Hellooooooooooo tout le monde !
Ravie de vous revoir après tout ce temps ! Ca fait du bien !
Eh on se calme un peu dans le public ... je sais je suis en retard ! Mais je fais ce que je peux avec ce que j'ai !
Et je vous préviens déjà que les délais vont être dur à raccourci alors habituez vous ! Comment ça je suis sadique ! Moi ? Allons allons ... je n'oserais pas voyons ;-p.
Bref, cessons les imbécilités ...
J'hésitais vraiment sur la manière dont le faire ce chapitre là ! ( comme bcp de mes chapitres d'ailleurs ...) Mais j'espère qu'il va vous plaire ... n'hésitez surtout pas à me dire si vous avez une idée, une suggestion, ou même un conseil si niveau rédaction c'est pas ce que vous voulez !
Sur ce, je vous souhaite bonne lecture !
Bizouuuuuuuuxxxx
Eternity

réponses aux reviews :
Onarluca : Je crois que c'est rapé pour le très vite ... LOL. Mais bon, on fait comme on peut ! Je suis contente de te retrouver cette année encore. ;-)

Takoma : Tu auras attendu même plus d'un mois ... je suis dsl dsl dsl dsl dsl dsl dsl vraiment dsl dsl dsl dsl ...hum, bon voilà je m'excuse à plat ventre pour mon sadisme débordant mais je n'ais vraiment pas eu le temps et l'esprit pour m'y remettre donc ... En tout cas, pour la voix et Féa, tu va devoir attendre encore un peu. On va en conaître plus dans environ ... deux chapitres ! Pas le prochainc mais celui d'après si tout va bien ! Alors en attendant, je te laisse celui là ! ;-p en espérant qu'il te plaise ! Bye

Sojiro : ...( toute rouge )...T'as vraiment le chic toi ! Ralala ... LOL. Au fait, superbes tes dessins ! Ta fic aussi en passant mais c'est une autre histoire ! Bon, comme tu le vois, je n'ais pas réussi à raccourcir le temps de parution ... mais ya cette satanée histoire avec le tatouage ... je m'en arrache les cheveux ... Pffff ! Dur la vie d'auteur ! LOL. J'espère que ce qhapitre va te plaire ! Bizoux

Zagan : le très vite n'a hélas pas été respecté ... je m'en excuse mais ... c mm pas de ma fauteeee ! LOL. Mais j'espère que le chapitre qui suis compensera l'attente. Je dois avouer que les flashs-back mélangés du chpitre précédés m'ont moi-même un peu embrouillé mais c'était un rajout à mon idée originale donc ça a un peu été fait à l'arrache. LOL. J'essaye de laisser le max de suspense possible parce que tout va arriver d'un coup dans un ou deux chapitres ! LOL. alors je profite de pouvoir jouer ma sadique ! J'espère que tu va aimé tout autant ce chapitre là ! Bye

Greg : Commencons par le début ... déjà merci bcp pour ton mail. Tes idées sont vraiment pas mal , je pense m'en servir mais hélas pas de l'intégralité dans ce sens là car ça rentrerais pas dans le cadre original que je me suis fixé. Pour Féa eh bien ... disons ... qu'elle a sa part à jouer mais pas encore ! ;-p. Dis moi vite ce que tu penses de ce chapitre là ! Bizoux !

Hisoka : T'es vraiment mais alors vraiment tombé dans la mauvaise période ... LOL. Toute mes condoléances ! Et le pire c'est que ça ne semble pas tout à fait prêt ) se finir ... je me bat avec mes idées à longueur de temps alors c'est un sacré bazar en plus du manque de temps. Pour Féa, tu verra bien ... mais on a pas finis d'entendre parler d'elle ! Et pis on arrête de menacer l'auteur SVP ! Non mais oh ... c'est quoi cette vie ! LOL. Mais ça fait plaisir de voir que tu t'es attaché à ma tite Féa. J'ai eu du mal à la faire celle-là. Pour Hadès, ce chapitre va te répondre mais ... pas entièrement ... d'autre chose doivent encore arriver avant tout ! Alors bonne lecture et n'hésite pas à me dire ce que t'en pense ! Bye

miss-nymphadora : autant pour moi, je prend de plus en plus de retard ! Mais j'espère que ce chapitre vaut l'attente !

bastien : Mon dieu ... on me menace ! De toute façon, si t'arrête de lire tu pourras pas savoir si je l'ais vraiment tué ou pas ... niak niak ! Mais en tout cas, je te préviens déjà qu'elle n'est pas parti rejoindre Harry ! Domage d'ailleurs, j'avais même pas pensé à cette solution ! LOL. Mais je pense que tu seras pas déçu ... Lis et tu verras ! Bye

Thealie : voilà la suite ... bon je sais, j'ai mis du temps ! Mais il est là non ? Bon ok jme tais ! LOL

Epayss : Enfin quelqu'un de compréhensif ... Je te bénis ...je m'agenouille devant ta clémence ... Moui bon, je me calme aussi un peu ! LOL. Mais il est vrai que je publie de moins en moins souvent mais je fais ce que je peux. Pour la chose qui parle à Harry ... le mystère s'éclaicit peu à peu mais il reste encore des chapitres avant d'avoir une réponse nette ... ;-p.J'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédent ! Bye !

kobe23 : bon alors ... je commence par quoi moi ! LOL. Je suis vraiment contente de voir que ma fic te plait mais quant à Féa ... l'avenir vous le dira ... LOL. merci pour toute tes reviews. Bizou

Loyalbus : Ma fic ... dure à écrire ... pas le moins du monde ! Je suis juste en train de m'arracher les cheveux pour avoir de l'inspiration, me brûler les yeux sur l'écran tellement j'y passe du temps et me cramer les neurones à changer constamment l'ordre des choses et les évènements ! LOL. Je reconnais qu'elle est quand même un peu dure à écrire par moment mais j'adore ça ! Mais j'ai tendance à faire du yoyo, un chapiptre sur deux Harry va être d'un telle humeur et le chapitre d'Harry il sera de l'autre ... un peu comme moi. LOL. Au fait, je peux te poser une chtite question ... qu'est ce que tu as imaginé à propos de la disparition ? Tel que tu le dis je pense que tu es sur la bonne voie mais ... sait-on jamais ! LOL
Au fait, dsl pour toi mais dans ma fic, même si il n'est pas un méchant pour autant, Dumbledore n'a pas le meilleur des rôles ... LOL. C'était même pas prévu au début ! Bye

Lyls : ... Veuillez excusez ce léger contretemps mais l'auteur vient de se barrer en courant ... en hurlant qu'elle tenait à tous ces morceaux !
( l'autrice est ramenée de force devant son écran et tape les mains tremblantes ... ) Saluuuuu... ! Comment ça va bien ? Ils sont jolis tes joujous ! Eh enlève ce couteau de sous mon nez ... LOL . Bref, j'arrête mon délire ici ! Bon je sais je sais ... je suis encore plus en retard ! J'espère seulement que ce chapitre va me rattraper et me permettre de rester en vie encore quelques temps. LOL. Ou alors fais ça très vite paske j'ai DS de physik mardi ! MDR. A part ça, je crois hélas que tu doives attendre quelques temps avant d'en savoir plus qur ce qui s'est passé avec Féa ... D'ici là ... LOL. Bizou !

geobabault : merci bcp pour tes complimentsça fait vraiment plaisir mais il est vrai que ça tombe un peu dans le morbide ... et ça a d'ailleur pas finit de tomber ... ce chapitre là est pire ! Mais comme tu le dis c'est la guerre ! Même si ça va un peu s'améliorer dans quelques chapitres. Au fait, si tu n'aimes pas que Harry se dispute contre ses amis évite ce chapitre ! C'est le summum ! Mais rassure toi ... dans une véritable amitié, tout n'est que temporaire ! Bye

simoi : Je vais finir par me prendre pour juliette ! LOL. On en est pas là, mais en attendant, je te remercie vraiment pour tes encouragements et j'espère que ce chapitre ne te décevra pas ! ;-p. Bonne lecture au poète en herbe ! Bizou

Angelofdead : J'espère que Harry sera assez morbide pour toi dans ce chapitre. LOL. Quand à la magie noire, c'est chaque chose en son temps ... il ne peux pas acquérir tout en une seule fois ! Et pis c'est mieux quand il le fait sur quelqu'un ... du style ... Malfoy ! niak niak !

