Chapitre 9

Nous venions de quitter les Beors et devant nous s'étalait à perte de vue des plaines sans la moindre trace de vie, humaine ou animal.

-Bien, nous n'avons plus qu'à traverser ces plaines avant d'arriver au Du Weldenvarden, dit Arya qui me boudait toujours.

-Attends, répliqua Brom, il n'y a pas un seul animal ici! Comment Loukiana va se nourrir?

-Elle n'a qu'à se débrouiller toute seule, répondit-elle d'un ton sans réplique, ce n'est pas mon problème!

-Combien de temps peut-tu tenir sans chasser?, me demanda Orik.

-Une semaine maximum. Je pourrais tenir plus longtemps, mais vous seriez en danger.

-Comment faire? Il nous reste plus de deux semaines de voyage, marmonait Brom.

-Arya, aides-nous!, cria Eragon.

Rien à faire, elle restait enfermé dans son mutisme. Une idée me vint alors à l'esprit. Le problème était qu'elle n'avait pas confiance en Valentin car il pourrait trahir les elfes. Mais s'il ne peut plus les trahir, il n'y aura plus de problème.

Valentin!

-Lou...Loukiana? Où es-tu?

-Dans ton esprit. Ecoutes, j'ai une idée pour que Arya ne doute plus de toi. Tu vas répéter ces mots devant elle.

Il s'avança, se plaça devant la princesse et posa un genou à terre.

-Qu'est ce qu'il fait lui, là, lança cette dernière sur un ton méprisant.

Moi, Valentin, je prête serment...

-Moi, Valentin, je prête serment...

... à Arya, la princesse des elfes.

- ... à Arya, la princesse des elfes.

Je jure de ne jamais dévoiler ...

-Je jure de ne jamais dévoiler ...

... la moindre information ...

-... la moindre information ...

... concernant les elfes, les Vardens ou les nains.

-... concernant les elfes, les Vardens ou les nains.

Il avait parler en ancien langage, ce qui veut qu'il ne peut pas revenir sur son serment. Arya nous regardait sucessivement. Elle stopa son regard sur moi.

-Pourquoi as-tu fais cela?

Elle a compris que j'avais dictée les mots à Valentin. Il n'a pas pu apprendre l'ancien langage en si peu de temps après la sortie de son coma. Je lui expliquai le pourquoi de comment.

-Tu ne me parle plus parce que Valentin, un humain nous accompagne dans ta forêt, et que tu n'as pas confiance en lui. Tu as peur qu'il nous trahisse. Hors s'il te prête serment en ancien langage, il ne peut plus, donc : problème réglé.

-C'est bien beau tou cela, mais ça ne nous aides pas pour Loukiana, fit remarquer Murtagh.

On regardait Arya, elle nous observait.

-Bon d'accord. Je ne peux que vous aider et oublier ces derniers jours après ce que tu viens de faire. Approche Loukiana.

Je me plaçai devant elle. Elle posa ses mains sur mes tempes et des images défilèrent devant mes yeux, suivit d'une phrase en langage elfique. Voilà ce qu'elle dit :

Je suis envoyée par Arya , princesse de cette forêt. Je dois attendre son arrivée ici.

Arya enleva une bague de son index et me la donna.

-En te téléportant et avec les informations que je t'ai données, tu devrais arrivée non loin de Ceris . Il y a toujours des gardes aux frontières, lorsqu'ils te repèreront, s'ils te repèrent, tu leur répèteras ces mots en montrant cette bague. Il s'agit du seau royal, tu ne devrais donc pas avoir d'ennuis. Sauf si tu mords l'un d'eux, HI HI, dit elle en riant.

-Merci, Arya. Je suis heureuse que l'on soit réconciliée.

-Moi aussi Loukiana, moi aussi. Aller, vas, on te rejoins dans deux semaines.

