!
Eva se passa les mains dans les cheveux, tirant dessus. N'y pense pas maintenant. Il faut que tu trouves un moyen de sortir. Elle tenta de réfléchir, mais elle n'arrivait pas à penser logiquement. La seule chose qui lui venait à l'esprit était qu'il fallait qu'elle trouve Kay et Roks. Mais je n'arriverais jamais à les retrouver sans sortir d'ici ! Puis elle la vit. La serrure sur la porte, peut-être qu'elle arriverait à la crocheter ou à la briser. Mais avec quoi ? La dague, pensa-t-elle de suite. Celle que Roks lui avait offert. Elle toucha son avant bras gauche, là où elle se trouvait normalement, mais ne réussit qu'à attraper de l'air. Ce n'est que maintenant qu'elle se rendit compte que ses protections avaient disparus, ainsi que la dague à l'intérieur, tout comme son épée et sa veste. Elle poussa un nouveau cri de frustration et se jeta à nouveau sur la porte. Mais elle n'eut pas plus de chance à l'ouvrir qu'il y a quelques minutes, ce qui ne l'arrêta pas pour autant.
- Putain ! Cria-t-elle en lâchant brusquement la porte.
Peu importait à qu'elle point elle essayait, la porte ne bougeait pas. Eva s'asseya au fond de la cellule, dans le coin le plus sombre, entourant ses genoux de ses bras et enfouissant son visage à l'intérieur. La peur lui déchiquetait le ventre, et elle ne savait pas quoi faire pour l'arrêter. Elle était toute seule. Elle se savait pas où elle était. Elle ne savait pas pourquoi elle était là. Elle ne savait pas où était Lek. Elle ne savait pas où était Kay ou Roks. Et elle ne savait pas quoi faire pour se sortir de cette situation. Et en plus ! En plus, je n'ai aucun Skittles pour me récomforter ! Pensa-t-elle alors qu'elle vu qu'elle n'avait pas non plus son sac. Mission mon cul. Comment est-ce-que je pourrais protèger des dragons si je ne peux même pas me protèger moi-même ? Kay... Les larmes qu'elle retenait depuis plusieurs minutes coulèrent finalement.
Elle ne savait pas pendant combien de temps elle resta dans cette position, le désespoir s'infiltrant lentement dans son cœur. Mais un bruit attira son attention. Il venait de dehors, non loin de sa cellule. Eva n'avait eu qu'un bref regard de ce qu'il y avait dehors. D'autres cellules vides lui faisaient face, elles semblaient se trouver sur chaque côté d'un long couloir. Des torches illuminaient ce dernier, lui procurant un peu de lumière dans sa cellule.
Eva leva les yeux quand elle entendit à nouveau le bruit. Ça ressemblait à une respiration qui se faisait de plus en forte. Elle crut que quelqu'un se rapprochait, mais élimina rapidement cette idée quand elle se rendit compte que le son semblait venir de seulement quelques mètres de sa cellule. Y avait-il un garde qu'elle n'avait pas remarqué ? Lentement elle se leva, et se rapprocha des barreaux. Elle n'était qu'à mi-chemin quand la respiration se transforma en toussotements. Peut-être que la personne avait des problèmes pour respirer ?
- Merde..., dit finalement la voix.
Eva s'arrêta net, le choc devait se voir sur son visage. Elle connaissait cette voix.
- Roks ? Murmura-t-elle.
Ses yeux s'écarquillèrent, puis le soulagement remplaça le désespoir dans sa poitrine. Elle se précipita aux barreaux, se collant contre eux et essayant de voir à travers.
- Roks ! Cria-t-elle. Roks, est-ce-que c'est toi ?!
Son espoir monta en flèche quand elle entendit la voix de son amie lui répondre.
- Tu peux pas la fermer ?! J'ai une foutue migraine..., finit-t-elle en grognant.
Eva n'avait jamais était aussi contente qu'elle lui cri dessus ! Mais cette joie disparut rapidement et la peur reprit place, quand elle se rendit compte de la gravité des conséquences de la présence de Roks. La jeune fille inspira, la peur au ventre.
- Où est Kay ? Demanda-t-elle doucement.
La rouquine ne lui répondit pas directement. La terreur s'installa quand elle se rendit compte qu'elle ne lui répondait pas du tout. Roks avait dit qu'elle avait une migraine, on avait sûrement dû la frapper à la tête. Et si elle avait une commotion ?!