Sur ce, en espérant que ce chapitre vous satisfera, bonne lecture !
Bizoux !


Chapitre 10 : Quand la solitude reprend ses droits ... rien ne va plus !

Novembre ... triste et mort mois de Novembre emportant avec lui les derniers vestiges d'un été heureux ...
Mes yeux se perdent dans l'immensité verte de la fôret interdite ... sondant ses mystères impénétrables aux yeux humains ...
Mais je suis là ...
Moi Harry Potter, je suis là !
Mais est ce vraiment moi cette carcasse vide de toute vie, de toute joie, ... privé de son coeur ... de sa raison de vivre !
- Harry ?
Je tourne mon regard vide vers mes amis qui s'approchent lentement, la flamme de l'inquiétude ne quittant plus leurs yeux.
- Harry, tu viens ?
Un blanc s'installe ... je dévisage Hermione d'un oeil morne ...
- Où ça ?
- Mais en cours ...
- Non !
- Harry ! Tu ne peux pas sécher, tu dois venir, tu ...
- Je ne dois rien ! A personne !
Ma meilleure amie reste scotchée sur place.
- Mais mais ...
Je me lève et me dirige tout de même vers le château, sans autre but que de fuir une aide étouffante, une amitié qui me fait peur à présent que je perd ceux que j'aime un à un.
Mes pas glissent dans le couloir. Je ne remarque même plus les regards apeurés des élèves qui se poussent devant moi. Je suis seul au milieu du couloir à ruminer de nouveau mes sombres pensées ...
Peur ... C'est la peur que je sens dans les coeurs de mes camarades ...
Ils ont peur de moi ...
Risible !
- Ce ne sont que des idiots ...
- Peutêtre est ce moi l'idiot !
- Ta réaction n'est peutêtre pas celle que tes professeurs appelleraient une réaction responsable et raisonnée mais elle est normale ... Ils ne savent pas ! Ils ne peuvent pas comprendre !
- Eux aussi ont perdus des êtres chers ...
- Harry ... tu n'as pas perdu un être cher ... tu as perdu beaucoup beaucoup plus que ça !
- Merci de me le rappeller !
- Je n'ais pas besoin de te le rappeller, tu y penses tout le temps ! Pas une seconde ne passe sans que ton coeur recherche le sien ... et ça sera ainsi tout au long de ton éternité ...
- T'as de ces expressions ! Mon éternité ! Jsuis pas increvable non plus ...
-
Tout viendra en temps et en heure ...
- D'ici là, j'espère m'être habitué à tes mystères ...
Un léger rire me répond avant de s'éteindre lentement dans ma tête.
Je parviens enfin à l'aile du château la moins fréquentée ... mon aile ... Je pénètre dans le couloir sombre sans même faire attention à ce qui m'entoure. Peut m'importe aujourd'hui ce qui arrivera ...
Je pousse la lourde porte de bois et m'avance au centre de la salle. Je reste là ... dans ma solitude et ma douleur ... pendant longtemps ...
Disparue ... Elle a disparue ...
Dans sa dernière lettre, Smilie m'a dit que les policiers pensent à un enlèvement car la porte arrière donnant sur le jardin à été trouvée ouverte lorsque Mr et Mme DeBeaujoir sont rentrés au matin.
Mais par qui ? Pour quoi ?
Je repense aux hommes de son enfance ... peutêtre l'ont-ils retrouvée ...
Mais je ne peux rien ici ... je ne sais rien ...
Je vis dans un climat de peur et d'angoisse, un climat lourd et pesant pour mes sens exarcerbés par l'entraînement intensif auquel je me suis livré pour oublier ...
Tout ça à cause d'un éclat dans ma force magique un peu trop fort qui les a impressionné exagéremment ...
- Fais moi rire ! Un peu trop fort ? Je te rappelle que tu as failli démolir Poudlard ce soir là !

Flash-Back

Je coure ... encore ... toujours ... je veux fuir ce destin qui me poursuit de sa haine ... s'en prenant à ceux que j'aime ...
J'ai perdu Sirius et maintenant ... elle !
Je ne veux ... je ne peux pas y croire ...
Mes pas résonnent en écho dans le couloir endormi ... mes larmes me brouillent la vue ...
J'entend à peine lorsque Rogue m'interpelle à un croisement ...
J'arrive dehors ...
Je glisse dans l'étendue d'herbe verte devant moi ...
Les étoiles sont là, témoins de ma peine ...
Je tombe à genoux là, au milieu du parc, seul dans la nuit ...
Et je hurle, je hurle, et je hurle encore jusqu'à en faire éclater mes cordes vocales ...
Je laisse la tristesse couler, envahir mon corps, pénétrer mon âme, refroidir mon coeur ...
Jusqu'à ce que finalement, elle laisse sa place à la colère ...
Colère contre tout ... moi, qui n'ais pas été là ... eux, qui ne comprennent rien ... le Destin ... mon Destin !
Mon poings se crispent ... je les serre jusqu'au sang ... mon ongles pénètrent dans ma peau ...
Je ressens cette montée de fureur qui entraîne les barrières de mon corps avec elle ...
La terre se met à trembler sous moi ...
J'entend des vitres se briser ...
Des cris ... au loin ...
Mon esprit toujours fixé sur le vide qui m'envahit n'entend rien ...
Et la terre vibre de plus en plus fort ...
- Harry !
Je cligne des yeux ... une fois ... deux fois ...
- Harry ... calme toi !
- Je suis seul ...
Les larmes commencent à couler alors que cette fatalité me pénètre.
- Ma lumière m'a quitté ... Je suis seul !
Et c'est alors que je me suis senti m'effondrer et que le néant m'a envahit.

Fin du Flash-Back

Il n'y avait personne à mon chevet lorsque je me suis réveillé cette fois-ci ...
Seul ...
J'ai appris depuis que la montée en flêche de ma puissance magique à fait voler en éclats toutes les fenêtres de l'école, et s'effondrer de nombreux murs. Il n'y a eu aucun blessé et tout à été facilement reconstruit mais ... la rumeur s'est vite propagée qu'on m'a retrouvé inconscient au lieu même d'où tout est parti ... Les conclusions ont vite été faites dans les esprits des habitants du vieux château !
Ron et Hermione ont tentés de venir me voir à l'Infirmerie mais Dumbledore leur leur a interdit formellement. Je me demande bien ce qui peut ce passer dans le cerveau de mon directeur. Rien de bien beau pour mon équilibre, je le sens bien !
J'ai retrouvé mes meilleurs amis après quelques jours de repos ... sans sommeil ...
Malgré leurs sourires engageants et leurs paroles rassurantes, je sentais bien une certaine réticence de leur part. Surtout, qu'il faut bien l'avouer, je ne devais pas être beau à voir ... le visage pâle, les yeux rouges et cernés ...
Ils sont restés à mes côtés quand même ... mes amis ...
Je ne les mérite pas ... ils vont souffrir ...
Je soupire profondément et me laisse glisser sur le sol. Je suis perdu, je ne sais plus comment penser ... quoi faire ...
- Tu dois vivre !
- A quoi bon ?
- Tu ne sais pas ce qui s'est vraiment passé ! Sûrement est-elle quelquepart, dans l'impossibilité de te prévenir ...
- Tu n'y crois même pas toi non plus alors ...
Je laisse mon esprit vagabonder ... Je me rappelle de son rire, de ses yeux, de ses mains, de son corps que j'ai appris à découvrir ... Je me souviens de ses larmes, de sa douleur quand elle me parlait de son passé ... Tout me revient, comme un film ... Je revois son amour qu'elle ne cessait de me répéter dans ses lettres ...
Lettre ?
Je me redresse sur mon séant, un souvenir perçant à travers le brouillard de mon esprit ...
La lettre qu'elle m'a envoyée alors que j'étais à l'infirmerie après avoir fait ma ... malencontreuse rencontre dans la Fôret. Elle disait être inquiète ... elle disait sentir quelquechose ... Serait ce possible qu'elle est senti le danger venir ... serait ce possible que ...
Non ! J'aurais du savoir ... j'aurais du la protéger ...
Je frappe violemment le sol de mes poings sous la douleur lancinante que propage la honte en moi ... je n'ai pas compris ... je n'ais pas su tenir ma promesse ...
- Quelle promesse as tu faite petit homme ! Celle de te battre !
- Je m'étais juré que je la protègerais jusqu'au bout ... et j'ai failli ... j'ai failli la seule mission sur laquelle reposait tout ce en quoi je croyais pour vivre !
- Tu ne pouvais pas savoir !
- J'aurais du rester là-bas ... avec elle pour la protéger.
- Elle t'avait dit de revenir ... elle savait que ton destin se jouait ici pas avec elle pour le moment !
- Mon destin ! Putain de destin de mes ... mon destin, mon futur, c'est elle !
Un blanc s'installe après ma brusque colère contre mon nouvel ami, dont j'ignore toujours tout soit dit en passant.
- Je sais !
Deux mots ... un lien ... une compréhension ...
Il sait !
Il comprend !
- Que vais-je faire maintenant à ton avis ?
- Reprendre ta vie entre tes mains !
- Pour en faire quoi !
- Rappelles-toi petit homme ! Les paroles d'une femme sont souvent emplies de sagesse !