Je me téléportai et suivai l'itinéraire de mon amie. Je voyai déjà la lisière de la forêt. Je me demandais si les barrières magiques allaient me bloquer. Je fermai les yeux et attendais, mais rien ne se passa. Je rouvrai les yeux. Des centaines d'arbres défilaient sous mes pieds. J'ai atteins ma destination : Ceris, ou plutôt une clairière proche de Ceris. Je décidai d'attendre ici que le reste du groupe arrive. Sauf que je n'ai pas eu le temps de prononcer mes sorts que les sentinelles de la ville m'avaient déjà repérées. Elles avançaient dans la clairière, vers moi. Un elfe, leur chef visiblement me questionna.

-Qui ête-vous étrangère? Vous n'avez pas le droit d'être ici. De plus la signature énergétique de vôtre esprit n'est pas celle d'un humain ni celle d'un ombre. Hors vous ressemblez à une humaine. Donc vous allez nous suivre sans faire d'histoire, nous allons vous fouillez et vous reconduire à la lisière.

Elles m'emmenèrent à leur poste de garde et sortirent toutes sauf la seul femme de la garnison par respect. La femme me fouilla entièrement, elle ne tenta pas de pénétrer mon esprit car elle devait penser que je m'était égarée ou alors je lui faisait trop peur. Elle failli aller dire aux autres que c'était OK, lorsqu'elle vit le seau royal autour de mon cou:

-Où avez-vous eu cette bague, c'est celle de la princesse. Nous ne l'avons pas vu depuis plus d'un an. Savez-vous où elle est? Vous l'avez enlevée? Elle a parlée et vous venez nous tuer? Elle est morte? Alerte! Alerte!

Les autres sentinelles déboulèrent dans la seconde.

-Qui a t-il?, questionna le chef.

-Arrêtez-la! Elle a tuée la princesse!

-Attendez...

Elles ne me laissèrent pas l'occasion de m'expliquer. Elles me baillonèrent et me ligotèrent. J'aurais pu les vaincre facilement mais je ne voulais pas les blesser, ni m'attirer plus d'ennuis. Elles m'enfermèrent dans une cellule sans fenêtre. Je ne leur dis pas que je pourrais m'échapper de n'importe laquelle de leur prison, sinon, elles auraient essayés; et je dis bien essayés de me tuer. Elles partirent durant un quart d'heure ou peut-être une demi-heure et revinrent avec un autre elfe. A son allure et ses vêtements, j'en déduisis qu'il dirigeait cette citée. Le chef des sentinelles me pointa du doigs. Quelle impolitesse! Et dire qu'on l'appelle le beau peuple.

-C'est elle! C'est elle que l'ont a attrapés avec la bague de la princesse!

-Bien, bonjours jeune demoiselle. Je suis le gouverneur de cette ville. Dites-moi, pourquoi possédez-vous la bague portant le seau royal de la princesse Arya?

Malgré sa politesse et sa bonne humeur apparente, je pouvais lire dans ses yeux de la peur. La peur liée à ma condition de vampire. Je fais fuire tous les être vivants que je croise. Même les plantes partiraient si elles pouvaient.

-Gouverneur, répondis-je malgré tout, je suis contente que vous soyez venus car je vais pouvoir délivrer mon message, vos sentinelles m'en ayant empêchée.

-Quel message?

-Celui-ci: Je suis envoyée par Arya , princesse de cette forêt. Je dois attendre son arrivée ici.

-De l'ancien langage!, s'étonna le gouverneur qui ne s'attendait pas à ce qu'une humaine le parle, Vous connaissez la princesse? Elle est vivante? Que faites-vous ici? Il faut immédiatement prévenir Islanzadí-Dröttning que sa fille est vivante!

-Ce ne sera pas la peine, Arya Dröttingu arrivera dans deux semaines et après nous nous rendrons directement à Ellesméra.

-Elle vous a également donnée l'emplacement de toutes nos villes!, s'exclama t-il.

-Pas excatement, répondis-je, mais pourrions en parler dans un endrois plus approprié?

-Oui, bien sur!