Ou alors elle ne répondait pas parce qu'il était arrivé quelque chose de grave à Kay... Eva ne savait pas lequel était pire.
- Roks ? Où est Kay ? Demanda-t-elle à nouveau plus fort cette fois.
Elle attendit seulement quelques secondes avant que la rouquine lui réponde.
- Je ne sais pas.
Eva ferma les yeux, posant son front contre les barreaux, alors que l'information faisait son chemin dans son cerveau. Elle tenta de contrôler les vagues de peur et de crainte qui traversaient son corps. Au moins maintenant elle savait où était Roks, même si ce n'était pas forcément une bonne chose sachant qu'elle était dans la même situation qu'elle. Avant qu'elle n'ait pu l'empêcher, la question avait franchi ses lèvres.
- Où est-ce-que tu es, Roks ?
- Dans la cellule à côté, débile.
Eva remarqua la respiration irrégulière de son amie et le fait qu'elle ne l'avait toujours pas entendu bouger.
- Est-ce-que ça va ?
À nouveau, le silence fut la seule chose qui lui répondit. Au début Eva pensa qu'elle avait peut-être perdu connaissance, mais elle retint un grognement quand elle se rendit compte qu'elle se demandait probablement si elle devait lui dire la vérité ou mentir. Elle sembla choisir la première option.
- Non, dit-elle simplement.
La jeune fille attendit la suite, mais Roks ne sembla pas vouloir la donner. Elle allait lui demandait qu'est-ce-qui n'allait pas, mais elle ne voulait pas la brusquer au risque qu'elle refuse de lui dire.
- Qu'est-ce-qui s'est passé ? Finit-elle par demander.
À nouveau elle dû attendre plusieurs secondes avant que la rouquine se décide à lui répondre.
- J'étais sur la plage avec Kay, commença-t-elle prenant son temps pour prendre de grandes respirations entres certains mots. Elle était en train de dormir...je ne faisait pas attention... quand Anya m'a surpris et frappé à la tête... j'ai réussi à me relever et à me battre... mais elle m'a eu à la cuisse puis m'a assommée..., finit-elle.
Eva pouvait entendre la douleur et la peur dans sa voix, et la seule chose qu'elle avait envie de faire c'était d'aller la voir et de la réconforter, de lui dire que tout allait bien se passer, même si elle savait très bien que ce n'était pas vrai.
- Eve, j'ai mal, et je ne sais pas quoi faire..., gémit-elle.
Eva, qui avait toujours son front contre les barreaux, ouvrit les yeux, essayant de retenir les larmes qui menaçaient à nouveau de couler. La dernière fois qu'elle avait vu Roks comme ça, c'était lorsqu'elles étaient allé confronter Markus. Elle prit une grande inspiration, essayant de trouver le courage de lui mentir.
- Je sais, mais ça va aller, je te le promet. Je vais tout arranger, dit-elle.
- Okay, répondit doucement Roks.
La jeune Marquée ne savait pas si elle la croyait, mais elle savait qu'elle devait rester calme. Roks n'était manifestement pas en état de penser rationnelment – et le fait de s'être fait frapper deux foix à la tête y était sûrement pour quelque chose – c'était donc à elle de trouver le moyen de sortir de ce foutu endroit. Le seul problème étant qu'elle ne savait pas comment. Peut-être qu'avec un peu plus de temps elle aurait pu trouver, mais Roks était dans la cellule d'à côté, probablement en train de se vider de son sang, et Kay... elle ne savait même pas si elle était toujours en vie. Eva baissa ses yeux vers la marque sur son avant bras droit. Elle brillait toujours. C'était bon signe, non ?
XXX
Harold ouvrit difficilement les yeux. Il s'attendait à se trouver dans son lit, mais la chose sur laquelle il était couché était beaucoup trop incofortable pour l'être. Il se leva lentement en se frottant les yeux, essayant désespéramment de se débarrasser du sommeil qui ne voulait pas les quitter. Il regarda autour de lui, et vit qu'il s'était endormi dans la forge. Devant lui sur la table se trouver la nouvelle armature de l'aileron de Krokmou, il l'avait fini tard la veille au soir, sachant qu'il ne pourrait pas dormir sinon.
Il s'étira, et se dirigea vers la sortie, laissant le nouvel aileron sur la table. Il fallait qu'il aille chercher Krokmou pour le lui faire essayer.