Flash-Back

- J'ai pas envie de partir !
- Harry, je t'en pris ! Ce n'est pas comme si tu avais le choix !
- Si, j'ai qu'à louper le train et l'affaire est réglée ...
Je sens ma petite-amie rire alors qu'elle repose, tranquillement appuyée contre moi.
- Et rester le reste de l'année chez les Dursley ?
Je me tend et esquisse une moue de dégoût qui amplifie le fou rire d'Orphéa.
- Vas y moques toi ! Beark ! Je crois que si survivrais pas si ça se produisait !
- De toute façon, moi, je ne te laisserais pas faire ça !
- Même pas drôle ! Je préfère être avec toi !
J'enfouis mon nez dans son cou alors que je termine ma phrase d'une voix boudeuse de gamin gâté qui n'a pas eu son jouet.
- Et tes amis ? Et tes cours ?
- Et toi ?
- Cesse de revenir ainsi à moi ! Je reste là à t'attendre de toute façon ! De plus, tu m'as promis de te battre pour les gens que tu aimais et qui te faisaient confiance !
- Trop de choses reposent sur moi, Féa, j'en peux plus !
Sa douce main vient s'égarer dans la fôret de mes cheveux en bataille.
- Je sais mon chéri. Mais la confiance est une chose, comme l'amour, qu'on ne doit pas trahir ! Et pour ceux qui sont morts pour la même cause que celle pour laquelle tu te bats, tu te dois de mener ce combat jusqu'à sa fin.
- Mais je ne suis qu'un ado ... un ado prisonnier d'une prophétie qui fait sois-disant de lui un superpuissant sorcier !
- Moi je te connais Harry ! Et je sais que tu en est capable ! Tes yeux reflètent le courage, la détermination, la puissance ... tu es capable de tout si tu y crois Harry ! Ne laisse pas Voldemort faire aux autres ce qu'il a osé te faire !
- Tu y crois vraiment ? Tu crois vraiment que je le peux ...
- Je crois en toi mon chéri ! Comme beaucoup de personne.
- J'ai peur Féa ... peur de décevoir tout le monde ... de te décevoir peutêtre !
- Jamais tu ne me décevras Harry ! C'est une certitude dans laquel tu pourras toujours compter. Mais fais moi une promesse tu veux ...
- Tout ce que tu désires ma chérie !
- Jure moi de te battre pour ce en quoi tu crois ... de te battre pour tes parents ... pour tes amis ! Jure moi de toujours rester debout face à eux !
Je plante mon regard dans le bleu des yeux de la femme que j'aime. J'y vois de la détermination, une confiance immense mais aussi et surtout un amour sans limite ! Pour elle aussi je dois me battre ... quelles que soient les conditions ...
- Je te le jure ma petite fée !
Une promesse scellée d'un baiser ...

Fin du Flash-Back

Elle était tellement vivante à cette époque ... Cela me paraît être une éternité. Le temps a passé si vite depuis que je ne l'ais pas vu et je crois que le fait de ne pas la voir justement à amplifié ce sentiment.
J'ai mal ... Mes yeux me brûlent .. Mes poumons me brûlent ... mon coeur me brûle ...
Je me relève lentement ... et fixe mes yeux à présent secs sur le mur en face de moi ...
- Que vas tu faire, petit espoir ?
- J'ai juré ! Je n'ais pas su tenir mon autre promesse mais je tiendrais celle-là ... et Voldemort va aller brûler en enfer !