Il me conduisit dans son bureau. En traversant la ville, chaque elfe que je croisais me toisait avec haine et mépris et s'en allait rapidement. On entra dans son palais, puis dans son bureau. Après qu'il eu fermé la porte, je me retournai et tendis la main vers celle-ci. Je prononcais ensuite "Que cette pièce soit à l'abris des oreilles indiscrètes. " Personne ne pourrait nous entendre, cependant:

-Monsieur le gouverneur, avant quoi que ce soit de plus, j'aimerais que vous me prometié que rien de ce qui sera dit entre nous ne sorte de ces murs.

-Je promet de ne rien divulguer sur ce que vous aller me raconter ici, dans cette pièce.

-Merci. Par quoi voulez-vous commencer?

-Qui êtes-vous?

-Je m'apelle Loukiana. Je suis un vampire, une buveuse de sang immortelle tant par le temps que par la chaire (ou presque, je me souviens encore de mon bras cassé). Je ne me nourris que de sang animal, ne vous inquiété pas. Je viens d'un autre monde la magie est différente. Un de mes ami et moi-même avons été téléportés en Alagaësia, nous ne savons pas pourquoi.

A cette déclaration, l'elfe devint vert, puis livide. Déjà qu'il n'était pas à l'aise au début.

-Que faites-vous ici?

-Eh bien, nous étions en route pour le Du Weldenvarden lorsque nous sommes arrivés devant les grandes plaines. Il n'y avait pas d'animaux, donc je n'aurais pas pu me nourrir. La princesse Arya m'a alors indiquée l'emplacement de Ceris afin que je m'y rende et que je les attendent.

-La princesse est donc vivante.

-Oui.

-Hors mis vous et Arya, qui d'autre vous accopagne?

-Il y a Brom, Orik le nain, Valentin l'ami dont je vous ai parlée, et aussi Eragon tueur d'Ombre et Saphira sa dragonne. Murtagh et son dragon Thorn voyagent également avec nous.

-Murtagh, le fils de Morzan?

-Oui, mais pas de problème, il a prêté serment en ancien langage à Nasuada, la nouvelle chef des Vardens. A contre-coeur, mais il l'a fait.

-Bien, tout à l'heure, vous avez parlée d'Ellesméra, comment connaissez vous cette ville?

-Dans le monde où je vivais avant, l'Histoire de l'Alagaësia est écrite dans un livre que j'ai lu. Mais ma mémoire humaine s'efface peu à peu et je ne m'en souviens que par flash. De plus, ma présence ici à alteré le cours des évènements, je ne peux donc plus me fiéer au livre.

-Je n'ai plus de question. Cependant, comment m'assurer que vous m'avez dis la vérité?

-Je jure que tout ce que je viens de dire est la vérité et rien que la vérité.

-Je vous remercie, vous pouvez attendre ici l'arrivée de vos compagnons au revoir.

Il était soulagé que notre entretient soir finit, il ne prenait même pas la peine de cacher sa joie. Ce qui me blessa profondément. Et comme toute mes autres blessures, je la masquai derrière un sourire faux et l'enterrai dans les tréfonds de mon âme.

-Au revoir.

Je retournai dans la clairière en prenant soin d'éviter les elfes et leurs regards. Je m'installai de façon à pouvoir attendre mes amis jusqu'à leur arrivés ici. En attendant je fis le point, sur mes émotions et mes sentiments. Personne, non personne ne me comprenait, j'étais seul au monde, Arya et les autres ne pouvaient pas savoir ce que je ressentais. Valentin me comprenait quand j'était humaine, mais ce n'est plus le cas. Retenant ma colère et ma tristesse, je descendis de l'arbre ou j'étais perchée et allai chasser. Une fois calmée, je remontai dans l'arbre.

Arya et les autres arrivèrent près de trois semaines après ma conversation avec le gouverneur; J'avais été avertie par une des sentinelles, qui n'était aboslument pas ravie de cette mission, vu qu'ils étaient directement entrés dans la citée. Le chef de la ville les logaient dans son palais. La sentinelles me conseilla d'aller les rejoindre avant de me quitter presque en courant. Une fois dans le palais, je dus interroger un elfe pour savoir où était leurs chambres. Il me répondit après m'avoir supplier de ne pas le manger qu'elles se trouvaient au fond de l'aile droite.