La première chose qu'il remarqua lorsqu'il mit le pied dehors fut l'agitation dans le village. Tout le monde se dirigeait vers le port, descendant les structures en bois qui menaient à ce dernier. Il fronça les sourcils, et se dirigea vers la falaise la plus proche. Il baissa les yeux et vit presque tous les Berkiens sous ses pieds, sur les docks, leurs yeux tournés vers l'horizons. Il leva les yeux, s'attendant à une attaque des Traîtres, à une horde de dragons sauvages, mais il ne vit qu'un seul bateau. Un bateau qui lui semblait familier. Le jeune dragonnier fronça les sourcils. Qu'est-ce-que Johann faisait ici si tôt après l'Hiver ?
Il allait se diriger vers les docks à son tour, quand il entendit un ronronnement derrière lui. Un sourire sur le visage, il se retourna vers Krokmou.
- Alors mon grand, bien dormis ? Demanda-t-il quand il vit que le sommeil ne l'avait pas non plus totalement quitté.
Le dragon ronronna encore plus fort, et se frotta contre son cavalier demandant des caresses. Ce dernier se mit à lui gratter la tête, faisant attention à ne pas lui toucher la gorge. Il fallait que son dragon soit au moins en état de voler s'il voulait avoir une chance de savoir ce qui se passe.
- Il faut qu'on aille voir ce qui se passe Krokmou, dit Harold.
Le Furie, entendant le sérieux dans la voix de son cavalier, ne protesta pas et le laissa monter sur son dos. Une fois qu'il sentit qu'il était bien positionné et avait le pied dans la pédale, il ouvrit grand les ailes et prit son envole. Les deux amis volèrent directement vers les docks, atterissant tout au bout, à côté de Stoïck.
- Ah, fils ! Je me demandais quand tu allais te montrer, dit-il avec sa voix puissante qui en ferait trembler plusieurs.
Harold regarda autour de lui, mais ne vit aucun des autres dragonniers.
- Est-ce-que tu as reçu des nouvelles de Johann disant qu'il viendrait plus tôt ? Il demanda à son père.
- Non, sinon j'aurais prévenu tout le village, répondit-il.
La cavalier fronça les sourcils. C'était étrange. Il ne voyait pas ce qui aurait pu obliger le négociant à changer son tour habituel des îles du Nord. Peut-être que quelque chose de grave était arrivé. Il dû se retenir de monter sur son dragon, de décoller et d'aller directement voir le négociant sur son bateau pour savoir ce qu'il se passait. De plus, ça n'aurait pas était vraiment nécessaire, le vent était puissant ce jour-là, et Johann ne mit pas beaucoup de temps à atteindre les berges de Beurk. Une planche fut rapidement lancée du bateau, permettant au négociant de les rejoindre sur le dock. De suite le jeune dragonnier se précipita vers Johann.
- Johann, qu'est-ce-qui se passe ? Demanda-t-il rapidement avant même que son père ait pu parler.
Le négociant semblait inquiet, et bien qu'il était facilement effrayer, il ne changerait jamais son tour des îles si ce n'était pas important.
- Monsieur Harold ! Dit-il précipitamment alors qu'une nouvelle émotion apparaissait dans son regard, de la honte. J'ai fait aussi vite que je pouvais, mais il faut que vous me compreniez ! Elle était déterminée, je n'ai pas pu l'arrêter !
Harold fronça les sourcils. Est-ce-qu'il s'était cogné la tête ? Ce qu'il ne disait ne faisait aucun sens !
- Johann, calme-toi voyons, dit Stoïck alors qu'il donnait au négociant une tape dans le dos qu'il pensait sûrement réconfortante mais qui ne réussit qu'à l'envoyer au sol.
- Raconte-nous ce qui s'est passé, demanda Harold alors qu'il l'empêchait de tomber au sol sous la force de la tape.
Johann prit une grande inspiration.
- Une jeune fille accompagnée de son amie et de jumeaux que j'avais déjà aidé à traversé la Mer du Nord sont venu me voir il y a quelques jours. Il m'ont demandé de les amener sur une île dangereuse par laquelle je ne passe pas d'habitude, de peur de me faire voler ou pire tuer. Je l'ai prévenu pourtant ! Je lui ais dis que cette île était dangereuse et qu'elles ne devraient pas y mettre les pieds elle et son amie, je lui ais parlé de vous, mais elle ne m'a pas écouté, elle m'a dit qu'elle savait ce qu'elle faisait, alors je l'ai cru ! Il faut que vous me pardonniez Monsieur Harold !