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Mes poigts frappent vite et fort le punching-ball qui vacille. Mon esprit entièrement concentré sur ça ne fait même pas attention à ce qui l'entoure. Je tape encore et encore. Je me défoule et extériorise toute cette énergie qui me consume de l'intérieur.
J'ai arrêté de pleurer ... je suis revenu en cours au grand soulagement d'Hermione ... aucune réflexion ne m'a été faite sauf, bien entendu de la part de mon très cher et très détesté professeur des Potions qui a jugé bon de la ramener sur un sujet fragile ...
Mais je m'isole ... Je le reconnais, je suis devenu irascible et inaprochable ...
Même mes meilleurs amis n'ont rien pu contre le mur qui m'entoure à présent.
Loin de moi équivaut au moins à une certaine protection pour eux. Et tant que je peux leur offrir cela, je le ferais sans même réfléchir aux conséquences ou aux autres solutions.
Le seul mot qui m'obsède .. la seule chose qui rythme mes journées ... c'est l'entraînement ... toujours s'entraîner ... magie, muscu, combat au corps à corps, magie, concentration ...
Je suis vaguement les cours sans vraiment y mettre toute mon attention et ma participation. Mais j'apprend ce qu'il me faut savoir et je m'entraîne ...
Nul ne sait où je passe tout mon temps libre. Ron a tenté de me questionner alors que je rentrais pour la troisième nuit de suite à 4h du mat', il n'a rien obtenu. Je ne fais même plus attention à dissimuler mes sorties, juste leur destination. Je sens toujours le climat de crainte qui m'entoure toute la journée mais je n'y fais plus attention. Mes camarades eux-même ont finis par s'y habituer, comme à tout avec moi, et tentent de nouvelles approches. De nombreuses filles viennent à longueur de journée tenter d'attirer mon attention ... peine perdue ...
Le professeur Jameson est venue me voir ... a tenté de me réconforter. Ce fut peutêtre la seule marque de chaleur que j'ai accepté de recevoir. Je l'ais quitté sur un Merci sans lui expliquer quoi que ce soit. Depuis, je la vois bien me surveiller d'un oeil inquiet mais plus rien ne parvient à me sortir de mon objectif.
Egoïste ? Sûrement, mais pas pour les raisons que tout le monde croit !
Dans un cas extrème, il faut malheureusement savoir choisir les solutions extrèmes...
Alors je suis là ... à frapper contre un sac de sable inerte ... mes muscles sont raides après toutes ces heures à m'épuiser ...
Je m'arrête quelques minutes pour reprendre mon souffle, les yeux fixés sur la nuit qui a étendu ses rideaux sur le parc silencieux de Poudlard.
L'automne est en marche ... deux semaines et demi ... deux semaines et demi qu'elle n'est plus là ... et toujours pas de nouvelles ... Smilie m'a dit que les policiers ont finis par arrêter les recherches actives tout en laissant des annonces et des messages un peu partout. Stupide ! C'est pas ainsi que ça va avancer ... Ce que les Moldus peuvent être idiots !
- Je crois que dans une telle situation, ils ne peuvent rien faire ... comme tout le monde, qu'il soit moldu ou sorcier !
- Pffff ... je le sais bien mais ...
- Mais tu as peur de ne jamais la retrouver ! C'est normal !Ta colère est justifiée mais évite de la passer sur n'importe qui ...
- Vas y, fais moi la morale !
- Comme si je n'avais que ça à faire, refaire l'éducation d'un petit Homme effronté !
Je souris doucement. Les échanges entre moi et Lui se font beaucoup plus souvent ces derniers temps et je dois avouer que j'y prend goût si ce n'est ce léger problème de ne toujours pas savoir le nom de celui qui a élu domicile dans mon esprit. Parce que maintenant j'en suis sûr, ce parasite est venu se taper l'incruste dans ma propre tête ...
- Reste poli je te pris ! Parasite n'a jamais été l'un des qualificatif qui me fut attribué !
- Alors dit moi ton nom et ce que tu es !
- Ne parle pas de moi comme si j'étais une chose veux tu !
- Bon tu arrêtes de poser tes règles à la con et tu me réponds !
- La patience est une vertue !
- Pas une des Gryffondors en tout cas !
-De toute façon, ce n'est pas celle que je préfère ...
- Tu es plutôt comment toi
?
- Moi ? On m'a souvent dit un subtil mélange de courage, de loyauté, de ruse et de ténèbres ... Le parfait mélange Gryffondor/Serpentard !
- Pas courant ! Mais je dois aussi remarquer que tu possède un autre trait de caractère des Serpentards !
- Humm ? Lequel ?
- Tu te prends vraiment pas pour de la merde !
- Je te rassures ... à ce niveau là, on a des petits points en commun ! Parce que même si la modestie t'es acquise petit homme, tu dois apprendre à connaître avant de juger ... à voir au delà des apparences car juger est considérer les autres comme inférieurs à soi !
- Et .. je ...
- Tu as certaine tendance à passer outre ton coeur pour ne croîre que tes yeux !
Je soupire.
- Je vais finir par croire que tu me connaîs mieux que personne !
- Etre dans ta tête permet de voir plus de choses que les autres. Et puis, j'ai tendance à me retrouver un peu en toi. Même si je dois le remarquer, ta charmante petite-amie me semble te cerner autant que moi.
- Je peux te poser une question ? Comment ce fait il que tu connaisses Féa alors que je n'entend ta présence que depuis la rentrée ?
- Ta mémoire est un vrai puits de connaissances tu sais ! Un vrai roman !
- Ehh ... te gêne pas surtout ! Je te rappelle que tu es chez moi !
- On partage le milieu pour le moment petit Homme alors commence à t'y habituer ...
- Facile à dire ! Et arrête de m'appeler petit Homme, c'est franchement dérangeant à la fin !
- Ce que tu peux être susceptible !
Un silence s'installe. Je n'ais toujours pas bougé du sol poussiéreux où j'ai élu domicile. Mon visage reste fermé et blanc malgré la lumière chaleureuse de la pièce. Mes yeux sont vide ... comme mon coeur. Mais j'aime parler avec mon nouvel ami. Remarquez en étant dans mon esprit, il a pas de grandes chances d'être pris pour cible par Voldie.
- C'est encore pire si toi tu t'amuses à jouer les suicidaires !
- C'est une solution en effet !
- Fais comme si j'avais rien dit veux tu ! J'ai encore du boulot moi !
- T'entend quoi par là !
- Hum ? Par quoi ?
- Arrête ! Tu sais bien de quoi je parle ! Tu viens de dire que t'avais encore du boulot, tu parlais de quoi !
- Je vois vraiment pas de quoi tu parles !
- Merlin que tu peux m'énerver parfois !
- Souvent je dirais même !
- Fais le malin !
- Moi ? Si peu !
- Tsss ! Bon au fait, tu m'as pas répondu !
- A quoi ?
- Comment tu t'appeles que je puisse t'appeler autrement que Lui quand je pense !
- J'aime bien moi ! Ca fait respectueux !
- Arrête j'ai l'impression d'être un mangemort qui parle de Voldie ... dérangeant quelque peu.
Un rire résonne un peu dans ma tête avant que mon ami ne reprenne d'une voix profonde.
- Je suis l'Hadès !
- L'Hadès ?
- Oui ! A la fois ma race et mon nom puisque je suis l'Unique !
- Et tu es ...
- Une légende devenu réalité pour toi !
- Mais ...
- Je ne peux pas tout t'expliquer maintenant jeune humain ! Sache que tout viendra en temps et en heure !
- Mais pourquoi es tu dans ma tête à moi ?
- Parce que nous sommes liés par l'éternité et nos âmes, parce que nous sommes pareils et ... aussi parce que tu es toi aussi un Elu !
- Quoi ? C'est quoi encore cette histoire ?
Seul le silence eut la gentillesse de me répondre. Je pousse un léger soupire avant de me relever et de reprendre mon entraînement, plongé dans mes pensées quant à la conversation que je viens d'avoir.
Trente minutes après, je me décide enfin à aller me coucher. J'erre pendant quelques temps dans les couloirs silencieux. Nul cape d'invisibilité ou sortilège ne me couvre ... Seuls mes sens me permettent de ne plus craindre la présence d'un prof ou de Rusard par cette sombre nuit.
Je donne rapidement le mot de passe à une Grosse Dame ensommeillée qui ne prend même plus la peine de regarder qui ose rentrer à une telle heure. Sans un bruit, je me glisse dans le dortoir. Ron est là, sa chandelle encore allumée, endormi en position assise.
Je soupire légèrement ... il a encore voulu m'attendre.
Je m'approche et doucement, le remet en position plus ... confortable. Je le regarde se retourner en grognant et me dirige enfin moi-même vers mon lit.