Je mis rendis et entrai après avoir frappé à la porte. Après s'être salué, je leurs demandais avec un sourire forcé pourquoi ils étaient arrivés en retard. Il me coutait de leur cacher mon chagrin, mais je ne pouvais leur exprimer mes sentiments.

-Nous avons subis une tempête, expliqua Eragon, après avoir étés attaqués par des Urgals qui n'avaient pas participés à la bataille de Farthen Dur, donc qui ne savaient pas que la paix avait été instauré entre nos peuples.

-Je vois, vous avez dûs vous arrêter pour acheter des chevaux à Hedarth afin de remplacer ceux qui ont étés tués par les Urgals et la tempête vous a tellement rallentis que vous n'avanciés plus. Ais-je raison ?, devinais-je.

-Exactement, dit Eragon.

Arya décida d'intervenir:

-Le gouverneur nous a dit que nous pouvions partir pour Ellesméra quand nous voulions.

-C'est parfait, dis-je, quand voulez vous partir?

-Le temps que nous, ainsi que les chevaux puissions nous reposer et se sera bon. Disons donc, après demain, répondit-Arya.

-Pas de problèmes, c'est d'accord. Reposez-vous bien, la rencontre avec la Reine risque de ne pas être une partie de plaisir.

Je pensais cela surtout pour moi. Si jamais la Reine décidait de me faire exécuter en apprenant mon état. Que ferais-je? Arya appréhende également cette rencontre, mais elle, elle ne risque pas de ce faire exécuter. Une fois de plus, je ne montrai pas mes inquiétudes.

-Loukiana, continua Arya, tu devrais rester cachée, le temps que nous sommes ici. Le gouverneur et les habitants de Ceris n'apprécient guère ta présense.

Cette remarque me fit l'effet d'un coup de poignard dans le coeur.

-Oui... oui pas de problème.

-J'ai une question, commença Eragon, l'autre jours avant que tu ne partes, quand Valentin à prêté serment, il a dit "Arya, la princesse des elfes". Plus tard Arya nous a expliqué que tu lui avait dictée mot pour mot tout le serment. Je ne comprend pas, Arya est une princesse?

Oups! La boulette, ils n'étaient pas au courant pour Arya. Cela ne fera qu'envenimer notre relation déjà banqual, je ne voulais pas perdre leur amitié. Mais, n'est ce pas hypocrite que de conserver une amitié quand on leur cache tout ce que l'on ressent? Brom disait que les elfes taisent ce qui leur est le plus important. Je dois surement avoir du sang elfe dans ce cas. Les conversations que j'ai ne sont pratiquement que des banalités ou des sujets qui ne me concerne pas émotionellement. Je jetais déséspérément un regard vers Arya. Je ne savais pas quoi dire. Elle décida de répondre d'elle même, non sans me lancer un regard emplit de colère.

-C'est la vérité, je suis la princesse des elfes. Je ne voulais pas vous le dire car j'ai fuguée et pris le Yawë sans l'accord de ma mère. Même Ajihad n'était pas au courant, seul Brom l'était et il m'avait juré en ancien langage de ne pas le dire.

Cette révélation les fit tomber à la renverse à l'exception de Brom.

Je me sentais horriblement mal, j'avais déjà perdue l'amitié d'Arya, je l'ai regagnée avec peine. Je pense qu'elle ne me fera plus jamais confiance. Je serais encore plus seul si cela est possible. Mon séjour à Ellesméra que j'attendais avec impassience s'annonce des plus mal, voir de l'enfer. J'espère qu'Oromis-elda acceptera de me prendre pour élève afin de noyer mes émotions dans les études. Je ne supporterais pas le regard des elfes, s'il refuse, je m'exilerais au fond de la forêt jusqu'à ce que la formation d'Eragon et de Murtagh soit finis. Les elfes sont la race qui doit surement le plus me détester, ils sont si proche de la nature, mon régime ne leur convient pas et ils ne m'aiment pas. Les nains et les humains sont plus tolérant car ils mangent de la viande. Mais comment vais-je faire pour ne pas devenir folle?