Le jeune cavalier fronça encore plus les sourcils. Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de grave, la jeune fille disait qu'elle savait ce qu'elle faisait, non ? Et puis ce n'est pas comme si elle y était allé toute seule.
- Johann, calme-toi, ce n'est pas grave..-
Le négociant le coupa.
- Vous ne comprenez pas ! L'île, à laquelle je les ais emmené, c'est celle des Parenvrilles, finit-il en baissant les yeux.
Harold sentit son sang se glaçait. La Tribu des Parenvrilles était dirigée par Dagur, son "frère" comme ce dernier aimait bien l'appeler. Il était un taré qui ne voulait qu'une chose, c'est mettre la main sur Krokmou, son Furie Nocturne. Au mieux, la jeune fille et ses amis travaillaient pour Dagur, et Harold et ses amis devraient donc les surveiller de très prés. Au pire, ils ne savaient pas du tout où ils mettaient les pieds, et allaient probablement se faire tuer, ou pire... Et vu la honte que le jeune dragonnier avait vu dans les yeux de négociant, c'était probablement le deuxième option.
Il se tourna vers son père, ce dernier aillant pensait la même chose que son fils.
- On doit aller les chercher, dit-il ne laissant à personne la chance d'argumenter.
Heureusement, personne ne le fit.
- Monsieur Harold ? Demanda une petite voix à qui personne ne fit attention.
- Je suis d'accord avec toi, fils, répondit son père.
- Il faut que j'aille prévenir les autres cavaliers. Nous partirons le plus tôt possible, dit Harold alors que Krokmou grogna pour montrer qu'il était du même avis.
- Monsieur Harold ?
- Non, fils. Je ne te laisserais pas partir avec seulement quelques dragons pour attaquer toute l'île des Parenvrilles ! Nous ne connaissons même pas l'île ! Qui sait à quoi ressemble leurs défenses ?
- Monsieur Harold ?
- Papa, on ne peut pas se permettre de perdre autant de temps ! Qui nous dit qu'ils ne sont pas en train de les tuer en ce moment ?!
- Monsieur Harold ?
- Quoi ?!
- Quoi ?!
Le père et le fils avaient crié en même temps, se tournant brusquement vers le négociant. Ce dernier se recroquevilla sur lui-même sous le poids de leur regard. Il prit ensuite une inspiration comme pour se donner du courage.
- La jeune fille, Evie j'ai entendu un des jumeaux l'appeler, elle a en sa possession un dragon. Un Furie Nocturne pour être exacte, dit-il regardant la réaction d'Harold.
Ce dernier mis plusieurs secondes à comprendre ce que Johann venait de lui dire, mais lorsqu'il le fit il écarquilla les yeux, puis se tourna brusquement vers Krokmou. Ce dernier le regardait avec des yeux tout aussi grand, aillant également comprit la signification de ce que le négociant venait de dire. Les deux pensèrent ensuite la même chose : ils devaient partir, de suite.
Salut ! ça fait un bout de temps que j'ai pas posté un chapitre, je suis désolée ! En plus ce chapitre est plutôt court, il était censé être deux fois plus long, mais finalement j'ai préféré rajouté la scène avec Harold et Krokmou, je trouve que ça fait beaucoup plus de sens avec les chapitres suivants et ça fait un peu avancer l'histoire =D
En tout cas j'espère que ça vous a plu !
Bris'Lames : J'avais hâte qu'Eva commence à se battre comme une vraie guerrière et je suis contente que ça te plaise aussi =) Malheureusement pas de Kay pour ce chapitre, ça m'a un peu manqué de ne pas l'écrire =/ Mais elle réapparaîtra dans le prochain chapitre =) quand à la suite, j'espère que tu n'as pas peur du sang, les choses vont devenir un peu plus compliquées pour Eve et Roks...
P.S. : Est-ce-que quelqu'un aimerait voir un couple Harold/Eva ? L'idée m'ait venu un soir et depuis elle ne m'a quitté. Je les ais toujours imaginé très proches dans cette histoire et je voulais savoir si ça intéressé quelqu'un de les voir en tant que couple plutôt qu'en tant qu'amis. Mais je vous préviens je n'ai jamais encore écris de relation amoureuse pour l'instant alors je ne sais pas encore à quoi ça pourrait ressembler dans cette histoire.