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Je sens le regard de mes amis dans mon dos. Depuis que nous sommes partis de Poudlard, direction Pré-au-lard, ils me suivent à la trace et me surveillent. Comme si Mione et Ron ne suffisaient pas, Ginny, Seamus, Dean et Neville sont venus s'ajouter au clan de ceux qui se pourrissent la vie à s'inquiéter pour moi !
Je pousse un soupir et enfonce mes mains dans mes poches.
- Quand je te disais que tu ne réussirais pas à t'en sortir avec eux ...
- Merci pour ton aide précieuse 'Dès !
- Mais de rien !
Quelle tête de lard celui-là tiens !
- Ehhhh !
Je laisse un léger sourire effleurer mes lèvres puis disparaître.
J'erre lentement dans les rues bondées du petit village. J'entends les murmures sur mon passage, faibles mais distincts. Je me renfrogne d'autant plus. Je pénètre au Trois Balais et m'assois silencieusement à une table isolée. Je vois du coin de l'oeil, mes amis faire de même, se plaçant de manière à m'avoir bien en vue.
- Je peux vous servir quelquechose ?
La voix tremblante qui s'adresse à moi me fais sursauter. Je me retourne pour croiser le regard apeuré de Madame Rosmerta.
- Bonjour Madame Rosmerta ! Je voudrais une bièreaubeurre s'il vous plaît !
Mon ton aimable la rassure quelquepeu. Elle me sourit puis file me chercher ma commande sans traîner.
Une fois installé avec ma boisson à la main, je laisse mon esprit vagabonder hors du monde sorcier. Là où s'est perdu mon Amour ...
Chaque jour, je retrace son corps et son visage. Je les connaîs par coeur. Ses yeux bleus pleins d'étoiles ... son visage en coeur ... sa bouche pleine ... ses cheveux ébène qui glissaient entre mes doigts ... ses longues mains ... sa peau si douce ... son tatouage ...
Tatouage ...
Le mot s'infiltre lentement en moi, coulant dans mes veines ...
Je finis par reposer brusquement ma chope vide et par sortir ... une nouvelle idée hantant mon esprit troublé ...
Je marche rapidement dans les petites rues sombres, inconnues des trois-quarts des élèves de Poudlard. J'ai semé mes amis sans même m'en rendre compte.
- Tu m'as l'air bien pressé !
Sans répondre à Hadès, je m'arrête subitement, les yeux brillants en détaillant la petite boutique coincée entre deux maisons délabrées.
Je rentre sans bruit à l'intérieur. Personne ...
Je laisse mes yeux errer sur les différents dessins qui sont affichés aux murs en attendant le propriétaire, qui ne tarde d'ailleurs pas. Un vieil homme vient en effet rapidement à ma rencontre. Il est courbé et sa barbe blanche pend misérablement mais je suis conscient que cet homme est un Maître.
- Que veux tu garçon ? Ce lieu n'est pas pour les jeunes dans ton genre ! Va t'amuser ailleurs !
Ceci dit, il s'apprête à retourner dans l'arrière de sa boutique.
- Je voudrais me faire tatouer !
Le vieil homme ne fait plus alors aucun mouvement. Il se retourne lentement vers moi et plonge ses yeux dans lesquel brillent un lueur de malice, de plaisir mélé de surprise.
- Sais tu où tu est ? Ce n'est pas un boutique de tatouages normaux !
- Je sais !
Il me détaille un instant.
- Pourquoi ?
- J'en ai toujours voulu un ... mais à présent je le veux comme une partie de moi ... Je veux qu'il soit vivant à partir de moi ! Et seuls les tatouages vitaux ont cette possibilité !
Un silence s'installe. Le vieux Maître me détaille toujours aussi intensément.
- Suis-moi !
L'exitation empli mon coeur alors qu'il m'entraîne dans les profondeurs de son atelier. Nous marchons pendant plusieurs minutes avant qu'il ne s'arrête devant une petite porte en bois vermoulu au détour d'un sombre couloir. Sans se retourner, sa voix résonne une nouvelle fois.
- Es tu toujours aussi sûr de toi ?
- Oui !
Je l'entend vaguement soupirer puis il se retourne vers moi et fixe son regard bleu délavé dans le mien.
- Pourquoi ?
Je laisse le silence s'installer quelques minutes avant de lui répondre d'une voix calme et posée.
- Parce que cela me lie à elle ... et parce que je le veux comme une seconde peau pour une seconde vie ...
Ma réponse à peine formulée, sa main posée tranquillement sur la poignée se tourne et entraîne le battant. Il entre sans un mot et disparaît de mon regard.
Je reste pendant quelques instants sans bouger puis m'engouffre dans l'antre du vieux maître. Quelquechose en moi me prévient ... m'interpelle ... Ce que je vais faire va me changer ... va tout changer ...
Le vieil homme m'attend debout au milieu de la pièce. Il semble soudainement comme rajeuni dans ce lieu qui détient ses rêves et sa vie. Près de lui trône un immense fauteil en cuir noir ... dans un état parfait !
Toujours sans mot dire, il me le désigne du doigt. Puis, une fois installé me tend une boule en cristal ressemblant étrangement à celle du cours de Divination. Je lui lance un coup d'oeil dubitatif.
- Ceci, jeune inculte, est une Syzrane. Malgré son aspect banal, elle recèle un pouvoir de discernement et de détermination très poussé. Elle sont devenues très rare, interdites par le Ministère ...
Mes yeux, jusqu'à alors scotchés sur la boule brillante aux reflets divers, remontent jusqu'à ceux de l'homme qui me parle. Il me sourit, d'un sourire de gamin qui s'amuse de la bêtise des adultes et qui s'est bien joué de cela. Je lui retourne son sourire sans hésiter.
- ... mais pour toi, je ferais une exception. Non seulement, tu es l'un des premiers depuis des années à vouloir un des mes Vitaux mais en plus, je suis persuadé que tu seras un matériel de travail de très bonne qualité ! En fait, la Syzrane permet de te sonder, en te mettant ainsi face à toi même, et reflète le tatouge qui te correspond le mieux ...
Un vrai gamin !
Puis, il me tend de nouveau la boule sans se départir de son sourire. Mais au moment où je m'avance à la toucher, il précise d'une voix devenue profonde.
- Mais attention mon jeune ami ... sache qu'elle peut te révéler des choses, t'en démontrer, te découvrir à toi-même ... Elle sera le miroir de ton âme alors attend toi à tout et apprend à l'accepter comme ta personne, en tirer partie.
Ses paroles tracent leur chemin dans mon esprit sans arrêter l'avancement de mes mains. Qu'importe ... Je veux être moi !
Et, alors que mes doigts se referment sur la sphère, une affirmation envahit mon cerveau ... Le vieux maître sait ce que je suis ... qui je cache ... comment je serais ...
Il sait ...
Et sans attendre mes yeux se ferment et me plongent dans un tourbillon de couleur et de formes indéfinies. Je sens tout ... je ressens tout ... je vois tout ... sans comprendre ...
J'entend des rires, des pleurs, des voix ... tout me parvient déformé ...
Je vois des arcs en ciel de couleur, des formes vagues ... tout se rapproche lentement ...
Je sens un parfum, une odeur ... tout m'entoure ...
C'est un capharnaüm monstrueux ... et je suis sensé être en moi ...
Tout ... mes souvenirs, mes désirs, mes envies, mes choix, mes peurs ... Tout s'entasse ici sans ordre ni différences ...
Dehors le monde est partagé ... les gens ont choisis de se haïr pour des différences mais en moi tout est un ... tout est moi !
Soudain en un coup de vent, les couleurs s'énavouissent, ne laissant qu'une obscurité calme ... sans lueur ni ténèbres ...
Au milieu trône un immense miroir encadré d'or et d'argent ... de signes sans sens ... de dessins sans formes ...
Je m'approche en fixant l'ombre qui m'imite ...
Mais alors que j'arrive à un mètre du miroir, celle ci se scinde en deux. Face à moi, deux Harry dos à dos ... différents ... mais pareils ...
Je le ressens ... ils sont moi ...
Ils m'observent sans bouger ... ils m'attendent ... Leurs yeux me parlent ...
Accepter ce que l'on est ... en tirer les avantages ... en connaître ses faiblesses ... et ses forces ... devenir soi !
Serpentard ... le mensonge ... la tromperie ... parfois l'arme de défense qui ne faillit pas ... la force d'être un mur, sans sentiments et émotions au regard des autres ... toujours se croire et se savoir fort pour ne jamais être écrasé ... la ruse ... une certaine malveillance pour ceux qui me pourrisent la vie ...
Oui ... si c'est ça alors oui ... je l'accepte ! Je m'accepte !
Gryffondor ... la force ... le courage ... la loyauté ... une certaine bêtise pour s'attirer des ennuis à la place des autres ... être prêt à tout pour ceux qu'on aime ...
Oui ... Je l'accepte !
Je serais Serpentard ... je serais Gryffondor ... je serais moi ...
Ne pas s'accepter c'est rétrécir ses limites ... augmenter ses faiblesses ...
Mais moi je serais fort ... parce qu'il ne me reste plus que ça à faire !
J'ai toujours repoussé mon côté Serpentard, voulant ainsi me convaincre que cela ne venait que du fait que j'étais lié avec Tom ...mais non, aujourd'hui, je le vois ! Etre Serpentard n'est pas être mangemort ni assassin ... c'est être enfermé dans un monde de douleur, de ténèbres où tout est Mort et Souffrance. Un monde qui ne vous montre que ses mauvais côtés ... être élevé dans une vision si sombre qu'elle s'impregne en vous jusqu'à diriger votre vie ... Un monde fait d'obligation où nul n'a le choix , un monde qui a choisi de me coller à la peau ...
Je le reconnais ... la vie à peutêtre fait de moi un Serpentard mais je suis aussi le fier Gryffondor ...
Je suis deux ... en un. Je suis moi !

Un puissant souffle me tire alors vers le haut ... et je me réveille en sursaut dans le profond fauteuil de l'atelier de tatouage, en sueur, le coeur battant ... manquant de faire tomber la Syzrane.
Le vieil homme la rattrape prestement puis l'observe. Ses yeux s'écarquillent un instant avant qu'il ne les reposent sur moi ...
- Interressant mélange !
Tout en reprenant difficilement mon souffle, je cherche une explication qui ne vient pas.
Le vieux maître dépose sa canne près d'un meuble et empoigne pinceaux et peintures ...
- Allez hop ... au boulot ! Torse nu jeune Homme et à plat ventre sur la table !
Obéissant, je retire mon sweat et me dirige vers une longue table couverte d'un drap blanc maculé de taches de peinture. Je m'installe sous les projecteurs magiques.
A peine quelques minutes après, je sens les pinceaux couler le long de mon épiderme, tracant, retracant, dessinant ...
Je me laisse envahir par la douce sensation jusqu'à ce que la voix du tatoueur me résonne aux oreilles :
- A présent, accroche toi bien mon garçon. Le tatouage va commencer à pomper ton flux vital pour prendre vie et s'insinuer en toi. Ainsi il sera une partie de toi et tu ...
Je n'entend même pas ses derniers mots, l'esprit focalisé sur la douleur qui me transperce soudainement. Une douleur qui appelle le repos ... brûlante, horrible, déchirante ...
Mes poumons me brûlent sous les pics de douleur. Cela me semble durer des heures tout en laissant cette sensation que ça ne finira jamais. Et pourtant ... elle finit par s'estomper lentement, me laissant sans forces ni souffle.
Je laisse passer quelques minutes avant de tenter de me redresser. Un bras sauveur vient se glisser autour de ma taille et m'amène devant un vieux miroir.
Je m'observe un peu puis me décide enfin à me retourner ... pour découvrir le tatouage mystère qui fait de moi ma propre personne ...
Je reste alors sans voix ...
- Magnifique n'est ce pas !
Je détourne les yeux de ce qui orne dorénavant mon dos pour croiser le regard fatigué et heureux du Maître. Il me sourit avant de me remercier chaudement. Je lui demande alors pourquoi ces remerciements. Il pose juste sa main sur mon épaule et d'un air fatigué, comme s'il venait de prendre toutes ses années d'un coup, me répond.
- C'était ma plus belle oeuvre ! Aujourd'hui, je peux partir tranquille ! J'ai fait mon travail ... à toi de faire le tien !

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Je marche tranquillement vers le château, les goutelettes d'eau coulant dans mon cou, mon dos, mon visage ...
Il pleut ... les rues de Pré-au-lard étaient vides lorsque je suis sorti de la petite boutique, faisant mes adieux au vieux Maître. Tous mes camarades sont rentrés ... et moi, je suis làà errer, les mains dans les poches, un vague sourire errant sur mon visage.
Je sens encore sur mon dos les douces brûlures de mon tatouage. Jadis, je voulais un tatouage plus simple, plus immobile ... mais celui-là ... c'est moi. J'aurais aimer que Féa soit là pour le voir ... pour me voir ! Mais je suis seul !
- Pas tout à fait quand même !
- Te revoilà toi ! T'as arrêté de bouder ! Je me suis déjà excusé de ne pas m'être rendu compte de ton absence pendant que j'étais dans la boutique. Ca peut arriver à tout le monde non !
- Non ! Déjà ce n'est pas tout le monde qui a l'Hadès dans son crâne, de petit imbécile soit dit en passant, et ensuite, des excuses ne suffisent pas après avoir été aussi inconscient. Une puissante magie m'empêchait de communiquer avec toi tout du long de ce satané rendez-vous. Et toi, comme une fleur, tu ne t'inquiètes de rien ! T'aurais aussi bien pu tomber sur n'importe quel type et ...
- Hadès ! On en a déjà parler ! Je ne m'en suis pas rendu compte ... point final !
- Humph !
- Ahlala ! En tout casça valait le coup quand même !
- Moui ... je dois bien reconnaître qu'il est pas mal ton dessin ! Et franchement , je te reconnais bien là !
Je parviens aux portes du château alors que ma conversation silencieuse se termine et que mon sourire disparaît. Je les pousse lentement et pénètre dans le Hall sous les regards étonnés et toujours aussi apeurés des élèves présents. Je ressens l'ambiance se plomber d'un seul coup.
J'ai troqué mon visage froid aux yeux emplis de douleur contre celui glacé aux yeux pénétrants et fermés.
Je marche dans les couloirs sans un regard pour ceux qui m'entourent. Je distingue alors mes amis sortir du bureau de Dumbledore, les visages soucieux ou coléreux. Je m'arrête alors que, sans me remarquer ils avancent vers moi. Puis, ils s'arrêtent soudainement, et un à un posent leurs regards sur moi. Je reste impassible. Ils sont hors-jeu ... je suis seul.
Mais pourtant, leurs yeux me lancent des messages qui retournent mon coeur et mon assurance. Hermione me détaille, les larmes aux yeux, peinée et déçue ; Ron bout de fureur contenue même si son regard bleu laisse transparaître cette sensation de trahison. Ginny n'ose même pas croiser mon regard, ses yeux reflètant la même colère que celle son frère. Dean et Seamus ... ils sont dégoutés ... à la fois tristes et peinés ... Neville me regarde de ses grands yeux indécis. Il a l'air totalement perdu.
Dumbledore a abattu sa carte ! Lui aussi a démontré sa personnalité ... il joue sur mes amis ... Alors je n'aurais plus d'amis ... Pas tant que ça sera ainsi !
Je reprend ma marche, passant près d'eux sans m'arrêter, leur jetant juste un regard froid et inexpressif. Ils vont certainement m'en vouloir, finir par croire Dumbledore dans tout ce qu'il aura pu leur dire et finir par me haïr mais c'est ainsi ... c'est mon choix et quoi qu'ils en pensent, c'est pour eux que je le fais !
Je suis ainsi ... un Gryffondor né ... dont le côté Serpentard ne cesse de grandir ... C'est moi ... C'est ainsi ... Le gentil petit Gryffondor va reprendre le rênes du jeu ... Finit les manipulations ... place à moi ...
Un sourire sadique étire mes lèvres ... Dans cette guerre, je n'ais pas le droit à l'erreur ...et mes ennemis vont comprendre leur douleur ... Je n'ais plus rien à jouer si ce n'est ma vie ... alors commençons à jouer !

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Une profonde détonation résonne dans la salle de cours. Je ne prend même plus la peine de me retourner, je devine déjà le topo. Un Serpentard a mis quelquechose en trop dans le chaudron d'un Gryffondor, celui-ci en est venu aux mains en le voyant, Rogue va arriver en hurlant et va encore sortir ses fameux :
- 50 points en moins Weasley et 2 semaines de détention !
Ben tiens ! Tellement prévisibles !
Je soupire alors que tout mes camarades daignent venir se rassoir. Je suis seul à ma table ... ça aussi c'était à prévoir ! Il n'y a pas un instant qui passe sans que quelqu'un ne me lance un regard noir, de dégoût ou de peur. J'ai finis par m'y faire ... même si je supporte difficilement ceux de pitié d'Hermione et les remarques acerbes sans aucun sens de Ron !
J'ignore vraiment ce que Dumbledore leur a dit mais ça a touché la cible en plein coeur. Remarquez j'm'en fous de ce que son cerveau tordu à bien pu aller imaginer.
- En plus, tu parles tout seul maintenant ! Tu perd vraiment la boule mon pauvre !
- Tu peux parler ! Mais en attendant vu que t'es pas très causant aujourd'hui et que je commence légèrement à me faire chier, il faut bien que je m'occupe !
- Surtout vu la hauteur de tes réflexions !
- Potter !
- Ah ... je crois que cette fois c'est pour toi !
- Très drôle !
- POTTER !
Mon très cher et très aimé professeur me regarde de son air sadique n'entraînant rien de bon, ouvrant la bouche pour assener la fin de sa phrase ! Mais il est violemment interrompu par la cloche salvatrice.
Je lui envoie un coup d'oeil amusé et le laisse ruminer sa vengeance pour m'échapper de l'antre fumante. Passant mon sac sur l'épaule, je passe devant mes ex-amis, il faut bien le préciser, sans un regard. Sans même laisser le temps à Ron de continuer dans sa lancée pour me miner le moral, j'accélère le pas et me glisse dans le premier couloir à ma gauche.
La journée est enfin finie et nous sommes en week-end. Un nouveau week-end ... seul !
Le 24 novembre se referme lentement sous les rayons déclinants du soleil. Je parviens aux abords du lac et me laisse glisser au sol, le dos appuyé contre un tronc.
Je viens souvent ici, entre deux entraînements. Ca me permet de me laisser aller et de respirer un peu !
- N'oublie pas d'aller manger quand même !
- Une vraie mère poule !
- Tsss !
Je reste là longtemps ... admirant la course interminable de la Lune qui apparaît lentement au dessus de moi.
Pourtant, bientôt, je me décide à rentrer. Mais je m'arrête brusquement avant de rentrer dans la Grande Salle.
Trop de bruit, de regards, de pensées, d'émotions qui suintent de partout ...
Je glisse sur mes pieds et finis par me diriger vers les escaliers. Je marche vite, concentré sur les marches pour ne plus penser à autre chose.
Je restre violemment dans ma salle d'entraînement en balancant mon sac, cape et sweat au travers de la pièce. Je n'entend même pas le miaulement de douleur de Démona qui était jusque là resté emmitouflée dans mon sac.
Je me dirige vers le mur en face de moi et retire mon épée de son socle.
Je fais quelques rapides mouvement du poignet puis enchaîne directement sur des séries d'échauffements difficilement acquises après toutes ces heures d'épuisement et de lecture.
La lame glisse dans l'air, sans bruit ... juste la douce mélodie du souffle qui se brise sur le fer. La lumière vacillante des bougies se reflète dans mes yeux et sur mon arme, formant ombres et formes.
Ennemis imaginaires ...
- Concentre toi ! Tu es trop mou !
- Mou ! Manquerait plus que ça ! Depuis quand t'es un expert en la matière toi !
- Sûrement plus que toi alors tu m'écoutes ! Regarde la prise que tu as sur le manche se relâche trop après chaque coup que tu porte ... il serait alors aisé pour ton adversaire de te désarmer. Tu dois sentir ton arme, la garder au creux de ta main ! Voilà ... c'est mieux mais ne te raidis pas trop pour autant !
- Facile à dire !
Tellement absorbé par les conseils d'Hadès et par le chant de mon épée, je n'entend même pas des pas se rapprocher dangereusement de moi. Ce n'est que lorsque la porte s'ouvre en fracas que je me retourne en sursaut.
- Alors c'est là que tu te cachais depuis tout ce temps !
- Ron !
En effet, devant moi, droit et fier, les yeux rageurs, Ron me fait face, Hermione le rejoignant rapidement.
Je soupire. J'ai été imprudent.
- Ca tu peux le dire !
- Si c'est pour me donner d'aussi bons conseils, laisse moi donc dans mes problèmes !
- Qu'est ce que vous voulez que ça me fasse !
Je vois mes deux "amis" trésaillirent. Ma voix est froide ... mes mots tranchants ...
Ron se redresse de toute sa hauteur et s'avance rageusement pour être à moins d'un mètre de moi.
- Alors c'est vrai ! Le grand Harry Potter et sa déchéance ! Tu n'es plus que ...
- Ron ...
Hermione vient d'interrompre Ron dans sa tirade. Le ton commençait à monter violemment. D'un regard, la jeune fille calme le rouquin furieux qui se targue de me juger mieux que les autres.
- Harry !
Je pose mon regard inexpressif sur elle.
- Tu as tellement changé !
- A vous entendre, je change à longueur de temps !
- Tu n'es plus le Harry que nous connaissons !
Je ne répond rien. Le silence tombe pour n'être coupé que par un :
- Non !
Hermione étouffe un sanglot.
- Tu n'es qu'un lâche Potter ! Un espèce de lâche qui n'ose plus affronter le monde et son destin parce qu'on lui a enlevé quelqu'un de cher ! Tout le monde a perdu quelqu'un et je ne vois pas pourquoi toi, tu aurais plus le droit que les autres de souffrir !
- Qu'est ce que tu en sais de tout ça Ron ! De mon destin ... de Féa ! Rien alors tais toi !
- Dumbledore nous a tout dit !
- Oh bien entendu ! Il m'étonnerait grandement qu'il vous ait vraiment tout dit ! Ne rêvez pas ! Vous êtes comme tout le monde, des pions dans un jeu où la seule chose que nous, nous pouvons gagner, c'est notre survie ! Il ne servirait à rien à Dumbledore qu'il vous raconte tout dans les détails. Moi même je n'apprend ma vie que par morceaux alors arrêtez de croire tout ce qu'il vous dit !
Je laisse un rire froid éclater dans la pièce à présent silencieuse.
- Croyez qui vous voulez ! De toute façon, tout viendra et se payera en temps et en heure !
- Tu t'en fous de nous ! Vas y dis le !
Je vois sa main plonger dans la poche de sa robe et sa bouche prononcer les mots fatidiques qui marquent la fin d'un temps ... la fin d'une amitié d'enfance ...
- Morticus !
Rien !
Le temps semble s'être figé. La main d'Hermione sur le bras de Ron alors qu'elle voulait empêcher son geste, la main de Ron autour de la baguette tendue vers moi ... et moi, face à eux, impassible !
La salle sans magie !
- Pas frranchement très malin Weasley ! Si j'avais voulu te tuer, tu serais déjà mort !
Ma phrase les ramène immédiatement sur terre. Mais peutêtre n'était-ce pas les mots à dire ... Je vois le visage de Ron perdre toutes ses couleurs et ce dernier faire demi-tour sans un regard. La fin ...
Hermione le suit plus doucement ... Elle se retourne une dernière fois avant de passer la porte, elle, elle n'a pas abandonné !
La fin ...

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Je hurle ... je me tord ...je brûle sur place ... mon corps n'est plus que douleur ...
Je n'entends pas les cris de mes camarades affolés par ma crise ...
Je n'entend pas les cris de Rogue qui leur dit de dégager ...
Je ne fais que voir ... que sentir ...
Les flashs ... le sang ...
Il a recommencé ...
Soudain, le silence se fait, m'entraînant dans un tourbillon d'images floues et grisâtres.
Je suis perdu. J'étais jusqu'alors en cours de Potions lorsque ma cicatrice a commencé à me faire mal. La douelur m'est tombée dessus avant même que j'ais le temps de dire Quidditch.
- Hadès ! Hadès !
Rien ...
Autour de moi, les scènes se dessinent enfin ...
L'agitation autour de moi ne m'atteint pas ... je ne suis qu'un spectre, une projection mentale, victime d'une malédiction qui me maintient lié à l'Horreur.
J'entend les cris d'agonie autour de moi ...
Ou suis-je ?
Je marche entre les corps qui s'amoncellent ...
La nausée est depuis longtemps devenue maîtresse de mon estomac.
Je m'arrête et observe le carnage ... faisant face puisque je suis ici pour cela ...
Seul témoin vivant des massacres des Mangemorts ...
Tous ... ils sont là autour de moi ...
A tuerégorger, violer, démembrer, torturer et à rire comme si tout cela leur procurait un plaisir jouissif au-délà de tout autre chose ...
J'entend le rire strident et fou de l'assasine de mon second père ...
Je me retourne d'un mouvement, la rage au coeur ...
Elle est là, debout et dégoulinante de sang ...
Avec à ses pieds, ce qu'il reste d'une femme qui devait être belle ...
Je ne peux plus distinguer ses traits d'origine sous son visage déformé par la douleur ...
Elle n'a plus de bras ... ceux ci gisant un peu plus loin ...son sang s'écoule par vague hors de son faible corps ...
Son visage se crispe sous les Doloris de son bourreau ... et pourtant ses yeux restent fixés sur une seule et unique chose ... son bébé ...
Que Bellatrix tient dans sa main, par la jambe, alors que celui-ci semble hurler sa peur et sa douleur dans le tumulte de la bataille ...
Je ne peux plus bouger ... figé par l'atrocité de ce qui reste encore à venir ...
Et pourtant ... ça se déroule ... sous mes yeux incrédules et révulsés ...
Lentement, comme au ralentis, je vois le bras de Bellatrix se lever, entraînant dans son mouvement le petit corps, puis se rabaisser et relacher sa prise. Le bébé vient alors frapper violemment le mur d'en face, s'écroulant ensuite à terre, mort, le crâne brisé. Il ne reste du petit corps plein de vie et d'espoir qu'un tas de chair.
Lassée, Bellatrix finit par tuer la mère, leur laissant le repos à défaut d'une dignité ...
Puis, le sourire aux lèvres et l'esprit à de nouvelles tortures, elle se détourne et s'engage dans un nouveau couloir.
Je respire profondément, mes yeux ne voulant pas se détacher des corps ... tant de haine ... de souffrance ... à cause de différences ...
Les larmes menacent de couler ...
Je finis par me retourner et prendre le chemin emprunté par Bellatrix quelques minutes avant. La pièce principale que je quitte est à présent calme et sans vie. Seule la Mort respire encore ici ...
Par contre, je me fige de nouveau devant le spectacle du couloir où je me trouve.
Malfoy, tenant à terre une pauvre enfant, lui déchirant vêtements, griffant, prenant ... et l'abandonnant là, avec pour seul cadeau, un collier de sang autour de son cou gracile. Ses yeux restent ouverts sur l'horreur qu'elle a subit ... sans vie ... sans étincelles ...
Je passe entre les tueurs ...
Je vois les victimes leurs corps ... ce qui leur reste ...
Mon cerveau se bloque ...
Je marche ...
Pour enfin parvenir au centre du lieu ...
Et comprendre ...
Ste Mangouste !
Ils ont pris Ste Mangouste !
J'entend des cris ... des cris de peur pas de douleur ...
Je cours ...
Les chambres défilent ...
Les patients ... morts ...
Les visiteurs ... morts ...
Les médicomages ... morts ...
Que des morts ...
Pire que le Ministère ...
Des innocents ...
Des victimes ...
Qui ignoraient ...
Des pions !
Je pénètre en trombe dans une grande pièce circulaire ... aucun mangemort ne semble en vue ...
Et pourtant ...
De nouveau ... un cri ...
Dans un coin d'une pièce, un groupe de survivants qui n'a pas encore réussi à s'échapper se tasse près d'une sortie de secours ...
Devant eux, je reconnais Macnair qui tiens entre ses mains le cou brisé d'un homme ...
- Papa ! Pappppa !
Dans le groupe, une fillette tente de s'échapper à la poigne d'une infirmière pour courir vers le corps maintenant inerte de son père ... Elle pleure ...
- Mamannnn !
Macnair relâche alors le cadavre qui tombe mollement aux côtés de sa femme ... ensemble ...
Ses lèvres s'étirent en un sourire de sadique satisfaction alors qu'il s'avance lentement vers le petit groupe.
Et moi, je suis là !
Je ne supporte pas cette idée ...
Je me glisse vers la porte qui reste fermement bloquée malgré les efforts des deux hommes. Aucun n'a de baguette ... perdue ou prise sans aucun doute ...
Je reste indécis ... je ne peux rien faire ...
C'est alors que mon regard croise les yeux bleus de l'enfant ...
Elle me regarde ...
Elle me voit !
L'espoir ... la peur ... la douleur ... Seule !
Je me tourne vers la porte et murmure avec conviction un "Alohomora".
En un bruit, la porte se débloque et s'ouvre violemment ...
Sans attendre, le groupe s'échappe des griffes du mangemort fulminant, qui tente, trop tard, de les rattraper.
Je remarque que la fillette se retourne une dernière fois vers moi ... avant de partir avec les autres ...
Je soupire et me retourne vers la boucherie qui fait pourtant encore rage dans l'enceinte de l'hôpital ...
De là où je suis, j'ai une vue d'ensemble ...
Des corps ... des restes ...
Et au milieu, les mangemorts regroupés pour attendre leur maître !
Les images commencent à se faire floues ...
Je distingue pourtant la forme de Voldemort s'avancer vers ses sbires. Il parle ... je ressens son plaisir ... sa joie ...
Voilà pourquoi je suis différent de Tom ...
C'est un monstre, un tueur sans coeur ...
Je serais un tueur avec un coeur !

Je me réveille en sursaut ... en sueur et essouflé dans le lit blanc de l'infirmerie ...
Une migraine me vrille les tympans mais au moins, je n'ais pas trop envie de vomir ...
Je sens plusieurs regards insistants me glisser dessus. Je soupire puis relève le nez.
Mme Pomfresh me regarde d'un oeil inquiet, deux flacons de potion en main. Dumbledore me dévisage, attendant le coup qui va venir. Rogue ... et bien, il reste fidèle à lui-même, il ne pose sur moi que son éternel regard dégouté. Ensuite, plus reculé, il y a Rémus. La vue du lycanthrope me fait chaud au coeur. Je croise son regard inquiet mais n'ose pas lui sourire en retour.
Je repose doucement mes yeux sur mon directeur pour assener d'une voix froide et maîtrisée :
- J'espère que vous avez une plan de rechange parce que là ... on est mal barré !
- Expliquez vous donc Potter !
Je laisse planer le silence quelques instants, ne sachant pas trop comment annoncer une telle chose.Je finis par soupirer et par opter pour la solution la plus simple.
- Ste Mangouste est tombé ! Des morts partout ...
Mes yeux replongent dans le vague ... les images défilent ...
- Eh Harry ... accroche toi !
- 'Dès ... Ca fait du bien de t'entendre !
- Tu tiens le coup !
- Pas vraiment le choix !
Les murmures des professeurs me parviennent étouffés. Mon esprit est totalement déconnecté de la réalité qui m'entoure.
Je sens pourtant un pods sur mon matelas ... Je tourne des yeux vides vers Rémus. Plus personne ne fait attention à nous ! Il me sourit tristement et me prend doucement dans ses bras. Je me raidit et tente de me reculer mais il me tient fermement.
Sa voix chaude et rassurante résonne à mon oreille.
- Quoi que Dumbledore puisse dire et faire ... quoi que tu puisses tenter de faire, je serais là bonhomme !
Un phrase ... quelquemots ... mes larmes ...
Je me laisse finalement aller dans les bras du dernier des Maraudeurs alors que les autres professeurs ont finis par sortir.
- Je suis désolé pour ton amie !
- Elle ... est ... partie ! Tout seul ! Mal ...
- Je sais !
Je savoure le fait de pouvoir me serrer contre lui et réclamer un peu de tendresse. Mon oncle ...
Il finit par se détacher lentement de moi.
- Je te laisse te reposer !
Puis, il se lève et se dirige vers la porte. Au moment de sortir, il se retourne une nouvelle fois et plonge son regard dans le mien. Je sais ce que je vais y voir ...
La volonté d'en finir ...
Je sais que Rémus se battra lors de cette guerre ... mais je sais aussi qu'il souhaite ne pas en ressortir vivant ...
Icià part moi, rien n'est là pour lui ...
Ca fait mal ! Mais c'est ainsi ... et je le comprend ... je le comprend mieux que personne !
-
Voilà déjà plusieurs jours que je suis cloué au lit dans cette satané infirmerie sans voir jamais personne.
Dumbledore m'a obligé à y rester pour prendre du repos et Pomfresh est une gardienne tenace ... impossible d'y couper. Donc je suis là ... assis dans mon lit alors que l'infirmière passe de lit en lit dans la pièce bondée de monde !
La prise de Ste Mangouste fut rapidement annoncée. Des miliers de morts ... pas une attaque ... pas une perte ... une boucherie !
Les parents de Neville y sont passés ... J'ignore comment il a réagit, pas bien de toute façon ...
Depuis, le centre des blessés graves a été transféré à Poudlard ...
Cela fait donc plus de cinq jours que l'infirmerie est pleine à craquer.
Et moi, j'espère sortir bientôt, faire face aux regards de peur de ceux qui ont lié ma crise et l'attaque, de colère de ceux qui m'en tienne responsable ... et tant d'autres encore ! Mais je veux sortir ... m'entraîner et être prêt !
Je plonge ma tête entre mes mains en fermant mes yeux.
- C'est le début !
- A quand la fin ?
- Qui vivra verra ...
- Oui ... qui vivra ...
J'entend soudainement les rideaux qui entourent mon lit glisser. Je pousse un grognement et assène d'une voix froide.
- Qui que vous soyez vous êtes prié de dégager et de me foutre la paix !
Personne ne me répond. J'entend le rideau se refermer et imagine alors avec soulagement que la personne est partie.
Mais je déchante rapidement lorsqu'un poids se fait sentir sur mon matelasà ma gauche.
Je relève les yeux, prêt à fusiller du regard celui qui ose me déranger, et me retrouve plongé dans le bleu d'un ciel d'été sans nuage.
- Bonjour Monsieur !
La petite bouille de la gamine qui me fait face pourrait faire fondre n'importe quel coeur.
Elle approche son visage à quelques centimètres du mien avant de me faire un grand sourire, un peu triste mais un sourire quand même.
Elle pose ensuite ses lèvres sur ma joue et passe ses bras autour de mon cou. Et le pire, c'est que depuis que j'ai croisé ses yeux, je n'ais pas bougé.
- Je m'appelle Cyléna ! Et je voulais te remercier parce que je t'ais vu l'autre jour ! C'est toi qui nous a sauvé à l'hôpital !


Ahhhhhh enfinnn ! Je l'ais eu ! Je le tiens ! Il est finis !
Bon aller un tit effort ! J'ai eu du mal pour m'obliger à le finir alors soyez généreux ... une tite review !
Au fait, j'imagine que vous devez bien vous creusez la cervelle pour le tatouage. En fait, le problème est que je ne savais pas du tout quoi mettre au début, donc j'ai fait sans idée précise même si je connait un peu ses composants. J'ai bien une vague idée mais je suis ouverte à toute proposition !
Byebye à tous et roooooo Bizouxxx !
Eternity